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Donner de la force aux idées pour qu’elles gagnent

Posté par jacques LAUPIES le 18 août 2014

 

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Les machines et robots sont des marchandises dont la valeur, selon Marx, représente la valeur de la force de travail qu’ils intègrent, elle même marchandise qui a la faculté de produire plus que ce qui est nécessaire à son renouvellement.

Si cela s’avère une théorie juste, le surplus appelé plus value, appartient a celui qui en dispose (en l’achetant) ainsi que des moyens de production dont il est propriétaire. Ce dernier  va donc soit accumuler, soit réinvestir avec, soit faire la fête (plaisanterie mise à part, satisfaire ses propres besoins), soit ce qui est évidemment le plus fréquent combiner ces trois éléments. Mais en aucun cas quel que soit son degré de moralité dans l’affaire, il ne va décider pour le bien collectif (même s’il croit devoir le faire) et se trouve donc en conflit permanent d’intérêt avec celui qui travaille et produit. C’est la lutte des classes dans sa forme la plus indiscutable.

Le fait de disposer ainsi du travail d’autrui renforce sa position de propriétaire et son pouvoir dans la société des humains et par extension sur la nature que ces humains ont entrepris de transformer. C’est finalement ses intérêts, par la recherche du profit, condition nécessaire à la pérennisation de sa domination qui vont devenir le facteur essentiel de la  destruction de l’écosystème.

Mais l’affaire n’est pas simple pour ce propriétaire de tout, que l’on appelle communément le capitaliste. Il a besoin, dès lors que la science des hommes développe leur prise de conscience de cette réalité,  de se préoccuper de masquer cette réalité et l’obligation d’engager le combat idéologique qui peut détourner ceux qui travaillent pour lui d’une mise en cause du système qui le sert !

Cela va de discours pseudos scientifiques jusqu’à l’invention de divinités  et leur utilisation  auxquelles les maitres d’une époque vont s’identifier et ainsi pouvoir leur donner une parole qui à la fois les abreuvera de bonnes intentions, les rassurera ou  leur fera peur. Ainsi naissent les souverains qui parfois se transforment en apprentis sorciers.

Depuis leur sédentarisation, devenus éleveurs, agriculteurs, artisans ou commerçants ou grâce à des organisation collectives, socialisées, la règle de l’exploitation de l’homme par l’homme a été instituée jusqu’au jour proche où elle sera capable de permettre la  production des robots, conçus de manière tout aussi collective et sociale, cette règle perdure.

Il va donc de soi que, si elle n’est pas remise en cause, les processus conflictuels, vont s’aggraver et en définitive n’auront d’autre but que de renforcer la toute puissance d’une minorité et de réduire l’immense majorité de ceux qui produisent pour elle.

Par delà nos visions étriquées dans nos microcosmes plus ou moins évolués se prépare un désastre universel.

Si nous n’y prenons garde et si nous ne substituons pas à la règle actuelle de spoliation des richesses au nom de la propriété, d’aliénation du travail par un salariat trompeur, souvent injuste et inégal, à la règle de la solidarité entre tous  dans le cadre d’une propriété sociale, autant de ceux qui travaillent que de ceux qui sont inactifs, en partageant la richesse produite, l’auto destruction de l’ensemble s’amorcera inéluctablement.

Et notre apparent et pseudo équilibre basé sur nos héritages économiques, sociaux et culturels risquent bien de s’effondrer.

Si peu conséquents que nous soyons en tant qu’individu, groupe, peuple, nous devons mettre en garde et préconiser des solutions efficaces et exemplaires. qui tendent vers :

- la socialisation des moyens de production,

- un revenu assuré à tous pour satisfaire des besoins individuels, ou familiaux, historiquement évalués dans une société donnée dans la perspective d’une égalité universelle.

- la gratuité de l’enseignement, de la formation, de l’accès à la culture et au savoir

- la liberté de penser et  son expression à tous les niveaux de l’organisation économique, sociale et politique 

La force des idées doit aussi reposer pour leur élaboration et leur mise en œuvre collective donc, elle doit reposer sur une masse consciente, moyen de pression et (ou) d’organisation dans l’ordre social existant qui ne peut-être considéré immuable.

