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Etudiants et apprentis

Posté par jacques LAUPIES le 18 juillet 2014

 

L’article ci dessous publié sur le site de l’Humanité traite de l’entrée des jeunes dans l’enseignement supérieur.

Y sont évoquées quelques vérités. Pour avoir fréquenté l’université de Nîmes en 2006, 2007 en auditeur libre, je constate que les choses n’ont guère changé et même semblent s’aggraver pour les étudiants.

«  C dans l’air » est une émission que je regarde assez régulièrement parce qu’elle se situe à une heure qui me convient et qu’y sont abordés les sujets d’actualité dans les domaines économique et social et même sociétal.

Bien que je puisse avoir toutes les raisons d’être écœuré par les propos tenus par les mêmes personnages qui occupent le plateau, généralement serviteurs zélés de la pensée unique, je persiste à les écouter ce qui évidemment a pour effet de me conforter dans ma vision des questions évoquées.

Et ce soir on y parle d’apprentissage, de relations sociales et de négociations, de reprise « désespérément » attendue, des professions libérales (huissiers, notaires, notamment) visée par Montebourg, pour leur diminuer les revenus privilégiés dont elles bénéficieraient. Cette dernière entreprise chatouille sérieusement les classes moyennes (les vraies !). Mais j’y reviendrais.

Ce soir l’économiste de service Elie Cohen, le spécialiste des relations sociales, une économiste issue des banques, Mathilde  ? et le représentant des professions règlementées Michel Chassang.

Je m’en tiendrai au sujet essentiel et qui me préoccupe le plus : l’apprentissage. J’avoue qu’il me sensibilise, non pas tellement parce qu’ancien apprenti  j’ai connu les aléas de ce statut dans les années 50 et en même temps tous les effets bénéfiques que peut en retirer un adolescent qui a besoin d’un cadre  et d’une formation. Ce qui m’a probablement été aussi utile que le collège pratique ou le lycée mais qui ne signifie pas que l’enseignement secondaire ne m’ait pas manqué.

Il faut aussi souligner que l’apprentissage au sein d’une grande entreprise nationale (SNCF) avait cet avantage de ne pas m’exposer aux risque de l’apprentissage en milieu patronal artisanal comme nombre de jeunes de ma génération. Je suis assez satisfait lorsque j’entends parler de relancer l’apprentissage dans les entreprises publiques. Même si je n’en connais pas les formes et les objectifs. Pour l’instant on nous parle de l’armée ce qui serait un peu réducteur si l’on s’en tenait là.

L’apprentissage et la formation professionnelle sont une nécessité. Et nous avons insisté durant la campagne électorale municipale, sur l’action qu’une commune pouvait entreprendre en relation avec les collectivités départementales, régionales et l’état. Même si le Parti Communiste est de peu d’influence localement nous avons tout fait pour que la population soit sensibilisée à cette question.

Comme sur l’ensemble de la France le taux de chômage chez les jeunes est très nettement supérieur à la moyenne nationale (le chiffre de 20 % est avancé). Cela est atterrant. Pour nombre de jeunes cette situation a des conséquences désastreuse et conduit les plus vulnérables à l’incivilité et à la délinquance.

Connaître des jeunes dans cette situation et constater que le risque est réel pour eux rend l’impuissance à intervenir douloureuse. La solution est évidemment politique et d’envergure nationale. Elle passe par un parcours professionnel lié à la formation et à une prise en charge financière, certes conditionnée, mais suffisante pour leur assurer l’autonomie. Demander à des artisans qui souvent souhaiteraient former à leur métier soit pour se doter d’une main d’œuvre qualifiée, soit préparer la relève, soit même avoir un soutien dans l’exercice du travail quotidien auquel ils doivent se consacrer, parait bien une démarche naturelle.

Demander plus généralement à toutes  les entreprises, y compris publiques, de s’investir dans la formation, leur en donner les moyens sous réserve de respecter un cahier des charges parait tellement utile en l’état actuel de la situation de la jeunesse, qu’il est désastreux de ne pas les y contraindre.

Ce serait sortir la jeunesse, notre avenir, d’une insécurité devenue criminelle à son égard !

Reste que l’éducation nationale doit-être impliquée dans ces projets de manière systématique et plus conséquente !

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Les nouveaux bacheliers se préparent à plonger dans le grand bain de l’enseignement supérieur… et de l’austérité.

Elyse Godin
Mercredi, 16 Juillet, 2014
Le campus de Nanterre
Reportage à la fac de Nanterre, où, alors que les universités traversent une période critique empreinte de réductions budgétaires et de fermetures de filières, les associations étudiantes et l’Université accueillent pendant le mois de juillet les nouveaux étudiants qui viennent s’inscrire.

