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Retraités : résister plus que jamais

Posté par jacques LAUPIES le 1 juin 2014

Je m’en veux souvent de toujours râler dans une société qui, je le sais, n’est pas la plus mauvaise du monde ! Mais justement parce que la France, terre de luttes politiques et sociales particulièrement depuis sa révolution de 1789, manifeste épisodiquement ses colères contre les injustices et, quoiqu’on en dise, ne lâche pas les acquis  de son peuple aussi facilement que cela, il ne faut pas faillir à cette « tradition ».

Les français supportent mal l’injustice sociale et les petits combinards qui les gouvernent n’ont pas la tâche aussi facile qu’on pourrait le croire pour grignoter ce  qu’il reste d’avancées sociales. Quels qu’ils soient, hier de droite, aujourd’hui d’un faction de gauche édulcorée par le libéralisme.  

Oh je ne dis pas, et ceux qui me lisent ont pu le constater que ces français sont exemplaires dans leur résistance. Même lorsque celle-ci fut glorieuse, elle ne le fut pas pour tout le monde. Mais cela ne date pas d’aujourd’hui.

Comme dans les sept mercenaires (j’adore le western) ils ont leurs peureux, leurs soumis, qu’il faut bien se garder de mépriser car ces derniers portent, comme le démontre le film, la responsabilité des êtres chers qui les entourent. Ils ont aussi leurs téméraires, ceux qui prennent des risques dans l’abnégation ou dans un calcul intéressé mais qui résistent.

Ils ont leur jeunesse qui contrairement à ce que l’on peut croire n’a pas la révolte homogène et encore moins l’idée de la révolution, mais est issue d’une réalité qui ne lui échappe pas parce qu’elle en subit les conséquences et que cela trouble ses perspectives d’avenir. Une jeunesse qui n’échappe pas à l’influence de ses origines de classe et catégorielles.

Et les retraités dans tout ça ? J’avoue que parfois ils me déçoivent car disposant du temps, d’expériences de luttes, certes plus ou moins acceptées mais auxquelles ils ont participé. Prisonniers d’un système qui insidieusement les marginalise, fait peser sur eux le temps d’une inutilité que l’âge leur imposerait, ils se laissent piéger par cette société qui préfère les divertir ou les rendre moroses, les assister même, que de les hisser au statut d’hommes et de femmes remplissant certaines conditions pour avoir la parole plus libre forte d’un vécu souvent riche et à transmettre. « 

Plus je vieillis, plus je crois que ce qui ne s’évanouit pas, ce sont les rêves » (Cocteau). Le poète a encore raison !

 

Retraités : résister plus que jamais dans POLITIQUE

 

Quand la retraite donne des ailes pour lutter

PIERRE-HENRI LAB

Vendredi, 30 Mai, 2014

Le 3 juin, les retraités manifestent pour leurs droits et « pour ne pas laisser à ceux qui suivent un monde toujours plus injuste ». Déjà mobilisés le 1er Mai et lors des journées d’action contre l’austérité, ils refusent plus que jamais d’être contraints à se serrer toujours plus la ceinture.

À la pêche, multipliant les allers et retours sous les tropiques, gâteaux, voire gâteux, devant leurs petits-enfants… Les clichés concernant les retraités ont la peau dure qui les dépeignent comme des privilégiés échappant aux vicissitudes de la vie, et pire comme des assistés. Une image construite à dessein afin de faire passer la pilule des mesures d’austérité qui les frappent sous l’air d’« ils peuvent bien faire un effort ».

« C’est insupportable et insultant de se faire traiter de privilégié », s’insurge Bruno Loridan, 82 ans, boucher à la retraite depuis 1993. « Je ne l’ai pas volée, ma retraite. J’ai travaillé près de 45 ans, un beau métier mais des conditions de travail diffi-ciles. Et après cette vie de labeur, je touche 1 231,46 euros de retraite de la Sécurité sociale », raconte ce Nordiste établi aujourd’hui à Hem.

« Avec la complémentaire et la petite pension de ma femme, cela nous fait 2 100 euros de revenu mensuel », poursuit le retraité qui « refuse de se plaindre » mais qui trouve que « c’est un peu juste surtout si un jour on doit faire face à la maladie ou à la dépendance ».

À 65 ans, Colette Chastagnol ne mène pas non plus la grande vie. L’ex-magasinière de l’éducation nationale touche 1 400 euros de pension. « Je vis dans un petit deux-pièces à Paris. Quand j’ai tout payé, il me reste à peine 500 euros pour me nourrir, les vêtements et les loisirs. » Colette part rarement en vacances et jamais à l’autre bout du monde. « Je n’ai pas les moyens », glisse-t-elle en rigolant. Elle s’inquiète surtout des imprévus. « Les soins dentaires sont très mal remboursés. Dernièrement, j’ai eu une facture de 1 000 euros. Cela pèse beaucoup sur mon petit budget. Ce qui m’inquiète, c’est l’avenir. C’est rare qu’en vieillissant, la santé aille en s’améliorant », explique-t-elle.

