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Commémoration du 8 mai et souvenirs d’enfance…

Posté par jacques LAUPIES le 9 mai 2014

Les anciens combattant d'Algérie

Les anciens combattant d’Algérie

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Je suis évidemment de ceux qui se réjouissent  de la commémoration  du 8 mai 1945, dont d’ailleurs j’ai gardé un souvenir d’enfance assez particulier. Je me souviens de m’être trouvé un certain jour sur l’esplanade de Nîmes ou soudainement en fin de matinée se mirent à sonner toutes les cloches de la ville et d’un passant qui me dit, devant mon étonnement : « c’est la paix » . J’avais 9 ans et l’on ne m’avait pas particulièrement initié sur ce que pouvait représenter les cloches en de telles circonstances.

Cette courte image reste gravée, tout autant que celle de cette bruyante descente en camions des maquis cévenols dévalant vers Alès le jour de la libération de cette ville en août 1944, ne comprenant pas les larmes de mon grand-père, qui du haut d’un talus surplombant la route m’avait  conduit à voir ce défilé de toute une jeunesse chantant en brandissant mitraillettes et drapeaux tricolores.

Pour la plupart fils de mineurs ou d’ouvriers ayant fui le STO.

Ce 8 mai qui marquait la fin de la guerre n’avait pas la même signification je devais pour en comprendre l’importance historique attendre sans doute quelques années mais j’étais sous influence d’une réalité bien présente, avec ce qu’elle pouvait crûment  générer dans la population ouvrière.

Comment dans la famille où je vivais aurait il pu  en être autrement ?

Pour eux les Russes étaient nos sauveurs suprêmes, les américains nos sauveurs de circonstance, De Gaulle un général dont il fallait se méfier, Pétain un salaud, les socialistes des résistants de dernière heure, les communistes valeureux mais trop dans le culte de Staline (l’idée  faisait déjà son chemin parmi ceux qui s’étaient ralliés plus tardivement à la cause). La droite n’existait pas, si ce n’est affublée des pires accusations de collaboration, de pacte avec l’ennemi, de honteuses traitrises.

Evidemment quand on a baigné dès sa tendre enfance dans cette ambiance, il en reste quelque chose. Et la victoire sur l’Allemagne a plus un sens de victoire sur le fascisme hitlérien et sur ceux qui ont collaboré, ou on manqué de vigueur à le combattre, que d’une victoire sur un peuple.

Je me souviens de ce respect, quasiment maternel, que ma grand mère avait pour ces soldats allemands prisonniers au lendemain de la libération, qui étaient logés, non loin de la mine, dans des baraquements proche de notre maison.

Elle, peu susceptible de la moindre sympathie avec ces soldats qui avaient sévi dans cette région, m’apprenait peut-être sans le vouloir, que la compassion pour les ennemis d’hier pouvait exister !

Cela m’a certainement aidé à résister contre les xénophobies toujours présentes et menaçantes de nos jours. Bien conscient cependant que sans le parti auquel j’ai adhéré bien plus tard, je n’aurais peut-être pas surmonté le poids des idéologies redevenues influentes dans une jeunesse qui vit le présent et espère en l’avenir bien plus qu’elle ne se tourne vers le passé.

Pour en revenir à la cérémonie le message de l’état autant que celui que nous a adressé le Maire de Tarascon pendant la cérémonie contenaient des phrases qui démontrent que le 8 mai ne perd pas de sa signification, que le rôle joué par la résistance dans la victoire contre le nazisme est essentiel.

Parallèlement notre Président de la République invite son homologue russe, Vladimir Poutine, aux cérémonies du débarquement allié rappelant du coup les sacrifices du peuple russe (soit dit en passant soviétique, à l’époque) est un geste que l’on peut apprécier. Cela  devrait conduire ledit  Président à prendre une certaine distance avec les positions pro occidentales et américaines et se hisser au niveau d’un nécessaire soutien à une solution de paix  respectueuse de la volonté des peuples.

Car si le ton change, notamment chez les socialistes, à la veille d’un scrutin c’est probablement parce que celui-ci ne s’annonce pas très bon pour eux.

On peut, à l’occasion de la célébration d’évènements historiques, rappeler les enjeux de l’époque, les engagements courageux qui ont fait triompher la démocratie et la liberté. Qui s’en plaindrait. Pas nous !

