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Pas le choix ? Le temps presse…

Posté par jacques LAUPIES le 9 septembre 2014

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Que cela plaise ou non il faut rassembler !

Que cela plaise ou non il faut, pour sortir du marasme actuel, que le Président de la République appelle un gouvernement ancré sur une politique de gauche !

Que cela plaise ou non il faut qu’une majorité de socialistes, avec les verts, les communistes et les différentes composantes du Front de Gauche, le NPA et autres partis d’extrême gauche, soutiennent et (ou) participent à  gouvernement s’engageant sur les réformes les plus urgentes à réaliser dans le domaine économique et social.

Ceux qui sont de gauche et les républicains de progrès (ou en tous cas se réclament de ces appartenances) sont placés devant une responsabilité historique, face au risque d’une poussée des forces issues de la grande bourgeoisie, des milieux et des oligarchies financières  nationales et internationales.

Ce n’est pas d’un pessimisme exagéré que de prévoir, si ce rassemblement ne se fait pas, le pire avec l’enclenchement d’un processus que les forces démocratiques et républicaines ne pourront plus contrôler et qui conduira nécessairement à une paupérisation accrue des couches les plus pauvres et frappera durement les catégories moyennes. Et ainsi aggravera notre production et notre développement.

Mais il sera encore plus difficile de revenir en arrière. Il faut mesurer la gravité de la situation et le niveau de la crise politique que dissimulent les possibilités offertes par la constitution actuelle de maintien artificiellement au pouvoir d’un gouvernement isolé et de plus en plus minoritaire.

Tout comme il faut prévoir que la constitution actuelle peut permettre aux classes dominantes, qui disposent du pouvoir économique et médiatique, de le compléter par un pouvoir politique à sa botte et totalitaire.

Mais cette gravité n’apparait pas nécessairement à une masse considérable de français qui se cantonnent dans l’abstention ou sombrent sous la démagogie du FN ou encore subissent les discours de certains dirigeants d’un réformisme de droite (UMP) ou de gauche (PS) qui nous ont conduit à la situation actuelle.

Un immense travail d’explication  est à faire, même si les conditions matérielles de vie s’aggravent, car rien n’est évident des causes réelles de la crises et des solutions possible.

Tout est brouillé et faussé même pour les catégories les moins démunies qui cependant jouent un rôle déterminant dans les choix économiques, politiques, électoraux mais sont aliénées par les mécanismes de consommation du système marchand et de production.

On pourrait faire une longue liste des aberrations auxquelles les soumet la pseudo loi du marché, avec son cortège de tricheries, de tromperies, d’incitation à la surconsommation, etc.

Alors que l’essentiel devient inaccessible aux plus pauvres qui eux mêmes sont soumis, à leur niveau, aux sollicitations du superflu, leur comportement politique résistent encore plus mal au piège de l’abstention et du déni de la politique.

Tous les républicains de progrès, garant de la défense de l’intérêt général, n’ont pas le choix et doivent pouvoir soutenir une politique de vrai changement et bien entendu contribuer à son élaboration

Le temps presse !

 

 PARU DANS L’HUMA

Etat d’urgence à gauche face  au désastre Hollande-Valls

Sébastien Crépel
Lundi, 8 Septembre, 2014
Photo : Alain Jocard/AFP.com

Il n’y a plus que les institutions pour faire tenir contre vents et marées un président de la République et un premier ministre à l’action contestée de toutes parts.
Photo : Alain Jocard/AFP.com
Parmi les forces progressistes, ceux qui ne se reconnaissent pas dans la politique de l’exécutif tirent le signal d’alarme. Au Front de gauche, 
on appelle les députés de la majorité à refuser la confiance au gouvernement pour donner sa chance à une politique alternative.

En mettant à la porte les ministres récalcitrants et en nommant dans la foulée un autre gouvernement « recadré », le 26 août, François Hollande comptait mettre à distance de sa personne et de ses choix politiques les turbulences engendrées par la contestation de son cap, à défaut de pouvoir les calmer. C’est l’inverse qui s’est produit, avec une accélération sans précédent du discrédit de l’exécutif. En quelques jours, tous les ingrédients d’une crise politique déjà latente se sont précipités, aspirant par le fond le président de la République et son chef de gouvernement, au plus bas dans l’opinion (à respectivement 13 % et 30 % d’approbation de leur action selon TNS pour le Figaro, en chute de 5 et 14 points en deux mois ; et à 19 % et 43 % selon l’Ifop pour Paris Match, soit – 4 et – 10 points), et risquant d’y entraîner toute la gauche, si ce n’est le pays tout entier. Reprise des attaques contre les chômeurs dans le droit-fi l du sarkozysme, démission forcée du gouvernement du secrétaire d’État Thomas Thévenoud pour fraude fi scale, accusations de conspuer les pauvres en privé portées contre le chef de l’État par son ex-compagne ont ponctué les dix premiers jours du gouvernement Valls 2.

Le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, qui participait samedi à l’assemblée de rentrée du Front de gauche, à Montreuil (Seine-Saint- Denis), ne voit pas « comment cette situation peut continuer ». Preuve est faite selon lui que « suivre François Hollande et Manuel Valls est suicidaire et peut conduire au pire scénario ». Un sondage Ifop publié vendredi pour le Figaro a électrisé l’électorat de gauche, en créditant pour la première fois de l’histoire la représentante de l’extrême droite, Marine Le Pen, d’une possible victoire au second tour de l’élection présidentielle en cas de duel face à François Hollande en 2017, si jamais il y parvient (54 % d’intentions de vote contre 46 % au président actuel). Désormais, 85 % des Français ne souhaitent pas que François Hollande se représente en 2017, selon l’Ifop pour le Journal du dimanche.

