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Pas simple à comprendre le monde arabe ?

Posté par jacques LAUPIES le 23 août 2014

A entendre la télé et certains politiques, ce qui se passe en Irak serait autrement grave et préoccupant au point d’envoyer des armes aux peshmergas pour les soutenir  contre les djihadiste qui veulent liquider tout ce qui n’est pas dans le giron de leur vision religieuse.

Bien qu’il faille ajouter que le  dogmatisme religieux de ces derniers ne doive pas manquer de dissimuler quelques appétits économico-géo-stratégiques de ceux qui probablement vont tirer les ficelles de cette folie meurtrière.

Je publie ci dessous l’article de José Fort, ancien journaliste de l’Humanité, qui effectivement nous rappelle à certaines réalités qu’il ne faudrait pas oublier pour comprendre que les pyromanes, comme je me plais souvent à le répéter, sont devenus des pompiers.
 
De plus, difficile de leur demander de ne pas sortir les échelles et les lances quand femme et enfants sautent par les fenêtres !
 
Bien que le gouvernement d’Israël soit nettement moins génocidaire, il mériterait, quand  il s’empare des territoires palestiniens et régulièrement massacre quelques enfants et femmes à Gaza, qu’on donne à ses adversaires quelques extincteurs.  Certes pas des armes mais un soutien politique dans leur légitime combat pour leur souveraineté et leur indépendance
 
Mais de cela pas question. On demande à Israël d’être plus modéré dans « son droit à se défendre » contre ceux la même qui choisissent, eux aussi, de se défendre mais contre les spoliations qui les atteignent.
 
Car avant de surarmer les policiers quand le « gangstérisme » se développe, il est bien préférable de faire en sorte que les gangsters  soient moins nombreux et dangereux. Cela s’appelle de la prévention et au lieu de jouer les coqs nous ferions bien d’être d’abord des mères poules pour tous ceux qui ont faim.
 
Il n’empêche que la situation s’aggrave sur l’ensemble de ces pays sous influence musulmane au point que dans le débat de ce soir à la télé on nous présente une carte du bassin méditerranéen et du moyen orient, noircie par la menace djihadiste comme si ces « Fous de Dieu » avaient la maitrise de tous les pays du Maghreb, de l’Egypte et du monde arabe en général.
 
Plus même est avancée l’idée que des possibilités d’attentat existant dans notre pays, nous devons nous y préparer et même que « la voix des religieux serait très importante » pour freiner cette importation du terrorisme international des islamistes radicaux !
 
Des voix que certains intervenants de l’émission voudraient entendre, mais qui n’oseraient s’exprimer parce qu’en définitive les modérés autant que les extrémistes s’abritent derrière un Coran qui malgré tout serait porteur de préceptes de « violence contre les femmes et les minorités ».
 
Argument qu’un autre intervenant conteste, sans me convaincre d’ailleurs. Cela me rappelle à l’idée que j’ai des religions ; même pétrie des meilleures intentions, elles n’échappent que rarement aux instrumentalisations.
 
Mais bon c’est un autre débat qui nous rappelle que, sur fond de lutte des classes à l’échelle planétaire, le développement de l’extrémisme musulman nous met dans une situation de combattant d’un nouveau fascisme et nous place dans une position d’alliés de toutes les grandes bourgeoisies du monde.
 
La guerre comme moyen de destruction et d’utilisation de l’appareil productif pour résoudre l’inévitable crise du capitalisme mondialisé  ? Ne l’oublions pas !
PARU DANS L’HUMANITE
Le blog de José Fort
Un regard affûté sur le monde, implacable avec les dominations qui l’accablent, toujours à l’écoute des mouvements qui le libèrent.

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Photo: DR
Jeudi, 14 Août, 2014 – 11:47

Irak : ce sont des monstres mais ce sont vos monstres

 

 

