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Front du peuple ?

Posté par jacques LAUPIES le 28 septembre 2014

Ce n’est pas tant la situation présente dans laquelle se trouvent les français, malgré le chômage, une relative baisse du pouvoir d’achat pour probablement une majorité d’entre eux, qui personnellement me préoccupe.

Cela est sans doute une erreur de ma part car il faut toujours considérer que l’aggravation des conditions de vie, les conséquences qui en découlent sur la conscience des gens sont à l’origine de ce qui précisément m’inquiète le plus : une incapacité à trouver, ce que je considère la seule issue à leurs difficultés : la voie du partage et de la solidarité dans tous les domaines de nos vies économiques, sociales, privées, etc.

Car c’est bien de cela qu’il s’agit : définir des rapports sociaux qui ramèneront les individus à se positionner dans une démarche d’intérêt général prévalant sur le particulier pour en retour enrichir le renforcement du particulier.

Visiblement nous sommes dans la démarche inverse ou chacun de nous, parfois regroupé avec ses semblables sur le plan catégoriel,  cherche une issue à ses problèmes à partir de  motivations qui naissent d’un parcours de vie fait d’échecs de ses espérances (parfois de réussites), d’un conditionnement sociétal, n’ayant pour la plupart pas décollé des influences qui, depuis notre enfance, ont pesé dans notre réflexion et dans les déterminations qui en découlent.

Cela évidemment conduit très souvent au dogme et au repli sur soi. Chacun porte sa vérité.

Comment sortir de cet enfermement autrement que par un ancrage profond dans la réalité des vies qui nous entourent, d’une prise en compte des pensées, des théories les plus affirmées tant sur le plan social que dans notre développement psychologique, en gros comment trier dans notre intérieur et notre extérieur ?

Est ce vraiment à notre portée ? Est ce à la portée des plus larges « masses » présentement ?

Bien sur que non et si à l’heure d’internet, des médias envahissants et pesant sur nos choix, nous avons l’obligation de faire l’effort de nous interroger sur ce qui fondamentalement crée les différences, ramène l’homme à l’état d’un animal primitif dont il est globalement sorti dans la douleur, nous devons être porteurs des valeurs qui ont contribué à l’humanisation.

Sous quelle forme ? Il ne peut y avoir de schéma unique pour mener cette action qui est plus que jamais nécessaire pour isoler les fauteurs de guerre qui gravitent pour et parmi les possédants de ce monde.

Une chose est certaine la condition de la transformation, du changement de cap, national et mondial passe par l’intervention du peuple, des peuples. Il y a tant de potentiel de générosité, de désir de paix en eux !

Mais il ne suffit pas de créer une nouvelle bannière, un nouveau slogan, un nouveau sigle qui, comme par magie, synthétiserait un espoir. Les peuples ont un vécu historique qui tend souvent les rendre distants, méfiants devant les offres politiques. Ils ont besoin de comprendre comme tout un chacun pour agir. Sinon ils sont capables de colères mauvaises conseillères. Le meilleur et le pire sont possibles !

Actuellement le pire est possible tant les systèmes d’éducation, de formation et d’information sont muselés malgré des apparences libérales (au sens politique)

En l’état il faut se donner des organisations,  capables de faire œuvre d’éducation populaire, notamment parmi les catégories en capacité d’affronter concrètement les pouvoirs actuels asservis à la classe dominante. Mais attention de ne pas les opposer entre elles…

 

PS : en écrivant ce commentaire j’écoute l’émission « On n’est pas couché » et la discussion entre les journalistes et Bernard Kouchner qui vient présenter son dernier livre et une fois de plus pour justifier la guerre au terrorisme (comme si on pouvait s’y opposer présentement) mais se met en colère quand on lui rappelle que les Etats Unis sont responsables du merdier dans lequel est plongé tout le moyen orient.

Sans expliquer les causes historiques des conflits actuels cet homme accepte la guerre et indique qu’après tout elle devient nécessaire.

