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Il y a le fond, il y a la maniere

Posté par jacques LAUPIES le 4 juillet 2014

 

On peut toujours critiquer la justice, surtout si on a eu affaire à elle et qu’elle nous a malmené.

Je connais peu de gens qui dans une telle situation sont satisfaits du sort que la justice leur a réservé. Dès lors que l’on se trouve devant un juge le risque est grand, quelles que soit l’issue des procédures d’en sortir indemne. Il y a un avant et un après. Il y a des délits dont il vaut mieux ne pas être accusé  même s’ils aboutissent à une relaxe.

Mais, et je vais surprendre peut-être en disant cela, la justice pour pouvoir s’exercer doit avoir des moyens efficaces si possible en entachant le moins ceux qui sont prévenus. C’est à la loi d’en fixer les limites. Un juge s’il fait son travail  s’en tiendra là. Un travail complexe dont on ne peut considérer qu’il soit détaché cependant de considérations personnelles à caractère social ou psychologique, d’influences extérieures de toutes sortes (politiques, économiques,  médiatiques, etc.) même si cela ne devrait pas être le cas.

S’insurger contre la justice, la critiquer est un droit pour chaque citoyen qu’il faut garantir, y compris quand il est directement concerné. Mais le parquet ou les juges ne font pas la loi, ils sont la pour l’appliquer et la faire respecter. Cependant comme nous venons de le dire ils ont une certaine latitude pour agir qui nécessairement crée des différences d’un dossier à l’autre.

Quand Sarkozy est mis en garde à vue il a parfaitement le droit de dire qu’on aurait pu procéder à son interrogatoire d’une autre façon, le transférer devant le juge d’une manière moins stricte. D’autres pourront dire, que présumé innocent, les juges d’instruction ont cependant, au vu des charges qu’ils considèrent peser sur lui, la possibilité qu’ils n’ont pas utilisée de lui infliger le contrôle judiciaire ou détention préventive.

Qui peut, autre que les juges, dire que Sarkozy libre de ses mouvements avec les relations dont il dispose ne va pas compliquer le déroulement de la procédure engagée contre lui ?

Chacun sait ici qu’il y des milliers de personnes, contrôlées et emprisonnées pour des faits reprochés de nature sans doute plus anodine et moins graves que ceux qui frappent l’ancien Président. Les juges pour leur confort en abuseraient-ils ? La question vaut d’être posée !

Mais qui peut en décider sinon eux dans le cadre de la loi. Sarkozy se défend, qui pourrait le lui reprocher ? Il met en cause l’intégrité des juges et politise une affaire qui soit dit en passant l’est déjà fortement au travers des accusations qui sont portées contre lui. C’est de bonne guerre. Il fait un choix risqué mais n’a guère d’autre possibilité sinon se taire et faire confiance en la justice. Dernière attitude qui n’est pas la sienne.

Déjà sont amorcées des attaques contre des adversaires (Clémence de la  procédure d’accusation dans l’affaire Cahuzac qui aurait été  épargné de la garde à vue)

La justice n’échappe pas, comme tous les corps d’état aux influences évoquées ci dessus. Mais en même temps, si son indépendance est assurée, elle dispose du pouvoir de protéger les citoyens et de garantir le respect des lois. Mais comme toutes les institutions ce sont des hommes et des femmes qui en ont la charge et le temps de l’objectivité absolue n’est pas près d’être atteint. Même dans les meilleures conditions d’une société sans classe…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nicolas Sarkozy, une affaire  de plus ou une affaire de trop ?

Aurélien Soucheyre
Jeudi, 3 Juillet, 2014

 

Il y a le fond, il y a la maniere  dans POLITIQUE
Les faits très graves reprochés à l’ancien président, pour la première fois placé en garde à vue mardi avant une mise en examen, 
témoignent d’une République malmenée, qui parvient toutefois à se donner les moyens de l’enquête et du respect des lois.

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La politique victime d’indifférence ?

Posté par jacques LAUPIES le 3 juillet 2014

Ce qui est parfois déprimant en politique, c’est que nous sommes généralement contraints à une opposition quasi systématique à ceux qui défendent des options différentes des nôtres et, de plus, sommes conduits à nous répéter fréquemment pour faire prévaloir notre point de vue. Cette attitude ne résulte pas de notre tempérament qui serait marqué par une grogne chronique qui nous habiterait doublée d’un radotage mais plutôt d’une pédagogie, un peu douteuse et condescendante, qui nous conduit à considérer que plus on enfonce le clou plus nous sommes convaincants.

