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Un bouquet pour François (l’autre)

Posté par jacques LAUPIES le 21 septembre 2014

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Il est des jours où des articles, saisis dans la presse ou ailleurs, parfois au hasard d’un clic, et que je reproduis ici, m’évitent cette peine quotidienne du commentaire !

Celui que je vous offre en pâture aujourd’hui est de ceux là ! Il traduit si bien que le rassemblement pour changer de politique va bien au delà de ce que l’on a tendance à imaginer, que je me retrouverais sans mots, si je n’étais depuis des décades acquis à cette idée !

Moi, plutôt méfiant à l’égard des religions, et pas particulièrement plus de celle qui  me fut octroyée, lors d’une cérémonie imposée par la tradition, même pas familiale, me voilà à l’écoute de ce que dit son représentant le plus élevé un certain François !

D’autant plus à l’écoute qu’en une phrase il dit et dénonce ce que moi, pauvre pêcheur, je ne cesse rabâcher tous les jours :  «Alors que les gains d’un petit nombre s’accroissent exponentiellement, ceux de la majorité se situent d’une façon toujours plus éloignée du bien-être de cette heureuse minorité»…

Merci à Jean -Paul Jouary d’avoir retenu cette phrase si simple et qui résume bien des choses, surtout venant d’un pape !

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Quelle idée ! le blog de Jean-Paul Jouary

Le blog de Jean-Paul Jouary
Chaque jour des idées fondent les décisions et discours politiques. Des idées sous tendent les informations qui nous parviennent en continu… Les médias, la communication, le marketing véhiculent et imposent des idées sans en avoir l’air… Le philosophe Jean-Paul Jouary décrypte les idées à l’oeuvre dans notre société, les enjeux qu’elles recouvrent, mais aussi comment elles se forgent, leurs mouvements et frictions…

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Un bouquet pour François (l'autre) dans POLITIQUE
Samedi, 20 Septembre, 2014 – 08:43

Le Pape François et Aristote exclus du Parti socialiste

Alors que le Premier ministre descendait du perchoir où il venait d’exposer la politique qu’il venait de concevoir grâce au banquier d’affaires qui servait de Ministre de l’économie et aux responsables du Medef toujours serviables et efficaces lorsqu’il s’agit d’intérêts financiers, un orateur prit la parole avec simplicité, humilité mais aussi résolution. Socialiste « frondeur » ? Ecologiste ? Communiste ? De fait, la radicalité de son propos laissait effectivement prévoir qu’il ne se contenterait pas de s’abstenir mais manifesterait clairement que le discours qu’il venait d’entendre tournait le dos à toutes ses convictions.
Entre les sifflets et huées de la majorité des députés, on put entendre quelques phrases : « Alors que les gains d’un petit nombre s’accroissent exponentiellement, ceux de la majorité se situent d’une façon toujours plus éloignée du bien-être de cette heureuse minorité »… « Ce déséquilibre procède d’idéologies qui défendent l’autonomie absolue des marchés et la spéculation financière. L’argent doit servir et non pas gouverner ! »…
Et contre l’affirmation que la grande richesse finissait toujours par ruisseler sur ceux qui manquent de tout, l’orateur tourna en dérision cette « confiance grossière et naïve dans la bonté de ceux qui détiennent le pouvoir économique et dans les mécanismes sacralisés du système économique dominant » (1) . Bien entendu, ce député appelé François ne pouvait être qu’un partisan archaïque de doctrines dépassées, et à l’Elysée comme rue de Solférino on demanda la démission de cet élu qui n’était pas seulement « frondeur » dans les mots, mais proclamait qu’il ne craignait nullement de perdre son (saint) Siège.
Questionné par quelques journalistes, il admit être fort admiratif de textes anciens, de la Bible bien sûr qui condamnait la logique marchande si elle permettait d’oublier les humains et proposait de rétribuer chacun selon ses besoins, mais aussi d’Aristote qui, dès le IVe siècle avant JC, avait bien compris que jouer sur les gains monétaires se retournait nécessairement contre la véritable économie (2).
Si pour lui le troc ou l’échange médiatisé par la monnaie n’étaient certes pas « naturel » mais inventés par l’homme selon des règles conventionnelles, ce type d’échange demeurait « conforme à la nature » : le principe et la finalité de ces échanges restent la satisfaction des besoins de tous. En revanche, ajouta-t-il, dès lors que la monnaie existe, de moyen elle peut devenir une fin, c’est-à-dire « principe et fin de l’échange ».
Aristote prend pour exemples le prêt avec intérêt, ou la hausse artificielle des prix par la logique du monopole, mais son raisonnement a une plus grande portée : il est « anti-naturel » de réaliser un profit monétaire en utilisant autrui comme un simple moyen. La richesse est alors accumulée « aux dépens des autres ». C’est cette analyse, que certains commentateurs et responsables ont feint de découvrir lors de la dernière crise financière, que chrétiens et musulmans revendiquent depuis des siècles, que Rousseau approfondit au XVIIIe siècle (3) , et que Marx s’efforça d’explorer en profondeur. Il y a là, dans la diversité des engagements, des convictions et des doctrines, un patrimoine commun susceptible de fonder des pratiques communes.
Et par-delà les caricatures dont raffolent les médias (4) , en dépit de toute la métaphysique qui permettait à Emmanuel Kant de construire son système philosophique, tant de citoyens pourrait s’unir dans les actes autour de son fameux impératif catégorique : « Agis de telle sorte que tu traites l’humanité aussi bien dans ta personne que dans la personne de tout autre, toujours en même temps comme une fin, et jamais seulement comme un moyen » . Qu’on y pense un peu : il y a là de quoi rassembler, par-delà les étiquettes et les convictions intimes de chacun, toutes celles et ceux qui aspirent à une authentique révolution, non pas violente mais populaire, calme, irrésistible, essentielle, pleinement humaine.
(1) Citations extraites de Evangeli Gaudium, écrit par le Pape François.
(2) Aristote, Politique, Livre 1.
(3) Jean-Jacques Rousseau, Projet de constitution pour la Corse,par exemple.
(4) Je pense par exemple à France Culture qui cet été nous a servi quotidiennement les délires ignorants de Michel Onfray, rapprochant pêle-mêle Rousseau et le stalinisme, Kant et la servilité nazie, entre autres, avec des contre-sens qui justifient des notes humiliantes à tout élève de classe terminale.

