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Retraités en goguette

Posté par jacques LAUPIES le 19 septembre 2014

En séjour sur la Costa Brava, je jouis de ce « privilège exorbitant », dont je m’étonne que quelque ministre en recherche de culpabilisation des retraités n’ai pas encore ainsi qualifié le droit de se refaire une petite santé à l’entrée de l’hiver. A moins que soudain, pris d’une remarquable intelligence de la situation, celui-ci y ait vu probablement plus une  source d’économie pour la Sécurité Sociale que de prolonger l’âge de départ à la retraite et de diminuer les pensions.

La Catalogne, dont le drapeau illustrait mon commentaire d’hier, accueille une multitude de retraités en cette saison. Mais n’allez pas croire que tous les retraités pourraient se payer un séjour d’une semaine pour 600 € pour un couple (irréalisable dans les mêmes conditions sur le territoire national !)

Visiblement je rencontre à l’hôtel peu de ceux, dotés des 800 € mois, qui sont quelques millions dans le pays réputé pourvu d’un système social des plus performants : la France.

Cependant l’air de la Méditerranée ne leur ferait pas de mal ! Disons qu’ici, lieu peu fréquenté par la jet set, on croise des pensionnés « moyens » qui peuvent s’offrir un menu à 15  € qui semble être l’offre des restos du coin et louer un studio à 400 € la semaine.

Je viens de croiser au kiosque à journaux deux couples, probablement de cette catégorie, apparemment septuagénaires, et qui n’avaient que des mots cruels pour qualifier la conférence de presse de Hollande. L’un prétendant n’avoir pas voté pour lui pour se dédouaner de ce qui ne fut pas une faute mais un pis aller pour chasser celui qui revient au galop, avec ses nombreuses casseroles.

Il n’y avait qu’une huma, à 2 €,  à l’étalage et comme je me la suis appropriée, aucun risque pour ces alternatifs de la bipolarisation politique de découvrir qu’il existe une troisième voie, si l’on exclut celle du garage FN ou de l’abstention, pour le prochain coup.

 

 

 

François Hollande choisit de regarder ailleurs

Vendredi, 19 Septembre, 2014
Photo : Patrick Kovarik/AFP

lors de sa conférence de presse à l’Élysée, jeudi, François Hollande a confirmé le cap libéral fixé par Manuel Valls le 16 septembre.
Photo : Patrick Kovarik/AFP
Dans sa conférence de presse, le chef de l’État s’est contenté de marteler qu’il ne changera pas de politique, malgré son échec. Prônant la poursuite des « réformes », il a indiqué prendre l’ex-chancelier social-libéral allemand pour « référence » pour transformer le modèle français.
Au lendemain de l’annonce par son premier ministre, Manuel Valls, de la « suppression » prochaine de la première tranche de l’impôt sur le revenu, François Hollande n’avait que des mots à o rir à ceux « qui sou rent », dans un discours aux accents compassionnels, hier, lors de son rendez-vous semestriel devant la presse. Mais, sur le fond, c’est la réa rmation du même cap qui leur a été servi, repeint en rose pour tenter de l’habiller des atours de la « justice sociale ». Le président poussant l’audace jusqu’à se citer lui-même dans son fameux discours du Bourget du printemps 2012. Mais pas pour renouer avec  sa profession de foi d’alors de combattre son « adversaire, la finance ».  François Hollande a préféré marteler que le choix du pacte de responsabilité de consacrer 40 milliards d’euros aux baisses de cotisations sociales du patronat était un « choix irrévocable ». Une manière d’adresser une nouvelle fin de non-recevoir à ceux qui le pressent, à gauche, de changer de politique économique. À part une annonce majeure, celle d’une intervention militaire en Irak – excusez du peu – le chef de l’État est donc venu les mains vides, hier, devant les journalistes. Il n’en est apparu que plus démuni et isolé, dans un contexte d’échec présent de son action qu’il ne peut plus nier – les « résultats tardent à venir », a reconnu le président –, tout comme celui, prévisible, de la poursuite d’une politique inchangée, François Hollande se contentant désormais d’« espère(r) » des résultats « avant 2017 »… Faute d’être justifié sur le plan économique, le cap dessiné par le président semble alors essentiellement motivé par un entêtement idéologique : celui de s’aligner sur le social-libéralisme de l’ex-chancelier allemand Gerhard Schröder, « une bonne référence », selon le chef de l’État.

