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Colère, dégout et honte, et cependant espérance

Posté par jacques LAUPIES le 22 juillet 2014

 

Colère contre ceux qui mettent en péril la vie des enfants. D’où qu’ils viennent où qu’ils soient, si peu soient ils responsables de l’exposition des enfants à ce crime organisé dans la froideur des états majors parce que des politiques et derrière eux des requins de la finance, les uns et les autres soutenus par une foule trop grande encore de chacals ou de moutons inconscients, d’où qu’ils viennent ils n’ont pas la moindre excuse.

Aucun argument, même pas celui de la lutte révolutionnaire, ne peut faire pardonner que l’on puisse à un moment dire  « c’est la guerre qui veut ça » ! Ce n’est pas un langage digne d’une humanité. Cependant il faut bien lutter pour la changer, accepter les risques de ce combat.

Mais alors c’est nier les pleurs de joie, l’émotion inexplicable que nous inspire une naissance et parfois même au delà cet enfant, cet adolescent, dont nous ne comprenons pas qu’on ne puisse pas extirper définitivement de lui cette graine de violence qu’on lui apprend à retourner contre ses semblables.

Nous savons bien ici que la cupidité des uns et le désespoir de ceux qui la subissent n’engendre pas systématiquement la haine et qu’il est au delà de cette contradiction détonante quelque chose en nous qui peut dire  attention, assez, il y a des limites à ne pas franchir. Mais il faut croire que cela ne peut suffire au vu de ce que nous observons du coin de notre rue au plus lointain de la planète.

Alors que peut-on faire d’autre que de s’emparer de cette profonde solidarité qui a fait que notre espèce a survécu à ses plus graves conflits internes, de l’enfouir au fond de soi comme un bouclier contre toutes les dérives guerrières qui nous menacent.

Il n’est pas incompatible de mener un combat pour l’émancipation humaine et de se  doter, y compris avec l’appui de ceux qui ne croient pas aux mêmes valeurs que nous, pour ensemble créer un arbitrage, celui qui dira à un moment donné : stop, maintenant vous aller parler, vous allez trouver des solutions. Nous vous y aiderons.

Car au dessus de vos intérêts, au dessus de vos conflits, il y une loi que vous avez, à un moment ou un autre de votre évolution, acceptée, cette loi a pour devise « la paix » et cette loi sera appliquée avec la plus grande rigueur par la force  de cette solidarité qui est commune à l’humanité depuis des temps lointains.

Cette loi et la force qui doit la faire respecter ne peut provenir que de vous tous, par delà vos intérêts économiques  et leur traduction politique, par delà vos idéologies et vos religions, il vous suffit de la créer, ou de la consolider si elle existe déjà, de la doter de la puissance de cette humanité que vous constituez. Cette humanité qui s’exprime lorsque l’enfant parait et lorsque le vieillard disparaît ne devrait jamais vous quitter

Oui après la colère, le dégout et la honte, l’espérance.

 

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Des enfants que l’on protège comme on peut sourient, et à quelques  lieux de la des cercueils d’enfants circulent portés par la foule…Insupportable

 

 

 

 

 

Bloody Sunday à Chadjaiya, 62 morts et plus de 400 blessés

Pierre Barbancey
Lundi, 21 Juillet, 2014
gaza lundi

Crédit:
afp
Les chars et l’aviation de l’armée israélienne se sont acharnés à pilonner ce quartier de Gaza City, où vivent des centaines de milliers 
de personnes. Harcelés par les bombardements, des dizaines de milliers de Palestiniens ont pris le chemin de l’exode.

De Gaza (territoires palestiniens), 
envoyé spécial.