Mais si un retour sur l’histoire peut contribuer à l’éveil des consciences il ne dédouane pas pour autant des pratiques politiques d’aujourd’hui semblables à celles qui ont été le terreau, dans le passé, de nos misères et de nos grandeurs !

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Commémoration du 8 mai : « Il y a une édulcoration de la notion de fascisme »

L’historien Jean-Paul Scot analyse le sens de cette commémoration à laquelle il faut redonner du contenu politique
Eugénie Barbezat
Mercredi, 7 Mai, 2014
Commémoration du 8 mai et souvenirs d'enfance... dans POLITIQUE
Ce 8 mai, la France commémore le 69e anniversaire de la victoire des Alliés sur l’Allemagne nazie et la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe. L’historien Jean-Paul Scot analyse le sens de cette commémoration à laquelle il faut redonner du contenu politique.

Signée en deux temps, la capitulation de l’armée du Reich a mis fin à un conflit qui fit plus de 36 millions de morts sur le continent. Mais « On minimise trop souvent la portée des idéologies fasciste et nazie dont on commémore aujourd’hui la défaite », analyse Jean-Paul Scot.

Humanite.fr : Pourquoi faut-il commémorer le 8 mai 1945 ?

Jean-Paul Scot : La capitulation de l’Allemagne Nazie, c’est très différent de la fin d’une simple guerre impérialiste, basée sur la conquête de territoires, comme l’était la première guerre mondiale. Dans le cas de 1945, la victoire est celle contre une tentation de domination idéologique, basée sur des principes antidémocratiques, de discrimination raciale, anti socialistes et anti-communiste. En 1945 on ne faisait pas la différence entre la victoire sur l’Allemagne et la victoire sur le nazisme, les deux étaient intimement liées. Et aujourd’hui, combattre les fondements de cette idéologie reste très important.

Humanite.fr : Après la fin de la seconde guerre mondiale, il fallut  attendre 8 ans pour qu’un décret fasse du 8 mai, un jour férié en mars 1953. Et dès 1959, un autre décret signé du Général de Gaulle garda la commémoration mais pas le jour férié. En 1975, Valéry Giscard d’Estaing supprima carrément les commémorations du 8 Mai dans un contexte de réconciliation avec l’Allemagne. C’est François Mitterrand qui en en octobre 198, rétablit le caractère férié et mémoriel du 8 mai. Comment expliquer ces tergiversations en ce qui concerne cette commémoration ?

Jean-Paul Scot : Il y a eu une tendance très précoce dès 1945-46, de la part d’un certain nombre de démocrates chrétiens et de résistants de droite à vouloir effacer le caractère anti fasciste et antinazi de la victoire de 1945, au nom de la nécessaire réconciliation européenne.  Sous l’impulsion de W Churchill il y a eu une incitation à effacer la contribution des communistes et de l’union soviétique dans la lutte antifasciste. Il s’agissait de prôner la réconciliation au nom de la civilisation européenne et de ses racines chrétiennes…

C’est dans le contexte de la lutte contre le réarmement de l’Allemagne et sa réintégration au sein de l’alliance atlantique en 1953, qu’il y a eu un sursaut de la part du Général de Gaule qui a souhaité que le 8 mai et la difficile victoire contre l’Allemagne nazie  reste dans les mémoires.

Ensuite, avec Valery Giscard d’Estaing, il y a une volonté très nette d’effacer le souvenir de la lutte de l’URSS et des partis communistes contre le fascisme et le nazisme durant la seconde guerre mondiale. Sous l’ère giscardienne, très réactionnaire, on veut faire valoir que la seconde guerre mondiale a été un combat fratricide entre nation  et pas un combat contre une idéologie. On assimile à tort le traité de Versailles de 1919 et la capitulation de 1945. Il s’agit presque de se repentir des sanctions économiques infligées à l’Allemagne ! On est dans une logique de quasi déni historique au nom de la construction de la communauté économique européenne et d’une tentation fédéraliste.

Ensuite, la décision de Mitterrand lors de son arrivée au pouvoir en 1981 correspond peut être à une volonté de donner des gages à peu de frais aux communistes qui l’ont fait élire et aussi à se redonner un semblant de « vertu » car il était entré de manière extrêmement tardive dans la résistance dont il avait une conception très élitiste et administrative. L’attitude de Mitterrand est ambigüe concernant le regard qu’il porte sur l’Allemagne. Il sera, quelques années plus tard, l’homme qui défendra le traité de Maastricht et de la voie de l’intégration européenne sur des bases supranationales.