  • International.La France 
s’aligne sur le front de l’otan

Quelle vision du monde que celle avancée hier par le chef de l’État ? Elle s’aligne sur Washington : obnubilée par les Russes et les terroristes ! « Le monde est menacé par un terrorisme qui a changé de dimension » et qui « conteste les États » et « veut prendre leur place ». François Hollande s’est félicité d’avoir « combattu victorieusement au Mali » les groupes terroristes. Il a dans cette lignée annoncé que la France aidera l’Irak par des frappes aériennes contre l’État islamique. Il a toutefois prévenu que l’aviation française ne pénétrerait pas en territoire syrien, pour des raisons de « légalité internationale », même si l’objectif à Damas est un « changement de régime » ou une « solution politique » avec l’opposition démocratique. De la coopération internationale pour aider au développement des pays du Sud, il n’a pas été question dans son introduction liminaire. Il n’est question que de rapports de forces. D’où l’attention portée à l’Ukraine, où il enjoint la Russie de participer au « processus de règlement » de la crise. Une demande de bon sens, si ce n’est qu’avec François Hollande, Paris s’aligne sur une politique des blocs défendue par Washington et n’interroge pas la politique menée par le gouvernement ukrainien depuis le coup d’État constitutionnel du mois de février dernier, ni ne propose de partenariat à Moscou.
  • Europe. la fuite en avant ordolibérale

Le président de la République a plaidé en préambule pour un Vieux Continent « capable de peser dans le monde », en se prononçant une fois encore « pour une Europe de la défense » qui irait jusqu’à la mise en place d’une « industrie européenne de la défense ». Il s’est fait alarmant sur les risques de « déconstruction » qui ne toucherait « pas seulement l’UE mais aussi les États européens ». S’alarmant de ce que chaque scrutin en Europe « sonne comme un toxin », il a invoqué ce qu’il conviendrait de faire pour « échapper à la stagnation avec croissance et inflation nulles ». Et d’entonner une fois encore un plaidoyer en faveur de la « réorientation de l’Europe ». Celle-ci serait compatible avec « les 50 milliards d’économies » adoptées par Paris, « l’indispensable discipline » concernant les comptes publics. Car elle s’autoriserait une plus grande flexibilité avec les textes des traités pour « retrouver de la croissance ». Et cela en bonne entente avec Berlin qui néanmoins a raison « de rappeler » que la France se doit « d’engager des réformes ». Autrement dit : la fuite en avant ordolibérale est encore confirmée. Le président souhaite d’ailleurs un renforcement du « couple franco-allemand » qui prendrait la tête d’une « Europe à géométrie variable », capable de faire avancer l’UE sur de gros dossiers comme « la transition énergétique ou le numérique ».
  • Économie. Chômage, croissance… peut-être « avant 2017 »

« J’espère des résultats avant 2017. » François Hollande ne s’est pas fixé de nouvel objectif, n’ayant pas d’autre choix que de reconnaître « que les résultats (…) tardent à venir », tout en voulant maintenir « (s)on cap ». Un cap avec comme « bonne référence » : les réformes de flexibilité du marché du travail conduites par le chancelier allemand Gerhard Schröder à la fin des années 1990. « Les amis allemands ont raison de nous dire qu’il faut réformer. » Face à l’échec de sa politique et les souffrances qu’elle provoque, le président de la République a voulu passer le message que le plus dur était passé. La France « ne fera pas davantage » que 50 milliards d’économies, pour ne pas « mettre en cause la croissance ». « J’avais prévenu : deux ans et demi de redressement, deux ans et demi pour redistribuer », a déclaré M. Hollande dans son adresse liminaire, en faisant référence à son discours du Bourget. Pourtant, contrairement à ce moment clé de sa campagne, la responsabilité de la finance n’a jamais été évoquée.
  • Fiscalité. Une baisse d’impôts, 
pas de hausse de la TVA