En tête des reproches : les « promesses non tenues », pour un tiers des Français. La crise qui secoue le sommet de l’État est d’une gravité telle que, successivement, dans la même journée, le président de la République et le premier ministre ont estimé nécessaire de justifier leur maintien aux plus hautes fonctions, signe que la question de leur légitimité au pouvoir est sérieusement posée.

« J’agirai jusqu’au bout. (…) Il n’y a pas de sondage (…) qui puisse interrompre le mandat que donne le peuple au président de la République », a déclaré vendredi François Hollande, depuis le sommet de l’Otan, en Grande-Bretagne, rompant avec l’usage selon lequel un responsable politique ne commente pas la situation intérieure du pays depuis une réunion internationale à l’étranger. De son côté, Manuel Valls, en visite à Noisy-le-Grand (Seine-Saint-Denis), a promis le même jour que l’exécutif allait « tenir bon, les institutions le permettent, le mandat du peuple qui nous a été donné l’exige », selon lui.

Éviter la catastrophe annoncée

De fait, il n’y a plus que la Constitution de la Ve République pour faire tenir contre vents et marées un président de la République à l’action contestée de toutes parts. Les institutions le protègent mais jusqu’à quand, et jusqu’à quel niveau extrême de rejet de sa politique dans le pays ? « Combien de temps ça peut tenir ? Personne n’en sait rien », estime le candidat du Front de gauche à la présidentielle de 2012, Jean-Luc Mélenchon. Dans l’immédiat, le premier ministre compte sur la crainte des « frondeurs » du PS de provoquer une dissolution de l’Assemblée nationale en cas de refus de la confiance au gouvernement, le 16 septembre, pour s’assurer de leur vote. Et Manuel Valls d’essayer d’agiter à son profit le spectre de l’extrême droite qui est désormais « aux portes du pouvoir », a-t-il déclaré hier à la fête de l’Unita, en Italie. Si, à droite et au FN, on se prépare le cas échéant à des élections qui leur profiteraient très probablement si la crise devait encore s’aggraver, c’est, à gauche, désormais la recherche d’une issue pour éviter la catastrophe annoncée qui est à l’ordre du jour. Une sortie qui passe en premier lieu par le refus de la confiance au gouvernement Valls 2, estiment les animateurs du Front de gauche, qui appellent les députés PS critiques sur le cap du premier ministre à déjouer son chantage en dépassant leur crainte de le mettre en minorité. « De quoi, de qui ont-ils peur ? S’ils n’ont pas confiance en ce gouvernement, ils doivent voter contre », lance Jean-Luc Mélenchon, qui appelle à ne pas redouter « le peuple » en cas de retour aux urnes anticipé. Si personne, au Front de gauche, n’appelle à une dissolution – « une arme à double tranchant » dans les mains exclusives du président de la République, souligne Pierre Laurent – il faut « oser rompre ce cercle infernal » de la menace, selon Jean-Luc Mélenchon. Pour Christian Picquet, porte-parole de la Gauche unitaire, « il y a, à l’Assemblée nationale, une majorité alternative possible. Ne pas voter la confiance n’implique pas nécessairement la dissolution, elle n’implique qu’une seule chose : un nouveau premier ministre et un nouveau gouvernement. Le Parlement y gagnerait une nouvelle légitimité. Plutôt que le retour au peuple, on reviendrait à sa volonté telle qu’elle s’est exprimée en 2012 ».

Le présidentialisme mis en cause

D’autant que « la crise de légitimité » de l’exécutif est déjà là et « ne peut que grandir » avec le fossé qui s’accroît entre les promesses de la campagne socialiste de 2012 et l’accélération de la politique libérale conduite par François Hollande et Manuel Valls, analyse Pierre Laurent, pour qui un autre scénario doit s’écrire : celui d’« un changement immédiat de cap, de premier ministre et de gouvernement, pour ramener le centre de gravité politique là où le souhaitaient les Français en 2012. Notre responsabilité, au Parti communiste et au Front de gauche, est de créer les conditions de cette alternative de gouvernement, en rassemblant les Français et les forces politiques qui ne se reconnaissent plus » dans la politique gouvernementale, poursuit le sénateur communiste de Paris, en invitant à approfondir « le travail sur le projet et le rassemblement d’une majorité alternative ». Les forces disponibles, selon lui, sont désormais plus nombreuses que jamais. En témoignent, notamment, les propos de l’écologiste Cécile Duflot et ceux de la socialiste Martine Aubry. L’ex-ministre du Logement et députée de Paris des Verts exhorte « le président à retrouver le sens du pays, de ses électeurs et de sa majorité », en « refond(ant) le pacte majoritaire » sur la base d’« une politique qui puisse être soutenue par toute la gauche démocrate, socialiste, communiste et par les écologistes ». Quant à l’ancienne première secrétaire du PS et maire de Lille, elle est sortie du silence qu’elle s’imposait en promettant de faire prochainement des propositions d’« inflexions » de la « politique économique ». Au-delà, c’est le présidentialisme au cœur de la Ve République qui se trouve mis en question avec la crise politique. Pierre Laurent estime le temps venu d’une « remise à plat institutionnelle » qui passerait en premier lieu par inverser le calendrier électoral pour rétablir la tenue des élections législatives avant la présidentielle. « Cela mettrait au premier plan le programme et la majorité nécessaire pour le mettre en œuvre », explique le dirigeant communiste. « Le système est à bout de souffle, il est déjà à l’agonie », estime de son côté Jean-Luc Mélenchon, qui entend pousser l’avantage pour faire naître un « mouvement pour une VIe République », car « la cause de tout, c’est un système concentré sur la personne du président de la République ».

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Maitrisons les chargements, les voies de triage et les aiguillages

Posté par jacques LAUPIES le 8 septembre 2014

 

Aucune proposition pour sortir de la crise politique actuelle ne peut garantir un succès pour les forces de progrès de notre pays mais cependant nous n’avons pas le choix et il faut en élaborer une et travailler avec la population.