A la veille des élections européennes auxquelles se des candidats d’obédience fasciste  issus de tous les pays membres de l’Union européenne, quel sens doit avoir cette commémoration du 8 mai 1945 ?

Jean-Paul Scot : Il est plus que jamais nécessaire de rappeler que la guerre de 1939-45 n’a pas été comme les deux précédentes (1870 et 1914), motivée par des raisons impérialistes diplomatiques ou militaristes. Cette seconde guerre mondiale luttait contre les fascismes en général et le nazisme en particulier, c’est-à-dire une conception du monde anti-démocratique qui repose sur  la discrimination raciale et ethnique. Chez Hitler l’antisémitisme était consubstantiel de sa pensée et de sa politique. Mais le nazisme n’est pas réductible à l’antisémitisme et à la Shoa. Partout où des régimes nazis ou fasciste ont sévit, cela s’est traduit par des dictatures antisociales mises en œuvre par les  forces réactionnaires et de la bourgeoisie dominante de ces Etats au profit de la domination de ces états par les puissances du capitalisme financier. Cela, on l’oublie trop souvent !

Il faut commémorer la fin de la guerre et la victoire contre le régime nazi, mais en clarifiant ce qu’est ce fascisme dont l’aspect délétère contre la démocratie économique et sociale est trop souvent occulté.

Humanite.fr : En quoi cela peut-il être utile pour aujourd’hui ?

Jean-Paul Scot : Tous les mouvements antieuropéens d’extrême droite sont fondamentalement anti démocratiques, bien qu’ils soient susceptibles d’arriver au parlement européen par la voix des urnes. Le danger de ces nouvelles entités politiques c’est leur populisme. Il faut absolument rappeler et faire comprendre que leurs discours sont purement démagogiques. Ces partis sont en lien direct avec les oligarques des pays de l’Est qui les financent. Ils ne sont pas du tout en rupture avec le système capitaliste, contrairement à ce qu’ils prétendent parfois ! Ils critiquent la mondialisation, mais seulement au nom des intérêts particuliers de groupes d’oligarques, pas de celui des peuples !

Cela, il faut le rappeler à l’occasion du 8 mai.

Propos recueillis par Eugénie Barbezat

Jean-Paul Scot est l’auteur de :

Le Nazisme des origines à 1945, avec  Enrique Leon,  éd. Armand Colin, collection Textes & documents, 1997.

La Russie de Pierre le Grand à nos jours, éd. Armand Colin, collection Cursus histoire, 2000.

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Débat à Soir 3 : Europe et tatouages

Posté par jacques LAUPIES le 8 mai 2014

Débat dans Soir 3 front sur la situation Ukraine et les élections européennes. Sont présents dans ce débat, Elisabeth Guigou (PS) et Patrick Le Hyaric  (PCF – Front de Gauche),Hervé  Mariton (UMP) et Corine Lepage. Trop court évidemment pour un sujet aussi important. Rien de bien nouveau dans les positions respectives de ces candidats : la socialiste justifie la légalité du gouvernement ukrainien pendant que le candidat communiste du Front de gauche se déclare pas très convaincu de cette légitimité et rappelle que les interventions de l’Europe et du FMI ne sont pas de nature à apaiser la situation.

Corinne Lepage quant à elle reconnaît volontiers que l’Europe fait preuve d’impuissance à solutionner le problème ukrainien laissant la place à Obama. Mariton n’a guère d’arguments face aux critiques de Patrick Le Hyaric qui rappelle la nécessité d’une politique sociale et de défenses des services publics. Guigou s’y rallie un peu, ce qui évidemment ne la dédouane pas de ce gouvernement dirigé par sa famille politique, enfoncé dans la politique d’austérité.

Bref, le temps écoulé on nous parle de tatouage avec deux olibrius venus en justifier le besoin pour ses adeptes. N’importe quoi ! J’avoue que je n’ai jamais eu d’attirance pour ces tripotages de notre épiderme, assez méfiant sur les conséquences qui peuvent en résulter pour la santé de ceux qui les subissent. Mais bon…Il y a tant de chose auxquelles, pour quelque mystérieuse compensation de frustration, se livrent les humains que celle là n’en est qu’une parmi tant d’autres.

Et puisque l’on nous explique que de lointains ancêtres s’adonnaient à cet art, sans nul doute plein d’enseignement et de signification, que ce nouveau commerce prospère donc ! Mieux vaut en rire !