Cela évidemment n’est pas du goût de tout le monde, un monde qui se veut ouvert à tout, doté d’une intelligence propre à discerner le vrais du faux, le bien du mal, mais un monde submergé par tellement de propositions, de concepts, de dogmes qu’il croit en tout et en rien et qui, soit s’interroge inexorablement, soit abandonne le questionnement.

Que l’on soit dans l’une  quelconque de ces deux catégories on connaît cependant l’autre, on en arrive même à en être. Ainsi la curiosité se lasse et nous conduit parfois à aller dormir. Mais en plein sommeil, dans cet abandon régénérateur, il nous arrive, plongés dans une frustration soudaine, de réagir de retrouver cette curiosité.

Dans ce va et vient entre le laisser aller et l’initiative, un élément stimulateur est là : l’injustice. Et nous nous rendons compte que nous dépendons d’elle et qu’elle nous interpelle sans arrêt. Bien sûr la notion d’injustice n’est pas la même pour tous. On se demande même si elle n’échappe pas à nombre d’entre nous, surtout lorsqu’il s’agit d’injustice sociale.

Combien sont conscients que l’on ne peut-être heureux dans un monde où il y a tant de populations qui souffrent, de la faim, de l’inconfort, de la maladie, du handicap, de l’insécurité et de l’inégalité fondatrice de tout cela. Sans compter cette souffrance qui ronge tous ceux qui s’enferment dans  l’indifférence et n’ont aucune réponse, pas plus à leurs malheurs qu’à ceux des autres ?

Mais l’indifférence ne nait elle pas d’un manque de confiance en une l’humanité bien réelle mais qui ne parvient pas à s’extirper de rapports sociaux qui mettent en permanente opposition l’intérêt particulier et l’intérêt général et suscitent la perte de confiance ?

Mais l’indifférence se supporte mal. Elle a horreur de son vide. Attention danger !

 

 

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Jour de fête à Tarascon

 

 

 

 

 

 

 

 PARU SUR LE SITE DE  L’HUMANITE

 

Budgets rectificatifs : chronique d’une guerre parlementaire

Adrien Rouchaleou - Mercredi, 2 Juillet, 2014

De jour en jour, les prises de position au sein de la majorité se multiplient. Des débats, pour ne pas dire des confrontations, 
se cristallisent autour des textes budgétaires étudiés en ce début juillet. Longue journée à l’Assemblée nationale, ce mardi. Au plus fort de la crise entre le gouvernement et sa majorité, l’ordre du jour de la journée prévoyait notamment le vote solennel sur le budget rectificatif (PLFR) qui, la semaine passée, a mis en évidence la crise au sein de la majorité.

Mais on notait au programme surtout la suite du débat sur le projet de loi de finances rectificative de la Sécurité sociale. La veille au soir, le débat sur ce texte avait entraîné un grave incident entre les bancs des ministres et ceux de la gauche. La séance n’avait repris que depuis une petite demi-heure, quand, à 21 h 30, le secrétaire d’État au Budget, Christian Eckert, demande une suspension de séance de dix minutes, à la grande surprise des députés présents dans l’Hémicycle. Le gouvernement a fait ses comptes : entre socialistes en dissidence, communistes, écologistes et droite, il se retrouve en minorité.

À la reprise, une demi-heure plus tard, le secrétaire d’État (qui avait signé l’« appel des 100 » députés socialistes qui demandaient une réorientation de la politique avant d’entrer au gouvernement à la faveur du dernier remaniement) annonce « l’air sombre », selon le souvenir d’une députée, que le gouvernement demande la réserve de tous les votes à partir de ce moment.

En clair, les députés peuvent toujours discuter articles et amendements, mais ils sont privés de la possibilité de voter. Une mesure permise par la Constitution et le règlement de l’Assemblée, mais qui n’est d’habitude utilisée que contre l’opposition, pour contrer les obstructions.