Les djihadistes de « l’Etat islamique en Irak et au Levant » sont des monstres. Personne ou presque ne le conteste. Mais s’en tenir à ce constat et à la compassion pour les populations martyrisées relève de l’escroquerie. Ces monstres ont été enfantés par le prix Nobel de la paix Obama, Hollande et la plupart des dirigeants occidentaux.
D’ou vient l’argent ? D’où viennent les armes ? 
L’organisation terroriste dispose de moyens financiers considérables. L’argent provient de plusieurs pays du Golfe alliés de Washington et bien en vu à Paris, de braquages comme celui de la succursale de la banque centrale irakienne à Mossoul au début du mois de juin avec un butin de 425 millions de dollars, du commerce du pétrole avec la production de plusieurs raffineries comme celles de Tikrīt et Baiji et … du pillage d’antiquités vendus au prix fort en Occident par des réseaux mafieux.
D’où viennent les armes ? Un grand merci au grand Sam et à ses copains de Londres et de Paris. Le matériel fourni aux opposants à Bachar el Assad est passé à 90% entre les mains des Djihadistes avec en prime les reliquats des arsenaux libyens ainsi que des blindés, des tanks et de l’armement lourd de fabrication US pris à l’armée irakienne en déroute.
Les talibans en Afghanistan avaient été armés par Reagan au nom de la défense du « monde libre » avec les résultats que l’on connaît. Les « contras » au Nicaragua avaient bénéficié des mêmes largesses.
Du temps du dictateur nicaraguayen Somoza, à Washington les officiels avaient pour habitude de dire : « Somoza est peut-être un fils de pute, mais c’est notre fils de pute. » Les dirigeants occidentaux pourront désormais dire eux aussi  à propos des djihadistes : «  ce sont des monstres, mais ce sont nos monstres. »

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A « C dans l’air » on ne manque pas d’air !

Posté par jacques LAUPIES le 22 août 2014

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Cherchez en un qui défend la politique de la demande !

 

 

La chanson de ces doctes spécialistes n’est pas nouvelle et on nous la fredonne depuis des décades histoire, avec des accompagnements favorables, de dédouaner les gouvernements en place. S’il leur arrive, pour faire bien et objectif, de poser des questions pertinentes, rarement les réponses le sont !

Il est vrai qu’un enseignant de science po, Dominique Reynié, qui sent le social démocrate à plein nez, un Christophe Barbier journaliste Directeur de l’Express, plutôt droitier et parfois aux accents extrême, une  Hélène Pilichowky, éditorialiste politique et un Gaël Sliman autre, ce beau monde sont très éloignés de la pensée de Marx, de Jaurès ou tout simplement des propositions du PCF.

A part qu’à certains moments on devine que leur honnêteté intellectuelle est en souffrance, du fait  qu’ils ont probablement pour consigne de nous rappeler qu’il faut pour sauver la situation oser s’en prendre aux prélèvements obligatoires (ficher la sécu en l’air ne semble pas ébranler le moins du monde Reynié)

Et les voici a spéculer, une fois de plus, sur la présidentielle, nous parler d’une dissolution possible de l’assemblée, au risque de redonner le pouvoir à une droite qui ne semble pas prête pour prendre la relève, et d’une extrême droite qui peut fort bien sortir de son rôle de voie de garage.

Des forces qui pourraient enfin pratiquer une vraie politique de gauche, réduire les ambitions patronales, relever les salaires et les minima sociaux, inverser les politique de santé et de protection sociale, consolider notre système d’éducation et de formation et ainsi créer le conditions de la relance économique, on ne dit que très peu.

Oui mais si on n’en parle peu c’est aussi parce que, disons le franchement,  ça patouille un peu de ce côté là.

S’il en est ainsi il faut bien faire avec et chercher la sortie.

Envisager la dissolution serait évidemment suicidaire pour la gauche, même la plus décolorée.  Attendre de ce gouvernement qu’il change sous la pression est d’une illusion imbécile. Le renverser par la rue ne semble pas être à l’ordre du jour vu l’état des rapports de force tant sur le plan syndical que politique.

Alors évidemment il ne reste qu’une solution à mi mandat c’est une recomposition à gauche sur la base d’un véritable programme de changement. Cela semble être le seul moyen pour sortir de l’impasse et personnellement il me semble que toute stratégie d’attente de la Présidentielle sans que cela se produise conduira à une issue catastrophique pour le peuple français.

Mais évidemment une telle perspective de gouvernement ancré à gauche ne viendra pas seule et pour l’atteindre les forces politiques concernées et le mouvement social doivent clairement exposer leurs objectifs et dire avec qui ils se proposent de les atteindre. Et les français se bouger un peu plus !

Pourquoi pas se mettre d’accord en proposant un contre gouvernement dont évidemment la composition importe moins que le programme et qui ne laisserait que la place qui lui convient à la fraction actuelle de la majorité qui gouverne si mal. 

