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Pierre Laurent à France Info

Posté par jacques LAUPIES le 13 septembre 2014

 

Pierre Laurent : « Bien sûr qu’il faut changer… par FranceInfo[/dailymotion]

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A sondage éloquent quelle réponse ?

Posté par jacques LAUPIES le 13 septembre 2014

 

L’Humanité publie ce jour un sondage qui révèle que les électeurs de  gauche ne se reconnaissent pas majoritairement dans la politique de Valls.

Une idée qui fait son chemin et que des partis, fraction de partis, groupements divers doivent s’approprier sans pour autant perdre leur qualité, leur spécificité d’organisation qui pour autant ne renoncent pas à leurs fondamentaux (comme on dit).

Toute la question stratégique de reconquête du pouvoir par la gauche (celle que certains appellent la vraie) passe bien par cette reconnaissance des traditions républicaines et sociales de chacune des familles concernées.

Mais il faudra bien les adapter dans un premier temps à des institutions qui sont ce qu’elles sont, qu’il faudra transformer par la suite. Car il faut redonner aux partis la proportionnalité de leur influence. En attendant pour cela il faut trouver des alliances solides avec des objectifs bien précis.

Est-il nécessaire de se perdre dans des associations informelles, des comités « machins » qui ne durent que le temps d’un soir électoral en fonction des individualités aux ambitions passagères et qui ne sont en définitive la représentation que d’elles-mêmes ? Franchement je n’y crois pas trop !

Ce qu’il faut à la gauche et au delà, c’est s’emparer de la tradition des partis qui l’ont adaptée, construite au fil des ans, et les rassembler utilement quand l’action (y compris électorale) devient nécessaire. Et comme il faut désigner des responsables et des candidats communs il appartient de faire appel aux forces qu’ils représentent les plus déterminées et les plus déterminantes.

Cela suppose des objectifs clairs, clairement programmés, et le moment venu des tables rondes pour agir appliquer des orientations communes et là encore pourquoi éluder le rôle des partis, la confiance dont ils peuvent encore bénéficier chacun pour ce qui les concerne dans la population.

Personne ne peut échapper à ce besoin vital que constituent les partis, à tel point que la bourgeoisie, elle-même en crée, en organise et réorganise et toujours tente d’instrumentaliser les plus distants en apparence, pour asseoir un pouvoir politique utile à sa domination économique qui repose sur le concept de capitalisme, même si parfois ces partis donnent l’impression d’une indépendance idéalisée dans le nationalisme.

Alors les couches populaires, les classes et catégories les plus exploitées peuvent-elle  se priver de partis à leur service.

Bien sur que non et c’est une vision, qu’autrefois on qualifiait de « petite bourgeoise » que de les dénigrer, de jeter en permanence l’anathème sur eux en les discréditant, en s’en prenant à leurs dirigeants dès lors qu’ils deviennent populaires, avec l’intervention des appareils médiatiques que contrôle les oligarques de la finance et de l’industrie.

Et que l’on ne démente pas cela quand les premiers concernés, genre Elkabbach viennent reconnaître sur un plateau de télé ce soir sur la 5, apostrophé par une journaliste sur son différent avec  un de ses pairs,  qu’ils ont été sollicités pour soutenir des campagnes électorales en leur qualité de responsables de chaîne. Les demandeurs en l’occurrence s’appelant tantôt Balladur, tantôt Sarkozy.

L’histoire ne dit pas si ces deux éminents journalistes réputés et l’un d’eux Directeur de Chaîne ont accepté, mais le simple fait qu’ils aient pu être sollicité est en soi un déni de démocratie et d’irrespect d’électeurs par ailleurs payeurs !

Rejoindre le Parti de sa classe est sans doute de nos jours un des actes les plus responsables qui soit. Mais il faut évidemment le trouver…

Nous sommes là, nous faisons des propositions locales et nationales qui devraient inspirer des citoyens convaincus qu’il vaut mieux faire sa politique que subir celle des autres.

Un peuple de gauche blessé  mais pas du tout résigné

Frédéric Durand
Vendredi, 12 Septembre, 2014
A sondage éloquent quelle réponse ? dans POLITIQUE une

Patrick Gherdoussi
Notre sondage exclusif réalisé par l’Ifop démontre que le clivage droite-gauche demeure à bien des égards extrêmement vivace. Chiffre éloquent : un quart seulement des sympathisants de gauche estiment que le gouvernement de Manuel Valls mène une politique… de gauche.