Je préfère tout de même que se manifestent sur des murs ou même ce vieux wagons atelier (en gare de Tarascon) le besoin de peinturlurer des jeunes en manque d’expression.

A défaut de se battre pour une autre société…

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Des économistes européens appellent les électeurs à voter pour dire « non à l’austérité »

Réunissant plus de 50 économistes européens, Euro-pen propose cinq axes d’alternatives économiques
Sarah Sudre
Mardi, 6 Mai, 2014
Débat à Soir 3 : Europe et tatouages dans POLITIQUE
À trois semaines des élections européennes, le réseau européen d’économistes progressistes (Euro-pen) lance un appel aux électeurs pour dire « non  à l’austérité, à la dépression et aux inégalités sociales et économiques ».

Réunissant plus de 50 économistes européens, Euro-pen propose cinq axes d’alternatives économiques pour « rejeter l’impasse néolibérale de l’Europe » et affirmer qu’une « autre route pour l’Europe est possible ».

Le 25 mai prochain, les citoyens devront choisir l’Europe de demain. Le moment venu donc pour Euro-pen (European Progressive Economists Network) de mettre en garde les électeurs sur la politique d’austérité actuelle, alimentée par le parlement européen où le Parti Populaire Européen (conservateurs, centre-droite, démocrates-chrétiens)  est majoritaire. « Stagnation économique, montée des inégalités, progression des mouvements nationalistes », la cinquentaine d’économistes signataires de l’appel pour « une autre route pour l’Europe », tirent un bilan économique désastreux, à la veille des élections européennes, bien loin de ce qu’ils avaient pu imaginer de l’Europe en 2009, celle « qui promettait des progrès économiques et sociaux, l’extension de la démocratie et des droits sociaux ». Une Europe austéritaire, qu’ils n’espèrent donc pas retrouver après l’élection du 25 mai. Pour cela, ils prennent la plume pour démontrer aux électeurs « qu’un changement radical des politiques européennes est possible », en cinq axes.

europen dans POLITIQUE

En finir avec l’austérité. Les politiques budgétaires restrictives de l’UE doivent être changées, en particulier le Pacte de stabilité et de croissance comme le Traité budgétaire doivent être abandonnés. Les règles budgétaires doivent être remises en cause et l’objectif d’équilibre structurel pour les soldes publics devrait être remplacé par une stratégie économique coordonnée qui permette aux États membres de suivre la politique budgétaire nécessaire pour sortir de la crise. Sans une forte stimulation de la demande, il n’y a aucune issue à la stagnation actuelle. Des investissements publics pour une transition écologique devraient jouer un rôle majeur, financés au niveau européen par un grand programme de prêts de la Banque européenne d’investissement. Un plan européen d’investissements publics est nécessaire pour reconstruire des activités économiques de développement durable et qui fournissent des emplois de qualité. Ces actions devraient être au coeur d’une nouvelle politique industrielle pour l’Europe, orientée vers un objectif de long terme : une transformation sociale et écologique de notre modèle économique, avec une réduction déterminante de la consommation d’énergies non renouvelables.

Contrôler la finance. Face à la déflation et au cercle vicieux des politiques restrictives, de la dépression et de la concurrence par la baisse des salaires, la politique monétaire de la zone euro doit changer radicalement, pour permettre à l’inflation de revenir à au moins 2 %. La Banque centrale européenne doit fournir des liquidités pour des politiques expansionnistes et agir comme prêteur en dernier ressort pour les dettes publiques. Le problème des dettes publiques doit être résolu par une responsabilité commune de la zone euro et par la restructuration des dettes. Des « euro-obligations » devraient être introduites non seulement pour financer la dette publique, mais aussi pour financer la conversion écologique de l’économie européenne. Une réduction radicale de la taille du secteur financier est nécessaire, via une taxe sur les transactions financières, l’élimination de la finance spéculative et le contrôle des mouvements de capitaux. Les règles émergentes de la nouvelle Union bancaire ne s’attaquent pas aux défauts fondamentaux ni à l’instabilité du système financier ; des règles plus strictes devraient interdire les activités financières les plus spéculatives et les plus risquées, et il faudrait introduire une séparation stricte entre banques commerciales et d’investissement. Les centres financiers « offshore » et les paradis fiscaux de l’Union européenne doivent être éliminés grâce à une harmonisation fiscale et une régulation financière plus stricte.