Le pouvoir (politique notamment) doit lui être soumis ou en tout cas pouvoir à tout moment craindre le jugement et la sanction de cette masse. Peut-être faudrait-il envisager que cette dernière et sa représentation demeurent uniquement dans un rôle de pure expression idéologique ?

Car un fond, à l’heure du numérique, sans nier l’importance des instruments d’organisation économique et politique, les idées fortes et justes, révolutionnaires peuvent triompher par ces nouveaux chemins de la communication…

 

 

 

 

47 % des emplois seraient automatisables d’ici 20 ans

Pi.M.
Jeudi, 14 Août, 2014
Rethink-Robotics

Baxter, un robot industriel capable d’apprendre très simplement de nouveaux gestes
Crédit:
Rethink-Robotics
C’est la conclusion d’une étude d’Oxford basée sur l’analyse de plus de 700 métiers. De plus en plus de chercheurs s’inquiètent de la montée d’un «chômage technologique» lié au remplacement de travailleurs par des robots, sa part dans notre taux d’inactivité actuel et les risques dans les années à venir.

Télémarketeurs, analystes, secrétaires, dockers, employés de banque, réceptionnistes, arbitres sportifs, chauffeurs, caissiers, comptables, ouvriers assembleurs… Tous ces métiers et bien d’autres ont une très forte probabilité, supérieure à 95% selon l’étude d’Oxford réalisée par Carl Benedikt Frey et Michael A. Osborne, d’être remplaçables par des machines. Des tâches que des robots physiques, ou des logiciels et intelligences artificielles, seront en capacité d’accomplir.

Que des métiers disparaissent et que d’autres apparaissent, avec l’innovation technologique, n’est pas une nouveauté, loin de là. Preuve en est, plusieurs prix Nobel et chercheurs avaient publié un manifeste alarmiste dénonçant une « large vague de chômage technologique » causée par « la combinaison d’ordinateurs et de machines automatiques et autonomes », adressée à Lyndon Johnson, en 1964. Mais la proportion des emplois remplaçables par des machines, à horizon 10 ou 20 ans, atteindrait 47 %, clairement du jamais vu en si peu de temps. Et on n’est pas ici uniquement dans une automatisation « fordiste » où des robots accompliraient des tâches pénibles et répétitives. Même le très libéral Erik Brynjolfsson, chercheur au département Business du MIT (Massachusetts Institute of Technology) s’en inquiétait récemment sur CBS: «Cela va plus vite que n’importe quand dans l’histoire et il faut constater que la technologie ne crée pas de nouveaux emplois aussi vite qu’il le faudrait.»

Des millions et des millions d’emplois qui ne pourront forcément être transformés en nouveaux métiers. Un choc qui pourrait se révéler particulièrement violent pour les pays très industrialisés, comme la Chine ou l’Inde. Des entreprises de robotiques proposent des robots assembleurs, pour les usines, à des prix déjà extrêmement compétitifs, si on les compare à des travailleurs chinois. Un robot abattant une fois et demi plus de travail qu’un ouvrier, et ne coûte que 3,40 dollars de l’heure, prix d’achat, de maintenance et d’énergie compris. Voir à ce sujet: les ouvriers chinois, trop chers, remplacés par des robots. 

Des chercheurs comme Brynjolfsson posent déjà la question du rôle de l’automatisation dans les 8 % de chômage qui semblent toucher durablement les Etats-Unis alors que la croissance y est revenu. Des économistes libéraux, comme Robin Hanson, vont jusqu’à conseiller d’investir dans des actions d’entreprises de robotique, seul moyen selon eux de se garantir un revenu, lorsqu’il n’y aura plus d’emploi. D’autres préconisent la création de nouvelles et taxes sur le travail automatisé et le capital pour redistribuer les richesses, couplé avec une forte baisse du temps de travail. L’idée d’un revenu universel de base peut prendre également tout son sens avec la robotisation et l’automatsation. Ou encore, comme le lançait récemment Bernard Stiegler au cours d’une conférence à ce sujet au théâtre du Rond-Point, on pourrait généraliser le régime des intermittents du spectacle pour tout le monde, qui serait rebaptisé pour l’occasion l’intermittence de l’emploi.   Selon Carl Benedikt Frey et Michael Osborne toutefois, de nombreux métiers restent impossibles à automatiser. Aux premiers rangs desquels les artistes, les enseignants, les psychologues ou bien entendu, les programmeurs.