Droite, gauche, tout se mélangerait dans la tête des Français. Le sondage réalisé par l’Ifop pour l’Humanité à l’occasion de la fête du journal et du peuple de gauche révèle une réalité presque aux antipodes du discours médiatique convenu selon lequel l’alternance au pouvoir entre l’UMP et le PS aurait fini de gommer les différences. En vérité, les trois quarts des citoyens sont parfaitement capables de se situer sur un axe droite-gauche et, au sein de cette majorité, les repères sont fortement différenciés. « Il existe un univers de références, de valeurs spécifiques à la gauche, avec un gros primat aux valeurs de solidarité, d’égalité et de laïcité. Au même titre, on voit un certain nombre de termes, qui sont plutôt rejetés ou stigmatisés par la droite, être plébiscités ou mentionnés très positivement par les personnes de gauche : service public, conflits sociaux, socialisme… », analyse Frédéric Dabi, directeur général de l’Ifop.

Près de la moitié des sondés estiment que Hollande mène une politique « semblable ou très semblable » à celle de Sarkozy

 

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Le prétendu affadissement du clivage entre droite et gauche se voit largement battu en brèche en ce qu’il est souvent confondu avec les proximités partisanes : quand seulement 52 % des sondés de gauche se disent proches d’un parti politique, il sont encore 62 % à considérer qu’« il existe des différences nettes entre la gauche et la droite ». « Sur certaines questions identitaires, on voit que le clivage reste extrêmement puissant : sur la question de savoir si l’immigration rapporte plus à la France qu’elle ne lui coûte, on constate 28 points d’écart entre la gauche et la droite ; sur le vote des résidents étrangers, il y a 30 points d’écart… Oui, il y a encore une gauche », insiste Frédéric Dabi. Mais l’étude dément une autre conclusion, trop hâtive, selon laquelle les électeurs de gauche, résignés, auraient fini par consentir à l’idée que, si droite et gauche mènent la même politique une fois au pouvoir, c’est qu’il n’existe pas d’alternative. Cette vision, portée encore récemment par Manuel Valls et François Hollande, est même radicalement contestée par les sondés qui, eux, répondent à 71 % : oui, il est possible de mettre en place une politique qui correspondrait pleinement à leurs attentes. En l’espèce, le silence ne vaut pas résignation. En somme, ils n’estiment pas que la gauche est mourante mais bien que l’exécutif ne mène pas, pour 74 % d’entre eux, une politique de gauche. Ils sont 87 % à le penser au Front de gauche, 83 % chez les écologistes et restent très majoritaires même chez les sympathisants socialistes, à 57 %. D’ailleurs, près de la moitié de ces derniers (45 %) estiment désormais que François Hollande mène une politique « semblable ou très semblable » à celle de Nicolas Sarkozy. « On voit que les référents de gauche sont questionnés par l’exercice du pouvoir par le Parti socialiste, détaille Frédéric Dabi. Clairement, on note que cet exercice qui se passe mal – François Hollande est le président le plus impopulaire de la Ve République –, fait mal à cette identité de gauche. D’ailleurs, à la proposition : ‘‘On peut toujours être fier de se revendiquer de gauche aujourd’hui’’, seuls 57 % des personnes de gauche répondent oui. Soit 4 personnes sur 10 ne se disent plus fières de se revendiquer de gauche. Et surtout – et c’est sans doute le chiffre le plus éloquent de ce sondage –, il est quand même effrayant qu’à peine un quart des personnes se déclarant de gauche estiment que la politique conduite par François Hollande et Manuel Valls est une politique de gauche. Même au pire moment de la rigueur sous François Mitterrand, même en fin de mandat socialiste entre 1993 et 1995, demeurait l’idée que la politique menée était une politique, malgré tout, de gauche », résume le sondeur.

