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A sondage éloquent quelle réponse ?

Posté par jacques LAUPIES le 13 septembre 2014

 

L’Humanité publie ce jour un sondage qui révèle que les électeurs de  gauche ne se reconnaissent pas majoritairement dans la politique de Valls.

Une idée qui fait son chemin et que des partis, fraction de partis, groupements divers doivent s’approprier sans pour autant perdre leur qualité, leur spécificité d’organisation qui pour autant ne renoncent pas à leurs fondamentaux (comme on dit).

Toute la question stratégique de reconquête du pouvoir par la gauche (celle que certains appellent la vraie) passe bien par cette reconnaissance des traditions républicaines et sociales de chacune des familles concernées.

Mais il faudra bien les adapter dans un premier temps à des institutions qui sont ce qu’elles sont, qu’il faudra transformer par la suite. Car il faut redonner aux partis la proportionnalité de leur influence. En attendant pour cela il faut trouver des alliances solides avec des objectifs bien précis.

Est-il nécessaire de se perdre dans des associations informelles, des comités « machins » qui ne durent que le temps d’un soir électoral en fonction des individualités aux ambitions passagères et qui ne sont en définitive la représentation que d’elles-mêmes ? Franchement je n’y crois pas trop !

Ce qu’il faut à la gauche et au delà, c’est s’emparer de la tradition des partis qui l’ont adaptée, construite au fil des ans, et les rassembler utilement quand l’action (y compris électorale) devient nécessaire. Et comme il faut désigner des responsables et des candidats communs il appartient de faire appel aux forces qu’ils représentent les plus déterminées et les plus déterminantes.

Cela suppose des objectifs clairs, clairement programmés, et le moment venu des tables rondes pour agir appliquer des orientations communes et là encore pourquoi éluder le rôle des partis, la confiance dont ils peuvent encore bénéficier chacun pour ce qui les concerne dans la population.

Personne ne peut échapper à ce besoin vital que constituent les partis, à tel point que la bourgeoisie, elle-même en crée, en organise et réorganise et toujours tente d’instrumentaliser les plus distants en apparence, pour asseoir un pouvoir politique utile à sa domination économique qui repose sur le concept de capitalisme, même si parfois ces partis donnent l’impression d’une indépendance idéalisée dans le nationalisme.

Alors les couches populaires, les classes et catégories les plus exploitées peuvent-elle  se priver de partis à leur service.

Bien sur que non et c’est une vision, qu’autrefois on qualifiait de « petite bourgeoise » que de les dénigrer, de jeter en permanence l’anathème sur eux en les discréditant, en s’en prenant à leurs dirigeants dès lors qu’ils deviennent populaires, avec l’intervention des appareils médiatiques que contrôle les oligarques de la finance et de l’industrie.

Et que l’on ne démente pas cela quand les premiers concernés, genre Elkabbach viennent reconnaître sur un plateau de télé ce soir sur la 5, apostrophé par une journaliste sur son différent avec  un de ses pairs,  qu’ils ont été sollicités pour soutenir des campagnes électorales en leur qualité de responsables de chaîne. Les demandeurs en l’occurrence s’appelant tantôt Balladur, tantôt Sarkozy.

L’histoire ne dit pas si ces deux éminents journalistes réputés et l’un d’eux Directeur de Chaîne ont accepté, mais le simple fait qu’ils aient pu être sollicité est en soi un déni de démocratie et d’irrespect d’électeurs par ailleurs payeurs !

Rejoindre le Parti de sa classe est sans doute de nos jours un des actes les plus responsables qui soit. Mais il faut évidemment le trouver…

Nous sommes là, nous faisons des propositions locales et nationales qui devraient inspirer des citoyens convaincus qu’il vaut mieux faire sa politique que subir celle des autres.

Un peuple de gauche blessé  mais pas du tout résigné

Frédéric Durand
Vendredi, 12 Septembre, 2014
A sondage éloquent quelle réponse ? dans POLITIQUE une

Patrick Gherdoussi
Notre sondage exclusif réalisé par l’Ifop démontre que le clivage droite-gauche demeure à bien des égards extrêmement vivace. Chiffre éloquent : un quart seulement des sympathisants de gauche estiment que le gouvernement de Manuel Valls mène une politique… de gauche.