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Retraités en goguette

Posté par jacques LAUPIES le 19 septembre 2014

En séjour sur la Costa Brava, je jouis de ce « privilège exorbitant », dont je m’étonne que quelque ministre en recherche de culpabilisation des retraités n’ai pas encore ainsi qualifié le droit de se refaire une petite santé à l’entrée de l’hiver. A moins que soudain, pris d’une remarquable intelligence de la situation, celui-ci y ait vu probablement plus une  source d’économie pour la Sécurité Sociale que de prolonger l’âge de départ à la retraite et de diminuer les pensions.

La Catalogne, dont le drapeau illustrait mon commentaire d’hier, accueille une multitude de retraités en cette saison. Mais n’allez pas croire que tous les retraités pourraient se payer un séjour d’une semaine pour 600 € pour un couple (irréalisable dans les mêmes conditions sur le territoire national !)

Visiblement je rencontre à l’hôtel peu de ceux, dotés des 800 € mois, qui sont quelques millions dans le pays réputé pourvu d’un système social des plus performants : la France.

Cependant l’air de la Méditerranée ne leur ferait pas de mal ! Disons qu’ici, lieu peu fréquenté par la jet set, on croise des pensionnés « moyens » qui peuvent s’offrir un menu à 15  € qui semble être l’offre des restos du coin et louer un studio à 400 € la semaine.

Je viens de croiser au kiosque à journaux deux couples, probablement de cette catégorie, apparemment septuagénaires, et qui n’avaient que des mots cruels pour qualifier la conférence de presse de Hollande. L’un prétendant n’avoir pas voté pour lui pour se dédouaner de ce qui ne fut pas une faute mais un pis aller pour chasser celui qui revient au galop, avec ses nombreuses casseroles.

Il n’y avait qu’une huma, à 2 €,  à l’étalage et comme je me la suis appropriée, aucun risque pour ces alternatifs de la bipolarisation politique de découvrir qu’il existe une troisième voie, si l’on exclut celle du garage FN ou de l’abstention, pour le prochain coup.

 

 

 

François Hollande choisit de regarder ailleurs

Vendredi, 19 Septembre, 2014
Photo : Patrick Kovarik/AFP

lors de sa conférence de presse à l’Élysée, jeudi, François Hollande a confirmé le cap libéral fixé par Manuel Valls le 16 septembre.
Photo : Patrick Kovarik/AFP
Dans sa conférence de presse, le chef de l’État s’est contenté de marteler qu’il ne changera pas de politique, malgré son échec. Prônant la poursuite des « réformes », il a indiqué prendre l’ex-chancelier social-libéral allemand pour « référence » pour transformer le modèle français.
Au lendemain de l’annonce par son premier ministre, Manuel Valls, de la « suppression » prochaine de la première tranche de l’impôt sur le revenu, François Hollande n’avait que des mots à o rir à ceux « qui sou rent », dans un discours aux accents compassionnels, hier, lors de son rendez-vous semestriel devant la presse. Mais, sur le fond, c’est la réa rmation du même cap qui leur a été servi, repeint en rose pour tenter de l’habiller des atours de la « justice sociale ». Le président poussant l’audace jusqu’à se citer lui-même dans son fameux discours du Bourget du printemps 2012. Mais pas pour renouer avec  sa profession de foi d’alors de combattre son « adversaire, la finance ».  François Hollande a préféré marteler que le choix du pacte de responsabilité de consacrer 40 milliards d’euros aux baisses de cotisations sociales du patronat était un « choix irrévocable ». Une manière d’adresser une nouvelle fin de non-recevoir à ceux qui le pressent, à gauche, de changer de politique économique. À part une annonce majeure, celle d’une intervention militaire en Irak – excusez du peu – le chef de l’État est donc venu les mains vides, hier, devant les journalistes. Il n’en est apparu que plus démuni et isolé, dans un contexte d’échec présent de son action qu’il ne peut plus nier – les « résultats tardent à venir », a reconnu le président –, tout comme celui, prévisible, de la poursuite d’une politique inchangée, François Hollande se contentant désormais d’« espère(r) » des résultats « avant 2017 »… Faute d’être justifié sur le plan économique, le cap dessiné par le président semble alors essentiellement motivé par un entêtement idéologique : celui de s’aligner sur le social-libéralisme de l’ex-chancelier allemand Gerhard Schröder, « une bonne référence », selon le chef de l’État.

  • International.La France 
s’aligne sur le front de l’otan

Quelle vision du monde que celle avancée hier par le chef de l’État ? Elle s’aligne sur Washington : obnubilée par les Russes et les terroristes ! « Le monde est menacé par un terrorisme qui a changé de dimension » et qui « conteste les États » et « veut prendre leur place ». François Hollande s’est félicité d’avoir « combattu victorieusement au Mali » les groupes terroristes. Il a dans cette lignée annoncé que la France aidera l’Irak par des frappes aériennes contre l’État islamique. Il a toutefois prévenu que l’aviation française ne pénétrerait pas en territoire syrien, pour des raisons de « légalité internationale », même si l’objectif à Damas est un « changement de régime » ou une « solution politique » avec l’opposition démocratique. De la coopération internationale pour aider au développement des pays du Sud, il n’a pas été question dans son introduction liminaire. Il n’est question que de rapports de forces. D’où l’attention portée à l’Ukraine, où il enjoint la Russie de participer au « processus de règlement » de la crise. Une demande de bon sens, si ce n’est qu’avec François Hollande, Paris s’aligne sur une politique des blocs défendue par Washington et n’interroge pas la politique menée par le gouvernement ukrainien depuis le coup d’État constitutionnel du mois de février dernier, ni ne propose de partenariat à Moscou.
  • Europe. la fuite en avant ordolibérale

Le président de la République a plaidé en préambule pour un Vieux Continent « capable de peser dans le monde », en se prononçant une fois encore « pour une Europe de la défense » qui irait jusqu’à la mise en place d’une « industrie européenne de la défense ». Il s’est fait alarmant sur les risques de « déconstruction » qui ne toucherait « pas seulement l’UE mais aussi les États européens ». S’alarmant de ce que chaque scrutin en Europe « sonne comme un toxin », il a invoqué ce qu’il conviendrait de faire pour « échapper à la stagnation avec croissance et inflation nulles ». Et d’entonner une fois encore un plaidoyer en faveur de la « réorientation de l’Europe ». Celle-ci serait compatible avec « les 50 milliards d’économies » adoptées par Paris, « l’indispensable discipline » concernant les comptes publics. Car elle s’autoriserait une plus grande flexibilité avec les textes des traités pour « retrouver de la croissance ». Et cela en bonne entente avec Berlin qui néanmoins a raison « de rappeler » que la France se doit « d’engager des réformes ». Autrement dit : la fuite en avant ordolibérale est encore confirmée. Le président souhaite d’ailleurs un renforcement du « couple franco-allemand » qui prendrait la tête d’une « Europe à géométrie variable », capable de faire avancer l’UE sur de gros dossiers comme « la transition énergétique ou le numérique ».
  • Économie. Chômage, croissance… peut-être « avant 2017 »