 

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Et les objectifs assignés à une politique de gauche par ses sympathisants, s’ils sont, là encore, aux antipodes de ceux défendus par François Hollande, n’en restent pas moins extrêmement clairs, avec, en tête de peloton pour 61 % des sondés, « une meilleure redistribution des richesses », juste devant « l’égalité des droits entre toutes les catégories de la populations » (43 %). Et 71 % pensent encore que « la gauche peut, si elle le veut, défendre ses idées et ses principes sans se renier quand elle est au pouvoir ». Si l’on constate dans sa globalité que le « peuple de gauche » stigmatise bien moins l’entreprise qu’il ne le faisait hier, ne confondant plus petite entreprise et multinationales, il juge très négativement les termes de « patronat » (74 %), « finances » (71 %), « capitalisme » (80 %), et, surtout, « austérité » (82 %).

tableau_3En définitive, il semble que, malgré la forte déception de la « galaxie de gauche » depuis 2012 et l’élection de François Hollande, très minoritaires sont ceux qui, en son sein, jugent impossibles les changements promis. Blessés mais pas résignés, ils croient encore à leurs valeurs et semblent attendre, tout simplement, la mise en œuvre d’une politique de gauche.

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« En grandissant, un enfant s’use » (Rejean Ducharme)

Posté par jacques LAUPIES le 12 septembre 2014

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Il y a peu de temps j’ironisais sur les dents et sur la symbolique que le Président semble leur octroyer pour qualifier les plus pauvres. J’avais presque des regrets de m’être ainsi risqué à autant d’irrespect avec une chef d’état qui, cependant, depuis les indiscrétions de son ancienne compagne, voit des français soit être indignés, soit rigoler, soit se foutre totalement (les plus nombreux en font sans doute partie) de cette mésaventure.

Je m’étais dit qu’au fond cela relève de son tempérament de  »pince sans rire » et qu’en définitive ragot ou pas il n’y a pas de quoi fouetter un chat. Si on ne peut plus rigoler, même des pauvres, où sommes nous ? Evidemment un Président n’est pas un humoriste. En tous cas, on lui conseille de ne pas l’être !

Cependant les effets ravageurs de tels déballages plus ou moins contrôlables ne sont pas pris à la légère et l’on a beau se dire que la vie politique fréquente souvent le caniveau, malheureusement lorsque le caniveau déborde dans les périodes de crise politique, souvent accompagnée de crise morale, tout le monde qui le fréquente se mouille les pieds.

Alors que l’on en rie, que l’on en pleure, ce genre de situation donne quelques arguments de plus aux mouches qui se nourrissent des excréments, ou aux insectes que l’odeur nauséabonde fait fuir.

Toutes la question est de savoir s’il ne serait pas possible de chasser tous les ingrédients qui alimentent cette puanteur.

J’utilise des métaphores excessives, sans nul doute, et j’en suis conscient mais dans cette France si belle, si riche, si travailleuse, n’a-t-on pas le droit d’exiger un peu plus de partage un peu moins de frime et d’égoïsme, et de stigmatiser une vague « brune » naissante que l’on peut imaginer incapable de comprendre où elle va ?

Le Président de la République a éprouvé le besoin de se dédouaner des « accusations » de cynisme et d’indifférence à l’égard des pauvres en invoquant ses origines modestes. Quelle est cette propension que nous avons tous à rappeler nos lointains souvenirs d’enfance pour justifier notre comportement présent ?

Sans doute les moments difficiles de notre existence nous conduisent à y revenir mais « En grandissant, un enfant s’use. » (Rejean DUCHARME) et sans vouloir abuser de citations je  rappellerai Aragon qui déclarait dans une conférence de la jeunesse :

« Je n’ai pas toujours été l’homme que je suis, j’ai toute ma vie appris pour devenir l’homme que je suis, mais je n’ai pour autant pas oublié l’homme que j’ai été, où à plus exactement parler les hommes que j’ai été. Et si entre ces hommes là et moi il y a contradiction, si je crois avoir appris, progressé, changeant, ces hommes là quand, me retournant je les regarde, je n’ai point honte d’eux, ils sont les étapes de ce que je suis, ils menaient à moi, je ne peux dire moi sans eux. »

(Il faut lire la suite, tout autant que l’introduction de Maurice Thorez pour comprendre que les communistes n’ont pas à rougir des mots que prononçaient leurs ainés en avril 1959. A l’inverse ils peuvent en être fiers s’adressant à la jeunesse d’aujourd’hui tenue éloignée de l’histoire, même de l’histoire littéraire.)