Car en politique et en démocratie c’est en définitive le peuple qui doit trancher, ce qui n’exclut pas qu’il se trompe, ou plus exactement soit trompé.

Deux possibilités s’offrent à nous si l’on exclut l’utopie qui consiste à dire que seuls, communistes, nous pouvons changer le cours de l’histoire !

La première consiste à dire : nous nous rassemblons avec ceux là seuls qui jusqu’à ce jour sont en contestation avec les pouvoirs qui se sont succédés (UMP et PS), en gros en nous limitant au Front de Gauche  « élargi » à d’autres partenaires, à des individualités ou associations les regroupant, et les mobilisons jusqu’à ce que triomphent nos thèses. Ce ne peut être que la théorie du grand soir, même s’il est citoyen et prend forme électorale avec soutien populaire partiel (le total par définition n’existant pas si ce n’est de manière très exceptionnelle et souvent fugitive) !

Cette possibilité consiste bien sur à contester que s’accélère la politique de réduction des dépenses publiques, l’aide aux  entreprise non conditionnée (garantie d’embauche et contrôle des gestions) en bloquant les salaires et pensions, donc à continuer à râler dans notre coin en nous satisfaisant de coups de gueules, de luttes éclatées et sporadiques que bien entendu  soutiendrons nos ferveurs « révolutionnaires ». Et on peut avancer même l’idée d’un changement constitutionnel !

La seconde possibilité, sans exclure les luttes,  est de se placer aux côtés de tous ceux qui avec leurs différences espèrent un changement radical de politique qui réponde à leurs préoccupations et besoins concrets.

- non pas dans les clubs, et autres lieux de réflexions intellectuelles, partis notamment (certes sans les ignorer : ce serait de l’irrespect de leur effort de réflexion et d’une utilité reconnue) mais en nous adressant à ceux qui les soutiennent, sympathisants et électeurs, ou encore à ceux qui désespèrent de la politique par l’abstention, et en préconisant une large entente pour que cesse l’hémorragie à laquelle nous assistons sur le plan social, économique, culturel et donc politique. Une hémorragie qui saigne la nation et sert de perfusion pour alimenter le monde de la finance. Ce que ne manquent pas de clamer des souverainistes forcés de constater le mal !

Je suis communiste et je dis à l’électeur socialiste, à l’électeur UMP ou centriste mais aussi  à celui du Front National : la situation est grave, voilà ce que nous proposons pour y remédier et ce n’est pas exhaustif. Discutons-en et exigeons ensembles que cela soit pris en compte.

Les voies sont nombreuses, elles sont encombrées d’idées diverses et parfois opposées  mais ces dernières, comme des wagons dans un triage ferroviaire, peuvent aboutir en un seul point de convergence pour construire un train dont on connaît le contenu et la destination.

Nous devons en finir avec des aiguilleurs qui  construisent des trains à contenu et destination  qui ne nous conviennent pas ! Soyons nos propres aiguilleurs et combattons ceux qui veulent nous expédier vers des voies sans issues ou des voies de garage.

Pierre Laurent : « Le temps est venu de passer à la construction commune de solutions »

Crise politique et sociale : et maintenant,  que peut-on faire à gauche ?
entretien réalisé par Cédric Clérin, l’Humanité Dimanche
Vendredi, 5 Septembre, 2014
Photo : Patrick Nussbaum

Photo : Patrick Nussbaum
Dans l’Humanité Dimanche. Pour le secrétaire national du PCF, l’enjeu est de « débloquer une situation que Manuel Valls s’emploie à verrouiller en imposant le silence ». Pour cela il appelle à « dialoguer sans condition avec tous ceux à gauche qui ne se reconnaissent pas dans la politique actuelle ».

Humanité Dimanche. Quels enseignements tirez-vous de votre intervention à l’université d’été du PS à La Rochelle ? Pierre Laurent. Je suis allé à La Rochelle parce que je sens que le cap du gouvernement Valls provoque une inquiétude et une contestation grandissantes au sein du Parti socialiste. Mon sentiment est qu’on ne peut pas laisser les socialistes s’enfoncer dans le désespoir et dans l’amertume, ni s’épuiser dans une contestation interne sans perspectives. C’est d’autant plus vrai après le coup de force du changement de gouvernement et le discours de Valls au MEDEF. Il est évident que de très nombreux militants socialistes et des millions d’électeurs ne peuvent plus se reconnaître dans cette politique. Il fallait aller leur parler, leur tenir un langage de vérité. J’ai dit tout haut ce que beaucoup pensent tout bas. L’accueil extrêmement positif que j’ai reçu, au-delà de ce que j’attendais, m’a confirmé qu’il y a une attente très profonde d’une relance, d’un espoir de gauche. Mon discours, pourtant très clair et dur sur la politique gouvernementale, a été vécu comme un geste d’espoir. Je crois que ce geste politique peut contribuer à débloquer une situation politique que Manuel Valls s’emploie à verrouiller en imposant le silence sur le cap gouvernemental.

HD. La crise politique actuelle n’est-elle pas surtout une crise d’alternative ? P. L. Pour des millions de gens, il n’y a de perspective ni du côté de la droite et de l’extrême droite, ni de celui de la politique du gouvernement censé représenter la gauche. En vérité, cette politique est de droite. Elle n’a jamais été voulue par ceux qui ont voté pour le changement. Mais pour le moment, les gens ne voient pas une alternative potentiellement majoritaire. Beaucoup partagent notre constat et notre diagnostic sur la responsabilité de la finance. Mais ils n’identifient pas les propositions qui peuvent être opposées à cette politique et comment mettre suffisamment de forces en mouvement pour les mettre en oeuvre. Nous avons la responsabilité de lever ce double blocage. C’est pour ça que je dis à tous ceux qui ne se reconnaissent pas dans les politiques du gouvernement, au Front de gauche, aux écologistes, aux socialistes : nous ne pouvons plus nous contenter de juxtaposer nos critiques. Le temps est venu de passer à la construction commune de solutions.