« Un aveu de faiblesse à double titre » pour le communiste Nicolas Sansu : « D’abord le gouvernement n’a pas de majorité, mais surtout, la gauche a traditionnellement été un espace où tous les débats étaient permis et ne se réglaient jamais dans l’oukase. » Ce choix, symboliquement violent, d’utiliser cette procédure contre une partie de sa propre majorité est révélateur du profond malaise dans lequel se trouve le gouvernement. Non qu’une majorité de gauche soit apparue contre lui, mais il craint surtout de ne plus réussir à mobiliser ceux qui lui restent « loyaux ».

De fait, lundi soir, si les « frondeurs » étaient mobilisés, le « marais » socialiste s’était largement dégarni. La députée du Front de gauche Jacqueline Fraysse s’en étonne : « Même en retranchant les frondeurs, il reste plus de 200 députés socialistes. Et ils n’arrivent pas à en avoir 60 en séance ?

» Le gouvernement a semé 
la confusion au Parlement Avec ce coup de force, le gouvernement a semé la confusion dans les rangs parlementaires et attisé les craintes. La droite s’en est bien aperçue, qui a fait monter la sauce sur le thème « le gouvernement veut un vote bloqué mais ne l’assume pas », faisant référence à l’article 44-3 de la Constitution qui permet au gouvernement de faire voter un texte en bloc en ne retenant que les amendements auxquels il est favorable.

En conférence des présidents, hier matin pressé de dire les intentions du gouvernement à ce sujet, le secrétaire d’État aux Relations avec le Parlement (nombre de députés disent « des tensions avec le Parlement »), Jean-Marie Le Guen est resté silencieux. Le rappel ayant été battu lors de la réunion du groupe socialiste dans la matinée, de telles extrémités ne devaient pas être mises en œuvre hier.

Manuel Valls y est une nouvelle fois venu appeler à « la responsabilité » et à « l’unité », tout en refusant d’entrer dans le dialogue avec les contestataires au motif qu’il « ne discute pas avec les mini-groupes ». Cette réunion devant aussi renouveler les instances du groupe, Bruno Le Roux, très contesté président, attisant régulièrement le feu – comme dans un tweet de la veille où il saluait les résultats de l’Équipe de France de football « depuis qu’ils ont sorti les frondeurs » –, sans candidat en face, y a été reconduit, « à l’unanimité », selon Annick Lepetit, porte-parole du groupe.

En réalité, il n’y a pas eu de vote, Le Roux ayant été reconduit « par acclamations », molles à en croire des députés présents.Par contre, les premières punitions sont tombées pour les « frondeurs ». Chef de file des socialistes de la commission des Affaires sociales, Christian Paul s’est vu retirer cette responsabilité, et Bruno Le Roux essayait d’obtenir des membres de la commission d’enquête sur les 35 heures qu’ils retirent à Barbara Romagnan sa charge de rapporteure.

Les « frondeurs » s’étaient pourtant montrés assez conciliants en début d’après-midi en annonçant qu’ils voteraient en faveur du PLFR au motif qu’il comprenait des baisse d’impôts pour les ménages qui ne pouvaient être reportées. « Au fond, on a porté des débats, on n’a pas été entendus mais ce qui reste dans le texte ne pose pas de problèmes majeurs », expliquait dans la matinée le « frondeur » Jean-Marc Germain. De fait, le texte a été adopté par 307 voix contre 232. Un seul socialiste, Christophe Léonard, s’est abstenu.

De nombreux amendements ont été déposés par les communistes Mais les mêmes assurent qu’il n’en ira pas de même sur le budget rectificatif de la Sécurité sociale, autrement plus lourd de conséquences. De nombreux amendements ont été déposés par les communistes, les écologistes et les socialistes non alignés, hors de leur groupe. Beaucoup d’entre eux sont identiques ou très proches, marquant les convergences qui apparaissent dans l’Hémicycle au sein de la gauche parlementaire, principalement pour ôter du projet de loi les réductions de cotisations sociales patronales et pour remettre en cause le gel d’indice de prestations sociales et en particulier des pensions de retraites supérieures à 1 200 euros.

Dans l’Hémicycle, au début des débats sur ce budget rectificatif de la Sécurité sociale, Jacqueline Fraysse a vu des députés frondeurs « très déterminés, très cristallisés ». Sans présager de ce qu’il adviendra d’ici le vote solennel sur ce texte, elle rappelle : « Les révolutions ne se font pas en une nuit. Mais sur des questions comme celle-là, on doit pouvoir se rassembler. »

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On vit une époque formidable

Posté par jacques LAUPIES le 2 juillet 2014

 

On peut comprendre que ce qu’il reste de citoyens rêveurs au point de croire que nos dirigeants sont des hommes intègres se battant pour leurs convictions puisse se rétrécir un peu plus avec la garde à vue d’un Président de la République.

