• Admin.du Site

  • Archives

Agir et expliquer sur la guerre en Israël

Posté par jacques LAUPIES le 30 juillet 2014

La population française demeure troublée par les évènement et des commentateurs qui trop souvent renvoient dos à dos Israël et le Hamas palestinien comme s’i l’histoire du conflit commençait au lendemain de l’assassinat de trois adolescents israéliens, dont on ne sait pas d’ailleurs exactement qui sont les véritables coupables de ce crime inqualifiable.

C’est en cela qu’apparaissent nécessaires les explications des communistes et leurs appels à manifester.

Mais il est en cette période de vacances utile d’aller plus loin avec des gestes simples : parler a ses amis et voisins, sortir même à faible tirage un tract explicatif, alimenter son blog et utiliser les réseaux sociaux, inciter à la consultation de la presse ou s’expriment les communiste dont évidemment l’Humanité.

 

 

 

L’humiliation  à coups de crosse dans  la nuque

Pierre Barbancey
Mardi, 29 Juillet, 2014
Photo : Ezz Al-Za Noun/Anadolu Agency

La tristesse se lit dans les yeux des palestiniens de gaza Alors que la fête de l’Aïd el-Fitr sonne la fin du Ramadan.
Crédit:
Ezz Al-Za Noun/Anadolu Agency
Reportage de notre envoyé spécial. Les habitants de Gaza parlent de l’«Aïd de sang». 
Dans les cimetières, les familles se recueillent. À Chudjaiya, quartier martyr, les hommes reviennent. «C’est un acte de résistance», disent-ils. À Khan Younès, des Gazaouis arrêtés par l’armée israélienne pendant plusieurs jours témoignent.

Gaza (Palestine), envoyé spécial. La trêve version Netanyahou s’est soldée, hier, par la mort de plusieurs personnes dans la bande de Gaza, dont huit enfants. Pour les Palestiniens, ce qui aurait dû être la fête de l’Aïd el-Fitr a un goût de sang. Sans argent, sans maison, ils sont allés se recueillir sur la tombe des disparus. « On ne demande pourtant pas l’impossible, seulement une vie simple pour les Palestiniens », souligne Hanni Tawabta, porte-parole du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP).

Dans les écoles de l’ONU où se sont installées des dizaines de milliers de familles, la situation est des plus précaire. Il n’y a pas d’eau, pas d’électricité, pas de sanitaires. Près de Khan Younès, au sud, des milliers de villageois de Khozaa sont toujours empêchés de retourner chez eux. Des dizaines d’hommes ont été arrêtés par l’armée et ont subi des interrogatoires pendant plusieurs jours. Nous les avons rencontrés.  Assis sur un trottoir dans la cour de l’hôpital de Khan Younès, au sud de la bande de Gaza, ils sont des dizaines d’hommes désœuvrés. Depuis bientôt une semaine, ils ont quitté leur village de Khozaa qui a le malheur de se trouver à la frontière avec Israël. Les chars y ont fait leur entrée, détruisant de nombreuses maisons et tuant des dizaines de personnes. Malgré la «trêve», ils ne peuvent toujours pas retourner chez eux constater les dégâts et, le cas échéant, récupérer quelques affaires. Les femmes et les enfants ont trouvé refuge comme ils le pouvaient : dans de la famille qui les accueille, dans des garages où ils s’entassent à dix ou vingt ou, quand la chance leur a souri, dans des écoles de l’ONU. Ahmed El Najar, petit homme trapu, polo rose et barbe d’une semaine, se souvient encore avec frayeur de ce matin où il a entendu un char s’arrêter devant la porte de sa maison. Ils étaient 75 à l’intérieur, un petit immeuble comme les Palestiniens savent les construire, qui permet aux familles de rester toujours ensemble. «Ils ont d’abord tiré un obus qui s’est écrasé dans la cour, raconte-t-il. Puis des soldats ont cassé la porte et défoncé les murs.» Les troufions, forts de leur force, une vingtaine lourdement armés, sont alors entrés. L’un d’eux s’est adressé à Ahmed et aux hommes valides (ils étaient 55) en arabe pour leur ordonner de sortir. « Ils nous ont menottés, bandés les yeux et mis une cagoule sur la tête, se souvient Ahmed El Najar. Ils n’arrêtaient pas de nous insulter, de nous traiter de chiens, de fils de putes.» Les coups commencent à pleuvoir. Coups de poing, coups de pied. Tout est bon quand un homme est sans défense. On les embarque alors dans un véhicule de transport de troupes, sans doute pour retourner côté israélien, puis dans un bus. Le calvaire va commencer. «On avait vraiment peur, dit le prisonnier palestinien. Chaque fois qu’on essayait de parler ou de poser une question, on nous faisait taire en nous frappant. J’ai reçu un coup de crosse dans la nuque.» Une fois arrivés à destination – Ahmed est incapable de dire où –, les interrogatoires individuels commencent. «On me faisait asseoir, puis on m’ordonnait de me lever. Sans arrêt. Ils voulaient savoir où se trouvait la mosquée, ce qu’il y avait dedans. Ils ont parlé de la citerne d’eau et de son contenu.» Trois jours se sont ainsi écoulés sans rien à manger, «juste un peu d’eau», dit Ahmed. Trois jours menottés et cagoulés en permanence. Trois nuits à dormir par terre, sans la moindre couverture, dehors. Et au matin du quatrième jour, comme on jette de vieux sacs usagés, Ahmed et ses compagnons d’infortune ont été reconduits au passage d’Erez, au nord de la bande de Gaza, loin de Khan Younès et ont été remis à la Croix-Rouge. Ce n’est qu’à ce moment-là qu’on leur a délié les mains et retirer leur cagoule.

