• Admin.du Site

  • Archives

Peine de mort

Posté par jacques LAUPIES le 27 juillet 2014

 
                Je ne suis pas contre la peine de mort par charité, par compassion. Je ne suis pas contre la prison pour les mêmes raisons. Je suis contre toute atteinte à la vie, contre toutes les aliénations que nous subissons parce que l’être humain n’est pas l’animal que l’on dresse ou que l’on tue lorsqu’il transgresse des lois qui n’ont qu’un lien très relatif avec les comportements d’une époque ou d’un milieu social. Il est mon propre reflet comme je suis le sien et en lui je sais qu’il y a toutes les générosités, tous les égoïsmes, dont l’espèce a hérité et qui se confondent en une unité humaniste dont il n’est pas possible de détruire la moindre parcelle. Des lors que l’on accepte cette destruction, si infime soit-elle dans l’universalité humaine, on hypothèque sa progression.

S’il faut trouver une solution aux dérives que sont l’irrespect, la violence, le crime, le génocide, elle ne peut exister que dans une vaste entreprise de solidarité et de partage dans la lutte pour la vie (une lutte que matérialise le travail de l’homme) Je ne vois d’autres réponse a cette question que l’amélioration harmonieuse des conditions matérielles de vie et en parallèle, comme inhérente à celle-ci un considérable effort culturel. Toute autre voie n’est que celle que dicte l’ignorance et la peur qu’elle génère.
Je pense sans doute par opportunisme mais l’opportunisme est aussi une forme de prise en compte des réalités. Le tout étant de prendre en compte les réalités dans leur apparence autant que dans leur existence.
Henri Vallon

Exécution capitale aux USA : mort après deux heures de torture

Michel Muller
Vendredi, 25 Juillet, 2014
Photo : AP

DES VOIX S’ÉLÈVENT CONTRE LA PEINE DE MORT. MANIFESTATION DEVANT LA PRISON D’ÉTAT DE FLORENCE, EN ARIZONA, POUR DÉNONCER L’ ÉXÉCUTION DE JOSEPH WOOD.
Crédit:
AP
Après vingt-trois ans à errer dans les couloirs de la mort, Joseph Wood a été exécuté mercredi, au terme d’ une agonie interminable.

Cent dix-sept minutes d’indicibles souffrances, cent dix-sept minutes de tortures «légales», après avoir souffert vingt-trois ans dans la tombe du couloir de la mort où tout contact humain est interdit, c’est ainsi qu’on assassine au nom du peuple aux États-Unis, ce même pays dont les dirigeants prétendent apprendre la civilisation au monde.

L’assassinat a eu lieu mercredi, en début d’après-midi, dans la chambre de tuerie aseptisée de la prison d’État de Florence (Arizona). Le supplicié s’appelle Joseph Wood. Il avait tué sa compagne et le père de celle-ci dans l’échoppe de ce dernier, le 7 août 1989. Arrêté immédiatement après avoir été grièvement blessé par les policiers, il a été condamné à la peine de mort, le 25 février 1991. « Je trouve du réconfort en sachant qu’aujourd’hui mes souffrances vont s’achever et j’ai prié qu’en ce jour et n’importe lequel qui suivra, vous trouverez la paix dans vos cœurs », a-t-il dit, une fois entravé sur le lit de « justice » face au miroir sans tain derrière lequel étaient assis les spectateurs – des journalistes, les avocats, le représentant du procureur et des membres de la famille des victimes.