Droite, gauche, tout se mélangerait dans la tête des Français. Le sondage réalisé par l’Ifop pour l’Humanité à l’occasion de la fête du journal et du peuple de gauche révèle une réalité presque aux antipodes du discours médiatique convenu selon lequel l’alternance au pouvoir entre l’UMP et le PS aurait fini de gommer les différences. En vérité, les trois quarts des citoyens sont parfaitement capables de se situer sur un axe droite-gauche et, au sein de cette majorité, les repères sont fortement différenciés. « Il existe un univers de références, de valeurs spécifiques à la gauche, avec un gros primat aux valeurs de solidarité, d’égalité et de laïcité. Au même titre, on voit un certain nombre de termes, qui sont plutôt rejetés ou stigmatisés par la droite, être plébiscités ou mentionnés très positivement par les personnes de gauche : service public, conflits sociaux, socialisme… », analyse Frédéric Dabi, directeur général de l’Ifop.

Près de la moitié des sondés estiment que Hollande mène une politique « semblable ou très semblable » à celle de Sarkozy

 

tableaux_sondages dans POLITIQUE

Le prétendu affadissement du clivage entre droite et gauche se voit largement battu en brèche en ce qu’il est souvent confondu avec les proximités partisanes : quand seulement 52 % des sondés de gauche se disent proches d’un parti politique, il sont encore 62 % à considérer qu’« il existe des différences nettes entre la gauche et la droite ». « Sur certaines questions identitaires, on voit que le clivage reste extrêmement puissant : sur la question de savoir si l’immigration rapporte plus à la France qu’elle ne lui coûte, on constate 28 points d’écart entre la gauche et la droite ; sur le vote des résidents étrangers, il y a 30 points d’écart… Oui, il y a encore une gauche », insiste Frédéric Dabi. Mais l’étude dément une autre conclusion, trop hâtive, selon laquelle les électeurs de gauche, résignés, auraient fini par consentir à l’idée que, si droite et gauche mènent la même politique une fois au pouvoir, c’est qu’il n’existe pas d’alternative. Cette vision, portée encore récemment par Manuel Valls et François Hollande, est même radicalement contestée par les sondés qui, eux, répondent à 71 % : oui, il est possible de mettre en place une politique qui correspondrait pleinement à leurs attentes. En l’espèce, le silence ne vaut pas résignation. En somme, ils n’estiment pas que la gauche est mourante mais bien que l’exécutif ne mène pas, pour 74 % d’entre eux, une politique de gauche. Ils sont 87 % à le penser au Front de gauche, 83 % chez les écologistes et restent très majoritaires même chez les sympathisants socialistes, à 57 %. D’ailleurs, près de la moitié de ces derniers (45 %) estiment désormais que François Hollande mène une politique « semblable ou très semblable » à celle de Nicolas Sarkozy. « On voit que les référents de gauche sont questionnés par l’exercice du pouvoir par le Parti socialiste, détaille Frédéric Dabi. Clairement, on note que cet exercice qui se passe mal – François Hollande est le président le plus impopulaire de la Ve République –, fait mal à cette identité de gauche. D’ailleurs, à la proposition : ‘‘On peut toujours être fier de se revendiquer de gauche aujourd’hui’’, seuls 57 % des personnes de gauche répondent oui. Soit 4 personnes sur 10 ne se disent plus fières de se revendiquer de gauche. Et surtout – et c’est sans doute le chiffre le plus éloquent de ce sondage –, il est quand même effrayant qu’à peine un quart des personnes se déclarant de gauche estiment que la politique conduite par François Hollande et Manuel Valls est une politique de gauche. Même au pire moment de la rigueur sous François Mitterrand, même en fin de mandat socialiste entre 1993 et 1995, demeurait l’idée que la politique menée était une politique, malgré tout, de gauche », résume le sondeur.

 

tableau_2

Et les objectifs assignés à une politique de gauche par ses sympathisants, s’ils sont, là encore, aux antipodes de ceux défendus par François Hollande, n’en restent pas moins extrêmement clairs, avec, en tête de peloton pour 61 % des sondés, « une meilleure redistribution des richesses », juste devant « l’égalité des droits entre toutes les catégories de la populations » (43 %). Et 71 % pensent encore que « la gauche peut, si elle le veut, défendre ses idées et ses principes sans se renier quand elle est au pouvoir ». Si l’on constate dans sa globalité que le « peuple de gauche » stigmatise bien moins l’entreprise qu’il ne le faisait hier, ne confondant plus petite entreprise et multinationales, il juge très négativement les termes de « patronat » (74 %), « finances » (71 %), « capitalisme » (80 %), et, surtout, « austérité » (82 %).

tableau_3En définitive, il semble que, malgré la forte déception de la « galaxie de gauche » depuis 2012 et l’élection de François Hollande, très minoritaires sont ceux qui, en son sein, jugent impossibles les changements promis. Blessés mais pas résignés, ils croient encore à leurs valeurs et semblent attendre, tout simplement, la mise en œuvre d’une politique de gauche.

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