Développer l’emploi, réduire les divergences économiques. Le taux de chômage dans l’Union européenne a atteint un niveau record. C’est une source de faiblesse économique et de désintégration sociale ; la création d’emplois nouveaux dans des activités économiques socialement et écologiquement durables devrait devenir une priorité politique majeure. Au sein de la zone euro, les grands déséquilibres des comptes courants devraient être réduits en obligeant aussi les pays excédentaires à s’ajuster. On devrait mettre fin à la pression pour réduire les salaires et les droits des travailleurs; la compétitivité ne devrait pas reposer sur des salaires plus bas, mais sur lune productivité et des investissements plus élevés . Un salaire minimum au niveau européen – ajusté pour chaque pays selon son PIB par habitant – devrait être mis en place.

Réduire les inégalités. Les inégalités ont atteint des niveaux record, ce qui empêche un retour à une croissance équitable. Le modèle social européen devrait être défendu et développé par des politiques de redistribution, de protection sociale et d’assistance fondées sur la solidarité à l’échelle européenne. Afin de réduire les inégalités et de défendre l’État-providence, des changements profonds des systèmes fiscaux sont nécessaires, avec une harmonisation fiscale en Europe qui empêche les grandes entreprises d’échapper à l’imposition des bénéfices, et un transfert de la taxation assise sur le travail à celle assise sur la richesse et des ressources non renouvelables.

Développer la démocratie. Les décisions de politique économique devraient être soumises à un contrôle démocratique. Nous devons empêcher les banquiers, les technocrates et les lobbies financiers ou industriels de peser sur des décisions qui nous concernent tous. La démocratie devrait être étendue, avec un plus grand contrôle des parlements et la participation des citoyens au niveau national et européen. En réponse à la crise, la place de l’action publique devrait être élargie dans le domaine des activités économiques, y compris le secteur financier et bancaire, le renouveau productif et les services publics. Les négociations en cours sur le Partenariat transatlantique sur le commerce et l’investissement (TTIP ou TAFTA) envisagent une réduction majeure des processus démocratiques, des marges d’action et des réglementations publiques ; stopper ces négociations devrait être une priorité politique majeure du nouveau parlement.

Rejetant la coalition « entre le centre droit et le centre gauche » qui gouverne l’Europe d’aujourd’hui, Euro-pen prône une alliance « progressiste »,   où justice sociale, responsabilité environnementale et démocratie, seraient les piliers phare d’une Europe « forte »  »sans revendiquer tel ou tel parti car nous souhaitons rester une organisation sans étiquette politique, » précise Dany Lang, maître de conférences en économie à l’Université Paris 13 et membre de l’association les « Economistes Atterés ». De fait, les organisations membres de ce réseau européen, telles que les Economistes Atterrés, EuroMemo, Beigewum, Econonuestra, The Transnational Institute, invitent les citoyens à voter pour « les forces politiques européennes qui s’engageraient à défendre leur alternative politique et économique ».

Document à télécharger:

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La candidate tête de liste aux Européennes : Marie Cristine Vergiat

Posté par jacques LAUPIES le 7 mai 2014

 

Un certain nombre d’amis m’on demandé quels étaient nos candidats aux prochaines européennes.

J’ai du leur expliquer que dans le sud est nous étions présents dans la liste du Front de Gauche avec un certain nombre de candidats du PCF et d’autres formations politiques, que la liste était conduite par Marie Cristine Vergiat (voir ci dessous) le second de cette liste appartenant au Parti de Gauche et le troisième au PCF.

 

Communiqué : Les communistes de Tarascon sont invités à  une réunion de section ce vendredi 9 MAI 2014 à 18 H 00 au siège 35, rue Monge.

 

 

Marie-Christine Vergiat : « L’Europe forteresse a déjà coûté la vie à 20 000 personnes en Méditérranée »

Propos recuillis par Latifa Madani pour l’Humanité Dimanche
Dimanche, 4 Mai, 2014

 

La candidate tête de liste aux Européennes : Marie Cristine Vergiat dans POLITIQUE
Féministe, altermondialiste, militante de l’égalité et des droits, Marie-Christine Vergiat, députée Front de gauche dans le groupe de la GUE (gauche unitaire européenne) , est reconduite tête de liste dans le Sud-Est (Rhône-Alpes, PACA, Corse). Cette députée, qui n’est apparentée à aucun parti, classée 2e députée la plus active au Parlement sur les 74 députés français de Strasbourg, revient sur son action.