« Je n’ai point honte des hommes que j’ai été. » Heureux celui qui peut dire cela sans sourciller ! Dans les sphères des pouvoirs ils sont probablement d’une espèce assez rare.

Mais de grâce pas d’amalgame et rappelons qu’il peut y en avoir ! Cela dépend de nous.

 

 

 DANS L’HUMANITE

Les dents

Par Maurice Ulrich
Jeudi, 11 Septembre, 2014
L’éditorial de Maurice Ulrich. La baisse des dotations aux collectivités locales sera confirmée à hauteur de 3,7 milliards. S’agissant de la Sécurité sociale, plusieurs milliards d’économies ont déjà été votés ou négociés. » Voilà pourquoi votre fille est muette, disait Molière. Et voilà pourquoi les plus pauvres perdent leurs dents. C’est sinistre et cynique. C’est révoltant.

Ce n’est pas une plaisanterie, même de très mauvais goût. L’État vient de supprimer pour trois ans les fonds alloués au programme M’T dents en milieu scolaire, lequel prenait en charge à 100 % les visites chez le dentiste des enfants de six à dix-huit ans ! C’est un effet de ce dont se félicitait hier Michel Sapin, le ministre des Finances, en annonçant que deux milliards supplémentaires d’économies devraient être réalisés pour atteindre les 21 milliards prévus au budget 2015 : « Les dépenses de l’État et de ses opérateurs diminueront de plus de 1 milliard d’euros, quand naturellement elles auraient progressé de 6 milliards. La baisse des dotations aux collectivités locales sera confirmée à hauteur de 3,7 milliards. S’agissant de la Sécurité sociale, plusieurs milliards d’économies ont déjà été votés ou négociés. » Voilà pourquoi votre fille est muette, disait Molière. Et voilà pourquoi les plus pauvres perdent leurs dents.

C’est sinistre et cynique. C’est révoltant. Plus largement, voilà à peine une semaine, Michel Sapin annonçait que cette première tranche d’économies pour arriver aux 3 % de déficit fixés par Bruxelles ne pourrait être atteinte. Avec beaucoup de bonne volonté, on pouvait y voir l’amorce d’une timide remise en cause des politiques d’austérité. Sauf que Michel Sapin a fait volte-face. C’est le petit doigt sur la couture du pantalon, et quoi qu’il en coûte, que la France se plie au dogme. En fait, de promesses en manœuvres, François Hollande n’a jamais remis en cause, quoi qu’il en ait dit, cette politique européenne sous tutelle de l’Allemagne. Mais pas question en revanche de toucher aux quarante milliards du pacte de responsabilité. Hier, le ministre du Travail, François Rebsamen, s’efforçait de donner le change en réunissant cinquante branches professionnelles pour faire le point de leurs engagements en matière de contreparties et de créations d’emplois. De l’aveu même de la CFDT, acquise pourtant au dispositif, le résultat est proche de zéro. Et le patronat flatté de rigoler sous cape, en montrant ses dents. Il y a des moments où on a envie de mordre.

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CONTRE LA RÉFORME DES COLLECTIVITÉS (dossier PCF)

Posté par jacques LAUPIES le 11 septembre 2014

un quartier plaisant de Tarascon

Refonder la République

La défiance à l’égard de la politique est de plus en plus grande. Parce que le renoncement et la régression accompagnent des comportements indignes.

Et parce que la parole populaire a été maintes fois piétinée, comme en 2005 lors du référendum sur la Constitution européenne. Vous avez raison d’être en colère. Parce que la petite oligarchie financière qui exerce un pouvoir exorbitant sent le mécontentement, elle veut verrouiller les institutions afin de garder le pouvoir.

 Au lieu de refaire de la République notre bien commun, le pouvoir en place est en train de s’attaquer à ses fondements. Au diable l’égalité et la participation citoyenne !

Nos institutions, notamment les collectivités locales, sont à la veille d’un bouleversement majeur, imposé par le gouvernement, sans consulter les citoyens ni les élus locaux. Et pourtant, ces bouleversements sont lourds de conséquences pour nos vies quotidiennes.

Ils vont conduire, sous le prétexte d’une nouvelle cure d’austérité, à réduire un peu plus les services publics dont nous avons besoin. Ils vont aggraver la mise en concurrence des territoires et donc des salariés entre eux. Ils vont réduire beaucoup le poids des citoyens dans les décisions.