 

François Hollande fait le choix  de l’impasse

élysée
Yves Housson, Thomas Lemahieu,  Gael de Santis et Lionel Venturini
Jeudi, 21 Août, 2014

 

Photo: Yoan Valat/Reuters
Le chef de l’État anticipe d’un mois sa rentrée politique. Dans un entretien accordé au Monde, il assume désormais complètement une ligne politique en rupture avec sa famille et ses engagements.

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Commentaires

 

cassagne

Mercredi, 20 Août, 2014 – 21:09
il assume désormais complètement une ligne politique en rupture avec sa famille et ses engagements. »    sa famille et ses engagements , désormais… maintenant c’est la rupture..????? depuis le temps que nous sonnons le tocsin,  désormais non mais je rêve , désormais !!!!

 

Pancho Villa

Jeudi, 21 Août, 2014 – 00:53
Mais non Hollande étant un homme de droite comme tout le PS, il fait sa politique au service du MEDEF et de la finance mafieuse et donc contre la classe ouvrière élargie.

 

cohen ganouna

Jeudi, 21 Août, 2014 – 07:20
quand en n a  un pere de l extreme droite c est deja signe , mr françois mitterand qui ete de droite n a pas fait ce plongeon ….

 

cassagne

Jeudi, 21 Août, 2014 – 09:22
Il fait le choix de TINA. Son ami, c’est la finance. Un fauxcialiste dans toute sa splendeur

 

poilagratter

Jeudi, 21 Août, 2014 – 10:52
Ca fait plus de deux ans que Hollande et sa troupe ont tourné le dos aux valeurs de gauche. Et ça me fiche les boules de voir que le parti découvre régulièrement cette trahison ! Arrêtons de larmoyer faussement, et demandons aux gens de descendre dans la rue, pas de s’indigner sur le papier.

 

plumé

Jeudi, 21 Août, 2014 – 10:58
le capitaine de pédalo est devenu Amiral d’une flotte constituée du Medef, de l’UMP, du FN, des banquiers,  avec l’amérique ils défendent le capitalisme international,    les travailleurs doivent renforcer le front de gauche et les vrais syndicats c’est la seule façon d’arrêter le massacre social.

 

Barronne

Jeudi, 21 Août, 2014 – 11:29
D’accord avec Plumé, Hollande fait idem que Sarkozy, en plus il ouvre grandes les portes au FN on n’a pas besoin de ça les médias n’y vont pas par 4 chemins. Il faut absolument que la vraie gauche descende dans la rue comme en 89, la révolution est à refaire, nos acquis sociaux balayés du revers des manches comme chantait J-Ferrat !

 

Mr Paul Chambers

Jeudi, 21 Août, 2014 – 17:30
Quel est le choix du parti communiste face au soutien de sa politique par une large majorité des élus socialistes?

 

marianne

Jeudi, 21 Août, 2014 – 18:17
En France, la rémunération distribuée aux actionnaires au deuxième trimestre 2014 enregistre une hausse de 30,3 %, ce qui fait de notre pays le plus important distributeur de dividendes en Europe devant le Royaume-Uni dont la hausse est de 9,7 % et l’Allemagne (3,9 %). Essayez de trouver une chute rigolote après ça ! Tout ce que j’ai en rayon est grinçant et copié sur mon précédent billet : « Je vais vous dire qui est mon adversaire, mon véritable adversaire. Il n’a pas de nom, pas de visage, pas de parti, il ne présentera jamais sa candidature et pourtant il gouverne. Cet adversaire, c’est le monde de la finance. » ( Flamby au Bourget, le 22 janvier 2012).

 

Bodon D

Jeudi, 21 Août, 2014 – 18:19
Mais non mais non, rassurez vous Mesdames et Messieurs, avec les frondeurs et Mme Lieneman et ses amis ça va barder, vous allez voir ce que vous allez voir à La Rochelle ! Et il se réveilla…

 

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Faut il tendre la joue ?

Posté par jacques LAUPIES le 21 août 2014

 

Sur le fond les palestiniens et le Hamas, qui influence politiquement et militairement cette zone, ont totalement raison puisqu’ils défendent leur territoire, la liberté d’accéder à Gaza.

Là où ils risquent d’être sévèrement jugés par une opinion internationale, déjà fortement manipulée par Israël, et certains de ses soutiens occidentaux ,c’est lorsqu’ils reprennent le tir des roquettes.

Si tel est le cas, car cette initiative n’est pas véritablement encore établie, l’irresponsabilité est évidente face à un adversaire qui n’attend que de nouvelles provocations pour satisfaire ses objectifs coloniaux.