HD. Quelles sont-elles ? P. L. Le gouvernement échoue car il refuse de s’attaquer au pouvoir de la finance. Plus un seul euro ne doit aller à des cadeaux fiscaux pour le capital. Chaque euro dépensé doit être investi pour la relance sociale, les salaires, la protection sociale. Il faut baisser la TVA, reconstruire l’impôt sur le revenu progressif et celui sur les sociétés. Il faut établir une fiscalité modulée qui sanctionne ceux qui privilégient les dividendes, encourage ceux qui créent des emplois et augmentent les salaires. Le deuxième axe : encourager les investissements d’avenir pour le pays. Nous ne dépensons pas assez pour la recherche, la formation et l’éducation. Le gouvernement massacre la demande mais laisse aussi dépérir la qualité de notre offre productive. La seule chose qu’il soutient, ce sont les profits qui vont aux dividendes, à la finance. Il faut, au contraire, investir dans l’industrie et dans la transition écologique, pour des services publics de qualité, condition pour avoir une offre productive de qualité.

« LE FG DOIT DÉCIDER D’UNE GRANDE RÉPONSE UNITAIRE DE TOUS LES ACTEURS DU MOUVEMENT SOCIAL, POLITIQUE ET ASSOCIATIF AU SACCAGE DE LA LOI DUFLOT. »

Troisième axe : refonder l’Union européenne sur des objectifs sociaux. Il est essentiel que la France mobilise les forces sociales, syndicales, politiques, européennes, pour ce combat. Enfin, il y a un énorme chantier de refondation démocratique. Les institutions sont à bout de souffle. Le pouvoir présidentiel étouffe la démocratie. Manuel Valls bafoue le Parlement en annonçant vouloir gouverner par ordonnances. Nous avons besoin d’une VIe République. Il faut refuser la réforme territoriale qui va détruire le tissu démocratique national. À cet effet, nous lancerons à la Fête de l’Humanité une pétition nationale pour exiger la consultation des Français par référendum. La démocratie sociale doit redevenir une priorité. Il est aberrant qu’un gouvernement de gauche s’attaque à la représentation syndicale avec la suppression des seuils sociaux. Les syndicalistes sont un atout pour la relance de l’emploi. Il faut un front large pour contrer cette offensive, mais aussi batailler pour de nouveaux droits pour les salariés. C’est sur tous ces sujets que nous devons construire des convergences d’actions et de propositions.

HD. Le gouvernement répond que si on menait une telle politique, les marchés attaqueraient immédiatement la France. P. L. Les marchés nous attaquent tous les jours. Ils puisent sans vergogne dans les caisses nationales. Les coûts du capital dans la valeur ajoutée des entreprises, qui étaient de 15 % il y a 20 ans, sont aujourd’hui de 30 % quasiment. C’est un racket permanent. Or, quand on dit qu’il faut que ça cesse, les marchés organisent le chantage et demandent plus encore. Il ne faut plus céder. Si nous décidons de taxer les dividendes, de réorienter les richesses vers les dépenses utiles, si nous faisons reculer les prélèvements du capital, nous serons plus riches pour répondre aux besoins sociaux. Cette politique nationale peut être confortée en créant des solidarités nouvelles avec ceux qui, dans le monde, essaient de se dégager de la pression des marchés. Pourquoi la France ne s’intéresse-t-elle pas à l’initiative prise par les BRICS pour créer un fonds de développement social alternatif à la Banque mondiale dirigée par le dollar ? Ces solidarités, nous pouvons également les trouver en Europe avec des pays qui sont asphyxiés par les exigences des marchés et de Bruxelles, notamment dans le sud de l’Europe.

HD. Quelles initiatives comptez-vous prendre ? P. L. Nous allons créer une première occasion de travail commun à la Fête de l’Humanité en invitant tous ceux qui ne se reconnaissent pas dans la politique gouvernementale. Je sais qu’ils seront nombreux à répondre, chez les écologistes comme chez les socialistes. Je me rendrai à l’université d’été du courant socialiste « Un monde d’avance », début octobre. Et le PCF répondra présent à toutes les invitations qui lui seront faites. Le FG peut devenir un animateur extrêmement précieux de ce travail d’action et de rassemblement. Prenons l’exemple de la démolition de la loi Duflot. Il pourrait prendre l’initiative d’une grande réponse unitaire de tous les acteurs du mouvement social, politique et associatif. C’est d’abord dans ces fronts d’action multiples autour de solutions alternatives que nous créerons progressivement le chemin vers un rassemblement politique qui puisse incarner l’alternative nécessaire à la politique actuelle. Nos groupes parlementaires tiendront au mois d’octobre « les états généraux de la justice fiscale » avant le débat budgétaire pour tenter de faire converger des propositions fiscales alternatives au budget du gouvernement. Enfin, nous organisons en novembre une convention nationale sur l’industrie pour porter des propositions de relance industrielle et de transition écologique avec les acteurs de cette filière et les syndicalistes.

HD. Vous appelez à censurer le gouvernement, mais que répondezvous à ceux qui vous opposent l’argument d’un retour de la droite ? P. L. Ce sont les choix du gouvernement qui ouvrent un boulevard à la droite et au FN. Je vois comment le premier ministre utilise l’argument du retour de la droite pour paralyser la construction d’une alternative. Mais se laisser enfermer dans son scénario, c’est aller à la catastrophe. Face à un gouvernement qui choisit de mépriser aussi délibérément sa majorité et ses électeurs, le seul geste qui redonnera confiance au peuple, c’est celui de la sincérité sur des options de gauche. Le vote de confiance sera un premier moment de vérité. Mais si certains ne vont pas au bout de leurs convictions parce qu’ils ont peur du choc politique, je continuerai le travail avec eux, sans désespérer de les convaincre. Nous ne construirons pas l’alternative à coups d’ultimatums mais dans l’action commune, en prenant le temps. Il faut donc commencer ce travail dès maintenant.