« J’espère des résultats avant 2017. » François Hollande ne s’est pas fixé de nouvel objectif, n’ayant pas d’autre choix que de reconnaître « que les résultats (…) tardent à venir », tout en voulant maintenir « (s)on cap ». Un cap avec comme « bonne référence » : les réformes de flexibilité du marché du travail conduites par le chancelier allemand Gerhard Schröder à la fin des années 1990. « Les amis allemands ont raison de nous dire qu’il faut réformer. » Face à l’échec de sa politique et les souffrances qu’elle provoque, le président de la République a voulu passer le message que le plus dur était passé. La France « ne fera pas davantage » que 50 milliards d’économies, pour ne pas « mettre en cause la croissance ». « J’avais prévenu : deux ans et demi de redressement, deux ans et demi pour redistribuer », a déclaré M. Hollande dans son adresse liminaire, en faisant référence à son discours du Bourget. Pourtant, contrairement à ce moment clé de sa campagne, la responsabilité de la finance n’a jamais été évoquée.
  • Fiscalité. Une baisse d’impôts, 
pas de hausse de la TVA

« La France ne lèvera pas d’impôts supplémentaires », a lancé hier le Président de la République, confirmant les annonces de son premier ministre, Manuel Valls. 9 millions de ménages seraient concernés par la baisse. En revanche, le manque à gagner devra être compensé par 2 milliards d’euros d’économies. François Hollande a mis fin aux rumeurs en écartant toute augmentation de la TVA, qui a déjà progressé le 1er janvier dernier.
  • Patronat. un soutien « irrévocable » aux entreprises

Après la déclaration d’amour de Manuel Valls aux entreprises, le président est resté plus pudique mais a réaffirmé le soutien indéfectible du gouvernement aux entreprises, censées incarner le salut économique du pays. En tête des « choix revendiqués, cohérents » du gouvernement défendus par le président : celui de « la compétitivité », car « on ne peut rien construire sans des entreprises solides ». « Soutenir les entreprises, c’est soutenir tous ceux qui y travaillent », a-t-il asséné, à rebours de toute idée de lutte des classes entre salariés et employeurs. « C’est un choix irrévocable », a-t-il insisté, défendant le pacte de responsabilité qui incarne ce choix. Et à ceux qui critiquent ce soutien aux entreprises, il concède que « ce n’est pas un choix facile alors qu’il y a tant de besoins non satisfaits », « pas facile car ce qu’on consacre aux entreprises, on ne le consacrera pas aux ménages », mais assume, laissant espérer qu’après « deux ans et demi de redressement », il y aura « deux ans et demi pour redistribuer ».
  • Alternative. Le cap libéral de l’exécutif comme seul horizon

François Hollande a fredonné l’air « There is no alternative », jeudi, mais a manié la partition avec habileté pour mieux discréditer tous ceux qui à gauche proposent une autre voie en les englobant dans un laïus traitant de la droite et du Front national. Les alternatives ? « Il y en a toujours. La première c’est sortir de la zone euro, fermer les frontières, chasser tout ce qui est étranger. C’est un choix, il est proposé. Ce n’est pas le nôtre », a d’abord détaillé le chef de l’État. « La deuxième, (c’est) casser le modèle social », a-t-il énuméré, fustigeant les propositions de l’UMP au nom des « inégalités accrues, (de la) précarité, (du) chômage, (de la) croissance étouffée ». Une autre issue à gauche ? « On peut finir dans les dettes, être rattrapé par les contraintes financières, très peu pour moi », a balayé le chef de l’État, alors même que son cap libéral a fait la démonstration qu’il ne permet pas de répondre à ces deux griefs adressés à ceux qui proposent, de plus en plus nombreux, une autre politique, une politique de gauche.
  • Majorité.  la ligne minoritaire 
à gauche passera au forceps

« Je suis président de la République, je ne suis pas le chef de la majorité », affirme François Hollande. Pourtant, par la ligne politique qu’il impose, et ses récentes menaces de dissolution, c’est bien à l’Élysée que sont fixées les limites de cette majorité. « Rien n’empêche de poursuivre le débat, a affirmé le chef de l’État, mais dans le cadre fixé, dans la ligne tracée. » Le vote de confiance a accouché d’une majorité étriquée ? « Elle aurait pu être plus large », concède François Hollande, qui affirme que si le gouvernement n’avait pas obtenu de majorité, il aurait dissous l’Assemblée nationale. Mais à l’entendre, l’élargissement ne passe pas forcément par la gauche. « Tous les concours sont bienvenus, déclare-t-il, y compris de l’opposition. » Au centre, sans doute, quelques oreilles intéressées se sont dressées.
  • Réforme territoriale. Toujours dans la brume

Avec une ou deux phrases dans son propos liminaire, François Hollande a vite contourné la réforme territoriale en affirmant d’abord qu’elle allait « trouver sa place » avec « des régions moins nombreuses et plus fortes, des intercommunalités renforcées… ». Un peu plus tard, il s’est interrogé : « Pourquoi ne serait-elle pas votée de façon unanime ? On observe un peu de résistances maintenant, mais ça va se régler. » Mais après plus d’une heure, on n’en saura pas plus, en dépit des profondes inquiétudes exprimées par de nombreux élus, y compris de sa majorité.
  • Ve République. La Constitution brandie comme protection