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Paradoxe à la télé ce soir : la vie et la mort

Posté par jacques LAUPIES le 7 mai 2014

 

Curieux paradoxe en regardant la télé ce soir. Sur la chaine 2 une émission visitant certains aspects de notre corps et à l’aide d’études scientifiques concernant la nourriture, le sommeil, les effets néfastes de certains modes de vie et en opposition les correctifs que l’on pourrait y apporter, tout cela tourné vers un objectif louable : nous démontrer que nous pouvons vivre mieux et plus longtemps pour peu que l’on tiennent compte de ces analyses et conseils qui nous sont prodigués.

Et puis, zappant sur Arte, je me trouve plongé dans une évocation, aux travers de courriers témoignant des horreurs de la guerre de 14 dans un univers de destruction de la vie par la seule volonté des hommes. enfin de quelques hommes, qui ont entrainé des peuples entiers dans le massacre et parfois le génocide (celui des arméniens étant largement évoqué)

Terrible leçon dont vingt ans plus tard  on n’a pas tenu compte. Et l’on sait ce qui en a résulté.

Mais il est trop facile, comme certains le font, d’attribuer  ces propensions aux massacres à évolution exponentielle, à la folie des hommes.

Car si folie généralisée il semble y avoir les guerres ont des causes et ceux qui les déclenchent jouent un rôle particulièrement responsable.

Mais ils n’en sont pas pour autant jugés comme tel car le déclenchement des conflits est toujours précédé d’une mise en conditions des peuples qui passe par divers stades, généralement celui du conflit économique de classe  (interne ou externe à une classe ou à des castes), déplacé ensuite en conflit de groupes (d’origine ethnique, religieux, national, etc.) tant et si bien que l’esprit moutonnier conduit les futurs belligérants à devenir partie prenante de causes d’origines qui leur sont complétement étrangères.

Aucun des conflits auquel notre pays est mêlé n’échappe évidemment à cette logique  qui prend sa source, comme il nous plait de le répéter inlassablement, dans l’aliénation du travail maintenue et consolidée par l’appropriation privée des richesses qu’elle produit et des territoires nécessaire à cette exploitation.

Certes il y a des conflits imposés et nécessaires pour s’émanciper des manipulations dont les peuples sont victimes (on appelle cela  les « guerres justes ») mais sur une planète ou règne le libéralisme, cette liberté d’entreprendre en s’entourant de lois, de traités, de structures mondialisées pour perpétrer une exploitation sauvage, anarchique, le danger n’est pas dans ces guerres justes, que l’on pourrait qualifier de révolutionnaires, mais bien de voir naitre des conflits dont l’origine réside dans la cupidité de classes dominantes.

D’où notre grande responsabilité lorsque le choix nous est donné entre deux orientations qui s’opposent  : celle basée sur les intérêt impérialismes financiers et industriels et celle basée tout simplement l’intérêt des peuples.

D’un côté l’œuvre de vie, de l’autre l’œuvre de mort, que deux émissions un soir de mai ou l’on ne voudrait entendre parler que l’amour et de paix, rappellent à notre réalité !

 

Traité transatlantique : sortir du secret des négociations 

Comme un avertissement, une prise de position des communistes, qui n’est pas étrangère à ce qui précède

Paradoxe à la télé ce soir : la vie et la mort dans POLITIQUE

 

Europe/EtatsUnisFrédéric Durand Mardi, 6 Mai, 2014

 

Le Front de gauche propose aujourd’hui en commission une résolution pour suspendre 
les négociations sur l’accord transatlantique.  Désormais célèbres pour leur opacité, les négociations sur le projet d’accord de libre-échange entre l’Union européenne et les États-Unis sont entrées, depuis presque un an, dans une phase plus active. Toujours dans le plus grand secret.

Raison pour laquelle le groupe Front de gauche à l’Assemblée nationale a décidé de saisir la commission des Affaires européennes dans une résolution visant à suspendre les tractations. « Notre objectif premier est la suspension des négociations. Nous voulons ouvrir le débat pour plus de transparence », explique le chef de file du groupe Front de gauche, André Chassaigne, qui espère ainsi « faire émerger des garde-fous ».