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Ukraine : l’offensive meurtrière contre les villes prorusses continue

Posté par jacques LAUPIES le 17 août 2014

Comment peut-on, en 2014, dans un pays qui a connu les horreurs de la guerre durant le 20ème siècle, depuis la révolution russe jusqu’à l’invasion nazie, comment peut-on en arriver à s’entretuer ?

Voilà que l’effondrement du régime soviétique, supposé rendre la liberté aux populations des différents pays, fait émerger les vieilles querelles nationalistes sous l’impulsion des nouveaux maîtres du pays : les oligarchies financières et industrielles.

Le pays est soumis aux influences des nouveaux maitres de l’économie. Et renaissent les luttes d’influence des nations pour s’assurer son contrôle d’un point de vue géopolitique.

Ceux qui gouvernent dans ces pays respectifs et en Ukraine doivent désamorcer une poudrière. Qu’ils le fassent. Et vite car la bas on meurt aussi comme en Syrie, en Irak, en Palestine.

Mais nous devons aussi ne pas rester indifférents car cela nous concerne.

 

 

Eugénie Barbezat
Samedi, 16 Août, 2014
donetsk

Crédit:
afp
Tandis que les populations civiles fuient les combats qui ont fait plus de 2 000 morts autour de Donetsk, l’armée ukrainienne intensifie ses bombardements. Selon la Croix Rouge, un accord entre Moscou et Kiev a été trouvé pour le passage du convoi humanitaire russe en Ukraine.
Samedi, d’intenses bombardements frappaient de nouveau les bastions des rebelles prorusses.
Le président français François Hollande a appelé Kiev à « faire preuve de retenue et de discernement » dans ses opérations militaires, le nombre des victimes civiles ne cessant d’augmenter, dépassant les 2000 morts, dans les fiefs des insurgés que sont Donetsk et Lougansk, villes assiégées par l’armée ukrainienne. De leur côté, les Etats-Unis ont exhorté jeudi l’Ukraine à la «retenue» afin de réduire le nombre de pertes civiles. «Nous avons souligné l’importance de faire preuve de retenue pour réduire le nombre de victimes civiles», a déclaré la porte-parole du département d’Etat, Marie Harf, en demandant notamment à Kiev de ne pas avoir recours à des armes qui pourraient mettre les civils en danger.

Bombardements intensifs de l’armée ukrainienne

L’armée ukrainienne poursuivait son offensive samedi, reprenant aux insurgés Jdanivka, ville située 45 kilomètres au nord-est de Donetsk, où les combats se sont rapprochés du centre-ville ces derniers jours, d’intenses bombardements ayant frappé sa banlieue est et la localité voisine de Makiyivka.
Des journalistes de l’AFP ont constaté que des obus vraisemblablement tirés par l’armée ukrainienne étaient tombés sur une douzaine de maisons sans y faire de victimes. Des tirs d’artillerie et des explosions ont été entendus toute la nuit.