Dans son discours, François Hollande a préféré se retrancher derrière la Constitution de la Ve République plutôt que de se poser la question de sa légitimité. « Si nos institutions donnent de la durée, cinq ans, c’est parce que ceux qui les ont conçues et ceux qui les ont pratiquées savaient pertinemment qu’elles permettaient de tenir bon contre les vents et les marées. Et de faire ce que l’intérêt du pays exige. » Conscient de l’extrême défiance des Français devant sa politique, il a affirmé : « Je ferai ce mandat pleinement, complètement, sans me préoccuper même de ma popularité. » Le cap sera donc maintenu malgré des sondages d’impopularité record. « Il n’est écrit dans la Constitution nulle part que ce serait un sondage qui ferait que le pouvoir pourrait être exercé ou pas », a insisté le président de la République. Le mandat du peuple donné en 2012 serait donc un passe-droit pour cinq ans ? François Hollande avait pourtant défendu, en 2006, dans son livre Devoirs de vérité, la nécessité d’une vérification démocratique et populaire en milieu de mandat. « C’est exactement ce que j’ai fait », a-t-il esquivé, faisant référence au vote de confiance précaire obtenu par son premier ministre, Manuel Valls, mardi, devant l’Assemblée nationale.
  • Extrême droite. Hollande évacue toute responsabilité

Lors de son propos liminaire, le chef de l’État déplorait le déclassement, le « sentiment d’abandon, de relégation » qui pousse certains Français à se réfugier dans « l’isolement, le communautarisme ». Le pays partage avec ses voisins, rappelle-t-il, le triste exploit d’avoir placé l’extrême droite « à un niveau très préoccupant » aux élections européennes. Responsabilité « collective » (montée des actes racistes, de l’antisémitisme), mais aussi du pouvoir : « Nous ne répondons pas suffisamment aux angoisses, aux inquiétudes », admet-il, disant préférer « une colère à un silence ». Pour autant, doit-on « sortir de la zone euro » ou « chasser les étrangers », comme le préconise le Front national ? Ce serait « contraire à nos valeurs et à nos intérêts économiques ».
  • Environnement. Le climat, 
parce qu’il le faut bien…

Il ne pouvait pas y couper alors il l’a fait : le président aura finalement touché deux mots de la transition écologique, quoique le sujet ne semble pas le passionner. La France, qui accueillera, en 2015, la 21e conférence des parties sur le climat censée déboucher sur un nouvel accord mondial de réduction de gaz à effets de serre, doit se montrer « exemplaire », a rappelé le François Hollande. Nous allons changer de modes de transports, d’industrialisation, de production, bref, « révolutionner » nos modes de vie. Comment ? Le président n’est pas allé jusqu’à fournir de détails, s’en tenant à une référence aux 34 plans de la nouvelle France industrielle. De même n’a-t-il pas soufflé mot du sommet international des chefs d’État sur le climat qui doit se tenir dans cinq jours à New York, et lors duquel les engagements de la France seront lorgnés de près. Floue, enfin, la trajectoire de ses politiques énergétiques. « Nous devons être, avec l’Allemagne, les moteurs de la transition énergétique. » Étonnant rapprochement avec nos voisins, lesquels abandonnent progressivement le nucléaire au profit, certes, d’énergies renouvelables, mais aussi de centrales à charbon, grandes émettrices de CO2. En 2013, 163 milliards de kilowattheures ont été produits grâce à cette énergie fossile, soit à peu près le même niveau qu’en 1990. Joli bond en avant.

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Indépendance des régions et nationalismes

Posté par jacques LAUPIES le 19 septembre 2014

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Je me garderai bien de me prononcer et de faire l’amalgame entre toutes ces aspirations à l’indépendance qui fleurissent un peu partout en Europe et dans le monde.

Sans doute y a t il pour chacune d’elles des particularités qui échappent au commun des communiste dont je suis ! Entre un Ecossais, un Piémontais, un Catalan voire un Corse ou un Breton, et je ne parlerai pas d’un Ukrainien pro russe je ne vois de similitude que dans une appartenance à une classe déterminée. 

Car tous sont de l’une ou l’autre des 3 classes essentielles que comporte toutes les sociétés de ce monde capitaliste, en schématisant : bourgeoisie, prolétariat, classe moyenne. Lénine indiquait qu’une classe se détermine en fonction du rôle que jouent les individus qui la composent dans le processus de production.

Cela n’exclut évidemment pas le mélange des genres comme celui du salariat et celui de la rente, les écarts de revenus au sein d’une même classe  qui peut rapprocher de l’une ou des autres.

Ceci expliquant cela : il peut y avoir des attitudes qui surprennent tous ceux qui s’éloignent de ce concept de classe. Et des confusions naissent nécessairement.

Je ne saurais dire si le bourgeois catalan est déterminant dans la poussée autonomiste qui secoue ce pays, si le petit patron piémontais est à l’origine des revendications d’indépendance de ce pays, si l’écossais est  comme l’ukrainien victime de la gourmandise de tel ou tel camp construit par tel ou tel oligarque. Ni même à quel degré les prolétaires de ce pays sont impliqués.

Mais une chose est sure leurs conditions matérielles de vie, les transformations de celle-ci d’une génération à l’autre, ont une incidence certaine sur leur conscience politique.

Il y a nécessairement un peu de tout cela dans les « nationalismes » naissants ou renaissants et l’on sait que la classe dominante y joue un rôle important et qu’elle est orfèvre en instrumentalisation des peuples, fabricant des révolutions, souvent des émeutes, pour servir sa cause.

Mais comment, sans être impliqué, saisir les subtilités de ces secousses que même les spécialistes ont de la peine à décortiquer ?

L’histoire enseigne que la plupart des peuples placés en situation de difficultés économiques et sociales sont sensibles au discours nationalistes, au repli sur soi. Que généralement les bourgeoisies en place, ou des fractions d’entre elles,  en font usage pour garantir leurs intérêts.

A l’heure ou s’affrontent à l’échelle mondiale des intérêts économiques et leur conséquence sur le plan géopolitique, ces conflits doivent-être pris en considération pour comprendre chaque situation qu’il s’agisse des enjeux européens et nord américains.

L’Ukraine et les revendications autonomiste de l’est de ce pays en sont la démonstration la plus criante et le poids de l’Europe et des Etats Unis dans l’exacerbation des tensions aux portes de la Russie trouve, au delà des réactions à connotation culturelle, politique et sociale des prorusses, un terrain favorable.

Le raisonnement vaut si l’on prend en compte les intérêts que défendent les libéraux européens face aux mouvements autonomistes évoqués plus haut.

Faut il pour autant rester sur des positions de préservation des états tels qu’il existent actuellement. Concernant la France, « République une et indivisible » il ne me parait pas sérieux de se perdre dans des régionalisations qui si elles doivent aboutir à  certaines autonomies dans la gestion (décentralisation), ne sauraient être détachées d’une solidarité nationale construite par des luttes sociales et d’indépendance nationale qui ont fait sa spécificité.