Ceux qui croient en son innocence et au complot contre lui imaginent mal cet homme affrontant une nuit dans une cellule sordide et à qui l’on accorderait un sandwich pour tout repas grâce d’ailleurs à un policier  plus prévenant que les autres. Ils doivent l’imaginer faute de draps et de couverture, replié sur ce banc totalement éberlué par ce qui lui arrive face à des enquêteurs plus soucieux d’inventer un délit que de découvrir celui qu’on lui reproche.

Ils imaginent : un médecin a du s’enquérir de sa forme et un avocat a pu venir l’assister, mais le prévenu (pas encore) a du passer d’effroyables instants et se dire que toute cette insistance à prouver sa culpabilité devenait préoccupante et le conduire devant un juge qui après quelques échanges avec le parquet peu enclin à prendre en considération ses arguments l’isolerait.

Mais non BFM est en train de supposer qu’il passera la nuit chez lui. Cela rassurera ses supporters qui ne semblent pas croire à une détention provisoire.

Et puis il y a la présomption d’innocence qui évidemment n’existe pas pour ceux qui ont entre les mains le dossier d’instruction, car eux ils savent, enfin ils croient savoir ! Mais qui oserait dire cela !

Heureusement il y a les amis qui sont là pour le soutenir (Gérard Longuet notamment) Il a de la chance Sarkozy car des que l’on franchit les portes de la justice, coupable ou pas, les amis de raréfient !

Avec un coup pareil on nous dira que la justice fait son travail et qu’elle s’applique aux puissants comme aux misérables. Mouais si vous le dites !

Nous vivons une époque formidable : la BNP avec la même aisance que je paie mes 45 € d’excès de vitesse, va faire un chèque de 6 milliards aux amerlos, le parlement européen se donne un président socialiste pour s’acoquiner avec la droite et conforter l’Europe du fric, un autre socialiste, français celui là, menace de tout foutre en l’air (dissolution) s’il n’a pas la confiance de son groupe parlementaire, et Gattaz se démerde pour ne pas payer d’impôts ( ou si peu) avec son entreprise qui paiera 3 % .

Et bouquet un ex président serait compromis dans une affaire de trafic d’influence, aurait bidouillé dans sa campagne électorale, aurait même entretenu des relations financières avec un chef d’état liquidé dans une guerre dans laquelle la France a participé.

Bigre : de quoi faire frémir ce restaurateur de ma ville qui du coup vote pour le FN. ou ce bougre qui a le RSA et préfère s’abstenir ou ces jeunes écervelés qui mélangent tout et se foutent de la politique.

On vit une époque formidable !

 

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A mon réveil tardif de 7 h 50, voila Collard qui est l’invité des 4 vérités. Une fois n’est pas coutume, j’aime bien le journaliste de service dont le nom m’échappe mais dont le regard en dit plus que la bouche, et qui donne à Collard, l’occasion d’être plus avocat que député du FN. enfin presque !

N’est il pas normal qu’un avocat s’interroge sur les « inquisitions » qui peuvent se manifester en direction de l’un de ses confrères et de la manière dont on peut traiter un justiciable ordinaire. Sauf que tout de même là il s’agirait de traiter des magouilles entre un haut magistrat, un avocat et peut-être sous couvert d’un chef d’état ayant le pouvoir de le récompenser de ses services. Si les juges n’ont pas pouvoir d’aller y voir de plus près et que l’on applique ce principe partout, les prisons risquent bien de voir leurs effectifs considérablement réduits. Ce qui en soi ne serait pas une mauvaise chose mais qui ne serait pas le meilleur moyen pour y parvenir.

Au vu des charges retenues la plupart de ces affaires qui « mouillent » ou impliquent des politiques qui s’y compromettent, rares sont les mises en détention provisoire qui sont faites pour que la justice puisse travailler en toute tranquillité. Qui pourrait s’en plaindre tant on peut craindre que même une relaxe qui s’ensuivrait ne pourrait effacer les dégâts causés à celui qui subit ce traitement. Mais voila ? Vous connaissez la fable de La Fontaine, pour conclure !