Temoignages

Peu après l’arrêt des bombardements nocturnes dans une banlieue de l’est de Donetsk, Konstantin Louchkine a émergé de sa cave pour trouver ses ruches détruites, la façade de sa maison arrachée et sa voiture carbonisée et criblée d’impacts de shrapnel.  »Vous appelez ça une frappe ciblée ?« , ironise ce mineur de charbon, tenant contre lui sa fille de quatre ans, Macha.
Les journalistes de l’AFP ont entendu samedi, de 2H00 jusqu’à 5H00 du matin, le grondement des bombardements au-dessus de ce bastion prorusse de l’Est assiégé par l’armée ukrainienne, tandis que d’intenses combats avaient lieu entre les militaires et les rebelles. Les tirs au mortier ont atteint plusieurs artères des quartiers nord de Donetsk, ainsi que de la localité voisine de Makiïvka, enflammant les maisons et détruisant leurs toits, laissant de profonds cratères dans le sol.
« C’était une frappe massive », témoigne Konstantin Louchkine.Sa maison, entourée de vignes et de ruches, a eu la façade nord arrachée, et le toit du garage gît dans la rue quelques mètres plus loin. Sa voiture et son garage sont truffés de shrapnel.  »Je pourrais encore vivre ici, mais à quoi bon ? Comment peut-on se protéger face à du shrapnel (obus, ndlr) ?« , s’interroge-t-il.
Les habitants du quartier accusent l’armée ukrainienne d’être responsable de l’attaque, qui a touché une zone d’habitation comprenant, outre de nombreuses maisons, des potagers et dominée par le bâtiment de forme triangulaire de la mine locale.
« Ils se cachent derrière d’honnêtes gens et les obligent à se combattre les uns les autres« , affirme Konstantin Louchkine à propos des dirigeants pro-occidentaux à Kiev.  »Qu’ils viennent ici et reconstruisent ces maisons !« , lance-t-il amèrement.
Rouslan raconte, quant à lui, que son quartier a été illuminé par des fusées éclairantes juste avant que les bombardements ne commencent.
« Nous somme laissés à la rue », se lamente en pleurant une autre habitante, Lioudmila, qui regarde sa maison meurtrie et le profond cratère au milieu de ses buissons de framboises. Le toit de son garage s’est effondré sur sa voiture et celui de sa maison est très endommagé.
Les dégâts faits par les chutes d’obus s’étendent sur douze maisons dans toute la rue.
Deux personnes âgées de 85 ans vivant en couple et toutes deux paralysées indiquent qu’elles sont restées allongées pendant que les explosions soufflaient leurs fenêtres et qu’un obus passait au travers de leur palissade en briques pour aller creuser un fossé dans leur dallage.
« On s’était déjà endormi. Puis il y a eu une explosion. Ils ont commencé à tirer alors que j’étais allongé là avec ma femme« , raconte Stepan Fiodorovitch, un mineur retraité, assis sur son lit, cependant qu’une coupure d’électricité frappe la zone.Son épouse se repose dans une chaise roulante, tandis que leur perruche chante dans sa cage.« Ils ont tiré à peu près 20 fois, puis ils sont partis. Je ne sais pas pourquoi ils voulaient nous bombarder. Nous ne sommes pas responsables » de ce qui se passe, regrette-t-il.
A Lougansk, encerclée par l’armée ukrainienne, l’organisation Human Rights Watch (HRW) a évoqué samedi une situation humanitaire « très difficile », cette ville n’ayant plus d’eau, d’électricité et de réseau téléphonique en état de fonctionner depuis deux semaines.
L’ONG a également dénoncé l’utilisation par les deux camps d’armes lourdes dans des zones habitées, qui ont provoqué la mort de plusieurs dizaines de civils au cours des derniers jours.
Les tensions étaient montées d’un cran vendredi lorsque Kiev avait affirmé avoir en partie « détruit » une colonne de blindés russes ayant la veille fait irruption sur son territoire, provoquant une vague de réactions indignées en Occident. (voir www.humanite.fr/des-vehicules-de-larmee-russe-seraient-entres-en-ukraine-549350)
Moscou, qui a toujours démenti tout passage de troupes russes ou de matériel par la frontière, a ironiquement accusé Kiev de « détruire des fantômes », évoquant des « fantasmes ».
Alexandre Zakhartchenko,  le premier ministre de la République populaire de Donetsk a pourtant déclaré dans une vidéo diffusée vendredi avoir reçu « 150 équipements militaires, parmi lesquels 30 chars et d’autres blindés, et quelque 1.200 hommes qui ont eu quatre mois d’entraînement sur le territoire russe », ajoutant qu’ils arrivaient « au moment le plus crucial ». IL a ajouté que cette région prorusse était « dans une situation humanitaire très préoccupante » et accusé Kiev de délibérément retarder l’arrivée du convoi humanitaire russe.
Face à la progression de l’armée ukrainienne et des combats de plus en plus meurtriers jusque dans le centre de Donetsk, deux chefs rebelles dont le «ministre de la Défense» séparatiste, le Russe Igor Strelkov, ont donné jeudi leur démission.