En est il différent en Ecosse, en Italie du Nord ou en Catalogne ? Je ne le pense pas !

Oui ou non, le destin de l’Écosse est déjà changé

Pierre Barbancey
Jeudi, 18 Septembre, 2014
Photo : AFP

Photo : afp
Scrutin historique aujourd’hui sur une éventuelle indépendance de l’Écosse. Le oui et le non étaient au coude-à-coude hier. 
La campagne a surtout révélé la volonté de changement des Écossais qui veulent plus de justice et entendent prendre en main leur destin.
Dundee, Édimbourg (Écosse), 
envoyé spécial. Quoi qu’il arrive, ce 18 septembre restera gravé dans l’histoire de l’Écosse. Et pas seulement parce que les électeurs sont appelés aux urnes pour répondre oui ou non à la question : « L’Écosse doit-elle être un pays indépendant ? » Bien sûr, le résultat qui sortira aura de nombreuses implications politiques, économiques, sociales, voire même touchera les problèmes de défense. Mais, au-delà, rien ne sera plus comme avant. Dans les différentes villes, de la plus bourgeoise, Édimbourg, aux plus ouvrières, Glasgow ou Dundee, un vent nouveau a soufflé qui a fait se mobiliser des milliers de jeunes gens, de femmes et surtout, de travailleurs qui, depuis les années Thatcher, subissent des politiques antisociales de plus en plus dures. Si dures qu’ils s’étaient détournés de toute action publique, syndicale et encore plus politique. L’idée de l’indépendance de l’Écosse ne s’est pas parée des atours nationalistes mais, au contraire, d’une volonté nouvelle de prendre son destin en main.

Depuis les hauteurs de Dundee, quatrième ville d’Écosse (140 000 habitants dont 40 000 vivant dans la pauvreté), 100 km au nord-est d’Édimbourg, on distingue l’estuaire du fleuve Tay et, plus loin, la mer du Nord. Mais, ce jour-là, Gill Bannister, salariée de l’usine Michelin du coin, n’est pas venue pour admirer le paysage ni contempler ce qui reste de l’ancien port baleinier. Elle n’est pas une révolutionnaire. Pas une syndicaliste. Et pourtant, pour la première fois, elle a décidé de s’engager et de faire campagne pour le oui au référendum. « C’est une occasion unique, concède-t-elle. Il est temps d’avoir un gouvernement à nous pour qu’enfin il y ait de la justice sociale, l’égalité. » Gill dénonce les conditions faites aux retraités, forcés de vivre avec 145 livres sterling (180 euros) par semaine. « Il n’y a pas de respect pour eux », s’insurge-t-elle.

« Quelque chose s’est comme ouvert chez les travailleurs »

Elle fait remarquer que la semi-autonomie dont dispose l’Écosse a permis de mettre en place des services inexistants dans les autres pays du Royaume-Uni, comme par exemple la gratuité des transports pour les personnes âgées ou la gratuité des soins largement remise en cause ailleurs. Le temps de distribuer quelques tracts où s’inscrit en lettres bleues le mot « Yes », de proposer à un passant de porter l’autocollant du oui au revers de son veston, et la voilà discutant, argumentant, en s’étonnant elle-même. « Si je vivais en Angleterre, je devrais payer 9 000 livres pour que ma fille puisse intégrer l’enseignement supérieur. Ici, c’est gratuit, car le gouvernement estime que tous les jeunes doivent pouvoir faire des études s’ils le désirent. » Elle s’empresse néanmoins d’ajouter : « Mon vote n’est pas dirigé contre l’Angleterre mais contre Westminster », en désignant ainsi le quartier de Londres où sont concentrés les ministères. À l’office municipal de Cold Side, le quartier où nous nous trouvons, Helen Pratt connaît la réalité sociale. « Il y a beaucoup de problèmes d’alcool, de drogue, dit-elle. Beaucoup de gens viennent nous voir car ils n’ont pas d’argent, pas de quoi se nourrir. Alors on les aide pour qu’ils aient accès à la banque alimentaire. » Cette situation, Helen ne la supporte plus. D’autant que, comme elle l’affirme, « l’Écosse n’a jamais eu d’influence. Nous comptons moins que Liverpool. Westminster n’a jamais rien fait. Une opportunité se présente avec le référendum. Il faut la saisir ». C’est sans doute ce qui anime Pat Webster, une retraitée qui dit voter habituellement pour les Verts, mais s’engage pour la première fois. Pour Mary Cavin, elle aussi retraitée, qui se dépense sans compter pour gagner des voix au oui, « le moment est vraiment excitant. Notre âge nous permet de mieux discuter avec tous ces retraités effrayés par la campagne des médias qui leur disent qu’ils vont perdre beaucoup si nous nous séparons du Royaume-Uni ». En parcourant les rues de Dundee, difficile de trouver des militants du non. On voit bien passer quelques personnes affichant un « No » sur leurs vêtements, mais, lorsqu’on lève le nez, c’est des « Yes » que l’on aperçoit scotchés sur les fenêtres ou sur les devantures des pubs. Si même les pubs s’y mettent… Nous avons même remarqué un drapeau palestinien avec un « Yes » au-dessus. Quant à la permanence de Better Together (Mieux ensemble, c’est-à-dire rester au sein du Royaume-Uni), elle était fermée lorsque nous sommes passés. Connor McElwaine, assistant parlementaire de Jim McGovern, député travailliste de Dundee, partisan du non, estime pour sa part que « le nationalisme est une idéologie qui est finie » mais concède qu’« il faut tirer les leçons de ce qui se dit et ce qui se fait en ce moment. Moi non plus, je ne veux plus de ce gouvernement, mais ce n’est pas une raison pour se séparer. Le Parlement écossais parvient déjà à bloquer un certain nombre de choses engagées par les tories (les conservateurs – NDLR) ». Sans vouloir prédire la victoire du oui, Stuart Fairweather, militant du New Democratic Left, se réjouit néanmoins de ce qui est en train de se produire : « Pendant des années les gens se sont désengagés de la politique. Cette fois, nous nous sommes adressés à eux pour leur demander ce qu’ils pensent. » Il a cette belle formule. « Quelque chose s’est comme ouvert chez les travailleurs. Ils s’étaient endormis. Maintenant ils sentent l’odeur du café et se réveillent. » Le fait même que 97 % des Écossais en âge de voter (ici, c’est à partir de seize ans) se soient inscrits sur les listes électorales est déjà un signe d’un changement profond et en tout cas d’un espoir. Rencontré à Édimbourg, Jimmy, un quinquagénaire né à Glasgow et ayant vécu à Liverpool, avoue que « la dernière fois que j’ai voté c’était en 1979. Thatcher a tout détruit et ensuite on a vu que les travaillistes comme les libéraux et les conservateurs représentaient les mêmes intérêts, ceux des banques. Aujourd’hui, la question n’est pas Londres, Édimbourg ou autre. C’est une question de changement démocratique ».