Nanterre, 10h. Bien que les bancs de la fac soient désertés, des groupes d’étudiants épars circulent sur le campus. Ce sont presque tous de futurs « première année », venus pour les inscriptions administratives qui ont lieu en juillet. D’autres sont des militants associatifs venus pour parler de leurs activités et orienter les « nouveaux ». En argot militant, on appelle ça « les chaînes d’inscriptions ». Une rareté, à l’heure ou la plupart des universités proposent des inscriptions en ligne.

A l’accroche « T’as pas deux minutes ? » des militants de l’Union des Etudiants Communistes (UEC) présents sur place, les futurs étudiants répondent la plupart du temps par un sourire engageant et la plupart s’arrêtent. Confrontés à l’administration et à un campus immense, les nouveaux arrivants semblent ravis de croiser d’autres étudiants et de l’animation, sur un campus qui leur apparait comme un peu « mort » l’été. A Matthieu et Laureen, militants de l’UEC, on demande souvent où se trouve un bâtiment, un bureau, la station du RER. Pour Matthieu, c’est « essentiel d’accueillir les futurs étudiants dès leur inscription. Ils ont souvent des questions, mais c’est aussi une occasion pour nous de partager notre nouvelle campagne sur la réussite des étudiants. Du débat sur la fac, c’est nécessaire, surtout lorsque les étudiants sont si peu entendus et que leur avenir est mis en péril par le manque de moyens ».

L’année prochaine, pour Erwan, casquette visée sur la tête et attaché-case en main, ce sera économie/gestion, avec une partie de ses cours en anglais. Sa mère, « très fière de sa mention bien », insiste sur la sélectivité de son cursus : « Ce n’est pas n’importe quoi, cette licence lui permettra de faire la différence sur le marché du travail ». Qu’en pense Erwan ? Un peu gêné par les propos de sa mère, il se confie : « Je suis content d’être accepté dans cette licence. Mais honnêtement, je ne crois pas que sa sélectivité m’aide à avoir un boulot un jour. C’est surtout le piston qui fonctionne aujourd’hui », finit-il, avec un air blasé.

Nous croisons ensuite Pauline, en train de discuter avec les membres d’une association d’étudiants en droit qui proposent aux futurs « première année » des cours à vendre. L’étudiante commencera en septembre sa Licence 1 de Droit et nous fait part de son inquiétude : « C’est vrai que l’idée d’échouer m’angoisse. Quand on choisit notre licence en terminale, on nous parle toujours des taux d’échecs énormes en première année, en médecine et en droit particulièrement. J’ai envie de mettre toutes les chances de mon côté pour réussir ». Du coup, la voilà qui paye cash, une centaine d’euros, des cours de droit en plus de ses frais d’inscription. « C’est une sorte d’investissement, dit-elle. C’est vrai que ça pose un réel problème notamment pour ceux qui n’ont pas les moyens. Mais évidemment, je partagerai ! » Lâche-t-elle, l’air coupable.

Quand on parle de cours à vendre à Julien, futur étudiant en Anthropologie, il ne mâche pas ses mots : « Je trouve ça incroyable. Ils jouent sur notre peur de l’échec pour se faire du fric ou quoi ? Mais, c’est légal ? » Interroge-t-il finalement. Ce jeune homme blond est souriant et enthousiaste à l’idée de commencer les cours. Il se sent « plutôt serein » par rapport à la rentrée et à son cursus. « Je ne sais pas encore quel métier je ferai. Je travaillerais bien dans les musées, ou dans la recherche », dit-il avec enthousiasme. Alors qu’on l’interroge sur les réductions de budgets à la fac, il tique : « Plusieurs militants d’associations m’ont parlé de ça quand j’allais m’inscrire. Evidemment que ça a des répercussions sur nos conditions d’études. Pour le moment, je ne me rends pas compte, on est peu informés. Heureusement qu’il y a ces associations ! ».

« La plupart du temps, les futurs étudiants viennent nous voir pour des problèmes d’inscriptions. Je trouve qu’ils restent optimistes malgré l’actualité des réductions budgétaires à la fac. Je pense qu’ils ne se rendent pas encore vraiment compte de l’impact que ça peut avoir sur leurs études », nous répond une militante de l’Union Nationale des Etudiants de France (UNEF) que l’on interroge alors qu’elle distribue des tracts. Visiblement, les étudiants Nanterriens semblent bien loin de la déprime et de la fatalité, malgré quelques inquiétudes. Serait-ce un effet du manque d’information des étudiants sur cette question ?