Un accord au sujet du convoi d’aide humanitaire russe

Un accord entre Moscou et Kiev a été trouvé sur le passage du convoi humanitaire russe en Ukraine, a annoncé la Croix-Rouge samedi 16 août. Les quelques 300 camions russes, porteurs de 1.800 tonnes d’aide humanitaire selon Moscou, étaient toujours garés samedi soir à une trentaine de kilomètres du poste-frontière de Donetsk, dans la localité russe de Kamensk-Chakhtinski, ce qui signifie qu’ils n’ont pas bougé d’un pouce depuis jeudi.
Plusieurs détonations ont été entendues par les journalistes de l’AFP du côté ukrainien de la frontière et des colonnes de véhicules militaires russes ont été vues circulant dans la zone.
Les gardes-frontières et les douaniers ukrainiens arrivés en territoire russe n’avaient pour leur part toujours pas commencé leur inspection.
Un responsable du ministère russe des Situations d’urgence a déclaré que Moscou avait envoyé aux douanes ukrainiennes une déclaration concernant le contenu des camions. Le représentant de l’OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe) sur place, Paul Picard, a quant à lui expliqué qu’une réunion entre les services de douane russes et les représentants ukrainiens avait eu lieu samedi matin, sans donner plus de précisions.
La Croix-Rouge, qui n’a pas participé à la réunion, a confirmé n’avoir procédé à aucune inspection des camions russes, attendant un accord entre les deux parties.
Moscou, qui accuse Kiev de vouloir saboter son opération humanitaire en concentrant ses efforts militaires dans la zone où doit passer le convoi, a de nouveau appelé samedi à un cessez-le-feu pour permettre à l’aide humanitaire d’être fournie aux populations victimes du conflit.

Diplomatie

Un début de désescalade pourrait avoir lieu dimanche à Berlin, où le ministre ukrainien des Affaires étrangères Pavlo Klimkine doit rencontrer son homologue russe Sergueï Lavrov, en présence des chefs français et allemand de la diplomatie.Le ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, a de son côté dit espérer pouvoir « mettre un terme aux violents affrontements » en Ukraine au cours de cette rencontre.

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Commentaires sur une commémoration

Posté par jacques LAUPIES le 16 août 2014

 

« L’appareil psychique individuel résulte de l’intériorisation de la vie groupale dont le sujet fait l’expérience dans sa famille puis ailleurs » (Sigmund Freud)

 

Catherine Vieu-Charier : « Il faut que le peuple de Paris se rappelle qu’il a une tradition rebelle et combative »

Propos recueillis par FRÉDÉRIC GARGAUD
Jeudi, 14 Août, 2014
Libération de Paris

Depuis le 19 août 1944, suite à l’appel lancé par le communiste Henri Rol-Tanguy, le peuple de Paris érige des barricades.
Crédit:
STF
A lire dans l’Humanité-Dimanche : Quelle place occupe la Libération dans l’histoire de Paris et dans la mémoire collective des Parisiens ? Pourquoi et comment alimenter, jusque dans le quotidien des habitants, cette mémoire ? Catherine Vieu-Charier, adjointe (PCF-Front de gauche) au maire de Paris, en charge des questions relatives à la mémoire et au monde combattant, évoque tous les enjeux de la commémoration de la Libération.
CATHERINE VIEU-CHARIER.HD. Quelle est votre mission en tant qu’adjointe chargée de la mémoire et du monde combattant ?
CATHERINE VIEU-CHARIER. On ne commémore plus aujourd’hui comme on pouvait le faire auparavant. Il ne s’agit plus uniquement de faire un discours devant les anciens combattants, de faire ce nécessaire devoir de mémoire, mais de chercher aussi à partager largement l’histoire avec les Parisiens, dans le cadre d’une approche globale : de faire un travail de mémoire. Ce qui m’a amenée, depuis que j’ai été élue en 2008 à cette délégation (instaurée par Bertrand Delanoë en 2001 – NDLR), à travailler tant sur la rafle du Vél’d’Hiv que sur les 850 ans de Notre-Dame de Paris, sur les mouvements ouvriers qui ont marqué la ville que sur la guerre d’Algérie.
HD. Quel est l’enjeu aujourd’hui d’une commémoration de la Libération de Paris ?
C. V.-C. Elle permet d’abord de se souvenir que le pire peut toujours arriver, que le fascisme peut revenir, que l’on n’est pas à l’abri de génocides. C’est l’enjeu d’une politique mémorielle de comprendre que tout cela n’arrive pas de nulle part. Cette commémoration est aussi l’occasion, à une époque qui semble inscrite dans l’apathie, de raviver le rôle de la Résistance et sa capacité à fédérer autour de valeurs universelles et républicaines. Et de rappeler par la même occasion que le peuple de Paris a une tradition, une histoire rebelle et combative. La Libération est constitutive du peuple parisien, comme le sont la Révolution française, la Commune de Paris et le Front populaire.