Alors même que nous aurions besoin de plus de transparence, de participation citoyenne, d’un nouvel élan démocratique, l’objectif de cette réforme est d’imposer les politiques libérales. Et de passer outre la souveraineté du peuple. Ne nous laissons pas faire !

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On nous amuse avec les débats sur le nouveau contour des régions. L’essentiel de la réforme institutionnelle est ailleurs.

La réforme va éloigner les décisions des citoyens, dévitalisant la commune et le département.

L’augmentation de la taille des territoires (régions et intercommunalité) n’est pas un gage d’efficacité, c’est le contraire d’une gestion de proximité.

Loin d’encourager un développement harmonieux des territoires, cette réforme va exacerber leur concurrence et aggraver les inégalités.

L’attaque de la clause de compétence générale des collectivités, leur permettant de se saisir de tout problème sur leur territoire pour y remédier, est une atteinte grave aux libertés démocratiques.

Il s’agit au fond d’une recentralisation autoritaire qui vise à imposer une cure d’austérité aux collectivités et aux services publics locaux.

Les estimations d’économies (de 12 à 25 milliards d’euros) sont fantaisistes : elles se feront sur le dos des usagers.

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Le charcutage « libéral » des régions

La réforme des collectivités portée par le gouvernement se caractérise par deux projets de loi. Le premier vise à réduire « démagogiquement » le nombre d’élus et à redécouper nos régions pour qu’elles acquièrent la taille dite « européenne».

Dans ce domaine, comme dans d’autres, l’Allemagne tient lieu de modèle, sans considération aucune pour les réalités géographiques, culturelles et même économiques de nos territoires.

On organise ainsi l’impuissance publique. .À celle de l’État, va ainsi s’ajouter celle des collectivités territoriales, prises pour cible, privées de ressources suffisantes, et peu à peu mises au pas.

Se construit ainsi une hyper concentration des pouvoirs, qui sera soumise à une puissante technocratie fondée dans le moule de Bruxelles et placée aux ordres des grands groupes.

 Pour décider, il s’agit de se passer du peuple, le plus possible. Au-delà de la question du découpage qu’on agite sous notre nez, c’est bel et bien une stratégie pour une nouvelle « gouvernance » visant à élargir le champ de la concurrence libre et non faussée à l’ensemble des services publics relevant des collectivités locales.

C’est l’objet de la seconde réforme.

La réforme : les faits

Les principales dispositions qui ont été annoncées par le Premier ministre seront déclinées par deux projets de loi gouvernemental, en cours d’examen au Parlement et dont l’un nécessite une révision constitutionnelle (suppression des conseil généraux  :

• la réduction du nombre de région de 22 à 13 pour atteindre la taille « européenne »  Elles auront plus de responsabilités et seront seules compétentes en matière de développement économique, de transports, et d’infrastructures scolaires pour le second degré

• la disparition des conseils généraux d’ici 2020; leurs responsabilités (sociale, collèges, infrastructures de transport…) seraient transférées aux régions et aux intercommunalités.

• On nous amuse avec les débats sur le nouveau contour des régions.

L’essentiel de la réforme institutionnelle est ailleurs.

• La réforme va éloigner les décisions des citoyens, dévitalisant la commune et le département.

• L’augmentation de la taille des territoires (régions et intercommunalité) n’est pas un gage d’efficacité, c’est le contraire d’une gestion de proximité.

• Loin d’encourager un développement harmonieux des territoires, cette réforme va exacerber leur concurrence et aggraver les inégalités.

• L’attaque de la clause de compétence générale des collectivités, leur permettant de se saisir de tout problème sur leur territoire pour y remédier, est une atteinte grave aux libertés démocratiques.

• Il s’agit au fond d’une recentralisation autoritaire qui vise à imposer une cure d’austérité aux collectivités et aux services publics locaux.

• Les estimations d’économies (de 12 à 25 milliards d’euros) sont fantaisistes : elles se feront sur le dos des usagers.

Loin des déclarations du président de la République présentant la commune comme « une petite République dans la grande », la réforme territoriale prévoit bien la disparition des communes comme principale structure de proximité et d’efficacité de l’action locale : ce rôle est désormais dévolu aux intercommunalités dont les compétences seront renforcées.