« LE GOUVERNEMENT ÉCHOUE CAR IL REFUSE DE S’ATTAQUER AU POUVOIR DE LA FINANCE. PLUS UN SEUL EURO NE DOIT ALLER À DES CADEAUX FISCAUX POUR LE CAPITAL. »

HD. Dans le Front de gauche, tout le monde ne semble pas être en accord avec cette démarche. P. L. L’année difficile traversée par le FG et le choc des européennes ont provoqué des débats naturels. Je suis persuadé que l’évolution de la situation fait cheminer le FG dans la diversité des forces qui le composent vers un diagnostic convergent. J’espère qu’un large consensus se dégagera lors de la réunion du 6 septembre sur l’idée que nous devons dialoguer sans condition avec tous ceux à gauche qui ne se reconnaissent pas dans la politique actuelle. Si nous le faisons, cette démarche rencontrera un écho formidable permettant de relancer la dynamique du FG. Pour mener cet immense travail de rassemblement, nous avons besoin de tout le monde. Je ne crois pas que le FG soit en échec. Le FG a créé un espoir qui a besoin d’être relancé autour de ce nouvel objectif. Chacun doit entendre l’attente très forte qui existe chez ceux qui se sont reconnus dans le FG pour lancer cette nouvelle dynamique. Et les communistes prendront leurs responsabilités pour cela.

HD. Vous parlez beaucoup de « gauche », mais pour les gens, est-ce que cela signifie encore quelque chose ? P. L. Avec le gouvernement Valls II, les derniers masques sont tombés, la politique ovationnée par le MEDEF est de droite. Mais, évidemment, Manuel Valls entretient le brouillage, et beaucoup de gens sont perdus. Pour des millions de personnes, la gauche reste un socle de valeurs que nous n’avons pas le droit de laisser à l’abandon sous prétexte que l’exécutif actuel a décidé de les piétiner. En même temps, il y a des millions de travailleurs qui ne reconnaissent plus dans le clivage droite-gauche un repère identifiant. Nous n’avons pas le droit de laisser aller jusqu’au bout ceux qui tentent de tuer la gauche comme espace politique d’alternative aux logiques capitalistes. Notre travail de rassemblement doit donc s’adresser à la fois aux forces vives de la gauche qui refusent ce saccage de leurs valeurs et aux forces populaires qui se retrouvent dans un brouillage idéologique.

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Un commentaire sur ceux qui s’éloignent et reviennent…

Posté par jacques LAUPIES le 7 septembre 2014

Commentaires

LAUPIES

Samedi, 6 Septembre, 2014 – 17:09
Il faut prendre acte des déclarations de l’ancienne ministre et ne pas mettre en doute sincérité. Si ses origines familiales, son implantation dans un milieu dont le passé en dit long sur les luttes ouvrières et antifasciste expliquent cela, il y a également dans sa démarche vers un parti qui cependant n’offre pas toujours les orientations pour la défense des valeurs de gauche une interrogation : pourquoi s’est elle éloignée et n’a pas pris en compte la meilleure garantie pour cela en rejoignant les communistes ?
Elle seule pourrait répondre à cette question et il serait intéressant de l’entendre ! Non pas pour lui en faire grief, mais pour comprendre. Comprendre surtout pour quelles raisons tant de fils et de filles de communistes se sont éloignés de nous pour aller chercher refuge, y compris hors de la gauche, pour mener une action politique. Pourtant le PCF, malgré ses erreurs, voire ses fautes historiques n’a pas à rougir des combats menés dans ce pays en faveur du peuple et plus particulièrement des plus humbles. Aucun autre parti ne possède un tel patrimoine dans ce domaine !
On peut invoquer la non distanciation de ce qui s’est passé en URSS, les compromissions avec le PS (mais ici ce ne saurait-être la cas), l’incompréhension par les communistes de certaines évolutions sociologiques, les méfaits dévastateurs de la crise et le règne d’une pensée unique imposée par la bourgeoisie, etc. Peut-être l’ambition personnelle qui n’oriente pas jeunes étudiants et intellectuels vers un parti qui leur apparaissait comme perdant ?
Un peu de tout cela mélangé sans doute !
Mais l’argument le plus fort n’est-il pas, la reprise en main progressive par la bourgeoisie, depuis plus de 70 ans, de la puissance de l’éducation et de la communication ? Même si l’on s’interroge sur nos propres responsabilités dans la perte d’influence parmi les générations qui nous ont succédé, il ne faut pas oublier les atouts et la ténacité de l »adversaire de classe.
Le meilleur moyen de nous y opposer est précisément de retrouver à nos côtés, ceux qui n’auraient pas du se séparer de nous !

 

 

Photo : Nicolas Tucat/AFP

 

 

« Je pense qu’il faut également mener les débats sur la VIe République pour sortir du présidentialisme ».Photo : Nicolas Tucat/AFP Dans l’Humanité Dimanche. L’ancienne ministre de la Culture du gouvernement Valls I, a choisi de ne pas faire partie de la nouvelle équipe gouvernementale. Elle explique les raisons qui l’ont conduite à faire ce choix. Pour elle, « il ne faut pas oublier nos valeurs de gauche au nom de la compétitivité, de l’attractivité ».

Et le « débat sur la politique d’austérité doit avoir lieu », et déboucher sur des propositions. Humanité Dimanche.

Dans la lettre que vous avez envoyée au président de la République et au premier ministre pour expliquer les raisons de votre refus de participer au gouvernement Valls II et de vous « excuser d’être de gauche », vous listez une série d’événements qui vous ont marquée…Aurélie Filippetti.

