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Les Le Pen occupent encore l’antenne…

Posté par jacques LAUPIES le 16 octobre 2014

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Ce mardi dernier la 2 nous a servi du Le Pen pendant une heure trente à une tranche horaire ou encore tout le monde n’est pas couché.

Certes Serge Moati nous propose des commentaires un peu taquins sur la famille. Mais la famille Le Pen on s’en fout un peu.

Tout le petit monde de son entourage est trouvé sympathique par ceux qui souscrivent à la proposition politique de cette tribu qui a le mérite d’avoir développé un fond de commerce, avec pour marchandise l’immigration, en passant plus récemment à la vente d’une autre marchandise : la démagogie tous azimuts, depuis le discours social jusqu’au discours patriotique, spéculant tout à son aise sur une politique social démocrate qui lui offre un boulevard.

D’une petite affaire familiale qui à frisé le dépôt de bilan on est passé à une entreprise florissante (qui se veut être un Parti), laquelle, comme toute entreprise fabrique des produits très demandés par une clientèle très variée : des riches sans doute mais surtout beaucoup de pauvres qui ne savent plus à quel saint se vouer exprimant leur désillusion dans une révolte incarnée. Certains  autres préférant s’abstenir.

Le mérite du patriarche qui a tenu bon est d’avoir eu confiance en son produit enveloppé d’une certaine xénophobie, n’hésitant pas parfois à jouer avec la corde raciale, qui trouvent leurs terreaux dans le chômage, la précarité et il  faut bien le dire l’éternelle courte vue dont s’équipe toute une fraction populaire, du marginal au prospère, du primaire à l’intellectuel. Je pèse mes mots.

Alors on leur offre le gadget qui les fait rêver, qui leur fait croire que dans cette société on peut exister en jouant à la politique, qu’après tout on peut dépasser nos frustrations, la non reconnaissance qui nous frappe !  

Mais me direz vous les autres partis sont dans la même tentative d’une l’offre qui peut vouloir les libérer des frustrations individuelles.

Cela se peut mais cela n’est pas très moral car un parti est là pour défendre des intérêts d’une classe, d’une catégorie, d’un groupe et donc le bon positionnement devrait  amener le citoyen à agir à partir de ces derniers critères et laisser loin derrière sa colère et ses émotions.

Les réflexes de révolte dont s’emparent les individus (ou foules) ne sont que des détonateurs dangereux qui déclenchent souvent des explosions incontrôlables sauf à s’entourer d’artificiers expérimentés;

Personne ne s’inscrit dans cette perspective qui n’a de chance de réussite que dans des conditions particulières, notamment quand il y a un affaiblissement ultime de la classe ou des oligarchies au pouvoir (puissant conflit social, conflit militaire et menace d’une invasion du territoire)

On ne voit aucun parti en capacité à ce jour, dans les conditions actuelles, économiques, sociales et politiques de s’emparer seul du pouvoir sauf à s’inscrire dans des alliances qui supposent des compromis.

Ce qui ne veut pas dire que par ce dernier biais le FN puisse être instrumentalisé par le courant libéral plutôt que d’instrumentaliser celui-ci.

Ce qui ne veut bien dire dans cette dernière hypothèse que les risques n’existent pas pour le monde du travail de voir s’accélérer  la démolition engagée de leurs droits acquis de longue lutte !

En conséquence il est bien plus utile de mettre en évidence ce risque venant d’une droite recomposée que de hurler à l’invasion fasciste, argument bobo, qui fait rigoler nombre d’électeurs qui cependant jouent un peu les irresponsables avec le feu des extrêmes droite.

Et surtout il est indispensable de mettre en évidence tous les aspects visibles et moins visibles des intentions de cette droite qui tente de se reconstituer !

 

 

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