« La France ne lèvera pas d’impôts supplémentaires », a lancé hier le Président de la République, confirmant les annonces de son premier ministre, Manuel Valls. 9 millions de ménages seraient concernés par la baisse. En revanche, le manque à gagner devra être compensé par 2 milliards d’euros d’économies. François Hollande a mis fin aux rumeurs en écartant toute augmentation de la TVA, qui a déjà progressé le 1er janvier dernier.
  • Patronat. un soutien « irrévocable » aux entreprises

Après la déclaration d’amour de Manuel Valls aux entreprises, le président est resté plus pudique mais a réaffirmé le soutien indéfectible du gouvernement aux entreprises, censées incarner le salut économique du pays. En tête des « choix revendiqués, cohérents » du gouvernement défendus par le président : celui de « la compétitivité », car « on ne peut rien construire sans des entreprises solides ». « Soutenir les entreprises, c’est soutenir tous ceux qui y travaillent », a-t-il asséné, à rebours de toute idée de lutte des classes entre salariés et employeurs. « C’est un choix irrévocable », a-t-il insisté, défendant le pacte de responsabilité qui incarne ce choix. Et à ceux qui critiquent ce soutien aux entreprises, il concède que « ce n’est pas un choix facile alors qu’il y a tant de besoins non satisfaits », « pas facile car ce qu’on consacre aux entreprises, on ne le consacrera pas aux ménages », mais assume, laissant espérer qu’après « deux ans et demi de redressement », il y aura « deux ans et demi pour redistribuer ».
  • Alternative. Le cap libéral de l’exécutif comme seul horizon

François Hollande a fredonné l’air « There is no alternative », jeudi, mais a manié la partition avec habileté pour mieux discréditer tous ceux qui à gauche proposent une autre voie en les englobant dans un laïus traitant de la droite et du Front national. Les alternatives ? « Il y en a toujours. La première c’est sortir de la zone euro, fermer les frontières, chasser tout ce qui est étranger. C’est un choix, il est proposé. Ce n’est pas le nôtre », a d’abord détaillé le chef de l’État. « La deuxième, (c’est) casser le modèle social », a-t-il énuméré, fustigeant les propositions de l’UMP au nom des « inégalités accrues, (de la) précarité, (du) chômage, (de la) croissance étouffée ». Une autre issue à gauche ? « On peut finir dans les dettes, être rattrapé par les contraintes financières, très peu pour moi », a balayé le chef de l’État, alors même que son cap libéral a fait la démonstration qu’il ne permet pas de répondre à ces deux griefs adressés à ceux qui proposent, de plus en plus nombreux, une autre politique, une politique de gauche.
  • Majorité.  la ligne minoritaire 
à gauche passera au forceps

« Je suis président de la République, je ne suis pas le chef de la majorité », affirme François Hollande. Pourtant, par la ligne politique qu’il impose, et ses récentes menaces de dissolution, c’est bien à l’Élysée que sont fixées les limites de cette majorité. « Rien n’empêche de poursuivre le débat, a affirmé le chef de l’État, mais dans le cadre fixé, dans la ligne tracée. » Le vote de confiance a accouché d’une majorité étriquée ? « Elle aurait pu être plus large », concède François Hollande, qui affirme que si le gouvernement n’avait pas obtenu de majorité, il aurait dissous l’Assemblée nationale. Mais à l’entendre, l’élargissement ne passe pas forcément par la gauche. « Tous les concours sont bienvenus, déclare-t-il, y compris de l’opposition. » Au centre, sans doute, quelques oreilles intéressées se sont dressées.
  • Réforme territoriale. Toujours dans la brume