David Cameron a senti le danger 
et personnalisé l’enjeu

Même si, à la veille du scrutin, les derniers sondages donnaient le non gagnant avec moins de 3 % d’écart – c’est-à-dire entrant dans les statistiques d’erreurs des sondages – les partisans du oui ont comblé l’écart tout au long de la campagne. David Cameron, le premier ministre britannique conservateur, a senti le danger. Conscient de cette force qui monte, plus progressiste que nationaliste, il a personnalisé l’enjeu : « Si vous ne m’aimez pas, je ne serai pas là pour toujours », a-t-il dit. Argument politique massue ! Les travaillistes ne sont pas en reste et savent que leur bastion écossais pourrait voler en éclats en cas de victoire du oui. D’où cette mobilisation exceptionnelle des poids lourds conservateurs, libéraux et travaillistes qui ont multiplié les promesses d’autonomie plus importantes ou de réformes sociales… Tout ce à quoi ils n’avaient visiblement pas songé auparavant. La reine Elizabeth II, officiellement neutre dans le débat, a même laissé transparaître son inquiétude à l’issue d’un service religieux près de son château écossais de Balmoral. À la faveur d’un bref et peu ordinaire bain de foule, elle a glissé que les électeurs écossais devaient « soigneusement réfléchir à l’avenir ». En cas de victoire du oui, son château se retrouverait dans un pays étranger… Tout cela évidemment ne peut que plaire à Alex Salmond, premier ministre de l’Écosse et patron du Parti national écossais (SNP, social-démocrate), qui surfe sur les déconvenues travaillistes mais cherche à donner des gages à l’étranger. Il s’est ainsi prononcé pour l’adhésion d’une possible nouvelle Écosse à l’Otan (ce qui a provoqué la démission de deux députés de son parti, estimant qu’en matière d’indépendance il y avait mieux qu’un rattachement à l’Alliance atlantique !) et utilise le rejet de la politique britannique pour esquisser un rapprochement avec l’Union européenne (peut-être même une adhésion à l’euro) parée de toutes les vertus. Mais il est également obligé de tenir compte des exigences exprimées dans son propre camp, comme le refus des armes nucléaires sur le sol écossais. De la même façon, il n’échappera pas à un débat, lors des prochaines élections – quel que soit le statut de l’Écosse – sur les orientations économiques et les choix nécessaires pour répondre aux demandes de justice sociale. Vendredi, il y aura très certainement beaucoup de gueules de bois en Écosse. Peut-être pas toutes du même ordre. Quoi qu’il en soit, Mike Arnott, membre de la direction du Conseil des syndicats écossais (Stuc), qui n’a pas donné de consigne de vote mais qui se prononce, lui, pour le oui : « Je n’avais pas vu une telle atmosphère depuis la grève des mineurs en 1984-1985. »

Des sondages plutôt favorables pour le non
La dernière vague de sondages donnait un avantage tout relatif aux opposants à l’indépendance de l’Écosse. Selon trois dernières enquêtes, réalisées par ICM pour The Scotsman, par Opinium pour The Telegraph et par l’institut Survation, le non obtiendrait 52 %. Mais les indécis représenteraient jusqu’à 14 % des électeurs. La semaine dernière, le oui était crédité de 54 % des voix.

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les profiteurs et les payeurs…

Posté par jacques LAUPIES le 18 septembre 2014

 

Additionnons les notaires, les huissiers,les petits patrons tricheurs,  les actionnaires des banques et les actionnaires des grandes entreprises, ceux du CAC 40, cela en fait du monde qui vivent aisément, parfois dans l’opulence. Exception faite de quelques smicard parmi les premiers (notaires) ce qui ne doit pas être loin de l’exception qui confirme la règle.

Il faut toujours se garder de généraliser mais bon ?

Ils n’aiment pas partager ces gens là Madame, vous qui trouvez nécessaire l’aumône de 8 € que va vous octroyer la collectivité nationale.

Et de vous promettre le chômage pour vos petits enfants si on réduit leur bénef et l’asile pour vous si par malheur pour eux on leur tape quelques euros de leur trop perçu chaque mois.

Sont culottés ces gens là, vous savez !

Comment Madame la retraitée vous dites n’y pouvoir pas grand chose ? Mais si !

Bonne citoyenne vous ne loupez pas un vote, car à l’inverse de vos jeunes voisins chômeurs avec des enfants vous ne traduisez pas votre colère par l’abstention, ou comme le commerçant qui en est à son deuxième dépôt de bilan, vous ne vous êtes pas fait avoir par la très bourgeoise Marine qui racole des prolétaires dépités  et parfois même, ici où là quelques uns de ceux que j’ai inclus dans mon addition.

Mais vous Madame la retraitée à 800 euros par mois qui a encore la générosité de dire : « avec l’augmentation je pourrai aider les enfants » voilà des années que vous alternez votre vote entre Mitterrand et Chirac ou entre Sarkozy et Hollande (je parle du premier tour de la présidentielle car au second on fait ce qu’on peut !) Pourtant dans le passé vous avez voté « communiste », vous aimiez bien Duclos dans votre jeune temps, puis Marchais !

Qu’est ce qui vous a pris de changer ainsi ?

 

 

 

 

La fraude patronale s’élève à plus de 20 milliards d’euros

Mercredi, 17 Septembre, 2014
JEFF PACHOUD / AFP

Le secteur de la construction est en tête des fraudes avec 3,8 milliards d’euros
JEFF PACHOUD / AFP
Travail dissimulé, travailleurs détachés, heures non déclarées… La fraude aux cotisations sociales des patrons français explose et représente un manque à gagner de plus de 20 milliards d’euros par an, selon la Cour des Comptes.