En parallèle, la taille de ces intercommunalités sera augmentée en dépit du bon sens pour obéir au dogme du gigantisme : elles devront regrouper 20 000 habitants minimum en zone rurale et 200000 en zone urbaine.

Loin de la coopération intercommunale volontaire et de projet, ce sont bien des schémas directifs et contraignants qui vont présider au nouveau découpage de la carte des intercommunalités,

Une course à la démesure qui, loin de rapprocher sans consultation ni des élu-e-s ni des populations. les citoyens de leurs élu-e-s et des centres de décision, va creuser un peu plus la fracture démocratique et dévitaliser les communes qui représentaient, depuis la révolution française, le cœur battant de notre vie démocratique.

Ce démontage de la vie démocratique locale se manifeste également par la volonté de supprimer la clause de compétence générale aux collectivités.

C’est pourtant une liberté fondamentale qui leur est retirée, une capacité d’intervention générale, la capacité de se saisir de tout problème sur leur territoire.

Les officiels

Résisteront-ils à ce que l’on veut faire d’eux…On en doute !

DE FAUX ARGUMENTS QU’IL FAUT DENONCER

Des collectivités plus grandes sont plus efficaces !

 C’est l’une des principales idées reçues sur laquelle  repose la réforme. Pourtant, la taille n’est pas forcément un gage d’efficacité économique.

Bien au contraire : l’hypertrophie des régions et la logique de métropolisation vont renforcer la concentration de ressources et des pouvoirs entre quelques mains, et encourager le développement de « baronnies », déconnectées des réalités locales.

Plus que par la taille, c’est bien par une coopé ration renforcée et volontaire entre les territoires, et dans la participation des populations que les services publics seront plus efficaces.

On va réduire le mille-feuille administratif !

L’organisation administrative du territoire comptait jusqu’alors 3 échelons, la commune, le département et la région, ainsi qu’un espace de coopération intercommunale. Avec la création des « métropoles », c’est bien une strate supplémentaire qui va être créée, n’améliorant pas la lisibilité de l’organisation territoriale, et ce d’autant plus que le poids du corps préfectoral dans les processus de décision va être accentué. Les départements, qui ont en charge l’essentiel de l’action sociale sont dans le viseur. La raison est toujours la même (et ce n’est pas parce que c’est trop «complexe ») : faire des économies, pendant que les actionnaires touchent leurs dividendes.

On va améliorer la lisibilité des politiques publiques !

La compréhension et la confiance des citoyennes et citoyens n’est pas une question bureaucratique.

C’est en informant et surtout en associant plus et mieux ces derniers aux décisions qui les concernent que ce lien se renforcera. C’est aussi par une plus grande transparence des élu-e-s et de leurs politiques, c’est en rendant compte régulièrement de leur mandat et de leurs engagements devant la population que la lisibilité et la confiance seront établies.

On va faire des économies !

Le gouvernement annonce entre 12 et 25 milliards d’euros d’économies. Ces économies seraient obtenues en rationalisant des dépenses et par la suppression des doublons. En réalité, même au sein de la majorité parlementaire socialiste, ces chiffres sont perçus comme fantaisistes. Les seules économies qui seront réalisées sont celles annoncées par le gouverne ment, notamment la baisse de 11 milliards de dotations aux collectivités.

Des « économies » qui se feront sur le dos des usagers des services publics ; au final, ce sont des réseaux routiers à l’abandon, des infrastructures de santé supprimées, des budgets de politiques sociales amputés… Les collectivités n’auront alors d’autres choix que de réduire le service à la population, d’accroître un peu plus la pression sur le contribuable et de confier aux appétits du privé des pans entiers du service public.

C’est la poursuite de la décentralisation !

La réforme des collectivités est présentée par le gouvernement comme une poursuite de la décentralisation.

C’est pourtant tout le contraire. Avec notamment la suppression de la clause de compétence générale (voir encadré « La commune dévitalisée »), les collectivités locales vont sortir affaiblies.

Alors qu’elles ont conscience d’une responsabilité sociale forte qui les pousse souvent à faire preuve d’inventivité, tant dans les dispositifs qu’elles déploient que dans les processus démocratiques qui y conduisent, cette réforme est une recentralisation autoritaire visant à imposer la mutation libérale de notre société.77

 

CE QUE PROPOSE LE PCF

La crise des institutions de la Ve République, la crise de confiance du peuple français dans la vie politique appellent une autre réforme. Le Parti communiste, au coeur du Front de gauche, propose une véritable refondation de notre République :

• Pour commencer, une assemblée constituante serait chargée de mener un vaste débat national, creuset d’une nouvelle République, débarrassée notamment du présidentialisme, de la professionnalisation de la vie politique et du cumul des pouvoirs.