Il n’y a aucune forme d’amertume. Mais je savais, surtout en tant que femme, que mon geste serait rabaissé s’il n’était pas explicité par un acte politique. Et comme je suis une femme de l’écrit, pas une femme de communication, j’ai voulu retrouver une certaine solennité. Les écrits restent. Je suis frappée par la trivialité avec laquelle sont souvent analysés les événements politiques. Il y a une perte de sens de l’action politique car tout est ramené à des stratégies ou des jeux d’acteurs. Or quitter un gouvernement est un acte fort, dur. J’ai voulu retrouver ma liberté. Or c’est par l’écrit que l’on est le plus libre. J’ai souhaité revenir à ce qui a été pour moi l’origine de mon engagement politique : une fidélité à une histoire et à un certain nombre de valeurs. Quand on est ministre, il faut faire preuve de solidarité et tenter de faire bouger les choses de l’intérieur. Mais à un moment on a besoin de se mettre à soi-même des limites. Il y a un certain nombre de sujets sur lesquels, au bout de deux ans et demi durant lesquels j’ai respecté cette nécessaire loyauté vis-à-vis de la parole gouvernementale, je souhaitais revenir au moment de partir. Cela me permettait de retracer une histoire et le cheminement qui m’ont conduite à ne plus être de ce gouvernement. Ce n’est bien sûr pas exhaustif, car c’est un choix qui est le fruit de cheminements tellement complexes… C’est tout sauf un règlement de comptes, simplement une explication et une parole pour mes concitoyens.

HD. Quel est ce cheminement ?

A. F. Il y a eu la fermeture de Florange qui, du fait de mon histoire personnelle et de mon ancrage en Lorraine, a été terrible à vivre (1). C’est la triste suite des « Derniers Jours de la classe ouvrière » (2)… Certes, ce qui a été obtenu est infiniment meilleur que ce qu’avaient prévu de faire Nicolas Sarkozy et Mittal. Personne ne reste sur le carreau aujourd’hui. Mais la fermeture des hauts-fourneaux est un déchirement. Aujourd’hui Florange est passée à l’UMP et Hayange au FN. Ici, les espoirs se sont éteints avec les hauts-fourneaux. Il y eut la réduction des budgets de la culture les deux premières années du quinquennat. Je me suis battue contre cela, notamment contre Cahuzac. Cela a été très très dur. C’était un symbole pour la gauche. Finalement, cette année, Manuel Valls a stabilisé le budget de la culture pour les trois années à venir et je laisse donc cela à ma successeure. J’estime avoir assumé mon poste avec responsabilité en préservant l’essentiel, à savoir les crédits d’intervention dans les régions, la démocratie culturelle, et en finir avec une politique exclusivement de paillettes et d’entre-soi pour faire une politique au service des gens. Les lobbies me l’ont d’ailleurs fait payer dans la presse. J’ai en somme essayé de faire des choix de gauche avec un budget en baisse : donc arrêter les politiques de prestige, type Maison de l’histoire de France, pour privilégier les territoires, l’éducation artistique, les écoles, les métiers, mais aussi les questions sociales et la lutte contre la précarité des métiers de la culture (comme l’archéologie). Reste bien sûr la question de l’accord UNEDIC du 22 mars (concernant pour une part les intermittents – NDLR). La mesure du différé est sortie du chapeau dans la nuit du 21 mars et j’ai alerté Jean-Marc Ayrault immédiatement. J’ai aussi expliqué publiquement que cette mesure non seulement était une erreur mais que c’était une faute. J’ai été attaquée à chacune de mes prises de parole par le MEDEF, la CFDT et FO. La suite m’a malheureusement donné raison. Et cela nous a mis dans d’immenses difficultés en créant des tensions sociales avec les artistes et les techniciens. Car nous les avons fait douter de la volonté du gouvernement dans ce domaine. La bonne réforme n’était pas celle du 22 mars. J’ai parlé en restant dans le cadre que m’autorisait ma position et cela n’a pas suffi. Aujourd’hui j’ai confiance dans le trio de la concertation mais il faudra que ses propositions puissent déboucher. « UN MINISTRE SE DOIT DE NE PAS ÊTRE UN ROBOT ET D’AVOIR DES CONVICTIONS QUI PARFOIS L’AMÈNENT À DIRE NON. »

HD. Que pensez-vous de la composition du nouveau gouvernement ?

A. F. Je souhaite bonne chance à ce gouvernement. Son échec entraînerait le retour d’une droite dure et réactionnaire au pouvoir. Je suis clairement dans la majorité. Mais j’ai fait un fait un choix en conscience. Nous avons tous des contradictions internes. Lorsque l’on exerce le pouvoir, ces contradictions sont encore plus aiguisées et chacun les gère à sa manière. Mais un ministre se doit de ne pas être un robot et d’avoir des convictions qui parfois l’amènent à dire non, à prendre des décisions en fonction d’une éthique de conviction. C’est la force des ministres qui se sont affrontés au suffrage universel, la seule légitimité en politique. Ça doit être cela, un élu : quelqu’un qui est capable de prendre position.

HD. Est-ce cela que vous exprimez par la formule : nous n’avons pas à « nous excuser d’être de gauche » ?

A. F. Le discours économique qui tend à s’imposer comme une pensée unique veut faire passer les valeurs de progrès et de régulation pour des entraves. Or, c’est une erreur politique et économique. Concilier innovation et progrès avec la réussite économique est notre idéal. Je pense qu’il ne faut pas oublier nos valeurs de gauche au nom de la compétitivité, de l’attractivité. Certes il faut moderniser avec pragmatisme, mais cela ne signifie pas rompre avec nos convictions, notamment sur la lutte contre les inégalités. Le débat sur la politique d’austérité doit avoir lieu car c’est un débat légitime. Car l’austérité ne marche pas. Arnaud Montebourg et Benoît Hamon ne proposaient pas le « grand soir », ils ne remettaient pas même en question les 50 milliards d’économies ou le principe d’un pacte de responsabilité. Ils demandaient à ce que nous puissions nous interroger sur la répartition de l’effort. Les Français font des efforts par les impôts. Les collectivités locales aussi et cela aura un impact lourd sur le service rendu aux gens et sur les services publics. Donc, il faut débattre du fruit de ces efforts.