La fraude avait atteint entre 16,8 et 20,8 milliards d’euros en 2012. Élargie à l’assurance-chômage et aux retraites complémentaires obligatoires, l’estimation grimpe dans une fourchette entre 20,1 milliards et 24,9 milliards, ce qui représente environ 5% du total des cotisations et contributions sociales. La fraude a doublé depuis 2007. Dans son rapport, la Cour des comptes pointe l’importance du travail dissimulé, ou travail au noir. Les secteurs de la construction et du commerce occupent la tête de peloton des fraudeurs, avec respectivement 3,8 milliards et 3,3 milliards de cotisations « éludées ». Le rapport pointe de nouvelles formes de fraude « peu aisées à combattre », dues, entre autres, à la mondialisation des échanges, au développement du marché unique européen – réunissant des pays dont les niveaux de protection sociale sont « très inégaux » -, mais aussi à l’augmentation des transactions dématérialisées. « La fraude transnationale, la sous-traitance en cascade, les faux statuts, les circuits de financement occultes compliquent la tâche des agents chargés du contrôle des cotisations » explique l’institution. Parmi ces « nouvelles » formes de fraudes, il y a la question des travailleurs détachés à l’étranger, pour lesquels s’appliquent le droit du travail du pays d’accueil et celui de la sécurité sociale du pays d’origine. Des entreprises usent et abusent de ces travailleurs étrangers, afin de payer des cotisations moins élevés. Les chiffres sont éloquents : il y avait 210.000 travailleurs détachés en France en 2013, 170.000 en 2012, contre 7.500 en 2000. Le rapport pointe également l’abus des patrons qui forcent leurs employés à passer au statut de « travailleur indépendant » plutôt que de les salarier. Notamment du fait du manque criant d’inspecteurs de l’Ursaf, la Cour estime que cette fraude reste « difficile à détecter et à réprimer ». Le taux de recouvrements est ainsi dérisoire: environ 1,5% de la fraude liée au travail dissimulé, hors retraites complémentaires et chômage. La Cour des comptes appelle à un renforcement des moyens d’investigation, regrettant qu’il n’y ait pas l’équivalent de la « police fiscale » dans ce domaine. Elle appelle aussi à une augmentation de la majoration des redressements en cas de constat de travail dissimulé (actuellement à 25%).

La fraude patronale mise en perspective

  • 20 à 25 milliards d’euros avec un taux de recouvrement de 1,5%.
  • Cela permettrait de combler complètement le déficit de la Sécurité Sociale et de dégager une marge allant jusque 6 milliards d’euros par an.
  • En comparaison, la fraude aux prestations sociales tant dénoncé par la droite ne représente que 3 milliards d’euros par an, argent en grande majorité récupéré puisque le taux de recouvrement est de 90%.
  • Il faut ajouter à ces 20 milliards d’euros, jusque 50 milliards de fraude fiscale.
  • En 2012, suite à l’augmentation, les recettes de l’impôt sur le revenu s’élèvent à 56 milliards d’euros.

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Viva los Pépés

Posté par jacques LAUPIES le 17 septembre 2014

 

Evidemment je ne résiste pas à l’envie de vous parler de ce qui se passe en Uruguay mais en lisant l’article de Jean Ortiz ci dessus reproduit, vous comprendrez que je sois inspiré par le personnage du fameux « Pepe » et que mon commentaire soit plus intime.

Pepe ! Ah quel jolie nom si évocateur pour moi. Bien que dans les Cévennes on dit le Papé et, si j’en crois Pagnol, c’est un peu pareil dans la tradition provençale.

Mon papé à moi à eu une grande influence sur ma vie car c’est lui qui les sept premières années m’accompagna. Je ne saurais dire combien de ses acquis il a pu me communiquer. Cela ne se comptabilise pas. Depuis les escapades que je faisais avec lui en gardant les chèvres, jusqu’aux veillées ou nous faisions des parties Dames épiques en passant par le braconnage des petits lapins et les coups de filet dans la rivière à « cabots », tout y est passé de cette éducation qui manque sans doute un peu aux enfants d’aujourd’hui.

Mais je ne suis pas de ceux qui ont la nostalgie d’un passé, que fort heureusement nous avons largement « dépassé ». D’ailleurs le mot progrès avait une telle importance dans la bouche du papé qu’il a bien du s’en ancrer quelque chose dans ma tête au point de ne pas idéaliser ce temps de mon enfance !

Et quand je tombe sur l’un de ces « pépés » qui s’intègrent dans cette démarche que l’on dit progressiste cela réveille mon respect pour eux.

Les pépés plus communément appelés Papy me semble-il, par nombre de jeunes ne sont pas tous progressistes, il y en a même de très réactionnaires qui restent dans une armure toute leur vie et dont la générosité ne dépasse pas le clan familial. Et encore c’est déjà beaucoup pour eux car il en existe qui sombrent, par dépit fait de rêves non réalisés, dans la solitude qui faut bien le rappeler est très bien encouragée encore par la société.

Dans nombre de civilisation on nous enseigne que les patriarches parfois constitués en Conseil sont consultés pour toute initiative concernant la collectivité. Des sages sans lesquels rien ne peut se faire. Mais c’est toujours la même histoire : le tout est de savoir s’ils peuvent être au dessus des castes, des classes, notamment des plus puissantes et des plus dominantes.

Eternelle question qui consiste à savoir au service de quoi et de qui on attribue un pouvoir aux ancêtres.

Mais une chose est sûre celui qui s’entoure de sages vieillissants donne à son action un plus et il est bien regrettable que la tradition se perde dans notre modernité.

Ranger les vieux dans un assistanat généralisé en fait intellectuellement des êtres en perte de capacité, physiquement inopérants, rayés de la carte de la procréation et à fortiori du plaisir sexuel, au prétexte que leurs chairs se ramollissent que leurs cheveux s’étiolent et que leurs jours sont comptés.

Il est vrai que si la jeunesse rattrape certaines déchéances (pas toujours) la vieillesse est beaucoup moins indulgente.

Heureusement on décèle mais cela reste hélas souvent, globalement, un privilège de classe, de vénérables vieillards qui apportent leur contribution à la vie sociale, spirituelle. Cela est sans doute un progrès mais, avouons le, contrariée par une jeunesse qui a bien de la peine à s’affirmer et qui a parfois le réflexe d’envoyer balader les vieilles barbes généreuses en conseils.

Même si Pepe est seulement le diminutif de José, le Président de la République uruguayenne n’en est pas moins un pépé d’un âge certain qui, comme on dit, « ne se la pète pas »,   C’est le moins que l’on puisse dire. 

D’autant et je l’évoquais il y a quelques jours, que  le besoin de paraître des hommes politiques traduit une hypocrisie,  dont très franchement il ne semble pas être un adepte. Mais sait-on jamais ? Et ses adversaires évidemment ne se gênent pas d’exploiter cette possibilité.