Commentaires

 

josette

Jeudi, 14 Août, 2014 – 12:07
Madame Catherine Vieu-Charier,  Je suis d’accord avec vos paroles. Mais pourquoi vous ne nommez que Paris ? il y a eu dans le passé Marseille qui s’était libérée, et qui avait résisté à l’occupant. Vous parlez des atrocités vécues au Vél’d’Hiv, j’en conviens. Nous avons nous aussi à Marseille souffert des rafles, et de la collaboration ! Il faut penser français et non que parisien. croyez que l’apathie disparaitra des que nous pourrons être d’accord avec la plus grande part des français.             Cordialement.

 

Quis

Samedi, 16 Août, 2014 – 13:46
Catherine Vieu-Charier instrumentalise l’histoire à des fins politiques. C’est de la militance. A la fin de l’Occupation, droite comme gauche ont tendu un voile pudique sur les réalités, dans l’idée de réunir les français. C’était peut-être justifié à l’époque. Mettons. Aujourd’hui il est temps de laisser travailler les historiens, les vrais, ceux qui sont indépendants des partis et ne confondent pas opinion et compétence.

 

WAGNER Evelyne

Vendredi, 15 Août, 2014 – 15:26
Je suis tout-à-fait d’accord avec vous.IL NE FAUT PAS OUBLIER. Je suis moi-même enfant de déportés, j’ai actuellement 75 ans, je suis juive et belge mais j’ai toujours de la famille en France et mon frère vit en France depuis quarante ans.  Sur ce, bon courage. ANTILOPE14

 

WAGNER Evelyne

Vendredi, 15 Août, 2014 – 15:26
Je suis tout-à-fait d’accord avec vous.IL NE FAUT PAS OUBLIER. Je suis moi-même enfant de déportés, j’ai actuellement 75 ans, je suis juive et belge mais j’ai toujours de la famille en France et mon frère vit en France depuis quarante ans.  Sur ce, bon courage. ANTILOPE14

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LAUPIES

Samedi, 16 Août, 2014 – 15:42
Historiens indépendants cela n’existe pas. Tous ont des attaches familiales, politiques ou autres et cela pèse nécessairement dans leur travail. Même les témoignages vivants peuvent interpréter leur propre histoire.  Quant à ceux qui tentent, plus tard, appartenant à d’autres générations ils doivent vaincre le poids des pressions idéologiques de leur temps. Qu’ils soient universitaires ou, à plus forte raison privés des éléments d’analyse que peuvent donner les études, ils sont soumis à un certain révisionnisme. Décourageant propos me direz-vous ? Mieux vaut l’avoir que jouer l’autruche car cela vaut avertissement. 

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Prendre ses désirs pour des réalités

Posté par jacques LAUPIES le 16 août 2014

 » L’Assomption de Marie est l’événement au cours duquel la Vierge Marie, Mère de Jésus, au terme de sa vie terrestre, serait entrée directement dans la gloire du ciel, âme et corps, sans connaître la corruption physique qui suit la mort. »

Bien que ne crois pas un traitre mot de cette histoire, j’en subis chaque année les conséquences, souvent dans des repas de famille ou les oppositions sur la religion sur la politique émergent de façon parfois plus que vive ! Mais ce n’est pas qu’affaire de famille. 

Il faut bien le constater et le reconnaître : notre société, de manière très générale, révèle les clivages dont on se demande s’ils ne vont pas, avec le temps prendre une tournure dramatique. A force de développer une analyse qui emprunte à l’apparence et aux effets plutôt qu’aux fondement et aux causes, on en arrive à faire ressurgir les concepts les plus anti progressistes qui soient.

Ainsi ce qui apparaît une vision très matérialiste, très concrète du monde qui nous entoure est interprété de telle sorte que deviennent  crédibles les plus obscurs des idéalismes.