Pour l’Université de Nanterre, l’austérité a pourtant un goût amer. Matthieu de l’Union des Etudiants communistes (UEC) évoque les TD surchargés : « Il y a encore quelques années, nous étions dix par TD. Aujourd’hui, on est parfois plus de trente ». Egalement étudiant en droit à l’Université, il nous confie qu’une partie de ses cours est délocalisé au Pôle Universitaire Léonard de Vinci. Surnommée la « fac Pasqua » (du nom de son créateur), cette université privée fut mise en place en 1995 par le Conseil Général des Hauts de Seine. « Nanterre loue avec de l’argent public des salles à cette fac privée pour que certains cours de droit y aient lieu. Sauf que moi j’ai choisi d’étudier à Nanterre, pas là-bas. Je paye mes frais d’inscription à Nanterre, et l’argent de la fac part dans les poches de cette université privée, au lieu de servir à augmenter la capacité d’accueil de la fac que j’ai choisie. Elle en aurait pourtant bien besoin. Les profs aussi se plaignent, mais ils n’ont pas le choix. En plus, à Léonard de Vinci, le restaurant universitaire (RU) coûte six euros, contre trois euros quinze centimes à Nanterre. Si la fusion avec Paris VIII a lieu, ce sera encore pire, des filières entières fermeront sans doute à Nanterre », tranche-t-il, visiblement exaspéré. « Lorsque l’on ferme des filières, les étudiants vont ailleurs et font leurs choix par défaut, en fonction de ce qu’ils ont à proximité de chez eux. C’est aussi comme ça qu’on arrive à 30% d’étudiants mal orientés, ce qui nourrit le taux l’échec en première année ». Aurélia, une étudiante arrêtée par l’UEC, partage le constat : « Mon premier choix, c’était une licence à la Sorbonne, mais je n’ai pas été prise parce qu’ils avaient reçu trop de demandes. Finalement, je serai en première année de Sciences du langage à Nanterre. C’était le cursus le plus généraliste que j’ai trouvé, il parait qu’il ne faut pas se spécialiser trop vite. On verra bien, je n’ai pas envie de me laisser abattre ! », Conclue-t-elle, en s’éloignant.

Nhima, elle, s’est inscrite en Humanité : « C’est une licence un peu unique en France, j’aime bien ce côté généraliste. Je veux faire des sciences humaines, mais j’avais du mal à choisir entre l’histoire, les lettres et la géographie. Il n’y a qu’à Nanterre qu’on trouve ça, met-le dans ton article ! » Insiste-t-elle en riant. « Plus sérieusement, je dis ça parce qu’on critique souvent la fac dans les médias, et moi je pense qu’à Nanterre, on a de bonnes formations. Pas assez de moyens, ça c’est sur, mais c’est un autre problème. Moi, j’ai hâte de commencer les cours ». Après une pause et une minute de réflexion, elle ajoute quand même : « Enfin, je dis ça parce que tout est nouveau pour moi, reviens me voir dans trois mois, quand je serai dans la galère, je te dirais peut être autre chose ! ».

Nous revenons vers Matthieu, le militant de l’UEC, qui n’est pas étonné par l’optimisme du milieu étudiant nanterrien malgré les annonces de réductions budgétaires : « Nanterre est un symbole de contestation, coincée entre la municipalité communiste de Nanterre et le quartier du CAC 40 qu’est la Défense. Mais pour autant, les étudiants sont peu informé sur les réformes de l’enseignement supérieur, comme la loi Fioraso ou la loi LRU d’autonomie des universités. Nous sommes là pour renverser la vapeur et ouvrir le débat aux étudiants. L’UEC organisera l’année prochaine un grand référendum étudiant sur les campus français. Une centaine d’associations locales nous a déjà rejoins pour cette initiative » ajoute-t-il fièrement.

Sous le soleil de midi, le rythme des va-et-vient des étudiants et des militants ralenti.  Peut-on en dire autant de la course à l’austérité du gouvernement ?

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Que se passe-t-il en Côte d’Ivoire ?

Posté par jacques LAUPIES le 17 juillet 2014

Je crois me souvenir avoir évoqué ici la situation en Côte d’Ivoire. Bien qu’éloigné de ce pays que j’ai partiellement visité je me souviens des rencontres que j’ai faites tant en France que la bas de l’état d’esprit qui prévalait chez nombre d’ivoiriens.

Pour la plupart d’entre eux dans ce pays se posaient des questions de survies et la France représentait une possibilité de s’en sortir. J’avais fait le voyage pour tenter, ce que finalement je n’ai pu réaliser, une coopération dans le domaine du tourisme et de la santé. Tout simplement faute de moyens.