Au carrefour dit de Chadjaiya, entrée du quartier, des centaines de personnes fuient. Qui à pied, qui en voiture. Les femmes et les enfants sont en pleurs. La peur se lit sur leurs visages. Peu d’entre eux ont des sacs tant ils ont dû partir dans la précipitation. Une «nakba» (une catastrophe) pour ces Palestiniens qui ont vécu une nuit d’enfer. Un enfer qui les poursuit. «Ils sont en train de nous détruire, de nous bombarder, de nous expulser de nos maisons, lance un homme à la volée. Il y a des tas de morts et de blessés.» Impossible de s’approcher plus avant. Les canons des chars semblent tout proches. Personne n’ose vraiment s’aventurer sur cette route du chaos. Assise sur un parapet, une veille dame, foulard noir sur la tête, sanglote doucement. «Nous comptons sur Dieu pour nous venger des Israéliens», lâche-t-elle. «Sur la rue Al-Mansour, c’est un véritable massacre. Il y a des morts par terre, par terre, tous par terre», répète-t-elle, le visage inondé de larmes. Un homme plus jeune laisse éclater sa colère, le visage plié par un rictus. «Qui veut voir le sang des enfants, le sang des vieilles femmes, de tous ces handicapés ? Ils étaient dans des fauteuils roulants, ils ne pouvaient pas marcher. Je demande au monde entier quelle est la couleur de ce sang ?» Alors que la panique est générale, quatre roquettes lancées par la résistance palestinienne s’élèvent dans le ciel pour aller frapper l’armée israélienne. Tout le monde se met à applaudir, à crier «Allah akbar», à exprimer sa joie, la seule possible dans ces sombres moments où leur vie ne semble pas représenter grand-chose aux yeux du monde. La terreur israélienne n’épargne personne. Un ambulancier explique ainsi : « Nous sommes venus à une heure du matin pour aider les gens à évacuer. Mais lorsque nous sommes retournés, les Israéliens nous ont tiré dessus. Une ambulance a été frappée de plein fouet, un ambulancier et le chef de notre secteur ont été durement touchés.» L’un d’entre eux est décédé quelque temps plus tard, à l’hôpital Shifa. «Nous avons alors essayé d’y aller à pied, mais des snipers nous ont tiré dessus. Où sont les droits de l’homme ?» demande-t-il avec colère. Un de ses collègues précise que l’intervention de la Croix-Rouge leur a permis par la suite d’arriver jusqu’au cimetière de Chadjaiya « mais on ne pouvait pas aller plus loin, à cause des tirs. Beaucoup de maisons se sont écroulées sur les habitants». Des témoignages corroborés par une Palestinienne qui, elle aussi, a dû s’enfuir. «La nuit j’ai entendu des gens crier, appeler à l’aide. Les secours ne pouvaient pas y accéder. Les chars se trouvaient derrière nous, ils tiraient à l’aveuglette. Il y a des femmes, des enfants, des handicapés à qui nous devons dire au revoir.»

« C’était une nuit de guerre avec beaucoup de corps dans les rues »

En début d’après-midi, hier, entendant l’annonce d’une trêve de deux heures décrétée par Israël, des centaines d’habitants ont tenté de faire le chemin inverse, voir l’état de leur maison et, surtout, ont cherché à récupérer des vêtements, des couvertures, un peu de nourriture. Mais au bout de quarante minutes, les chars, bêtes sauvages, sont entrés en action forçant la population à refluer de nouveau. Dans la rue principale dans laquelle nous avançons, de nombreuses façades sont éventrées, des arbres coupés par les éclats d’obus jonchent le sol. La route est couverte de morceaux de béton, de tiges métalliques. «C’était une nuit de guerre, se souvient Ahmed Djindiya, son petit dernier dans les bras. Il y avait beaucoup de morts dans les rues. J’en ai vu au moins une cinquantaine.» À ses côtés, son épouse crie : «Les enfants ont faim.» Des enfants qui n’en sont plus vraiment malgré leur jeune âge. La guerre leur apprend la face sinistre de la vie, celle de la destruction. En nous quittant, l’un d’entre eux se retourne, montre le ciel – les avions israéliens – et passe son pouce sur sa gorge. Derrière le cimetière, les ambulances sont encore bloquées lorsque nous nous y rendons. Cette fois, avec l’aide des pompiers, ils ramassent les corps. Dix-huit personnes auraient été ensevelies sous les décombres d’une maison, nous dit-on. Alors que tout le monde reflue sous la pression israélienne qui recommence, nous apercevons des résistants palestiniens, certains cachant leurs armes sous des couvertures, d’autres, vêtus de treillis noirs, marchant en silence, le regard dur. Le pilonnage du quartier a fait au moins 62 morts et plus de 400 blessés. Les Israéliens, harcelés par la résistance, commencent à subir des pertes. Treize soldats israéliens de la brigade Golani ont été tués ces dernières vingt-quatre heures dans la bande de Gaza lors d’accrochages, portant à 18 le nombre de morts au sein de l’armée. C’est sans doute pourquoi Netanyahou affirme maintenant que l’opération pourrait être « assez rapide », même si, en la matière, il est menteur comme un arracheur de dents. De son côté, Abou Obaïda, porte-parole des brigades Ezzedine al-Qassam, a fait savoir que «nous avons reconstitué les stocks d’engins qu’Israël a détruits depuis le début de son agression».