De simples exemples le prouvent : Sur la fiscalité dont évidemment tout le monde parle à la veille de devoir payer l’IR, la taxe foncière ou la taxe d’habitation on crie au voleur. On s’insurge également sur le montant des droits de succession. Mais dès lors que l’on évoque les solutions possibles qui consisteraient à établir tous ces impôts de manière plus juste et indexés sur le revenu du contribuable plutôt que sur la valeur exclusive du bien.

Les bons vieux réflexes du possédant surgissent. Il ne saurait être question de remettre en cause un bien acquis par les ancêtres, que ce soit par le travail ou par de lointains héritages. Donc réduisons ou abolissons les droits de succession.

Et lorsque vous faites remarquer aux intéressés, qui ne sont pas de gros possédants, que le trop d’impôt de la taxe d’habitation ou de la taxe foncière pour la propriété qu’ils habitent est insupportable pour leurs moyens ou faibles revenus et que, la droite notamment n’a jamais voulu réformer pas plus que le FN, l’esprit partisan apparaît et s’abrite sur le concept du mérite de celui qui aurait travaillé contre celui qui n’aurait rien foutu !

On n’est plus dans sa préoccupation, on déplace le problème et on transfère sur une sorte de conception de l’homme que soutient l’idéologie à laquelle on adhère.

Cela s’appelle avoir une attitude dogmatique.

Pas très loin, pour se justifier, le recours au débat philosophique sur la prépondérance du droit naturel sur le droit social, du meilleur contre le mauvais.

Quand vous dites que votre parti, la gauche et des gaullistes, mais aussi les actions de résistance et les actions syndicales de 36 à 68, voire 81, et même après, y sont pour quelque chose, vos interlocuteurs s’insurgent ils ne doivent rien à quelqu’un qui a pu être stalinien !

Et le tour est joué, et cela est insupportable et vous ferait opter pour le combat et non la discussion !

La crise – permanente – qui affecte le système, oubliée ! les acquis sociaux résultats d’une lutte de classe bien réelle, oubliés !

Bref vous n’avez rien foutu, presque vous êtes un profiteur et ils sont les victimes !

Généralement assurés sociaux et mutualistes, salariés  bénéficiant parfois du statut de la fonction publique, d’un système de santé malmené mais qui est un des meilleurs du monde, des garanties conventionnelles de salaires, bénéficiant d’un mois ou plus de congés payés, des allocations familiales (qui permettent mieux que leurs imprécations contre le mariage pour tous d’avoir des enfants et de les élever) bénéficiant d’une retraite,  libres de se syndiquer, ces interlocuteurs qui sont issus des nouvelles générations ou qui ont oublié un passé traversé dans une sorte d’insouciance, ne savent même pas sur quelles bases sociales ils prétendent refaire le monde.

Ils sont à l’écoute d’une bourgeoisie qui rigole bien de leur naïf égarement et n’a de cesse que de préparer une nouvelle droite, plus forte, plus spoliatrice, détruisant le peu qui reste de leurs droits. Une bourgeoisie qui les met en voie de garage en attendant que vienne un moment plus favorable mais sachant exercer la pression sur ceux qui sont à la barre !

Une bourgeoisie sans doute transformée mais bien existante qui sait prendre la révolte et l’orienter, qui ose parfois le discours patriotique et révolutionnaire pour que l’enfant ne se sentent pas trop étranger à sa culture familiale, locale et nationale !

Même les tribulations guerrières, sont dénoncées jusqu’à transformer et ignorer la lutte des classes qui les sous tend en des combats ou le bon nationaliste combat le mauvais nationaliste.

De quoi s’inquiéter quand on voit cette mayonnaise prendre.

Comment mettre en garde contre cela si ce n’est rappeler en permanence qu’il faut désaliéner le travail, mettre en cause fermement la propriété privée des moyens de production  et je dirai même donner à la propriété individuelle les limites d’une décence.

 

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Elle veille sur Tarascon ?