Des expériences dont la rareté est évidente sont tentées par d’autres et se situent finalement dans la continuité des interventions entreprises dans la période coloniale et post coloniale par des organismes des différentes mouvances religieuses. Sauf que les institutions religieuses ont disposé de moyens probablement assez conséquents notamment dans la période néocoloniale incarnée par la présidence d’Houphouët Boigny relativement vénéré par ses semblables et qui fut l’un des instigateurs les plus symboliques du néo colonialisme africain et se bâtit une fortune personnelle colossale.

Ne sont pas à négliger les retombées des subsides que recevait l’état ivoirien (et le Président lui-même) issue de la coopération avec la France notamment et qui emportait les plus gros marchés résultant souvent de la paranoïa de ce dirigeant africain qui ne se priva pas  de combattre les mouvements progressistes africains. Symbole du niveau et de l’esprit de cette coopération, la basilique de Yamoussoukro, mais il y en a bien d’autres.

(à suivre)

 

 

 

Côte d’Ivoire. Lettre ouverte à Monsieur François Hollande, Président de la République

Cécile Cukierman, sénatrice de la Loire
Mercredi, 16 Juillet, 2014
DR

Cécile Cukierman.
La sénatrice communiste de la Loire, Cécile Cukierman, interpelle le chef de l’État sur la situation des droits et libertés en Côte d’Ivoire à la veille de sa visite à Abidjan.

 

 

Monsieur le Président,

Je me permets d’attirer votre attention sur la situation des droits et libertés en Côte d’Ivoire à la veille de votre départ dans ce pays.

Comment comprendre que Michel Gbagbo, ressortissant français vivant en Côte d’Ivoire, ayant également la nationalité ivoirienne, fils de l’ancien chef d’État Laurent Gbagbo, ait été à trois reprises empêché de quitter Abidjan pour se rendre à Paris ? Il était pourtant convoqué à chaque fois par Sabine Kheris, juge d’instruction en charge de sa plainte pour enlèvement, séquestration et traitements inhumains et dégradants, déposée à l’encontre de Guillaume Soro, aujourd’hui président de l’Assemblée nationale, et de ses Commandants de zones, anciens rebelles promus chefs militaires.

Or, aucune ordonnance d’interdiction de quitter le territoire, que seul le juge d’instruction ou la chambre d’accusation ont le pouvoir de produire, n’a été signifiée ni à Michel Gbagbo, ni à ses avocats.

Il est du devoir de la France que les droits de Michel Gbagbo soient respectés et  qu’il puisse au plus vite répondre aux convocations de la justice française ou, à tout le moins, de contribuer à créer les conditions pour que le Juge d’Instruction se rende en Côte d’Ivoire en vue d’entendre tous les protagonistes de cette affaire.

Il m’apparaît également essentiel que la France soit vigilante sur la coopération judiciaire concernant toutes les autres affaires franco-ivoiriennes. Je fais référence à  la disparition de Guy André Kieffer le 16 avril 2004 à Abidjan, à la mort par balles le 31 mars 2011 à Yamoussoukro du ressortissant français Philippe Rémond, aux  assassinats de ressortissants français au Novotel à Abidjan en avril 2011 et au dossier du bombardement de Bouaké en 2004.

Plus largement, à l’instar de nombreux défenseurs des droits humains, je m’inquiète de l’arrestation et la détention massive et arbitraire de centaines d’Ivoiriens depuis la venue au pouvoir d’Alassane Ouattara, de l’enlisement organisé des procédures judiciaires concernant la plupart d’entre eux, des tortures dont certains font ou ont fait l’objet, du non-respect des droits de la défense et des prisonniers ainsi que l’existence de lieux de détention illégaux.

La répression envers certains syndicats, des organisations de la société civile et certains partis politiques est également un élément inacceptable. Il serait sans doute souhaitable que vous puissiez aussi accorder votre attention à cette problématique.

Parallèlement à cela, d’autres protagonistes, partisans de l’actuel chef de l’Etat et soupçonnés de nombreux crimes depuis septembre 2002 jusqu’à aujourd’hui, ne sont pas inquiétés et sont même promus par lui aux plus hauts postes du pouvoir d’Etat.

La totalité de ces éléments confirme malheureusement une fois de plus une collusion entre pouvoir exécutif et judiciaire en Côte d’Ivoire et a pour conséquence une justice des vainqueurs qui ne peut que peser négativement sur le processus de réconciliation nationale et le retour de milliers d’exilés.