HD. L’effondrement des forces de gauche, lors de la dernière séquence électorale, n’indique-t-il pas que les Français ne croient plus dans la gauche, que celle-ci n’est plus porteuse d’espoir ?

A. F. Nous avons tous le souvenir du 21 avril 2002. Nous avions dit plus jamais ça. Or le FN est plus présent que jamais. C’est un appel que nous lancent les électeurs. C’est aussi pour cela que je veux retourner sur le terrain dans ma circonscription. Cela passe bien évidemment par la lutte contre le chômage. Mais je pense qu’il faut également mener les débats sur la VIe République pour sortir du présidentialisme. Les questions environnementales doivent aussi irriguer le débat à gauche. L’Europe également… Si l’Europe est associée à des politiques d’austérité, comment espérer que les gens ne la rejettent pas ? On ne peut pas laisser une petite technocratie faire croire qu’elle détient la vérité sur son analyse du monde. C’est une idéologie qui veut se faire passer pour la vérité. Pendant des années, on nous a seriné qu’un endettement public au-delà de 90 % du PIB entraînerait l’apocalypse. Or les chercheurs qui avaient construit ce modèle avaient fait une erreur de calcul qui a été depuis démontrée. Mais cela n’a rien changé. Le débat est donc pleinement légitime et utile. Et, bien évidemment, la place de l’éducation et de la culture dans la société, qui doivent être fondamentales. HD. Pensez-vous que ceux qui à gauche contestent l’austérité puissent trouver des propositions convergentes pour crédibiliser une alternative à cette politique d’austérité ?

A. F. Il y a des familles diverses et c’est normal. Mais il nous faut réfléchir ensemble sur un cer tain nombre de grandes problématiques de société : environnement et santé, environnement et travail, mais aussi sur la réforme territoriale afin d’être force de propositions à partir des expériences des élus des différentes formations de gauche. Je voulais comme ministre lancer des forums dans toute la France pour réfléchir à ce que doit être une politique culturelle partagée. Que l’État, les collectivités locales, le secteur associatif, les professionnels se retrouvent pour codéfinir une politique qui permette à la plus petite commune rurale comme à la grande métropole d’accéder à la culture, d’en créer, de la faire rayonner. Enfin, je pense que les convergences doivent également se tisser à travers des rencontres avec les chercheurs, les artistes, les intellectuels. Car retrouver le lien avec le peuple passe aussi par la réflexion sur ce que sont aujourd’hui les classes populaires. Et c’est bien toute la gauche qui doit faire ce travail. Les élections ont montré que ceux qui ne votaient plus PS n’allaient pas voter pour les écolos ou pour le Front de gauche. Ce dont je suis persuadée, c’est qu’il y a des choses à faire à gauche qui dépassent les clivages des partis tels qu’ils sont. J’ai une histoire qui me fait me sentir liée à plusieurs courants de la gauche : socialiste, communiste, écologiste. J’ai envie de participer à cette réflexion.

(1) Fille d’Angelo Filippetti (1938-1992), ancien mineur de fond, maire communiste d’Audun-le-Tiche, petite-fille d’immigrés antifascistes italiens, Aurélie Filippetti est députée de la Moselle depuis 2007.

(2) Son premier roman, paru en 2003, qui raconte le sentiment de déclassement des ouvriers lorrains après la fermeture des mines. – See more at: http://www.humanite.fr/aurelie-filippetti-ne-peut-pas-laisser-une-petite-technocratie-faire-croire-quelle-detient-la-verite#comment-61708

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allez à la fête…

Posté par jacques LAUPIES le 6 septembre 2014

 

 

 

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Pas en forme…

Posté par jacques LAUPIES le 6 septembre 2014

 

Ce matin je ne me sentais pas très en forme. Taquiné par des éternuements et quelque rhinite d’origine probablement allergique, je ne suis pas rassuré en tentant d’obtenir les dernières informations télévisées et me trouvant, par un zapping  imprévu, face à un documentaire concernant les pollutions des océans par les plastiques.

Toute une série d’arguments sont développés,  qui vous culpabiliserait les consommateurs les plus je-m’en-foutiste de la planète, car hélas nous sommes nombreux à collectionner les sacs en plastique, les bouteille et autres emballages souvent inutiles et pour le moins utilisés sans le moindre discernement et à prendre la voiture pour aller pisser.

Du coup je me dis comment vat-on pouvoir faire marche arrière, comment vat-on, à l’ère de l’intelligence artificielle pouvoir travailler 20 heures par semaine, ce qui suffirait bien et réduirait le chômage, payer, occuper éduquer et former ceux qui seront exclus de la production ?

En particulier les « sans dents » comme dit, parait-il, l’autre ! Je ne sais pas avec mon tout nouveau dentier si j’en fais partie, mais ce que je sais c’est qu’au lieu de fabriquer des objets destinés au superflu, il y aurait certainement de quoi équiper tous les édentés de la planète.

Et qu’on ne vienne pas me dire que pour préserver les papous d’une civilisation de gaspillage, il faut les priver de soins, de maisons confortables, de nourriture équilibrée, d’école. Et de prothèses car eux sont assez précocement édentés !

Je serais plutôt du genre à priver les vieilles carnes qui hantent les mouroirs de luxe, dans ces lieux ou elles s’agglutinent, sur les côtes dorées, tropicales ou non, du trop plein que révèlent leurs poubelles.