Avec une ou deux phrases dans son propos liminaire, François Hollande a vite contourné la réforme territoriale en affirmant d’abord qu’elle allait « trouver sa place » avec « des régions moins nombreuses et plus fortes, des intercommunalités renforcées… ». Un peu plus tard, il s’est interrogé : « Pourquoi ne serait-elle pas votée de façon unanime ? On observe un peu de résistances maintenant, mais ça va se régler. » Mais après plus d’une heure, on n’en saura pas plus, en dépit des profondes inquiétudes exprimées par de nombreux élus, y compris de sa majorité.
  • Ve République. La Constitution brandie comme protection

Dans son discours, François Hollande a préféré se retrancher derrière la Constitution de la Ve République plutôt que de se poser la question de sa légitimité. « Si nos institutions donnent de la durée, cinq ans, c’est parce que ceux qui les ont conçues et ceux qui les ont pratiquées savaient pertinemment qu’elles permettaient de tenir bon contre les vents et les marées. Et de faire ce que l’intérêt du pays exige. » Conscient de l’extrême défiance des Français devant sa politique, il a affirmé : « Je ferai ce mandat pleinement, complètement, sans me préoccuper même de ma popularité. » Le cap sera donc maintenu malgré des sondages d’impopularité record. « Il n’est écrit dans la Constitution nulle part que ce serait un sondage qui ferait que le pouvoir pourrait être exercé ou pas », a insisté le président de la République. Le mandat du peuple donné en 2012 serait donc un passe-droit pour cinq ans ? François Hollande avait pourtant défendu, en 2006, dans son livre Devoirs de vérité, la nécessité d’une vérification démocratique et populaire en milieu de mandat. « C’est exactement ce que j’ai fait », a-t-il esquivé, faisant référence au vote de confiance précaire obtenu par son premier ministre, Manuel Valls, mardi, devant l’Assemblée nationale.
  • Extrême droite. Hollande évacue toute responsabilité

Lors de son propos liminaire, le chef de l’État déplorait le déclassement, le « sentiment d’abandon, de relégation » qui pousse certains Français à se réfugier dans « l’isolement, le communautarisme ». Le pays partage avec ses voisins, rappelle-t-il, le triste exploit d’avoir placé l’extrême droite « à un niveau très préoccupant » aux élections européennes. Responsabilité « collective » (montée des actes racistes, de l’antisémitisme), mais aussi du pouvoir : « Nous ne répondons pas suffisamment aux angoisses, aux inquiétudes », admet-il, disant préférer « une colère à un silence ». Pour autant, doit-on « sortir de la zone euro » ou « chasser les étrangers », comme le préconise le Front national ? Ce serait « contraire à nos valeurs et à nos intérêts économiques ».
  • Environnement. Le climat, 
parce qu’il le faut bien…

Il ne pouvait pas y couper alors il l’a fait : le président aura finalement touché deux mots de la transition écologique, quoique le sujet ne semble pas le passionner. La France, qui accueillera, en 2015, la 21e conférence des parties sur le climat censée déboucher sur un nouvel accord mondial de réduction de gaz à effets de serre, doit se montrer « exemplaire », a rappelé le François Hollande. Nous allons changer de modes de transports, d’industrialisation, de production, bref, « révolutionner » nos modes de vie. Comment ? Le président n’est pas allé jusqu’à fournir de détails, s’en tenant à une référence aux 34 plans de la nouvelle France industrielle. De même n’a-t-il pas soufflé mot du sommet international des chefs d’État sur le climat qui doit se tenir dans cinq jours à New York, et lors duquel les engagements de la France seront lorgnés de près. Floue, enfin, la trajectoire de ses politiques énergétiques. « Nous devons être, avec l’Allemagne, les moteurs de la transition énergétique. » Étonnant rapprochement avec nos voisins, lesquels abandonnent progressivement le nucléaire au profit, certes, d’énergies renouvelables, mais aussi de centrales à charbon, grandes émettrices de CO2. En 2013, 163 milliards de kilowattheures ont été produits grâce à cette énergie fossile, soit à peu près le même niveau qu’en 1990. Joli bond en avant.

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