« L’État commet une brutalité horrible en notre nom »

La cérémonie mortifère a débuté à 13 h 52 (heure locale). Quatre minutes plus tard, l’«équipe intraveineuses» (the IV Team), nom officiel des bourreaux, déclare Wood sous sédatifs. Et au bout de quelques instants, alors que le poison devait faire son effet, le supplicié s’est mis à suffoquer et à rechercher désespérément son souffle. Au bout d’une heure, durant laquelle il n’a pas arrêté de gémir et de haleter, l’un de ses avocats a téléphoné à la cour d’appel et à la Cour 
suprême de l’Arizona pour demander une fois de plus la suspension de l’exécution. Wood est mort avant la fin des délibérations. Selon un journaliste présent, Wood a ahané et gémi au moins 600 fois avant de mourir. Mais pour la famille de la victime, il ne faisait que « ronfler avant de mourir ». La gouverneure Jan Brewer a proclamé : « Une chose est certaine cependant, le condamné Wood est mort d’une manière légale et suivant des témoignages médicaux et de témoins il n’a pas souffert. » Il s’agit du troisième cas d’exécution « foirée » (selon l’expression convenue dans la presse américaine) depuis le début de l’année. Depuis que les entreprises pharmaceutiques européennes qui fournissaient les molécules ont interdit leur utilisation pour tuer, les États – dans une improvisation bâclée – expérimentent des mélanges d’autres produits. En janvier, Dennis McGuire avait mis 
25 minutes à mourir, dans une prison de l’Ohio. En Oklahoma, au mois d’avril, Clayton Lockett, après une heure de souffrance « préliminaire » due à la recherche d’une veine pour la seringue, s’était tordu de douleur pendant 30 minutes avant de mourir. Le chief judge de la cour d’appel, Alex Kozinski, a eu un surprenant argumentaire, qui dénote d’un état d’esprit majoritaire aux États-Unis, même si seulement 55 % des citoyens sont encore favorables à la peine de mort : « Quoi qu’il arrivera à Wood, les attaques (contre la peine capitale – NDLR) ne cesseront pas pour une simple raison. Utiliser des médicaments destinés à soigner des personnes pour effectuer des exécutions est une tentative malencontreuse pour masquer la brutalité des exécutions en leur donnant un aspect serein et paisible – comme quelque chose que l’on pourrait ressentir à nos dernier instants. Mais les exécutions sont en fait rien de tout cela. Ce sont des événements brutaux, sauvages, et rien de ce que l’État tente de faire ne peut masquer cette réalité. Si nous, en tant que société, voulons effectuer des exécutions, nous devrions regarder en face le fait que l’État commet une brutalité horrible en notre nom. » Le chief judge a ensuite affirmé que le retour au peloton d’exécution serait, selon lui, la meilleure « solution ». « Sûr que les pelotons d’exécution sont salissants, a-t-il ajouté, mais (…) nous ne devrions pas fermer nos yeux devant le fait que nous versons le sang. »

Le fondement qui légitime la détention de 300 millions d’armes à feu

Et c’est bien là la question, car, même si 17 États ont aboli la peine capitale et que le nombre d’exécutions a encore diminué l’an dernier (39 morts en 2013), la question de fond demeure. Dans la culture des États-Unis, la violence – et la pénitence, son corollaire pour les « punis » – demeure une valeur fondatrice. C’est ce fondement qui légitime la torture pour les « ennemis étrangers » et l’enfermement de près de 3 millions de citoyens, auxquels s’ajoute la mise sous contrôle policier de 5 millions d’autres, soit une véritable solution carcérale de la question sociale. C’est ce fondement qui légitime la possession de 300 millions d’armes à feu par 38 % de foyers. C’est aussi la cause de près 30 000 morts par armes individuelles par an. Mais c’est aussi au nom de cette même violence légalisée que plus de 50 000 condamnés le sont « à vie », c’est-à-dire jusqu’à ce que mort s’ensuive. Le combattant de la vie et de la liberté Mumia Abu-Jamal en est actuellement la victime si nous n’arrivons pas à le tirer de là.

- See more at: http://www.humanite.fr/execution-capitale-aux-usa-mort-apres-deux-heures-de-torture-548196#sthash.hulYfWHC.dpuf

 

 

 

Gabon, Environnement, Touri... |
Site des Jeunes Tassilunois |
Histoire d'Europe |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | RETROVISEUR SANSALVATORIEN
| larurale
| Droit Administratif des Bie...