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Le capitalisme porte la guerre comme la nuée porte l’orage

Posté par jacques LAUPIES le 20 juillet 2014

D’Israël à l’Ukraine, de l’Irak à la Syrie, du Mali au Soudan, et j’en passe les conflits vont bon train. Le capitalisme sème la guerre, car au fond c’est bien de cela qu’il s’agit sous des apparences de guerres de religions ou de conflits nationalistes.

L’exploitation de l’homme par l’homme fait des ravages. Et ceux qui en sont les meilleurs adeptes de notre temps ont bâti un système sophistiqué pour perpétrer leur domination. Non pas pour leur bonheur. Mais pour le malheur des autres !

Etres suffisants qui se croient supérieurs et pour certains se transformeraient en soi disant incontournables bâtisseurs de l’Humanité avec une armée de serviteurs zélés dans un univers ou l’individualisme exacerbé crée une illusion de liberté tant pour les petits seigneurs et leurs bouffons que pour les domestiques et larbins à leur service, sans omettre la pléiade de prophètes d’oppositions collaborationnistes.

Cela fait beaucoup de monde, assez en tous cas pour que dans un même élan les brebis s’égarent et les loups les dévorent. Et les chiens deviennent complices du massacre, par imbécillité ou par peur !

Dans cette humanité où souffle pourtant le besoin de solidarité pour sa survie et sa maitrise de la nature, autant que faire se peut, il ne reste que la science et les mots de ceux qui tentent de propager cette dernière. 

Peu importe leur petit nombre pourvu que leur parole s’étende !

Pourvu que leur parole s’étende…

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Jouer au soldat ?

   

« l’incertitude ne vient pas de Moscou, mais de Kiev »   ÉMILIE DENÊTRE Samedi, 19 Juillet, 2014            

Fin connaisseur de la Russie, Jacques Sapir analyse le bras de fer qui se joue à l’Est du pays. L’étau se resserre sur Donetsk et Lougansk, aux mains des insurgés, et les combats autour des points stratégiques sont plus meurtriers. Berlin, Moscou et Paris tentent d’arracher un cessez-le-feu. Après les fortes frictions des 12 et 13 juillet (obus ukrainien sur le sol russe et un avion ukrainien abattu), la tension est montée d’un cran entre les deux pays.

HD. la Russie peut-elle intervenir en Ukraine ?

Jacques Sapir. Cette possibilité existe en raison des attaques subies sur son sol. Si des frappes de riposte doivent avoir lieu, elles auront une valeur « démonstrative » pour ôter aux autorités ukrainiennes l’envie de recommencer. Maintenant, rien ne prouve la volonté de la Russie d’intervenir directement dans la guerre civile en Ukraine. Moscou a toujours fait une différence très importante entre la Crimée, considérée comme russe par la majorité de la population, et l’Ukraine de l’Est. Par exemple, la Russie n’a jamais reconnu la validité des référendums organisés par les insurgés de l’Est..

HD. mais alors, quelle est la vision de la Russie ?

J. S. La Russie n’a aucune intention de démembrer l’Ukraine ! Mais Poutine ne veut pas non plus abandonner ceux qu’il considère comme Russes et qui se sont retrouvés hors de la Russie par ce fait de l’histoire qu’a été la dissolution de l’URSS. C’est dans cette contradiction que se joue le problème de l’Ukraine. À partir du moment où Kiev donnera des gages à la Russie que les droits linguistiques, culturels, voire religieux des Russes, qui se trouvent en Ukraine, seront garantis, la souveraineté de l’Ukraine sera respectée par la Russie. Et je pense que ces gages sont au coeur des discussions à moitié secrètes qui se tiennent depuis environ trois semaines entre Porochenko et Poutine.

HD. quelle est la position du président ukrainien ?

J. S. Porochenko n’a qu’une légitimité réduite dans son pays. C’est un oligarque. Il a participé à divers gouvernements. On sait qu’il a des intérêts économiques en Russie parce qu’une partie de ses usines de chocolat y sont basées. Aussi, pour la frange ultra des nationalistes ukrainiens, M. Porochenko est suspect. Ce président arrivera-t-il à reconstruire son autorité dans son propre pays ? Si oui, cela passe par des victoires symboliques sur les insurgés de l’Est.

HD. Comme à Slaviansk ?

J. S. Je m’interroge. On sait qu’à Slaviansk et Kramatorsk, les insurgés ont délibérément abandonné leurs positions… ainsi ils ont offert au président les victoires symboliques dont il avait besoin pour asseoir sa légitimité. « IL EST POSSIBLE QUE POROCHENKO SE FASSE DÉPASSER PAR LA GARDE NATIONALE, COMPOSÉE DES PLUS NATIONALISTES, ET DÉCIDÉE À ALLER À L’AFFRONTEMENT. »

J. SAPIR

HD. et pourquoi offrir de telles victoires à Kiev ?

J. S. Ces forces indépendantistes ont sans doute agi contraintes et forcées. Si les autorités russes leur ont, par exemple, dit qu’elles n’avaient aucun soutien à attendre en cas de nouveaux affrontements à Slaviansk et Kramatorsk, on peut comprendre pourquoi elles se sont repliées sur Donetsk et Lougansk.

HD. Comment voyez-vous l’avenir ?

J. S. Cela dépend du contenu de l’accord, hypothétique, qui est en train de se négocier entre Kiev et Moscou. On pourrait imaginer que le gouvernement, fort de sa victoire symbolique de Slaviansk, change à nouveau de position et propose d’ouvrir des négociations avec les insurgés ? Il s’agirait alors de discuter sérieusement des garanties accordées aux Russes d’Ukraine.

HD. Selon vous, peut-il y avoir tout de même une bataille de Donetsk ?

J. S. Les insurgés peuvent avoir intérêt à déclencher cette bataille pour faire monter la tension et provoquer un engagement plus substantiel de la Russie à leurs côtés. Par ailleurs, il n’est pas impossible que Porochenko soit en train de se faire dépasser par la garde nationale, composée des plus nationalistes. La garde nationale veut clairement aller à l’affrontement. C’est la raison pour laquelle la Russie proteste violemment mais ne réagit pas encore. Nul ne sait ce qui pourrait se passer si les attaques contre le territoire russe se répétaient. Je pense que tout cela est de la « gesticulation », même si tout peut déraper en quelques heures. Aujourd’hui, la principale incertitude vient, non pas de Moscou, mais de Kiev. Qui, du pouvoir légal, représenté par M. Porochenko, ou des nationalistes l’emportera ? Je pense que ce sera tout de même M. Porochenko, ce qui me rend un tout peu plus optimiste qu’il y a quelques semaines.

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