Des millions de personne entendent cela ! Cet ancien ministre qui se pare d’une carrière humanitaire, est sourd et aveugle lorsqu’il s’agit d’évoquer les causes des conflits et fait le beau quand il s’agirait de les éteindre ! Il est l’exemple parfait de celui qui revient en permanence à un pro américanisme qui efface toute objectivité dans l’analyse des conflits de ce monde !

 

 

Patrick Le Hyaric : « Sortir d’une triangulation mortifère »

Vendredi, 26 Septembre, 2014
Photo: Valentina Camozza / Citizenside.com

Photo: Valentina Camozza / Citizenside.com
Editorial de Patrick Le Hyaric, dans l’Humanité Dimanche. « Inventer ensemble les chemins inédits qui permettront d’échapper au scénario préécrit de l’enfermement dans la triangulation Hollande-Sarkozy-Le Pen ».

Un vote à l’Assemblée nationale qui ressemble plus à de la défiance qu’à de la confiance, une conférence de presse plutôt poussive et triste du président de la République, incapable de proposer la moindre solution pour sortir du marasme actuel, tant il a décidé de servir d’abord les puissances d’argent et d’obéir aux diktats économiques de l’Allemagne, ont ouvert une autoroute au retour du prétendu messie Sarkozy.

Ce dernier a construit son nid sur le cadavre des valeurs de gauche, assassinées par le couple Hollande-Valls depuis plus de deux ans. Il s’infiltre dans les fractures laissées par un paysage politique dévasté avec ses engagements non tenus, ses mensonges, ses affaires et la corruption du côté du pouvoir. Du côté du parti sur lequel M. Sarkozy veut faire main basse, on assiste à une agonie sans fin avec ses congrès calamiteux, ses élections internes douteuses, ses ambitions personnelles et son long cortège d’affaires louches qui n’épargnent pas l’ancien président de la République.

Nicolas Sarkozy compte surfer sur ce champ de ruines et se refaire, se présentant comme un sauveur sur la base d’un programme qui ne tient qu’à sa personne tout entière vouée au service du capital. Fondamentalement, il ne trouve rien à redire à l’actuelle politique, sinon qu’avec lui, cela irait encore plus loin, plus vite et plus fort dans la destruction des droits économiques et sociaux. Ce retour nous a été mieux présenté qu’un événement mondial, éclipsant la crise, les guerres, les ravages d’Ebola et les manifestations pour sauver le climat. Ainsi va la grande et vide caravane du politico-média-business.

Ainsi, tout est fait – à peine à mi-mandat de François Hollande – pour une nouvelle campagne présidentielle, jugée par nos concitoyens comme un cirque politique alors que les souffrances sociales, résultant du chômage, de la précarité, des baisses de pouvoir d’achat, rendent la vie quotidienne de l’immense majorité des familles populaires de plus en plus insupportable. Cette quête permanente du pouvoir aggravera encore le fossé entre nos concitoyens et la représentation politique.

La présidentialisation accrue d’un système où tout dépendrait d’un seul homme camoufle toujours plus le détournement de l’État vers la soumission à la finance contre l’intérêt général. Et l’artillerie idéologique qui fait le service après-vente n’est concentrée que sur un objectif: une pédagogie permanente pour faire accepter l’idée qu’il n’y aurait pas d’autre alternative économique, sociale, politique, culturelle. Le locataire de l’Élysée a été très insistant à ce propos lors de sa conférence de presse en oubliant les propositions des forces du Front de gauche aussi bien que celles qui se font entendre à l’intérieur du Parti socialiste. C’est plus qu’un signe !