POUR COLETTE, BRUNO, JEAN-PIERRE, DONT LES RETRAITES PLAFONNENT À 1 400 EUROS, « C’EST AUX ACTIONNAIRES DE SE COLLER AUX EFFORTS ».UNE BAISSE DE 15 % DU POUVOIR D’ACHAT À la retraite, Colette continue de militer à la CGT. « On n’en finit pas avec l’exploitation capitaliste parce que l’on n’est plus sur le marché du travail », assure celle qui est aussi adhérente au PCF. « Il faut continuer à se battre pour défendre nos droits contre ce gouvernement et son plan d’austérité de 50 milliards d’euros », insiste-t-elle. Militant à la CFTC, Bruno Loridan ne dit pas autre chose. « Cette politique est injuste. S’il y a des efforts à fournir, que les vrais privilégiés s’y collent », plaide-t-il en pointant les « actionnaires et leurs dividendes ».

Adhérent à la CGT, « toujours communiste » même s’il a rendu sa carte « à cause de la gauche plurielle », Jean-Pierre Lalbat, 69 ans, n’a pas non plus « envisagé une seule seconde d’arrêter de militer » quand il a franchi pour la dernière fois en 2001 les portes du centre de tri de La Poste dans lequel il travaillait. « À la retraite comme au boulot, il faut se battre pour vivre dignement », assène-t-il.

Résidant à Châtillon (Hauts-de-Seine), Jean-Pierre, qui touche 1 500 euros, a fait ses comptes. « Depuis 2001, j’ai calculé que mon pouvoir d’achat a baissé de 15 %. Les pensions ont augmenté très faiblement par rapport au coût de la vie. Dernièrement mes impôts ont encore augmenté de 250 euros sans que mes revenus aient progressé. Pour vivre correctement, il me faudrait 500 euros de plus », explique-t-il. « Cela me permettrait de vivre un peu mieux et puis de recevoir plus souvent ma petite-fille dans de bonnes conditions », glisse-t-il.

LE GOUVERNEMENT MALTRAITE LES RETRAITÉS Il est bien loin le temps où le PS s’opposait à la réforme des retraites de Nicolas Sarkozy, qui en 2010 a reculé l’âge de la retraite de 60 à 62 ans. Élu président, François Hollande a vite oublié sa promesse de la remettre en cause. Il n’a rétabli le droit à la retraite à 60 ans que pour les carrières longues. Une décision à l’ampleur vite restreinte puisque dans le même temps la durée de cotisation a été portée de 41,5 à 43 annuités (pour les salariés nés à partir de 1973), ce qui interdira, dans les faits, à de nombreux salariés tout départ à la retraite avant 65, voire 67 ans.

Les retraités comptent aussi parmi les principales victimes du plan d’austérité de Manuel Valls. Son plan d’économies de 50 milliards d’euros prévoit le gel des retraites de base pour les pensions égales à 1 200 euros et plus. Une décision qui vient s’ajouter au blocage du niveau des complémentaires. Une très mauvaise nouvelle qui s’ajoute à la hausse de la TVA et à l’augmentation des impôts générée par la suppression de la demi-part fiscale pour les retraités veufs ou divorcés ayant élevé un enfant. UN APPUI POUR LEURS ENFANTS

Les retraités qui continuent de militer le font pour défendre leurs droits et améliorer leur condition mais pensent aussi à l’avenir des plus jeunes. « Beaucoup aident leurs enfants. Sans cet appui, certains qui subissent le chômage ou la précarité n’arriveraient pas à joindre les deux bouts », raconte Fabien Girard, 69 ans. « Militant à la CGT depuis 1962 », également adhérent du PCF, cet ancien ajusteur dans l’Aéronautique, puis administrateur d’une mutuelle d’assurances, estime qu’« on ne peut pas laisser à ceux qui suivent un monde toujours plus injuste ».

« Et puis, vivre c’est se battre. C’est refuser de renoncer », insiste ce Parisien. Enseignante à la retraite depuis 2005, Martine Chevillard continue de militer à Solidaires à Besançon. Elle a encore manifesté récemment contre la fermeture de deux lycées professionnels dans le Doubs. « Je m’investis aussi dans la campagne contre le TAFTA (traité transatlantique de libreéchange – NDLR) », explique-t-elle.

Et d’insister : « Il faut toujours se battre parce que le capitalisme ne te lâche jamais les baskets ! » MANIFESTATION NATIONALE, LE 3 JUIN, À PARIS Les organisations de retraités CGT, FO, CFTC, FSU, Solidaires, USR, UNPA, FRC et CFE-CGC « appellent à la mobilisation des retraités » contre « le gel des pensions, pour l’amélioration du pouvoir d’achat, le retour à la revalorisation annuelle des pensions » et « le développement des services publics ».

Elles organisent un rassemblement puis une manifestation nationale qui aura lieu le 3 juin à Paris, à partir de 11 heures, place Joffre (métro École-Militaire). – See more at: http://humanite.fr/quand-la-retraite-donne-des-ailes-pour-lutter-539728#sthash.BbxM6G4Y.dpuf

 

 

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