Une nuit d’enfer avant d’être embarqués manu militari

Mohammed El Najar a lui aussi été embarqué manu militari, un mercredi en fin d’après-midi. Cloîtré dans sa maison avec des amis, ils ont d’abord vécu une nuit d’enfer, entendant les obus s’abattre tout autour. Vers 6 heures du matin, ils se mettent à crier en hébreu qu’ils veulent sortir. Pour toute réponse, une rafale a éclaté la porte. « Nous sommes sortis avec une serviette blanche. Il a fallu qu’on se mette complètement nus», affirme-t-il. Une fois allongés à même le sol, ils sont menottés. Les soldats leur mettent un bandeau autour des yeux et les font entrer dans une maison mitoyenne. «Pendant ce temps, chaque fois qu’un soldat passait, il nous frappait.» Bonté d’âme de ses militaires israéliens, ils ont consenti à leur donner du thon en boîtes et du chocolat pendant ces deux jours reclus. Mohammed et ses amis sont alors emmenés dans un camp militaire, en Israël. Là encore, un interrogatoire serré commence, avec la séance debout-assis. Avec une variante, cette fois : Mohammed recevait régulièrement un coup de crosse dans le dos. «Où sont les tunnels, où sont les résistants ?» veulent savoir les Israéliens qui cherchent également à déterminer les maisons dans lesquelles des armes seraient cachées. «J’avais peur mais je n’ai rien dit, même quand ils me frappaient», affirme Mohammed, sous l’œil scrutateur d’un policier en civil dépendant du Hamas, qui s’est glissé dans la foule dense qui nous entoure. «La nuit, dès qu’on s’endormait, un soldat nous réveillait. Et ils ont pris l’argent que j’avais sur moi, 100 shekels et ne m’ont pas rendu ma carte d’identité.» Lui aussi a été emmené jusqu’à Erez et recueilli par la Croix-Rouge. Il est difficile de connaître le nombre de prisonniers encore retenus par Israël. Le Shin Bet, les services de sécurité intérieure, retiendraient encore une vingtaine de personnes qui n’ont pas accès à un avocat, selon une loi israélienne que l’organisation des droits de l’homme B’Tselem estime contraire au droit international. À Chudjaiya, quartier martyr de Gaza, Mohammed el Edjla se tient sur le pas de sa porte. Ou plutôt de ce qui reste de sa maison. «Il n’y a pas d’eau, pas d’électricité, alors on dort dans la rue.» Au milieu des ruines, des hommes s’affairent, récupérant ce qu’ils peuvent. Parmi eux, Nabil, un quinquagénaire. «On ne veut pas que la résistance rende les armes, dit-il. Mais résister prend différentes formes. Le fait même que nous revenions ici, malgré les destructions, c’est une forme de résistance. Rapporter de l’eau, c’est résister. Rapporter à manger, c’est résister. On est tous sur le même terrain parce qu’on est tous visés. Les Israéliens tuent aussi bien les combattants que les civils.»

Sept enfants tués dans un camp 
de réfugiés près du centre-ville

Contraire aussi aux lois internationales, le bombardement des zones civiles comme l’armée israélienne a continué à le faire hier, tuant sept enfants dans un camp de réfugiés non loin du centre-ville de Gaza. Un centre-ville qui avait retrouvé une certaine animation dans la journée mais qui masquait mal la tristesse de la population. Dans le grand cimetière de la ville, Mohammed El Armeh est assis, en pleurs, devant une petite pierre tombale. Habitant de Chudjaiya, il a perdu cinq membres de sa famille dans un bombardement. Ils sont là, sous terre, devant lui. «Je n’ai personne, je vais passer l’Aïd ici», sanglote-t-il. Abattu et pourtant plein d’une colère qui lui fait dire : «Il faut qu’on sorte de cette guerre en obtenant quelque chose. On veut vivre avec fierté. C’est pourquoi il faut la levée du blocus.» Ibtissam Assaidy, qui vient d’un camp de réfugiés, se recueille aussi sur la tombe de proches. «À chaque Intifada, à chaque guerre, nous perdons quelqu’un. Cette fois, le Ramadan a été très dur. Après le cimetière, nous rentrerons à la maison, nous ne pouvons pas faire la fête, ce sera un jour comme les autres, soutient-elle. Heureusement, la résistance est avec nous. Il ne faut pas de cessez-le-feu sans condition. Si on l’accepte sans la levée du blocus, ce sera le même problème et peut-être qu’on mourra de faim. On veut que la résistance continue. Même si on doit tous mourir, l’essentiel est d’obtenir la liberté.» Sa fille, Nourhan, 13 ans, et d’une incroyable maturité, dit simplement : «D’habitude, pour l’Aïd, on met des vêtements neufs, on s’amuse. Mais comment être heureuse alors que j’ai perdu trois amies de mon âge dans cette guerre ? Les Israéliens ont volé notre enfance.» En trois semaines, l’offensive israélienne a fait 1 037 morts – pour plus des trois quarts, des civils, selon l’ONU – et quelque 6 200 blessés dans la bande de Gaza, où les destructions sont considérables. Côté israélien, 43 soldats et sept civils ont été tués.

- See more at: http://www.humanite.fr/lhumiliation-coups-de-crosse-dans-la-nuque-548370#sthash.Tm4GaDFG.dpuf

 

Gabon, Environnement, Touri... |
Site des Jeunes Tassilunois |
Histoire d'Europe |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | RETROVISEUR SANSALVATORIEN
| larurale
| Droit Administratif des Bie...