De fait, un piège étouffant est tendu aux électeurs : celui de leur enfermement dans un trio sans futur – Hollande-Sarkozy–Le Pen. Pas d’issue à la souricière si n’était pas posé avec force l’enjeu des intérêts divergents entre le travail et le capital, et tout ce qu’il implique. Avec, en premier lieu, la nécessité d’un débat plus tendu, voire conflictuel avec les choix austéritaires de l’Allemagne et des institutions européennes ; la réorientation du rôle des banques vers les biens communs ; le choix d’une nouvelle industrie et d’une filière agricole et agroalimentaire lié aux immenses possibilités technologiques nouvelles pour répondre aux besoins humains et environnementaux, en combinaison avec de nouveaux services publics démocratisés et modernisés ; celui de la démocratisation de toute la société et de la vie des entreprises dans le cadre d’une nouvelle République.

Bref, comme le proclame le programme alternatif du Front de gauche, affirmer dans tous les domaines la suprématie de « l’humain d’abord » et non celle de la finance. Dans l’actuel contexte, il est de la responsabilité des forces et des personnalités qui se réclament de la gauche d’alternative et de l’écologie politique de se parler et d’aider les salariés, les citoyens, les jeunes, à se rencontrer pour débattre, se rassembler à partir de leurs entreprises, de leurs villes, leurs villages, afin d’inventer ensemble les chemins inédits qui permettront d’échapper au scénario préécrit de l’enfermement dans la triangulation Hollande- Sarkozy-Le Pen. L’invention commune est à l’ordre du jour !

 

Commentaires

 

TD

Vendredi, 26 Septembre, 2014 – 12:51
Plus que jamais empêcher Mlle Le Pen et l’extrême droite qu’elle soutient et qui la soutient d’accéder à la présidence en 2017 puis en 2022, par tous les moyens dont l’humanité, la presse libre, la démocratie et chaque citoyen épris de liberté disposent. Cela avant même de barrer la route du sinistre Sarkozy. Le programme, de l’extrême droite; du vent, du racisme, de l’insignifiance, et le vol des idées, le vol des concepts politiques de tous bords… On se souvient de l’élimination de Copé, on se souviendra peut être de l’élimination de la fille de Le Pen, pour le bien de la France c’est en tous cas ce que l’on peut souhaiter.

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Jean-Luc Mélenchon joue la carte « Front du peuple »