« Mon oncle gît là-bas, 
sans sépulture »

Plus de 65 000 personnes ont trouvé un abri dans les écoles de l’UNRWA, l’organisme des Nations unies pour les réfugiés palestiniens. Nous nous rendons à Jabaliya, localité toute proche de Gaza. « Trois mille personnes sont déjà là, indique Tayssir Abou Laben, un employé de l’ONU. L’école est pleine. On ne refuse personne mais ils doivent s’installer dans la cour, par terre. Que faire d’autre ? » Sofiane Juda arrive d’Al-­Attatra, la dernière localité palestinienne au nord de la bande de Gaza, particulièrement exposée. Il raconte : « Hier, vers cinq heures du matin, les chars israéliens sont entrés à Al-Attatra. Ils ont tiré sur les maisons, sur les gens et même sur les vaches. Ils ont lancé des gaz qui nous empêchaient de respirer. Il a fallu qu’on parte précipitamment, sans rien pouvoir emporter. Mon oncle a été tué et on n’a pas pu emmener son corps. Il gît là-bas, sans sépulture.» Sandrella Saleh vient de Beit Hanoun. Elle parle aussi de ces gaz suffocants. Très certainement des gaz lacrymogènes particulièrement puissants, comme ceux utilisés par les Britanniques en Irlande, lancés par un MK-19, évidemment de fabrication américaine. «Une grenade est entrée dans notre maison», déplore la jeune femme en faisant la queue pour s’inscrire auprès de l’UNRWA. « Mes enfants sont particulièrement affectés, ils sont très nerveux et développent des tics depuis cette nuit, se plaint-elle. Moi-même, je suis enceinte de quatre mois, je ne sais pas ce qui va se passer.» Son mari est resté à Beit Hanoun. «Il dit qu’il préfère mourir sur place.»

« Des balles ont traversé 
la maison »

Hannan El-Assari arrive, elle, de Soudaniya, un quartier tout proche de Gaza qui s’étend jusqu’à la mer. «Hier, des bateaux et des hélicoptères ont tiré sur nous, des balles ont traversé la maison», se souvient-elle encore tremblante, ses enfants regroupés autour d’elle. «Pas très loin, la résistance a commencé à répliquer en tirant sur les Israéliens qui tentaient d’avancer en lançant des fusées éclairantes. Les combats se sont arrêtés vers 2 h 30. On avait tellement peur. Ma fille de quatorze ans s’est fait pipi dessus. Deux autres de mes filles sont maintenant à l’hôpital tant elles étaient choquées.» Elle demande au journaliste de transmettre son appel. «Je demande aux pays du monde de protéger nos enfants. Quand je regarde mes filles, je me demande qui va mourir la première. Nous ne sommes que des civils.» Hier soir, dans les rues de Gaza, des centaines de familles cherchaient encore un endroit où passer la nuit. Certaines se sont dirigées vers l’hôpital Shifa, s’installant comme elles le pouvaient, déroulant un tapis pour y asseoir les enfants et redonner un semblant de vie. Mais d’autres n’ont rien. «Depuis six heures du matin nous courons dans les rues, nous dit un groupe de femmes rencontré dans le centre-ville à plusieurs kilomètres de Chadjaiya. Toute la nuit ils ont tiré sur nos maisons. On a tout quitté. On ne sait pas où aller, les écoles et les hôpitaux sont pleins.» Le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a parlé de «nouveau massacre commis par le gouvernement israélien à Chadjaiya» et a décrété un deuil national de trois jours. Ce que vient de commettre Israël s’apparente à un crime de guerre, voire un crime contre l’humanité

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