Outre qu’il y va de la survie d’une population prise au piège, toute initiative prise par le Hamas dans la relance des actions militaires le dessert aux yeux des opinions israéliennes et occidentales, voire de l’ONU déjà bien impuissante à se faire respecter par le gouvernement de Netanyahou.

Difficile de juger devant sa télé et son écran d’ordi des subtilités stratégiques des uns et des autres, mais tout de même demeure ce que l’on entend autour de soi.

Les français qui suivent avec attention le développement du conflit sont épris de paix et s’ils ne sont pas tous du genre à tendre l’autre joue à l’adversaire, ils ne croient pas nécessairement utile de l’inciter à de nouvelles gifles quand celui-ci est conduit à retrouver son calme !

 

Gaza : Les négociations interrompues par la reprise des hostilités

Damien Roustel
Mercredi, 20 Août, 2014
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Crédit:
AFP
La nouvelle trêve de vingt-quatre heures approuvée hier à minuit aura tenu seize heures. La bande de Gaza a été attaquée par l’armée israélienne après un tir de roquettes depuis le territoire palestinien. Reprise de la guerre ou intimidation avant la signature d’un accord de cessez-le-feu durable ?

Neuf jours. C’est ce qu’auront duré au total les différentes trêves renouvelées depuis le 11 août, date de la suspension de l’opération militaire israélienne « Bordure protectrice » lancée le 8 juillet. Hier, l’armée israélienne a attaqué des « cibles terroristes » dans les environs de Beit Lahiya, dans le nord de la bande de Gaza. Cette décision a été prise après le tir de trois roquettes en direction de la ville de Beersheba, dans une zone non habitée dans le sud d’Israël. Ces tirs, qui n’avaient pas été revendiqués à l’heure où ces lignes étaient écrites, n’avaient pas fait de victimes, tout comme, semblait-il, les frappes israéliennes. « En réponse à la violation de la trêve par le Hamas, le premier ministre et le ministre de la Défense ont ordonné d’attaquer une nouvelle fois des sites terroristes dans la bande de Gaza », a déclaré le premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou. Deux jours auparavant, avant la signature d’un nouveau cessez-le-feu, il avait prévenu : « Nous sommes prêts à tous les scénarios. (…) L’armée est prête à frapper avec force si les tirs reprennent. » « Nous espérons que chaque minute des vingt-quatre prochaines heures (hier) sera utilisée pour parvenir à un accord sinon le cycle des violences continuera », avait indiqué de son côté Azzam Al Ahmad, un responsable du Fatah, le mouvement du président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas. Il était difficile de dire hier, en fin de journée, si ces tirs préfiguraient la reprise d’une guerre qui a tué plus de 2 000 Palestiniens et près de 70 Israéliens ou une simple poussée de fièvre, à l’instar des brefs combats dans la nuit du 13 au 14 août qui n’avaient pas remis en cause le cessez-le-feu en vigueur. Quoi qu’il en soit, Tel-Aviv a demandé à ses négociateurs présents au Caire de quitter l’Égypte sans que l’on sache cependant si les pourparlers étaient abandonnés. Ces Israéliens étaient censés discuter indirectement avec les représentants palestiniens, par le truchement des médiateurs égyptiens, de la proposition de paix faite par l’Égypte.

Israël « joue la montre »

Selon le document, dont l’AFP a pu consulter une copie, la délégation palestinienne obtenait une extension de la zone de pêche des Gazaouis de 3 à 12 milles nautiques, la réouverture des points de passage, la disparition des zones tampon dans le territoire, des facilités pour l’acheminement de l’aide humanitaire et des matériaux de reconstruction… En contrepartie, il était proposé aux Israéliens que la gestion de la sécurité de la bande de Gaza revienne à l’Autorité palestinienne, pourtant chassée de ce territoire en 2007 par les islamistes du Hamas. Un tel accord, avec le soutien du Hamas, signifierait le retour de l’Autorité palestinienne à Gaza. Son président, Mahmoud Abbas, devait se rendre ce soir à Doha pour en discuter avec l’émir du Qatar et Khaled Mechaal, le chef en exil du mouvement islamiste palestinien. Selon la proposition égyptienne de cessez-le-feu faite lundi, les négociations sur les points de blocage étaient reportées au mois prochain. Il s’agit de la question de l’ouverture d’un port et d’un aéroport, dont les Israéliens ne veulent pas entendre parler, et de la restitution de deux soldats israéliens morts en échange de la libération de détenus palestiniens. Quand bien même un accord serait trouvé dans les prochains jours, ­Benyamin Netanyahou devra ensuite le présenter aux faucons de son gouvernement. Autant dire que les habitants de Gaza ont de sérieuses raisons de continuer à retenir leur souffle.

