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Valls chaleureusement accueilli…par le Médef

Posté par jacques LAUPIES le 28 août 2014

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Si l’on doutait des capacités intellectuelles du chef du gouvernement, on pourrait dire qu’il se trompe. Mais évidemment ce n’est pas le cas, c’est très brillamment qu’il assume avec talent une phase importante de la collaboration avec le libéralisme. Il ne se trompe pas il a fait avec son Président un choix de classe !

C’est très nettement qu’il affiche la volonté d’une économie basée sur l’offre avec le secret espoir que le patronat va le soutenir. C’est bien là sa plus grande faute car si les patrons souscrivent à ses déclarations, dès lors qu’il est question de créer des emplois, ils ont la prudence de dire que cela ne peut se décréter et qu’il va falloir être patient. On attend depuis des décades !

Car ils sont bien conscients qu’à l’intérieur de l’hexagone toute relance est liée à la consommation et que la consommation ne peut s’améliorer qu’avec de meilleurs salaires ou revenus. A l’extérieur il en va de même et nos principaux partenaires européens sont encore moins que nous préoccupés d’améliorer le pouvoir d’achat de leurs populations.

Puisque tous jouent la carte de l’austérité, de la réduction des dépenses publiques.

Un exemple pour imager cela : dans notre charmante ville de Tarascon les loyers sont particulièrement élevés. Construire des logements contribuerait à les faire baisser et freinerait l’appétit de certains propriétaires qui usent et abusent de la situation, y compris en louant de quasi taudis ! Y compris parfois en spéculant sur les aides consenties par les CAF.

Mais pour construire des logements accessibles il faut recourir à des incitations et des moyens que devraient pouvoir octroyer les collectivités territoriales ( ville, département, etc.) alors que l’état réduit sa dotation de 11 milliards pour les donner aux entreprises.

Résultat  : l’impossibilité de l’initiative publique, laisse au professionnels libéraux du bâtiment la responsabilité de répondre à la demande, en construisant.

Ce qu’ils ne feront que si la demande s’exprime et est solvable, donc si les salaires et les retraites augmentent ainsi que les minimas sociaux, si les banques consentent des taux plus bas. Mais chacun le sait elles ne sont pas incitées à le faire recherchent des placements plus rentables.

Donner de l’argent aux patrons ne règle donc rien. Ce dont ils ont besoin c’est d’un bon carnet de commande. Et ce sont les initiatives publiques et les moyens qu’on donne pour réaliser celles-ci qui peuvent le remplir.

Cet exemple illustre les conséquences néfaste d’une politique basée sur l’offre qui affaiblit le service public et bloque les salaires, pensions et retraites.

Il ne s’agit même pas, pour Valls, comme peuvent le penser encore des électeurs socialistes d’établir un compromis entre forces du capital et du travail mais bien de donner aux entreprises le pouvoir, en faisant appel à leur pseudo esprit solidaire voire à leur patriotisme (un leurre), de fixer les règles du jeu du dialogue social et des choix économiques.

Un telle politique est vouée à l’échec. Et cet échec prépare le retour d’une droite, recomposée, encore plus dure et plus libérale, sauf si la gauche se ressaisit !

Et si le mouvement social se développe !

 

Université d’été du Medef : Gattaz et Valls à l’unisson

Eugénie Barbezat
Mercredi, 27 Août, 2014
photo : AFP

Crédit:
afp
Répondant aux exigences formulées par le « patron des patrons », le Premier ministre a clamé son « amour de l’entreprise » et annoncé de nouvelles remises en cause d’acquis sociaux comme le repos dominical ou les « seuils sociaux » qui garantissent la représentativité des salariés.

« La France doit faire sa révolution culturelle, accepter que l’entreprise est le cœur de l’économie », a affirmé Pierre Gattaz dans son discours inaugural de la réunion annuelle du Medef. Le patron des patrons a répété son attachement au pacte de responsabilité voulu par François Hollande. Un dispositif qu’il a qualifié de « lumière dans un tunnel » pour les entreprises, ajoutant cependant qu’il fallait « aller au-delà ».

La réponse du Premier ministre, qui lui a succédé sur scène sous les applaudissements nourris et même… quelques acclamations de l’assistance, ne peut que combler les attendes (les exigences ?) de P. Gattaz. Au lendemain du remaniement qui entérine le renoncement à toute politique de gauche, Manuel Valls a d’emblée scellé son idylle avec le Medef, en martelant dès les premières minutes de son discours : « J’aime l’entreprise ! J’aime l’entreprise ! »

Le chef du gouvernement s’est même risqué à une extrapolation audacieuse en affirmant que, selon un sondage, les Français déclaraient « un plus fort attachement aux entreprises (les PME en l’occurrence, NDLR) qu’à des institutions comme la police, l’armée et même l’éducation nationale »…

Peu de commentateurs auront noté la légère contradiction avec la suite de son discours, dans lequel, à l’instar du message délivré le matin même par Emmanuel Macron lors de sa prise de fonction à Bercy, Manuel Valls a fustigé ceux qui opposent « Etat et entreprises, chefs d’entreprise et salariés, organisations patronales et syndicats ». « Notre pays crève de ces postures, a-t-il ajouté. Cessons d’opposer systématiquement, cherchons plutôt à coopérer. »

« La France a besoin de vous. Le retour de la croissance passera d’abord par le soutien aux entreprises », a poursuivi le Premier ministre face aux centaines de chefs d’entreprises qui l’acclamaient. Il a tenu à les rassurer quant à leur profits à venir, répétant, comme il l’avait fait la veille après l’annonce de la composition du nouveau gouvernement, qu’il ne doutait pas d’obtenir le soutien de la majorité pour faire voter le pacte de responsabilité.

En réponse implicite aux critiques des députés dits « frondeurs » et de l’ex-ministre de l’Economie, Arnaud Montebourg, qui demandaient moins d’aides aux entreprises et plus pour les ménages, Manuel Valls a jugé qu’« il est absurde de parler de cadeaux faits aux patrons, ce langage n’a aucun sens », avant d’évoquer une « sanctuarisation du crédit impôt-recherche ».

Marquant bien son cap à droite, le Premier ministre a également affirmé que dans notre pays, « la protection des salariés est globalement élevée ». S’il n’a pas prononcé les mots « TROP élevée », les propos qui ont immédiatement suivi cette affirmation ne laissent aucun doute quant à ses intentions : ouverture de nouvelles négociations sur le modèle de l’ANI (Accord national interprofessionnel sur la compétitivité et la « sécurisation » de l’emploi), allègement de la réglementation sur le travail dominical, remise en cause des seuils sociaux qui assurent la représentativité syndicale et salariale au sein des entreprises…

La longue et chaleureuse poignée de main échangée par Gattaz et Valls, à l’issue du discours de ce dernier, a entériné le reniement total, implacable et décomplexé du programme pour lequel François Hollande a été élu en 2012.

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