 

Autre remarque : je ne peux que sourire, ou être attristé, par la mine défaite de tous ces éditorialistes ou autres commentateurs patentés, en particulier véritables croupies de Sarko (des « figarotistes » aux écrivaines biographes)

Assumez, assumez, chers endormeurs de charme !

 

 

 

 

 

Nicolas Sarkozy en garde à vue pour soupçon de trafic d’influence

Mardi, 1 Juillet, 2014
On vit une époque formidable dans POLITIQUE
Nicolas Sarkozy a été placé en garde à vue ce mardi matin dans un dossier dits des écoutes, pour soupçon de trafic d’influence. Une première, pour un ancien chef d’État.

Les enquêteurs de l’office anti-corruption (Oclciff) de la police judiciaire de Nanterre (Hauts-de-Seine) vont pouvoir entendre Nicolas Sarkozy pendant une durée pouvant aller jusqu’à 24 heures, éventuellement renouvelable une fois. L’ancien chef de l’Etat était arrivé peu avant 08h00 dans les locaux de la police. Autre protagoniste central dans cette affaire : l’avocat historique de Nicolas Sarkozy, Me Thierry Herzog, qui lui est en garde à vue depuis lundi, ainsi que deux hauts magistrats, Gilbert Azibert et Patrick Sassoust.

L’ancien chef de l’Etat est au centre d’une information judiciaire ouverte le 26 février pour trafic d’influence et violation du secret de l’instruction sur la base d’écoutes téléphoniques, mises en place dans le cadre d’une autre affaire, cette fois sur un potentiel financement par Kadhafi de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007. Dans l’échange écouté par les juges, Nicolas Sarkozy et son avocat évoquent un haut magistrat du parquet général de la Cour de cassation, Gilbert Azibert. Ils entendaient le solliciter pour se renseigner sur une procédure en cours devant la Cour de cassation en lien avec l’affaire Bettencourt. L’ancien chef d’Etat s’était alors fait saisir ses agendas, et il souhaitait que le magistrat aujourd’hui également mis en examen, le tienne au courant de la procédure en cours. En contrepartie, Gilbert Azibert, en fin de carrière, aurait sollicité l’intervention de Nicolas Sarkozy pour obtenir un poste de prestige à Monaco.

L’ancien président aurait donc mis en place un cabinet noir pour neutraliser les juges qui enquêtent sur lui. Les enquêteurs ont relevé que l’avocat général Gilbert Azibert avait bien accès au service intranet de la Cour de cassation et qu’il est bien intervenu auprès de trois des conseillers de la haute juridiction chargés d’examiner la validité des actes d’instruction dans l’affaire Bettencourt. L’un de ces trois conseillers, Patrick Sassoust, son ami proche, est également mis en examen depuis ce lundi.

Le trafic d’influence

Le trafic d’influence est réprimé par plusieurs articles du code pénal (432-11, 433-1, 433-2). Cela consiste, pour une personne dépositaire de l’autorité publique, à solliciter ou à accepter un avantage en échange d’un acte que lui permet sa fonction, ou en échange de son influence, « réelle ou supposée », sur une décision. Ou, pour un particulier, de faire cette proposition à une personne dépositaire de l’autorité publique. Pour être condamné, il n’est pas nécessaire que le pacte ait eu des effets. Ainsi, il ne serait pas nécessaire que Gilbert Azibert ait obtenu le poste éventuellement convoité à Monaco ni qu’il ait eu, in fine, une influence réelle dans l’affaire Bettencourt pour que le délit soit puni. Les peines pouvent aller jusqu’à dix ans de prison et 150.000 euros d’amende selon les circonstances. Le code pénal prévoit des peines complémentaires comme l’interdiction des droits civiques.

A l’issue de sa garde à vue, Nicolas Sarkozy peut être relâché sans poursuite ou présenté aux juges, avec la perspective éventuelle d’une mise en examen pour un chef d’accusation qui devra être déterminé si les magistrats estiment qu’il existe des indices graves ou concordants. C’est la première fois qu’un ancien chef de l’Etat est placé en garde à vue. Nicolas Sarkozy avait été mis en examen pour abus de faiblesse dans l’affaire Bettencourt avant de bénéficier d’un non-lieu. Mais il avait été convoqué directement par les juges bordelais, sans passer par une garde à vue. Autre ancien chef d’Etat condamné, Jacques Chirac, en 2011 dans l’affaire des emplois fictifs de la Ville de Paris, mais n’a jamais été placé en garde à vue.