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La vénus noire

Posté par jacques LAUPIES le 20 août 2014

Cinéma. Vénus noire, d'Abdellatif Kechiche

 

 

Description de cette image, également commentée ci-après

Je n’avais pas vu le film mais je dois dire que je ne regrette pas de l’avoir regardé ce soir, je devrais dire cette nuit !

Comme beaucoup de films vus sur le petit écran il ne perd pas pour autant de sa dimension artistique.

Après avoir lu de savantes critiques sur « Wikipédia »  je serai tenté de n’en rien dire. http://fr.wikipedia.org/wikiVenus_noire

Cependant j’ai tout de même une opinion même au premier degré. Que le film soit une dénonciation du racisme cela ne fait aucun doute mais il n’est pas évident qu’il permette d’en  déceler le fondement actuel de sa manifestation.

Même si la présence constante de l’argent, de l’exploitation et du profit est au cœur de cette œuvre.

Y transparait également une certaine vision de la sexualité dont l’image n’est pas très ragoutante ou tout est confondu, la recherche du plaisir, la prostitution qui l’accompagne, une présentation fantasmagorique de celle-ci, qui peut s’accompagner d’une certaine confusion. Voire même une condamnation globale du sexe !

Tout dépend évidemment du degré de réception du public. A ce propos une intéressante critique du théâtre ne peu nous échapper et probablement que les acteurs s’y retrouveront.

Quant aux scientifiques, apparemment très en retard dans la compréhension de l’évolution de l’humanité (à cette époque) la démonstration est faite, dans le film, que leur rigueur est de bien peu d’effet (à toutes époques) sur l’état des croyances et des mœurs et à plus forte raison sur l’approche de la sexualité, de la politique, etc.

En témoigne le comportement du public qui tout au long du film est présenté dans un aspect particulièrement répugnant. Un public qui ne peut-être limité à une certaine « aristocratie » mais hélas est présent quasi universellement.

Mais après tout n’est ce pas là une juste critique de notre société à laquelle se livre  le réalisateur Abdellatif Kechiche  quand il déclare à propos de la révolution tunisienne :

« Qu’elle est belle cette révolution. Comme beaucoup de gens, elle me grise. Parfois, j’ai le sentiment qu’elle vient de moi, qu’elle est l’expression de ma révolte face à l’injustice, qu’elle sort de mes propres tripes. C’est d’ailleurs plus une révolte des tripes que du jasmin, des roses ou de je ne sais quoi. C’est un véritable cri. Des hommes luttent, sacrifiant leur vie pour la dignité. [...] C’est une belle leçon à la planète entière. En même temps qu’une véritable claque aux intellectuels, politiques, et artistes, dont je suis, qui n’ont rien su ou pu faire pour changer les choses. Je souhaite de tout mon être une longue vie à cette révolte populaire, qu’elle continue à faire des petits à travers le monde arabe, bien sûr, mais pas seulement. Je rêve de la voir se propager à toutes les dictatures, mais aussi à toutes les démocraties corrompues, partout où sévissent l’injustice sociale, le mépris et l’humiliation des hommes. Je rêve d’un soulèvement de nos banlieues. »

Concernant le soulèvement des banlieues, il y aurait beaucoup à dire sur les risques de la contre révolution. Mais ce n’est pas mon propos.

Le film est certes provoquant mais d’une provocation qui emprunte à une réalité incontestable.

Ce film qui n’était pas conseillé aux moins de 16 ans par la Chaîne qui l’a diffusé, mériterait cependant un débat ave eux et pas seulement avec eux. Pas sûr que les adultes en sortiraient les meilleurs arguments.