Sur l’ensemble des points soulevés la France s’honorerait d’exprimer lors de cette visite l’exigence vis-à-vis des autorités ivoiriennes du respect des libertés, de l’Etat de droit et de la sécurité des populations en Côte d’Ivoire.

J’espère, Monsieur le Président, pouvoir compter sur vous à ce sujet.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de mes salutations les plus distinguées.

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Jaurès tellement actuel…

Posté par jacques LAUPIES le 16 juillet 2014

 

Jaurès, diront certains amateurs de l’amalgame, était un socialiste qui n’a  jamais exercé le pouvoir et de ce fait a échappé à l’acte de trahison de la classe ouvrière, dès lors qu’il a disparu, assassiné.

Mais si précisément on lui a ôté la vie c’est qu’il représentait pour les forces réactionnaires. Et pas des moindres puisqu’il agissait pour éviter la guerre et considérait, que si le prolétariat international se mobilisait pour la paix, c’était envisageable.

Les hommes de paix, de dialogue, de bons compromis mais aussi les plus résolus, l’histoire nous l’apprend succombent souvent sous les coups de l’adversaire ou d’autres détracteurs, parfois même de leur propre camp. Tout simplement parce que la paix appelle plus de justice et de partage et que de cela les privilégiés (oligarchie financières, castes, classes exploiteuses, etc.) le trouvent insupportable.

Et lorsque ces hommes portent à la fois l’idéal de paix et la révolution sociale il n’y a pour leurs adversaires que le crime pour se défendre.

Les circonstances économiques et sociales de crise, la moindre erreur stratégique, l’isolement momentané, les conflits aigus, jouent un rôle impitoyable dans leur disparition. Cela d’ailleurs doit interroger pour ceux qui échappent à ce processus et s’enferment par la suite dans des pouvoirs totalitaires.

Jaurès liait sans que cela puisse être contesté, la lutte pour de nouveaux rapports sociaux basés sur la coopération :

« La loi de la pesanteur n’agit pas souverainement sur les sociétés humaines, et ce n’est pas dans les lieux bas qu’elles trouvent leur équilibre. Ceux qui, depuis un siècle, ont mis très haut leur idéal ont été justifiés par l’histoire.

Et ceux-là aussi seront justifiés qui le placent plus haut encore. Car le prolétariat dans son ensemble commence à affirmer que ce n’est pas seulement dans les relations politiques des hommes, c’est aussi dans leurs relations économiques et sociales qu’il faut faire entrer la liberté vraie, l’égalité, la justice. Ce n’est pas seulement la cité, c’est l’atelier, c’est le travail, c’est la production, c’est la propriété qu’il veut organiser selon le type républicain. À un système qui divise et qui opprime, il entend substituer une vaste coopération sociale où tous les travailleurs de tout ordre, travailleurs de la main et travailleurs du cerveau, sous la direction de chefs librement élus par eux, administreront la production enfin organisée. »

Sa foi en l’homme était évidente :

“ Il n’y rien de nouveau sous le soleil ”. Le soleil lui-même a été jadis une nouveauté, et la terre fut une nouveauté, et l’homme fut une nouveauté. L’histoire humaine n’est qu’un effort incessant d’invention, et la perpétuelle évolution est une perpétuelle création.  »

Je m’en tiendrai à ce commentaire mais je vous invite à lire les textes publiés dans le site de l’Humanité

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Jaurès galvaudé, récupéré, c’est parfois insoutenable quand on connaît les politiques de tous ceux qui se livrent à cet exercice.

 

Jaurès, l'homme de gauche qui fait toujours l'unanimité !

 

 

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Que vous dire de plus ?

Posté par jacques LAUPIES le 15 juillet 2014

Comme le nombre de mes lecteurs progresse de manière conséquente si j’en crois les statistiques que me fournit mon hébergeur, je me sens plus responsable de ce que j’écris. Histoire aussi d’éviter de passer pour un imbécile. Mais le risque est toujours là.  De toute manière j’ai un peu pris l’habitude de ne pas trop m’inquiéter de ce que peuvent penser, dans leur variété, ceux qui veulent bien consacrer quelques secondes à mes propos. Très égoïste ça !

En fait je soulage mon impuissance à communiquer par une sorte de médiocre sublimation schizophrénique, je le sais bien. Forme de psychose plus répandue qu’on ne le prétend. Car nous vivons un monde, le monde des humains, ou finalement nous sommes tellement incapables de trouver à nous exprimer dans nombre de domaines que le repli sur soi est le dernier refuge.

Et comme nous ne pouvons que difficilement nous passer des autres, ceux qui nous le proposent de manière collective finissent par gagner. Vous voyez ce que je veux dire ? Non ? Dommage !