Extraits des écoutes, sur la seconde ligne téléphonique de l’ancien président (ouverte au nom de Paul Bismuth), alors publibées par Mediapart. Le 29 janvier, Me Herzog se félicite auprès de l’ex-chef de l’État du dévouement de leur informateur, Gilbert Azibert, qui a «bossé» et rencontré un des conseillers en charge de l’affaire «pour bien lui expliquer». Il se montre optimiste sur une annulation de la saisie des agendas, «sauf si le droit finit par l’emporter». Le 30 janvier, Me Herzog explique que «Gilbert» a eu accès à l’avis confidentiel du rapporteur de la Cour de cassation, qui conclut à l’annulation de la saisie des agendas et à leur retrait dans l’enquête Bettencourt, «ce qui va faire du boulot à ces bâtards de Bordeaux», commente l’avocat faisant référence aux juges d’instructions bordelais en charge de l’affaire Bettencourt. Le 1er février, Sarkozy demande à son avocat de l’appeler sur sa ligne officielle pour « qu’on ait l’impression d’avoir une conversation» et tromper les enquêteurs. Le 5 février, Sarkozy se dit prêt à aider Gilbert Azibert à obtenir un poste à Monaco. Son avocat confie avoir rassuré par avance «Gilbert» à ce sujet : «Tu rigoles, avec ce que tu fais.»

Commentaires

 

germinal23

Mardi, 1 Juillet, 2014 – 09:46
avec toutes ces gamelles il y en auras bien une qui lui resteras accrochee a ces basques,idem ump,idem parti socialiste,et bien d autres,que les juges facent leurs boulot,remettre certains petits délinquants dehors de facon a faire de la place dans les prisons pour tout ce beau monde…

 

Lou Becarut

Mardi, 1 Juillet, 2014 – 11:09
Qui parlait de « nettoyer toute cette racaille …  au Karcher »*??? La République est mal barrée avec toutes ces affaires. Et la droite est droite dans dans ses bottes, c’est un complot des socialos-judéo-communistes et de la Justice!!!! Qui va trinquer? toujours les mêmes.

 

biezbojnik

Mardi, 1 Juillet, 2014 – 18:54
Voilà qui va encore un peu plus faire l’affaire du FN. Il en est de la lutte contre la corruption comme de celle contre le racisme, l’anti-sémitisme, le harcèlement sexuel, la délinquance, etc… Plus cette lutte, ici menée par les juges intègres,  se renforce et s’en nourrit (les vices privés font les vertus publiques) mieux elle alimente et illustre les discours du « tous pourris » et du « tous corps rompus » sur lesquels surfe le FN.

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Les peurs, toujours les peurs

Posté par jacques LAUPIES le 1 juillet 2014

 

Malheureusement je ne me contenterai pas de délivrer à des intégristes de tous poils le brevet de la peur de ce qui concerne la sexualité et la différence  puisque l’une et l’autre s’alimentent.

Mais il est vrai que ces peurs sont de différentes natures : pour les uns il s’agit de la peur qu’inspire la crainte de la remise en cause d’une conception des différences (sexuelles ou autres) issue d’une éducation religieuse ou simplement de traditions ancrées dans la société (ou il est vrai le poids religieux n’est pas à négliger). Mais plus profondément cela relève de cette prépondérance accordée au naturel sur le culturel. Encore que le naturel ne mérite pas toujours l’interprétation que l’on fait de lui.

On peut se poser la question en se penchant sur nos origines dont les grands singes nous rappellent, et parfois même des civilisations antiques, que la réponse donnée par nos pseudos défenseurs de la famille, d’une sexualité purement hétérosexuelle est mise à mal par notre espèce pensante. Il n’y a pas très longtemps ces mêmes courants s’insurgeaient contre les pratiques sexuelles n’ayant à voir qu’avec la procréation et fustigeaient l’homosexualité autant que les « déviances hétérosexuelles » que très certainement ils pratiquent eux-mêmes !

Cependant ce sont dans les milieux les plus conservateurs que nous savons, depuis Sade en particulier, qu’existent et ont existé des pratiques peu respectueuses de la dignité à la quelle ont droit les femmes, les enfants, et bien entendu les hommes car les uns et les autres étaient et sont encore victimes la plupart du temps des inégalités sociales.

