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Un jaurès à la télé…

Posté par jacques LAUPIES le 12 juillet 2014

 

Un jaurès à la télé... dans POLITIQUE Jean_Jaur%C3%A8s,_1904,_by_Nadar

 

J’ai revu, pour la seconde fois ce téléfilm sur Jaurès qui fut l’un des fondateurs de la SFIO (Section Française de l’Internationale Ouvrière). Film qui évoque à la fois son évolution du républicanisme vers le socialisme dans ses combats aux côtés des mineurs de Carmaux et de celui qu’il mena au sein même de la famille socialiste (fort divisée) pour la rassembler, et dans son action parlementaire.

Le film met bien en évidence les grands thèmes de discussion sur la conduite de l’action pour donner le pouvoir à la classe ouvrière et au peuple vers la construction d’une société socialiste. S’y affronte le courant dit « révolutionnaire » qui n’attendait rien du parlementarisme bourgeois et qu’incarnait Guesde et celui que représentait Jaurès qui estimait que dans ce cadre avec une forte représentation des socialistes au parlement, le chemin pouvait s’ouvrir pour des conquêtes successives.

Jaurès prenait appui sur les acquis obtenus à la fin du 19eme siècle telle l’école publique et laïque, les nouveaux droits syndicaux, la liberté d’association, la lutte contre l’antisémitisme, pour justifier que le cadre républicain peut permettre des victoires et il avait foi en l’éducation, combattant parfois l’idée de ses adversaires plus radicaux qui prônaient avant tout la nécessité de transformer la société pour changer l’homme.

Controverse qui plus tard, après la disparition de Jaurès, prit des formes extrêmes notamment avec la création du Parti communiste incarnant un courant révolutionnaire contre un réformisme défendu par les socialistes de la SFIO. Mais les divergences ne se résumaient pas un débat théorique et il y avait les réalités ou communistes et socialistes se sont affrontés (guerres coloniales, répression ouvrière, attitude conciliatrice avec les partis républicains, radicaux, etc.) et qui sont plus édifiantes sur les responsabilités des uns et des autres

Cependant, pour Jaurès le ralliement à la lutte des classes, la référence à Marx étaient présents et sa dénonciation de la violence capitaliste, dont la guerre était une forme, qu’il combattait avec vigueur, sa volonté d’établir « une république sociale » lui ont attiré les foudres d’une bourgeoisie et des milieux les plus réactionnaires qui finalement ont, avec leurs campagnes de haine contribué à son assassinat.

On ne résume évidemment pas en si peu de mot la vie politique de Jaurès mais à la lecture de son œuvre on voit quel peut-être le cheminement d’un intellectuel, comme le fut avant lui celui de bien d’autres vers le camp progressiste et socialiste à l’image d’un Victor Hugo par exemple. Et ce ne fut pas sans contradictions, comme pour bien d’autres grands leaders politiques.

Une possibilité d’évolution humaine qui peut concerner tout homme politique et dont nous aurions besoin sans pour autant nous perdre dans le mythe de l’homme providentiel. Mais ce cheminement d’un homme  va généralement de pair avec les luttes de milliers d’autres et son talent doit les servir. Encore faut-il que cet homme s’imprègne bien de ce que l’on attend de lui. Ce que visiblement Jaurès n’avait pas omis de faire.

 

 

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