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Communisme et sémantique

Posté par jacques LAUPIES le 11 juillet 2014

La sémantique joue un très grand rôle en politique. Le mot souvent utilisé en l’occurrence, n’est cependant pas courant dans le langage de tous les jours. Je dois dire que je n’y ai guère eu recours dans le passé car il m’était étranger. Je vous renvoie donc au dictionnaire comme je le fais souvent pour savoir en quoi consiste cette « discipline ».

Disons pour résumer qu’il s’agit de l’étude du sens des mots et des phrases. Notamment dans leur variabilité et leur transformation au fil du temps mais aussi des lieux, de l’histoire,

Ainsi, exemple bien connu lorsque Marx évoquait la Dictature du Prolétariat, la signification n’avait rien de commun avec le sens qu’ont donné aux dictatures les régimes fascistes qui ont traversé le vingtième siècle et qui d’ailleurs rejoignait la définition du mot dans l’antiquité romaine.

Mais bon ! La notion de pouvoir absolu des uns sur les autres est toujours rattachée  et l’on peut comprendre que la démocratie suffit bien, en elle même, pour imposer le pouvoir de la majorité à la minorité. Disons même que dans notre belle France nous sommes constamment sous la coupe d’une minorité qui gouverne dans la plus grande légalité démocratique et républicaine. Ce qui ne doit pas necessairement nous conduire à faire la meme chose et même si nous étions majoritaires l’utilité de bannir cette notion de dictature du prolétariat demeurerait.

Mais les mots démocratie et de république pourraient faire l’objet eux aussi d’une étude de sens. Finalement bousculé par les sciences humaines et naturelles dont essentiellement l’histoire ces mots ne veulent plus dire aujourd’hui ce qu’ils signifiaient hier.

Doit on de ce fait les abandonner, ce que la facilité nous dicterait lorsqu’ils sont porteurs d’un contre sens, ou bien tenter leur réhabilitation. ou hâtivement les remplacer comme certains s’y aventurent.

Il est bien évident que le mot communiste, qui porte en lui toute la générosité d’un nouvel humanisme, dès son apparition à la révolution française a été galvaudé tant il heurtait et inquiétait la classe bourgeoise qui fut débordée dans sa révolution par un peuple, ses propres penseurs et dirigeants qui ne pouvaient concevoir le nouveau régime sans garanties nouvelles consenties au couches populaires. Comme il a été déformé de son sens par une application dogmatique des théories qui le soutenaient.

Il a cependant résisté plus de deux cents ans et demeure encore le symbole d’espoir d’une société meilleure.

Le mots socialisme, également porteur de générosité et de rapports sociaux de coopération et non d’exploitation, a subi toutes les conséquences de pratiques socio démocrates (ou libérales) qui ont développé le sentiment d’impuissance à mettre en œuvre ce qu’il portait en lui. Et voilà que les dirigeants du PS veulent s’en démettre.

On pourrait toujours considérer qu’après tout cet abandon est l’occasion de se réapproprier le terme. Certains mêmes à gauche doivent en rêver. Mais reprendre l’emballage sans rien dedans n’avancerait pas à grand chose. C’est à ce qu’il y a de vrai socialiste dans ce parti de ne pas se laisser déposséder du contenu.

Cela les regarde. Et pour ceux qui se sentiraient  saisi d’un renoncement à donner des coups de sabre dans l’eau de la mer social démocrate il y a des bouées qu’ils peuvent saisir. Il est des lieux ou le mot socialisme garde toute sa signification

Même le mot réformisme perd tout son sens car, à son contenu transformateur et progressiste, on tente de substituer un retour d’idées conservatrices et rétrograde. Et, sans qualificatif nouveau il ne veut plus rien dire. Il y a bien des réformismes : celui de droite qui vise à consolider le libéralisme économique, celui de la social démocratie qui vise à instaurer une collaboration de classe dont l’issue est toujours le maintien du libéralisme (capitalisme) fossoyeur.

Mais il peut y avoir le réformisme communiste qui viserait à engager les réformes allant dans le sens de la maitrise économique, le contrôle des moyens de production avec une distribution toujours plus démocratisée et équitable des richesses.

Madame X, qui m’avez dit que le mot « communiste » vous effrayait, même si je ne vous ai pas convaincu qu’il est porteur de valeurs et d’histoire qui marquent encore les mémoires, peut-être serez vous mieux informée de ma prudence à ne pas vouloir l’abandonner.

Je ne veux cependant que, porteuse de convitions qui ressemblent beaucout aux miennes, seul le mot vous dérange !

 

 

Manuel Valls  veut cueillir la rose  sans les épines

Frédéric Durand
Jeudi, 10 Juillet, 2014

 

Communisme et sémantique dans POLITIQUE
Le premier ministre entreprend de porter l’estocade au parti né du congrès d’Epinay en 1971, 
pour en faire une machine au service du « réformisme assumé » social-libéral qu’il défend. 
Sa stratégie : utiliser la défiance des militants à l’égard des « élites » de sa formation politique.

 

 

 

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