Lorsque je peux étayer mes bavardages d’une expérience vécue cela me rassure. Et comme de plus je me crois modestement attaché à un courant de pensée que j’ai certes encore à découvrir, le réconfort grandit. Mais cela évidemment ne suffit pas à être imaginatif et créatif. J’en ai de toute façon pris mon parti, plus grand chose n’est à inventer avec tout ce qui a été écrit depuis la fameuse pierre gravée dans le fin fond de l’antiquité.

Alors effectivement il ne reste, et c’est peu, que nos parcours individuels déjà bien amputés au départ et détournés, trimballés par les obligations du quotidien aux mesquines conséquences. Mais n’est ce pas la seule chose qui nous appartient ?

Alors ce soir de 14 juillet, que dire de plus ! Pour comble j’ai été retenu par la diffusion du concert au Champ de Mars dont d’ailleurs j’ai gardé un souvenir  assez marquant puisque l’un de ceux auquel j’ai assisté en ce lieu était consacré à Pavarotti. Cela ne s’oublie pas ! Celui de ce soir vu sur le petit écran était un beau cadeau offert aux parisiens. Les mauvaises langues diront : avec mes impôts, et pourront s’interroger sur le coût de ce fabuleux spectacle. Il auront tort, mille fois tort car les 500000 spectateurs parisiens autant que touristes certainement très nombreux, et les millions de téléspectateur, méritaient bien un tel cadeau.

Un instant pour oublier, bien que la musique et les éclats d’un feu d’artifice nous rappellent à certaines dérives humaines.

J’aurais pu commenter les déclarations de Le Pen dans une vidéo par laquelle il soutient quasiment les Palestiniens ! Pas en forme pour cela mais j’y reviendrai.

Quant à celles de notre Président je vous suggère de prendre connaissance de la déclaration de Pierre Laurent que je reproduis ci dessous. Cela compensera la privation dont vous êtes victime par la grâce de l’objectivité des chaines publiques.

 

Pierre Laurent: « Un discours présidentiel sans aucune ambition »

Sarah Sudre
Lundi, 14 Juillet, 2014
AFP
Qualifiant de « laborieux » le discours présidentiel du 14 juillet de François Hollande, le secrétaire national du Parti communiste français dénonce la ligne de conduite que compte suivre le Président, jusqu’au terme de son mandat, celle « du Medef et de son pacte de responsabilité ».

 

François Hollande a posé lors du discours présidentiel du 14 juillet, les jalons de la deuxième phase de son quinquennat, promettant de réformer « jusqu’à la dernière minute » pour redresser le pays où la reprise, a-t-il reconnu, est « trop fragile ». Pour sa troisième interview télévisée du 14-Juillet, le chef de l’Etat a confirmé des baisses d’impôts en 2014 et 2015 pour « plusieurs centaines de milliers de Français » dans les classes moyennes et réaffirmé sa détermination à combattre un chômage croissant contre lequel tout n’a pas été « essayé ». En vain, la lutte contre le chômage a vite laissé place au sujet phare de cette année 2014, le pacte de responsabilité, hautement contesté par certains de la majorité, devenus « frondeurs ps », par le Front de gauche mais aussi par une majorité de la population, qui a tenté à multiples reprises d’envoyer des signaux de détresse au gouvernement sur les risques de « ce pacte d’austérité ».

 

Contre ses détracteurs Ps, qui lui reprochent un manque de lisibilité et une absence de cap, François Hollande s’est employé à défendre un programme « carré » jusqu’en 2017, en insistant justement sur le pacte de responsabilité. « La réforme, elle est organisée, mais avant nous devons nous redresser économiquement », a-t-il déclaré, reconnaissant que la reprise « est là, mais [qu'] elle est fragile ». Il a également pris le pari que le pacte produirait ses effets à condition que les entreprises, qui se sont vu offert 30 milliards d’euros par l’Etat, fassent leur part du chemin. Un discours « laborieux » pour Pierre Laurent, secrétaire nationale du Parti communiste français, qui accuse, dans un communiqué, le Président d’être « incapable d’obtenir le moindre résultat sur l’emploi et la croissance. Le président de la République dans sa traditionnelle interview du 14 juillet propose de ne rien changer pour les trois prochaines années en déroulant fidèlement le fil que lui dicte le MEDEF avec son pacte de responsabilité ».