Entre autres reproches adressés au projet, celui de déposséder les États de leur souveraineté : « C’est la porte ouverte à de multiples procédures. Une entreprise pourra attaquer un État devant un tribunal arbitral privé parce que telle clause de protection sociale du pays viendrait contrarier une clause commerciale du traité », évoque encore le député du Puy-de-Dôme.

« Ces tribunaux privés au sein desquels les sociétés internationales seraient à la fois juges et parties contourneraient les tribunaux de droit commun, respectueux de la souveraineté des États, de leurs traditions culturelles et de leur histoire, et seuls garants du respect de la règle de droit », souligne le texte de l’exposé des motifs déposé par les parlementaires. Pour l’heure, les élus nationaux n’ont aucune connaissance du contenu réel du traité.

Le prétexte de confidentialité pour raisons de stratégie économique étant le plus souvent invoqué par les négociateurs pour justifier leur droit à ne pas rendre compte de l’état des négociations. Prétexte d’autant plus contestable que ce sont bien des membres de la Commission européenne, non élus, qui sont autour de la table pour décider du destin économique de cette vaste zone de dérégulation qui concernerait 820 millions de consommateurs et représenterait la moitié du PIB mondial.

Pour les députés du Front de gauche, les craintes de voir les termes d’un accord commercial se substituer aux lois d’un pays sont bien réelles : « Si, après avoir été négocié en dehors de tout cadre démocratique, cet accord devait entrer en vigueur, ses dispositions s’appliqueraient pour des décennies et auraient des conséquences néfastes pour des centaines de millions de citoyens », mentionne encore le texte.

La résolution de suspension, examinée aujourd’hui par la Commission, ambitionne d’être un premier acte pour rendre plus démocratiques les discussions autour du grand marché transatlantique en construction. Cela pourrait changer son destin.

 

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On est mal barré !

Posté par jacques LAUPIES le 6 mai 2014

 

 On se demande au nom de quoi la France ne serait pas autorisée à nationaliser le grands secteurs de son économie.

Ou même de développer une économie mixte où seraient impliqués l’état, les représentants des travailleurs. Problème d’efficacité diront les libéraux, même ceux qui ont le costume socialiste. Ils semblent oublier qu’une entreprise ça marche avec des cadres supérieurs, des ingénieurs, des techniciens, des ouvriers, des employés.

Pas des actionnaires, comme on le prétend !

Et pour ce qui est de l’efficacité, y a qu’à voir où passe notre industrie depuis des décades pour juger de ce que nous apporte le libéralisme économique ?

Comme nous aimons le répéter ici y sont intéressés 95 % de la population. Mais voilà cela par contre n’intéresse pas le grain de sable des socialistes au pouvoir ? Tiendront ils encore longtemps ?

Nuls en économie,  nuls sur le plan social et dans la gestion des services publics, nuls en politique internationale, ces gens la deviennent dangereux pour la patrie.

A l’image de ceux qui les ont précédés au gouvernement et de ceux qui nous parlent de préférence nationale En attendant ils nous  préparent la relève.

On est vraiment mal barré. Vous croyez pas ? Tant pis pour vous alors ! Ah oui vous avez peur des soviets ! Excusez je savais pas !

 

Alstom : l’indépendance industrielle plutôt que le choix entre la peste et le choléra

 

Face au projet de démembrement d’Alstom au profit de l’américain Général Electric, le gouvernement tente une opération avec l’allemand Siemens. Cet emballement ne doit pas se conclure par un choix entre la peste et le choléra. Pour l’intérêt de la France et des salariés du groupe, il faut refuser de laisser partir un fleuron industriel stratégique hors du territoire national.

Le gouvernement français n’a pas à accepter que l’issue des enjeux industriels et stratégiques autour d’Alstom se résument à arbitrer entre deux OPA. L’Airbus industriel énergétique européen évoqué ces dernières heures pour contrer Général Electric, aura comme conclusion un Siemens de l’énergie, déconnecté de la branche transport qui n’y résistera pas. Il s’agit donc d’un marché de dupes.

Il existe une alternative : la constitution d’un grand pôle public de l’énergie et des transports, seule garantie de l’indépendance industrielle de la France. La question de la nationalisation d’Alstom est posée. Elle est possible : de grands clients du groupe comme EDF, la SNCF, la RATP, AREVA, pourraient souscrire au capital d’Alstom dans le cadre de nouvelles conventions de coopérations stratégiques, industrielles et financières favorables à l’emploi et à l’efficacité sociale.

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