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Abdellatif_Kechiche

Description de cette image, également commentée ci-après

 

 

« Vénus noire » : la Vénus dérangeante et bouleversante de Kechiche

LE MONDE | 26.10.2010 à 17h12 • Mis à jour le 27.10.2010 à 07h59 |Par Thomas Sotinel

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La première séquence de Vénus noire donne la mesure de la violence et de la force tellurique du film d’Abdellatif Kechiche. Dans un amphithéâtre, un homme exhibe à d’autres hommes le sexe d’une femme. Ce geste pornographique est le fait d’une figure du panthéon français, le naturaliste Georges Cuvier (François Marthouret). Il montre les organes génitaux qu’il a détachés d’un cadavre féminin. La lumière crue qui inonde l’amphithéâtre souligne l’obscénité du vocabulaire zoologique appliqué à un être humain.

Abdellatif Kechiche s’apprête à raconter l’histoire de l’être qui habita ce cadavre, la « Vénus hottentote ». Originaire de la colonie du Cap, aujourd’hui province de l’Afrique du Sud, Saartjie Baartman, jeune femme d’ethnie khoisan, fut exhibée enEurope de 1810 à sa mort en 1815, à Paris. Le moulage de son cadavre fut exposé au Musée de l’homme, à Paris, jusqu’en 1974.

Effigie, au sens littéral du terme, de la condition dans laquelle l’Occident a tenu la partie de l’humanité qu’il considérait inférieure, Saartjie Baartman est devenue, après la chute du régime d’apartheid, un symbole pour l’Afrique du Sud nouvelle, qui a demandé et obtenu la restitution de ses restes.

Vénus noire raconte les cinq dernières années de cette odyssée misérable. Creusant encore le sillon de ses deux derniers films, L’Esquive (2003) et La Graine et le mulet (2007), Kechiche procède par grands blocs de narration. Au risque du malaise, chaque séquence va jusqu’au bout des actes et des pulsions des personnages. C’est le meilleur moyen pour démêler l’écheveau de racisme, de fantasmes, d’avidité, qui a fait le destin de Saartjie Baartman.

La colère qui anime ce film terrible n’empêche pas la lucidité. Celle de Kechiche d’abord, qui extrait de ce destin brisé une vision très claire du moment où s’est formé le rapport des puissances coloniales au reste du monde. La virulence du discours n’empêche pas la lucidité du spectateur. C’est l’un des traits les plus singuliers de ce film que de remettre en cause sans cesse (et sans ménagement) la place de ce dernier.

Après l’exhibition scientifique, Kechiche revient cinq ans en arrière, à -Piccadilly, où la Vénus hottentote est montrée dans un établissement forain. Cette séquence déroule l’intégralité du spectacle monté à l’intention du public populaire londonien. Caezar (Andre Jacobs), un Afrikaner venu du Cap avec Saartjie, la fait passer pour une créature semi-sauvage. Kechiche filme avec attention la résignation parfois traversée de colère de la jeune femme, l’entrain forcé de Caezar et les réactions de la foule.

Au lieu de procéder par plans brefs, qui constitueraient une galerie de trognes, Kechiche et ses opérateurs (Lubomir Bakchev et Sofian El Fani) s’attardent assez longtemps pour que l’on distingue les compatissants et les voyeurs, les choqués et les effrayés.

Viendront ensuite les publics d’une salle d’audience (lorsqu’une société anti-esclavagiste londonienne demande l’interdiction du spectacle), d’un cabaret parisien, d’un salon libertin, du Muséum d’histoire naturelle (où Saartjie Baartman fut examinée de son vivant par Cuvier). A chaque station, les questions s’accumulent : suffit-il de voir et de s’indigner pour acquitter sa dette à l’égard de la victime que l’on montre ? Cette pornographie à alibi scientifique née autour des attributs physiques de la jeune femme peut-elle être montrée sans troubler ?

Ce qui ne veut pas dire que Kechiche se défausse de sa responsabilité de metteur en scène. S’il a gardé sa façon de gérer le temps du film, Vénus noire est mis en scène avec moins d’abandon que L’Esquive ou La Graine et le mulet. La caméra traque toujours les visages, mais le découpage est plus net. Le choc entre l’appareil du film d’époque (le décor de Piccadilly est impressionnant) et l’image numérique, précise, impitoyable, est fécond. Il donne à ces scènes survenues il y a deux siècles une immédiateté douloureuse.

Dans ce grouillement du XIXsiècle filmé comme s’il survenait aujourd’hui, les personnages vivent leur vie. Le projet originel du réalisateur était de cueillir Sarah Baartman avant son départ d’Afrique. Faute de moyens, on la découvre à Londres, déjà alcoolique, en proie à une tristesse qui ne se dissipe que rarement. Ce que Kechiche demande à la jeune Cubaine Yahima Torres va bien au-delà du travail ordinaire d’une actrice. Etre à la fois la marionnette que voient les foules et la femme qu’elle s’efforce de demeurer. Il faut de l’abandon et de la force, de l’instinct et de l’intelligence. Yahima Torres trouve tout ça ; si elle n’y était pas parvenue,Vénus noire aurait sans doute été un film insupportable à regarder.