Des réformes sociétales, loin des attentes du peuple

Durant son interview télévisée, François Hollande a expliqué « que la relance économique laisserait place en 2016 à des réformes sociétales ». Dans cette perspective, il a souligné qu’il ne renonçait pas au droit de vote des étrangers aux élections locales. “Peut-on comprendre que des gens qui sont là depuis 20 ans, 30 ans, ne puissent même pas voter pour des élections qui concernent leur commune ? », s’est-il interrogé. Pour Pierre Laurent, ce n’est donc rien de nouveau, « Le droit de vote des étrangers est une nouvelle fois repoussé à 2016 », déplore t-il. Quant à la situation en Palestine, François Hollande a précisé qu’ »Israël a droit à sa sécurité, Israël peut se défendre s’il est attaqué, mais en même temps doit avoir de la retenue, de la réserve (…) », demandant dans un même temps «  un cessez le feu ». « Face à l’horreur des bombardements de civils, François Hollande fait le service minimum. Il évacue laresponsabilité d’Israël qui agit en toute impunité et ne prend aucune initiative pour que la France joue son rôle pour faire cessez le carnage. Ce qu’elle a su faire pourtant par le passé », commente Pierre Laurent dans son communiqué. Toujours bas dans les sondages d’opinion, François Hollande a dit faire son possible pour rester au contact des Français et de leurs problèmes. Des efforts rejeté par Pierre Laurent qui rappelle dans son communiqué que le pacte de responsabilité s’apprête à enfoncer un peu plus chaque jour « nos concitoyens dans les difficultés ». « Aucune annonce, aucune vision, aucune ambition : voila pour résumer l’essentiel du propos présidentiel en ce 14 juillet si ce n’est de se revoir l’an prochain, à la même heure et au même endroit », concluait le sénateur communiste parisien à l’issue de l’interview télévisée du chef de l’Etat.

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De la guerre au match de foot…

Posté par jacques LAUPIES le 14 juillet 2014

Des enfants continuent de mourir sous les bombes. Que fait la communauté internationale ? Certes Israël  et son gouvernement ne sont pas les seuls sur la planète à se transformer en bourreaux. D’autres ici ou là hissent le crime de guerre au niveau d’une arme de dissuasion. Il se venge et punit le désespoir, voire les excès des plus intransigeants d’un peuple qui est cependant bel bien, chaque jour, un peu plus chassé de ses terres.

Les salopards qui ont tué trois adolescents ne sont digne d’aucun combat de libération nationale, à caractère ethnique ou religieux. S’ils ont été guidés par des politiques ces politiques sont tout aussi ignobles que ceux qui en face dirigent l’état oppresseur et prenne prétexte de cela pour faire la guerre. Quant à ceux qui ont matraqué un adolescent du camp adverse ils sont tout autant ignobles

On sait très bien que dès lors qu’il y a une guerre la raison se perd. Ceux qui mettent le feu aux poudres voudraient ensuite moraliser les comportements. Cela est impossible. Après, parfois on panse, on répare, on brandit la croix rouge, l’humanitaire. C’est l’histoire des pompiers pyromanes.

Mais finalement les salopards, plus tard vont se congratuler, se décorer, pleurer, parler de mémoire. Ils nous parleront de l’amour de leurs enfants à qui ils donneront et transmettrons leur cupidité, ou simplement leur connerie.

Que faire ? Les juger, les mettre en prison, leur couper la tête ! Ce serait se mettre à leur niveau. Ces gens ont besoin d’être soignés. Mais encore plus qu’eux la société qui les contamine.

Nous vivons un temps, et il remonte hélas à bien loin, sauf que les jeux du cirque étaient plus cruels que les match de foot et que l’on y pleurait moins en cas de défaite. La sensiblerie remplace la sensibilité. La moitié de la planète est invitée à choisir un camp, une équipe. Et si cette équipe est liée à la patrie elle doit gagner ! Rien à foutre des autres qui perdent.

Et si nous ne sommes plus de la partie, après un effort sur nous-même, au mieux nous disons : que le meilleur gagne. C’est plus facile et ça fait moins réfléchir.

Le sport c’est évidemment plus noble que la guerre. Il y a un arbitre, il y a des règles, un public qui juge. Il y a beaucoup de fric aussi. Comme dans nombre de guerres. Mais au moins, un peu vache parfois, on n’est pas là pour se tuer !

 

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La déception argentine. Certains s’effondrent…

 

 

 

 

 

 

 

 

Israël utiliserait le DIME, une arme particulièrement effroyable

Gaza (Territoires palestiniens), envoyé spécial.
Pierre Barbancey
Dimanche, 13 Juillet, 2014
Pierre Barbancey

Crédit:
Le chirurgien norvégien Erik Fosse montre les brûlures à la cuisse d’un blessé amputé. Les effets du DIME. Pierre Barbancey
EXCLUSIF. Selon un chirurgien norvégien venu aider ses confrères à Gaza, l’armée israélienne lance des bombes DIME. Les blessures provoquées sont quasiment incurables et conduisent généralement à l’amputation. Nous l’avons constaté à l’hôpital al-Chifa de Gaza.