Vendredi, 26 Septembre, 2014
Front du peuple ? dans POLITIQUE 1411591116_politis-1320-une
Avec son « mouvement » pour la VIe République dont il veut que le Front de gauche soit partie prenante, l’eurodéputé entend remettre le peuple en selle avec une perspective nouvelle pour 2017.
Un « Front du peuple ». Si l’objectif de dépasser le « cartel d’organisations » est commun au Front de gauche, le Parti de gauche (PG) a pris les devants en annonçant dès le mois d’août la création d’un «mouvement » en faveur de la VIe République dont l’ambition affichée est de « fédérer le peuple ».
Jean-Luc Mélenchon, qui a quitté ses fonctions de coprésident du PG pour se consacrer à cet « objet politique absolument neuf », n’a de cesse depuis d’en dessiner les contours et de tenter de lancer la dynamique. Après la création d’un site Internet pour recueillir des signatures – 33000 en treize jours, selon le PG –, un discours à la Fête de l’Humanité, une tribune dans le Monde vendredi 19 septembre, il a livré ses ambitions jeudi dans un entretien à l’hebdomadaire Politis.
« C’est une tentative pour créer le Front du peuple que les uns et les autres nous appelons de nos voeux sans être capables de le matérialiser », explique à l’Humanité Éric Coquerel, coordinateur politique du PG. Une façon de dépasser les difficultés du Front de gauche, dont l’histoire récente est émaillée de tensions auxquelles le PG a lui-même contribué en multipliant les déclarations virulentes à l’encontre de la stratégie communiste, aux dernières élections municipales notamment. Une tentation peut-être, aussi, de contourner le débat avec ses partenaires.
« Cela ne remplace pas le (Front de gauche), cela l’inclut », assure Jean-Luc Mélenchon. Mouvement et Front de gauche sont « complémentaires, pas concurrents ni contradictoires », selon Éric Coquerel, pour qui le second « devrait continuer sa bataille contre le gouvernement Valls et sa politique ». Mettre en adéquation le contenu et la méthode du mouvement, telle est la démarche avancée: « Si nous commencions le processus de VIe République par un cartel Front de gauche, nous serions ramenés au point de départ », déclare l’ex-coprésident du PG.
Au-delà d’une refonte des institutions
Sur le fond, quelques traits saillants de la mission que pourrait remplir une Constituante sont tout de même dessinés par Jean-Luc Mélenchon. Au-delà de la refonte des institutions – avec une proposition phare, celle de référendum révocatoire à mi-mandat –, il s’agirait notamment de changer « la définition des droits constitutionnels de la propriété privée du capital » pour en faire « un simple droit d’usage, encadré par les servitudes de l’intérêt général », explique-t-il dans une tribune dans le Monde. La méthode permet également de désamorcer le débat suscité par la proposition du PG d’une marche pour, « à mi-mandat, exiger la révocation du gouvernement », sorte de référendum révocatoire avant l’heure. « La question n’est pas tant la sanction du gouvernement que ce par quoi on peut le remplacer », confiait, il y a quelques jours, le porte-parole du PCF, Olivier Dartigolles. « Il n’y a pas une marche à laquelle j’ai appelé dont on ne m’ait dit que c’était une erreur de l’avoir fait, que le mot d’ordre n’était pas bon, que ce n’était pas le bon jour… Cela s’est réglé par le fait que les gens sont venus », balaye Jean-Luc Mélenchon.
Faire revenir le peuple en politique
« Nous préparons en même temps le rendez-vous de 2017 », prévient également le député européen. Une façon de préparer sa candidature ? Le Parti de gauche s’en défend: « La construction d’alliances, de rassemblement de forces, même si elle est nécessaire, à partir du moment où elle est sur une base très claire d’opposition au gouvernement, ne peut pas suffire pour être en tête au premier tour et trouver une majorité au deuxième. Comment faire revenir le peuple en politique, c’est l’équation que nous cherchons à résoudre aujourd’hui », affirme Éric Coquerel. De son côté, Jean-Luc Mélenchon déclare ne vouloir ni « d’une campagne people, ni partidaire, mais avec un contenu ». D’ici là, « un ou deux visages » doivent émerger du mouvement, prévoit-il. Concrètement, après la publication d’appels dont le premier est paru jeudi (voir encadré), l’objectif sera d’atteindre les 100000 signataires et, enfin, de constituer un comité d’initiatives. Même si Jean-Luc Mélenchon se réserve le droit « le moment venu » de faire « des propositions de forme de plus en plus audacieuses ».
UNE CINQUANTAINE D’ARTISTES ET D’INTELLECTUELS APPELLENT AU MOUVEMENT
Intellectuels et artistes, ils sont une cinquantaine à avoir apposé leur signature au bas d’une « déclaration pour la VIe République », rendue publique jeudi. C’est le premier des appels promis par Jean-Luc Mélenchon; doivent suivre les syndicalistes et politiques.
Y figurent des économistes (Liêm Hoang-Ngoc, Jacques Généreux), des cinéastes (Gérard Mordillat, Robert Guédiguian), des écrivains (Annie Ernaux, Christian Salmon), des comédiennes (Sophie de La Rochefoucauld, Ariane Ascaride), des humoristes (Didier Porte, Christophe Alévêque), des musiciens (Magyd Cherfi, Yvan Le Bolloc’h), des essayistes et journalistes (Daniel Mermet, Paul Ariès), des associatifs (Bernard Cassen, président d’honneur d’Attac), des historiens (Claude Mazauric, Jean-Numa Ducange, Roger Martelli), des sociologues (Frédéric Lebaron), des universitaires (Janette Habel). Ils estiment de leur « devoir de trouver une issue positive à la crise ».
« La transformation des institutions sera celle de la société », promettent-ils.
Pour y parvenir, l’appel qu’ils lancent propose de « réunir au plus vite ceux qui auront répondu favorablement pour qu’ils décident eux-mêmes librement et sans condition de tout ce qui devra être fait ensuite ».

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