Les personnages qui l’entourent n’inspirent guère de sympathie, à la possible exception de Caezar. Le comédien sud-africain Andre Jacobs en fait un maquignon retors mais pas dépourvu de sensibilité. Son successeur, le Français Réaux (Olivier Gourmet) est un maquereau sans conscience qui livre la pauvre Vénus à la libido de l’aristocratie française.

Enfin, la dernière station de ce chemin mène Saartjie Baartman sous le regard des scientifiques. C’est là que le plus grand mal est fait, dans cette détermination « objective » de la hiérarchie entre humains. François Marthouret, intense, monomaniaque, compose un savant fou à force de raisonnements faussés. Et la résistance que lui oppose la jeune femme fait entendre, très faible, très ténue, la voie de la raison.

LA BANDE-ANNONCE (avec Preview Networks)


Film français d’Abdellatif Kechiche avec Yahima Torres, Andre Jacobs,Olivier Gourmet. (2 h 39.)

Thomas Sotinel

 http://www.humanite.fr/sites/default/files/legacy/venus.jpg

 

 

 

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Changer de cap c’est d’abord s’engager

Posté par jacques LAUPIES le 19 août 2014

Au fond la situation est très claire :

- ou la politique actuelle qui manifestement démontre qu’une politique basée sur l’offre est en échec et n’est as de nature à résoudre la question cruciale du chômage et de la stagnation du pouvoir d’achat

- ou une politique misant sur le soutien à la demande intérieure, susceptible de relancer la machine économique et donc d’amorcer une reprise de l’emploi.

Les « théoriciens » qui se baladent sur les plateaux de télévision, bien emmerdés il faut le dire, vu la réalité présente, se mettent en quête d’arguments pour justifier ce qu’ils nous répètent depuis des lustres : d’abord a dette et le chantage, si on ne la règle pas, aux futures difficultés de nos enfants qui devront la rembourser, ensuite le coût des productions qui nous mette en difficulté face la concurrence.

Mais voila ce  matraquage outre qu’il est contesté par nombre de spécialistes, n’est pas du goût de la population  qui le manifeste dans ses votes et ses abstentions et se contente d’observer plutôt les catégories que le système doit maintenir en survie (ces fameuses couches moyennes »)  que de s’en prendre souvent là ou il faudrait  au plan politique à ceux qui nous gouvernent, au plan économique à ceux, qui refusent la solidarité avec pour seule préoccupation la course aux profits.

Mais bon sang, les uns et les autres, les plus pauvres et les moins pauvres et, j’ose le dire ceux qui disposent de la maitrise des rouages économiques et politiques, ne devraient-ils pas se ressaisir et exiger une politique de juste répartition des richesses avec des initiatives de grands chantiers nationaux pour répondre aux besoins fondamentaux de la population (sécurité sociale, santé, éducation, logement, transports, énergie (renouvelables notamment), etc.s

Cela passe par leur action et leur engagement politique.

On sait très bien que les grandes orientations politiques viennent souvent de militants et d’hommes et de femmes expérimentés qui sont très minoritaires au regard des populations concernées et que ceux-ci ne font que suggérer des rassemblements nécessaires et de plus grande envergure pour aboutir.

Mais pour autant faut-il les laisser seul ? La crise politiques et les phénomènes délétères qui se manifestent dans certains partis, les courses malsaines au leadership de dirigeants ne peuvent être combattus que par l’engagement d’une jeunesse qui faute d’expérience et de contact avec les militants aguerris, se trouve paralysée et à la merci du plus disant et des extrémismes irresponsables.

Bien sûr je suis communiste et je dis, autant que je peux le faire : « Prenez le temps de venir débattre avec les militants. Si peu nombreux soient-ils,  ils disposent d’une culture politique et d’un vécu historique qui vous sera utile et que vous ne pouvez trouver ailleurs, ni sur internet, ni à a télé et peut-être encore moins à l’école. Prenez le temps de venir leur rappeler quels sont vos besoins, vos désirs, vos craintes et vos inquiétudes »

C’est une nécessité d’abord pour vous-mêmes mais aussi pour ceux qui sont engagés depuis presque un demi siècle et parfois plus, et n’ont de vision que pour votre avenir, dont la fidélité à un parti, à un syndicat, à une action associative ou mutualiste, n’a plus qu’un fondement purement idéologique !