Gaza (Territoires palestiniens), envoyé spécial.

L’aviation israélienne pilonne sans relâche la bande de Gaza depuis bientôt une semaine. Le bilan s’alourdit de jour. Dimanche, à la mi-journée, 166 Palestiniens avaient été tués dont plus de la moitié serait des civils, selon l’Office de coordination des Nations unies pour les affaires humanitaires (OCHA). Un déluge de feu sans précédent. Comme si cela ne suffisait pas, Israël utiliserait à nouveau – comme cela a été le cas au Liban Sud en 2006 et à Gaza lors de l’offensive menée fin 2008 début 2009 – une arme redoutable, baptisée DIME pour Dense Inert Metal Explosive. C’est ce qu’a affirmé ce dimanche une équipe de chirurgiens qui travaillent et opèrent sans relâche à l’hôpital al-Chifa de Gaza city. Parmi eux, un praticien norvégien, professeur à Oslo, Erik Fosse, arrivé vendredi. « Nous opérons jour et nuit, souligne-t-il. Beaucoup de bombardements sur les maisons ont lieu durant la nuit. Nous avons beaucoup de familles qui arrivent ici, avec des blessés beaucoup touchés par des éclats ou parce qu’ils ont été ensevelis sous les décombres. Nous avons également des patients qui présentent des blessures dues à l’utilisation d’armes anti-personnels. Nous en avons vu touchés par des armes conventionnelles, qui présentaient des lésions provenant d’éclats. C’est ce que l’on voit dans toutes les guerres. Il faut souligner qu’à Gaza les gens sont très affaiblis par sept ans de blocus et quand ils sont blessés les effets sont plus graves. Mais il y aussi, comme en 2008/2009, des patients touchés par les bombes DIME qui sont tirées par des drones. Ils transportent ces petites bombes qui ont un effet spécial sur les victimes. »

Devant le lit d’un blessé lors d’une attaque visant semble-t-il le chef de la police de Gaza lui aussi gravement blessé – alors que 18 autres personnes ont trouvé la mort à la sortie d’une mosquée et 15 ont été blessées, samedi soir -, le professeur Fosse montre les brûlures caractéristiques de cette arme qui marquent le corps. « En général, les membres inférieurs sont touchés, ce qui est le cas ici », insiste-t-il en soulevant le drap. L’homme a perdu la jambe droite et se trouve entre la vie et la mort. Son visage est en partie brûlé. Il respire difficilement.

« Nous vivons une énorme catastrophe humanitaire. Une catastrophe qui n’est pas naturelle mais créée par des hommes. »

Mis au point au début des années 2000 par les laboratoires de l’US Air Force, le DIME est une munition à base d’une enveloppe en fibres de carbone contenant un explosif mélangé à un alliage de métaux lourds et de poudre de tungstène avec du cobalt, du nickel ou du fer. Les blessures provoquées sont quasiment incurables et conduisent généralement à l’amputation. Le DIME provoque des dommages très importants sur la matière vivante et les tissus mous (le derme, les muscles et les os). Une arme particulièrement utilisée lors des guerres asymétriques officiellement pour éviter les dommages collatéraux. Une arme qui n’est pas interdite mais dont les effets sont atroces. Samedi soir, à Gaza, on a malheureusement vérifié qu’entre la théorie d’une « bombe propre » (quel oxymore) et la pratique il y a un gouffre qui s’appelle la mort de civils.

Erik Fosse sait de quoi il parle. Lors de l’offensive « Plomb durci » en 2008/2009, il était déjà venu, avec d’autres médecins étrangers, prêter main forte à ses collègues palestiniens à qui il tient à rendre hommage pour le dévouement sans faille. A l’époque, il avait courageusement dénoncé l’utilisation du DIME. « Peu de gens survivent, rappelle-t-il. Cet homme devait être un peu éloigné du point d’impact, c’est ce qui l’a sauvé. Mais si un enfant est touché par ce type de bombe, vous pouvez être sûr qu’il a été visé. J’ai vu personnellement deux enfants ces derniers jours touchés de cette manière. » Et Erik Fosse de lancer un cri d’alarme : « Nous vivons une énorme catastrophe humanitaire. Une catastrophe qui n’est pas naturelle mais créée par des hommes. »

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