Les collectivités, au coeur de cette nouvelle République, seraient organisées selon 4 principes : démocratie, proximité, coopération, services publics. Toute modification des limites territoriales d’une collectivité doit être fondée sur une volonté partagée et sur un projet politique et culturel cohérent. Toute modification doit être validée par un processus démocratique débouchant sur un référendum. C’est au citoyen de décider.

• Une réforme de la fiscalité permettant aux pouvoirs publics d’avoir les moyens d’agir pour l’intérêt général et la réponse aux besoins humains sera mise en oeuvre prioritairement.

Sans attendre, le Parti communiste organise partout en France des rencontres avec élus, associations syndicats, citoyens, ouvertes à tous ceux et celles qui veulent apporter leur pierre à ces enjeux : refusons la casse des communes, départements et régions.

Oui, la politique peut encore servir à quel que chose ! Changeons les institutions pour reprendre le pouvoir. Exigeons tout de suite un referendum sur la réforme des collectivités.

 

 

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Les pauvres de plus en plus pauvres en France (Humanité)

Posté par jacques LAUPIES le 10 septembre 2014

 

Mardi, 9 Septembre, 2014

Julien Lauprêtre: « C’est un véritable raz-de-marée de pauvreté qui s’installe sur la France »

Si le taux de pauvreté a légèrement reculé en 2012, le niveau de pauvreté s’intensifie dans un contexte de baisse globale du niveau de vie en France.

En 2012, 8,5 millions de personnes vivaient en dessous du seuil de pauvreté annonce l’Insee. C’est 200.000 de moins qu’en 2011, mais l’explication est en partie mécanique. Le seuil de pauvreté est ainsi fixé par convention à 60% du niveau de vie médian de la population, ce qui s’élève pour 2012 à 987 euros par mois. Et ce niveau médian a baissé lui-même de 1 %, à 1.645 euros par mois. Car en réalité, s’il y a un peu moins de pauvres statistiquement définis en France, ils sont de plus en plus pauvres. Ainsi la moitié des personnes vivant sous ce seuil de pauvreté disposent de moins de 784 euros par mois soit, en euros constants, un niveau qui n’a jamais été aussi bas depuis 2006.

L’intensité de la pauvreté « augmente donc nettement », souligne l’Insee : les personnes pauvres sont globalement plus éloignées du seuil de pauvreté. La composition de la population la moins favorisée se modifie d’ailleurs un peu puisque parmi les adultes pauvres, la part des chômeurs augmente. Les familles monoparentales sont particulièrement touchées par la pauvreté: leur part dans la population pauvre passe ainsi de 20,6% en 2011 à 22,3% en 2012. Leur niveau d’activité moyen diminue de 5,0%, si bien que « la pauvreté s’accroît fortement parmi les mères de familles monoparentales », relève l’Insee. Le nombre de retraités pauvres à l’inverse baisse. Ce qui s’explique par la très légère hausse des pensions en 2012, qui rapportée à la baisse générale du niveau de vie, en a fait sortir plusieurs du fameux seuil statistique. La baisse globale du niveau de vie se ressent chez les ménages aisés, touchés par les augmentations d’impôts, mais surtout chez les plus pauvres. La hausse du chômage, la stagnation des prestations sociales alors que les prix continuent à augmenter ont sérieusement touché les plus fragiles.

L’Insee est conscient des limites de ce seuil statistique, même s’il se révèle éclairant. Par exemple, il faut ajouter à ce nombre environ 500.000 pauvres en France non recensés, puisque vivants dans la rue, en prison ou en maison de retraite. Et les SDF sont environ 150.000 en France, en augmentation de 50 % en 10 ans. Autre limite, cet indice ne fait pas de différenciation entre les propriétaires et les locataires dans le calcul du niveau de vie. En étant conscient de ces limites, ce seuil reste néanmoins utile pour suivre les évolutions dans le temps et comparer les pays européens entre eux..

INSEE

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