Noté ce soir : un excellent débat sur l’immigration à « C dans l’air »

 

 

 

 

qui s’accommodent de plus en plus difficilement des petites restrictions qu’on leur impose.

 

 

« La question du cap ne peut plus être esquivée »

Entretien réalisé par 
Lionel Venturini
Lundi, 18 Août, 2014
Photo: Olivier Coret

Marie-Noëlle Lienemann, sénatrice PS
Crédit:
Olivier Coret
La sénatrice socialiste Marie-Noëlle Lienemann, 
qui a écrit à Manuel Valls, juge que l’exécutif ne peut qu’infléchir sa politique économique désormais.

Vit-on en cet été 2014 un 
moment politique nouveau du quinquennat ? Marie-Noëlle Lienemann: On sent que le gouvernement cherche à éluder le débat à gauche sur la politique économique. Le front de ceux qui souhaitent une autre politique, avec toute une série de niveaux d’exigence qui vont de l’inflexion jusqu’à la réorientation, s’élargit. La question ne peut plus être esquivée. Chacun voit bien que les institutions de la Ve République peuvent donner l’illusion que l’on peut se passer de soutien politique – ça ne va pas tenir longtemps. À partir de là, les Français, assez conscients que cette politique menée n’est pas la bonne, ont aussi besoin que soient crédibilisées les contre-propositions. Le bilan des auditions réalisées par le club Gauche avenir en juillet (voir l’Humanité du 11 juillet) me paraît une base intéressante pour que le débat sur ce que l’on pourrait faire ensemble devienne maintenant la grande question, pour convaincre et rassembler. Il faut encore faire un peu d’efforts pour convaincre davantage les écologistes, un effort en direction des communistes ; mais on voit bien que le cadre d’un accord équilibré, et vers le haut, est possible. C’est à la fois rassurant, et en même temps il va falloir passer à l’étape où l’on est à la fois critique, et porteur de contre-propositions communes.

N’est-ce pas la difficulté à laquelle se sont trouvés confrontés 
les « frondeurs », qui sont une 
centaine lorsqu’il s’agit de signer un appel à une réorientation économique mais trente seulement à s’abstenir lors du vote du projet de loi de finances rectificative 
qui entérine le pacte de responsabilité ? Marie-Noëlle Lienemann: C’est différent, ce qui sépare les députés, c’est moins les propositions communes que l’on pouvait faire que l’idée que l’on ne peut pas fragiliser le gouvernement à l’excès quand la situation est mauvaise. Une partie de ceux qui n’ont pas suivi les « frondeurs » redoute de susciter une crise politique dans 
la majorité. Sauf que le retournement de conjoncture ne s’opère pas, la déflation se concrétise de jour en jour ; ni François Hollande ni Manuel Valls ne peuvent être durablement aveugles devant la situation.

Vous venez de lui écrire 
une lettre ouverte après la censure partielle du pacte de responsabilité, avec d’autres responsables du courant Maintenant la gauche. 
Qu’est-ce qui vous fait dire que ce pacte est caduc désormais ? Marie-Noëlle Lienemann: Ce n’est pas tant le Conseil constitutionnel qui est déterminant là, plutôt ce que le gouvernement a dit avant de partir en vacances et répété encore ce week-end : que la rentrée serait alarmante, la croissance très faible, et que l’emploi continuerait à chuter. Manuel Valls considérait qu’il y avait dans le pacte des garanties d’équité sociale et de relance du pouvoir d’achat. Il n’y a plus cet argument aujourd’hui, avec la censure opérée par le Conseil, le pacte, en conséquence, doit être suspendu.

Le rendez-vous des socialistes 
à La Rochelle va-t-il du coup ronronner ou gronder ? Marie-Noëlle Lienemann: Il peut s’y passer des choses. J’attends beaucoup de la plénière finale sur le rassemblement des forces de gauche que je présiderai, où participeront Jean-Christophe Cambadélis, Pierre Laurent et Emmanuelle Cosse. 
Il faudra alors dire les choses franchement sur les conditions et le contenu du rassemblement. Qui ne soit ni un oukase, ni le sauve-qui-peut électoral.

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