 

 » L’Assomption de Marie est l’événement au cours duquel la Vierge Marie, Mère de Jésus, au terme de sa vie terrestre, serait entrée directement dans la gloire du ciel, âme et corps, sans connaître la corruption physique qui suit la mort. Très ancienne dans les Églises d’Orient et d’Occident bien quoique sans référence scripturaire, (et fêtée liturgiquement dès le VIIIe siècle), cette conviction a été définie comme dogme religieux (c’est-à-dire ‘vérité de foi’) par l’Église catholique en1950. Tout en partageant la même foi en l’Assomption (qu’elles appellent ‘Dormition‘) les Églises orientales n’ont jamais souhaité la définir en termes dogmatiques. Le mot ‘Assomption’ provient du verbe latin ‘assumere’, qui signifie « prendre », « enlever ». L’Assomption de la Bienheureuse Vierge-Marie est une fête liturgique qui, dans l’Église catholique, se célèbre le 15 août. Dans le calendrier anglican la fête de l’Assomption a disparu en 1549mais le 15 août est resté la fête principale de la Vierge Marie (sans référence à son Assomption). La date du 15 août serait celle de la consécration à Jérusalem de la première église dédiée à Marie, au Ve siècle. »

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Le règlement ?

Posté par jacques LAUPIES le 15 août 2014

 

Certes il en faut un règlement. La loi c’est la loi !

Et alors c’est lui le champion ! En plus on va plus parler de lui que du nouveau promu !

Les juges ont estimé que : « il est plus facile de légaliser certaines choses que de les légitimer » (Chamfort)

Tout bénef pour le second. Quant au quatrième pas de quoi être fier.

 

 

Sur Orange ce qu’on en dit

Mekhissi, la mauvaise blague

Mahiedine Mekhissi, tranquille vainqueur du 3 000m steeple aux championnats d’Europe, a enlevé son maillot à l’entrée de la dernière ligne droite pour terminer torse nu ! Il a été disqualifié et laisse Yoann Kowal champion d’Europe (8’26″66).

Mahiedine Mekhissi savait qu’il allait gagner. Il n’a pas été contesté, s’envolant dans le dernier tour du 3 000m steeple aux championnats d’Europe. Trop facile, le Rémois ne voulait visiblement pas que cette course soit trop anonyme: à l’entrée de la dernière ligne droite, il a tout simplement… enlevé son dossard pour finir torse nu ! L’image est surprenante, saisissante. Mekhissi a eu le temps de porter le maillot à sa bouche, de faire le signe « trois »… Mais que lui est-il passé par la tête ?

« Je ne savais pas que je pouvais avoir un carton jaune, a-t-il réagi à chaud sur France 2. C’était dans l’euphorie… Je ne le referai pas. » C’est sans doute du jamais-vu. Au niveau de sa course, ce geste fou est assurément la preuve que Mekhissi n’était pas fatigué, confirmant l’impression visuelle par rapport à ses adversaires. Cet imprévu a malheureusement eu comme effet d’éclipser le vrai bel exploit de cette course: la deuxième place conquise par Yoann Kowal au terme d’un ultime sprint échevelé.

Kowal: « On trouvera un beau site dans le Périgord »

Après la disqualification de Mekhissi, qui avait pourtant reçu un simple carton jaune dans un premier temps, le voilà champion d’Europe ! Ce faux doublé français (8’25 »30 et 8’26 »66) était le premier de ces championnats d’Europe et portait le total de médailles à neuf, en attendant Benjamin Compaoré en or (triple saut) et Dimitri Bascou en bronze (110m haies). Les Bleus étaient donc passés à 11 breloques depuis l’ouverture de la compétition, puis sont revenus à 10 après la conclusion de cet incroyable imbroglio. « J’aimerais qu’il y ait une justice au vu du comportement de Mekhissi », n’hésitait pas à clamer l’Espagnol Angel Mullera, finalement médaillé de bronze.

A l’arrivée, Kowal remerciait Mekhissi sur France 2: « Il est venu me voir avant dans la chambre, il m’a dit que j’en étais capable vu ce que j’avais fait. Venant d’un adversaire, je lui dois un grand respect. Il se met quand même devant, on est ensemble et terminer derrière un grand champion comme lui, c’est juste un honneur. » Et puisque les deux compères avaient visiblement envie de ne rien faire comme tout le monde, Kowal s’est lui jeté vers sa compagne à genoux pour… la demander en mariage ! « C’est l’association de deux beaux moments. J’espère l’année prochaine, on trouvera un beau site dans le Périgord. » C’est l’allégresse débordante, un peu trop pour Mekhissi pour qui la blague a mal tourné.

 

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