A leur différence, comme ils le font avec nous, nous ne pratiquerons pas l’amalgame entre toutes ces personnes qui descendent dans la rue pour combattre la consécration d’un évolution incontestable des mœurs. Les innocents sont dans tous les camps.

Tous ces « puritains  » cependant sont sous effet d’un hypocrisie plus ou moins consciente. Les préjugés ont la dent dure au point que l’on peut constater que les trois religions monothéiste n’y échappent pas. Pas plus d’ailleurs que certains des adeptes d’un athéisme qui peine à trouver  les voies de la tolérance (notamment en ne recherchant pas une pratique moderne de la laïcité ) tout autant que celle du respect d’elle-même en oeuvrant contre les obscurantismes.

S’agissant de l’éducation des enfants je suis de ceux qui considèrent que le Père Noël tout autant que les contes dont on prétend qu’ils favorisent le rêve et l’imagination ne sont pas du meilleur effet et je leur préfère une initiation à la réalité humaine avec évidemment le respect des sensibilités qui résultent de l’âge et que doivent percevoir et connaître les parents et les éducateurs.

Les enfants qui ne tardent pas à être un « reflet social » sont les fleurs qui poussent parfois dans des champs incultes, méritent tellement mieux que les catéchismes de toutes sortes pour vivre épanouis demain. Le savoir est la meilleure garantie pour cela. Un savoir qu’il faut sans doute leur apprendre à rechercher sans qu’ils aient à le subir.

Le temps viendra, plus fort que tout !

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Thréard

Dessertine

Ces deux noms qui vous rappelleront les débats dans « C dans l’air » n’ont rien à voir avec le texte ci dessus. Je les avais simplement noté pour évoquer leurs propos très tendance « pensée unique » dans le domaine économique et social. A quand le dépoussiérage de ces débats avec des chroniqueurs, représentants d’instituts du capital, politologue complaisants, etc.

 

 

Éditorial : la gauche « qui apaise » … et qui expire

Par Maud Vergnol
Lundi, 30 Juin, 2014
Les peurs, toujours les peurs dans POLITIQUE
Les fantasmes grotesques des groupuscules d’extrême droite auront eu raison d’un dispositif efficace, qui questionnait les enfants sur leur imaginaire et leurs projections d’eux-mêmes et des autres.
« Une bonne gauche, une gauche qui frappe la droite et qui rend la France plus forte. » C’est ce que préconisait François Hollande en 2011, lors de la primaire socialiste. Avant de se raviser pour « une gauche d’apaisement », quitte à mettre le progrès social sous sédatif. Après le renoncement à la loi famille, en février, Benoît Hamon doit annoncer, aujourd’hui, l’abandon des ABCD de l’égalité, un dispositif éducatif expérimenté dans une dizaine d’académies et qui visait à lutter contre les inégalités hommes-femmes dès le plus jeune âge. « Oui, je veux apaiser », s’est expliqué le ministre de l’éducation, qui a peaufiné tout le week-end des « éléments de langage » susceptibles de faire avaler la pilule de cette nouvelle reculade du gouvernement devant une poignée d’illuminés réactionnaires. Les intégristes de la Manif pour tous, qui brandissent fièrement, de rassemblements en rassemblements, leurs pancartes « Touche pas à mes stéréotypes », peuvent sortir le champagne. Car les fantasmes grotesques de ces groupuscules d’extrême droite sur des cours de « masturbation collective » auront eu raison d’un dispositif efficace, qui questionnait les enfants sur leur imaginaire et leurs projections d’eux-mêmes et des autres.
« Faut-il adresser à ce gouvernement un ABCD de la détermination politique dans lequel il découvrirait avec stupeur qu’un programme électoral se respecte, que des craintes infondées et rétrogrades se combattent ? » s’interroge à juste titre Fiè-r-es, l’une des associations qui a défilé samedi à Paris, lors de la Marche des fiertés, pour « aller au bout de l’égalité ». Mais le président de la République a annoncé la couleur, rose délavé, d’une « gauche qui ne divise pas, qui n’oppose pas ». Ni les réactionnaires aux progressistes, ni les intérêts des multinationales à ceux des travailleurs ? C’est bien là que le bât blesse avec le quinquennat Hollande, à la recherche « d’un compromis social historique »… avec les puissances financières.

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