Les résultats politiques et sociaux obtenus par la coalition qu’il préside sont bien la seule chose à prendre en compte, plus que sa vie modeste et sa tenue vestimentaire. Même si c’est un bon signe et peut être, toutes proportions gardées, un exemple à méditer.

Alors Camarades français de gauche, soyez bien dans vos fringues on ne vous en demande pas plus ! 

Si tout de même, de tracer et conduire un vrai et réel changement de politique, avec une meilleure répartition des richesses. Même en costume cravate.

 

AFP
Lundi, 15 Septembre, 2014 – 11:11

Eléctions en Uruguay… On l’appelle « PEPE »

Par Jean Ortiz. On l’appelle familièrement « Pepe », diminutif espagnol de José. Imagine-t-on en France le peuple appeler un président « Pépé » ? La connotation « parrain », maffieuse du terme, l’interdit, même si l’éthique prend l’eau de toutes parts… Et même même… Nul n’oserait taxer de « pépé » Cahuzac, Thévenoud et consort… Cela tomberait sous le coup de la loi. En France, un homme politique peut souffrir de « phobie administrative » tout en restant député.

Les URUGUAYENS l’appellent familièrement « Pepe », José Mugica. Le second président de gauche (2010-2014) de l’histoire du pays est devenu une curiosité alors que lui, vraiment, est tout à fait « normal», pas people pour deux sous, pas « différent » du tout de « l’Uruguayen moyen », du paysan, de l’ouvrier…

Elu président le 29 novembre 2009, le militant José Mugica a continué à vivre dans sa « chacra » (ferme) en compagnie de sa sénatrice d’épouse, et à produire des roses. Il va au turbin avec une voiture modeste de la présidence et un garde du corps (sa vieille coccinelle Wolkswagen de 1987 reste rangée au garage) ; il a refusé 90% du salaire présidentiel (9 400 euros). Il lui reste l’équivalent de 900 euros, le revenu moyen des Uruguayens. Bref, il vit comme avant de devenir président. Il ne fait pas semblant, s’habille modestement, n’a pas changé d’apparence pour la com., ne veut pas vivre dans la luxueuse résidence présidentielle. La fonction ne l’a pas changé. Le pouvoir ne l’a pas corrompu. Et alors ? Ce n’est pas si fréquent ; est-ce anormal pour autant ?

Dans les années 1960-1970, il fut guérillero « tupamaro », ce qui implique encore aujourd’hui jusque dans sa fonction, une cohérence entre un mode de vie et l’horizon recherché. Blessé de six balles, il fut arrêté et purgea 14 ans de prison, avec les traitements spéciaux propres aux militaires du cône sud, sans renier. Libéré en 1985, il rejoint le « Frente Amplio ». La coalition « Front large » de 21 partis, créée en 1971, va du centre-gauche à la gauche radicale, en passant par les communistes, le parti socialiste, le Mouvement de participation populaire de « Pepe »

Le Front brise le bipartisme et gagne pour la première fois les élections en 2004, et le maire de Montevideo, Tabaré Vasquez (centre-gauche) devient président.

Jusqu’en 2004 le pays avait subi la « dictamolle » du bipartisme, l’alternance au pouvoir de deux partis bourgeois créés en 1836 : les « colorados » (libéraux ) et les « blancos » (conservateurs), avec une terrible parenthèse (1973-1985) de dicta-dure civico militaire « gorille » et ultralibérale, made in USA.

La politique du Front large  n’est certes pas « la révolution », mais elle assure une « redistribution » plus équitable, développe des plans sociaux d’aide aux plus pauvres ; le taux pauvreté est passée de 40% en 2005 à 11,5% en 2013. Le taux de croissance atteint 4,4%, l’espérance de vie est de 76,4 ans, le taux d’alphabétisation de 98% chaque écolier a reçu un ordinateur.

Les bons indicateurs sociaux, la diversification de l’économie , la priorité à l’éducation (tous les enfants sont scolarisés), à la recherche, ne font pas oublier une inflation de 8,5%, un taux de chômage de 6,6% et une insécurité résiduelle.

Les réformes sociétales ont placé l’Uruguay au niveau des pays les plus avancés :

  • En avril 2013 : mariage homosexuel, dépénalisation de l’avortement en octobre 2012 et de la consommation de cannabis en décembre 2013
  • Une politique extérieure de « multilatéralisme », proche du Venezuela, de la Chine, de priorité à la coopération avec les pays du continent ; a rendu au pays sa souveraineté.

Cette politique et ce bilan, teintés cependant de concessions au néolibéralisme, sont vivement débattus à l’intérieur du Front Large ; il semble regagner peu à peu le terrain perdu en reculant devant des réformes de structure. L’extrême gauche ironise sur la « pseudo gauche »: on peut ne pas toucher son salaire et être « une canaille envers son peuple » (sur « Rebelion », Nora Fernandez, 27 mai 2014). Le propos est excessif, outré.

Les élections présidentielles et législatives du 26 octobre 2014 donnent pour l’heure l’avantage dans les sondages (40%) au « vieux » candidat du Frente Amplio, l’ex-président Tabaré Vasquez (2005-20010). Raul Sendic, fils du fondateur des « Tupamaros », a été désigné candidat à la vice-présidence pour le Front. Le symbole a du poids, du sens, et fait grincer beaucoup de dents.

Les deux candidats de la droite et de l’ultra-droite sont deux héritiers, deux jeunes-vieux réactionnaires.

Juan Luis Lacalle (41 ans) du parti « Blanco » et Pedro Bordaverry (« Colorado »), tous deux candidats de l’oligo-bourgeoisie, tous deux fils d’anciens présidents de triste mémoire, pourraient s’allier au deuxième tour si Tabaré Vasquez ne l’emporte pas au premier.

L’Uruguay a beau être un petit pays, l’enjeu n’échappe à personne. Washington est désormais engagé dans une stratégie de reconquête et voudrait, à l’occasion des prochains processus électoraux (Brésil, Bolivie, Uruguay), donner un coup d’arrêt aux nouveaux mouvements de libération en Amérique latine, isoler et déstabiliser les révolutions au Venezuela, en Bolivie, en Equateur, à Cuba… Une stratégie en apparence plus « soft » qu’avec les dictatures militaires, mais le but ultime reste le même. Alors : Yankees : no, pueblos : si !!

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