Comme disait notre « bon » roi Henri, d’abord la « poule au pot » pour tous. A l’ère de l’ordinateur où les poules sont de plus en plus antibiotisées on se demande si ça vaut le coup d’en offrir à tout le monde ! Quant à l’ordinateur qui doit  bien contribuer, hélas,  au déséquilibre écologique je me demande  si je ne suis pas dans le péché en chatouillant son clavier ? Mais je me rassure, il faut ce qu’il faut à l’humanité pour qu’elle progresse ! Même des ordinateurs.

Le symbole de tout cela, c’est l’embouteillage, comme celui de ces milliers de voitures que j’ai croisées ce dimanche entre Valence et Orange, me disant que si le pétrole venait à manquer, les tueries « embryonnaires », puisque se situant à l’échelle de six milliards de vivants sur la planète, pourraient bien s’étendre à ce milliard que les deux dernières mondiales n’ont pas atteint. Notre consommation excessive  de plastique, de poulets et autres produits, pourrait ainsi être reléguée au second plan de nos soucis. 

Certains d’ailleurs envisagent cette solution guerrière faute d’abandonner leurs habitudes de grands bourgeois gaspilleurs et surtout profiteurs.

Encore que, faut il le rappeler à ceux qui en douteraient, les soldats ça mange du poulet, c’est transporté et ça utilise des armes faites de métal, de plastique, et leur utilisation n’est pas particulièrement écologique. Donc aucun espoir de réduire les gaspillages par ce biais !

Peut-être suffit-il de mettre un peu d’ordre, beaucoup d’ordre sans doute, au lieu s’en arriver là ?

Je n’irai pas jusqu’à dire  : tout le monde en costume Mao et bol de riz à tous mais, à quoi bon servir des ortolans aux bobos nantis quand les restos du cœur servent des nouilles (peut être moins nocives que les ortolans), à quoi bon épuiser les petites mains, bien loin de l’avenue Montaigne pour fabriquer des déguisements de femelles et de mâles compensant leur frustration dans un paraître qui devient la règle dans cette société qui va mal.

On va avoir besoin d’énergies nouvelles, d’eau, de saines nourritures, d’écoles, d’hôpitaux, de vie quoi ! Alors partageons, sans Dieu ni Maître.

Vraiment je ne suis pas en forme, presque anarchiste d’ultra gauche ! Je devrais dire sans médias corrompus et sans actionnaires de multinationales.

Et pour clore la journée, devant la télé encore, voilà que je subis au C DANS L’AIR diffusé à 22  h avec la montée au créneau des « nuls » de service ce soir qui tentent d’aller au secours du Président dans ses démêlés avec son ex copine devenue coquine. Et de s’en prendre au nouveau  Ministre député fraudeur pour compenser peut-être le « respect » du au Président.

Tout ça pour noyer le poisson de l’austérité…Qu’ils affectionnent tant.

D’après Dominique Reynié on ne peut opposer la puissance du suffrage universel à une situation de conjoncture particulière. Mais dit-il on peut envisager la disparition du PS. L’oiseau craint pour l’Europe si la France entre en crise. Raphaëlle Bacqué assez perspicace pour une fois s’étonne que le mouvement social, ne se manifeste pas. Patience ça viendra !

Brice Teinturier trouve que Hollande résiste bien et qu’il donne l’impression de ne pas écouter les Français. Seulement l’impression ?

Décidément la journée a été dure. Difficile d’être en forme. Demain sera meilleur.

 

ET DANS L’HUMA

Mépris de classe

Éditorial par Maud Vergnol Vendredi, 5 Septembre, 2014

Lire l’éditorial de Maud Vergnol dans l’Humanité ce vendredi :

« Les riches ont raison d’avoir peur du peuple. La colère froide doit trouver les moyens de se transformer en insurrection citoyenne. »Nos colonnes n’ayant pas vocation à commenter les vaudevilles bourgeois et à alimenter le feuilleton affligeant de la télé-réalité politique, l’Humanité ne s’est donc pas précipité sur le manuscrit de notre consœur de Paris-Match.

Mais l’ampleur des réactions suscitées par les propos attribués à François Hollande sur les « sans-dents » mérite bien qu’on s’y attarde. Moins pour accorder du crédit à cette prose vengeresse, que pour constater comment elle fait remonter à la surface la colère des Français face au mépris de classe du gouvernement Valls.

Car ce nouvel épisode intervient quelques jours seulement après que le ministre du Travail, François Rebsamen, a cru bon, lui aussi, de singer la droite sarkozyste. Ainsi donc, si le chômage continue de progresser, c’est moins l’échec de sa politique que la responsabilité des chômeurs eux-mêmes, forcément suspects.

Le peuple est KO ? Le gouvernement lui remet une droite en allant faire allégeance aux marchés financiers et à ses amis du Medef. Le peuple se sent floué ? François 
Hollande en remet une couche en jetant par-dessus bord ses engagements de campagne, sa majorité, son parti, et les électeurs de gauche qui l’ont porté au pouvoir.

Le peuple ne se sent pas représenté ? Voilà qu’on nomme un banquier d’affaires au sourire impeccable à Bercy. Et gare à ceux qui oseraient y voir l’agonie du régime monarchique de la Ve République ou les ravages de l’oligarchie financière… « Des populistes ringards », nous explique-t-on.

Pendant ce temps, une autre professionnelle de la politique, héritière millionnaire bien propre sur elle, se frotte les mains et attend son heure en se faisant passer pour la candidate « anti-système ».

Pour résumer, il faudrait donc laisser à une poignée de technocrates et affairistes les clés du pouvoir contre les aspirations au progrès social des « sans-dents », des prolétaires et de tous les indignés de la planète. Les riches ont raison d’avoir peur du peuple.

La colère froide doit trouver les moyens de se transformer en insurrection citoyenne.

- See more at: http://www.humanite.fr/mepris-de-classe-550923#sthash.onu3cdw4.dpuf

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