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Déclaration du PCF du 25 mai

Posté par jacques LAUPIES le 27 mai 2014

 

Les estimations connues à cette heure, marquées par le maintien à un
très haut niveau de l’abstention et le niveau historique du Front
national, confirment que la crise politique et démocratique que traverse
notre pays atteint un seuil critique. C’est une nouvelle alerte. La
France s’enfonce dans un malaise démocratique inquiétant. Les causes de
cette situation sont claires : le rejet massif du modèle libéral de
l’Union européenne et le mépris que les tenants de ce modèle ont opposé
depuis dix ans à tous ceux qui le contestaient ; l’enfermement de
François Hollande et de Manuel Valls dans une politique d’austérité
désavouée par le pays ; le profond désarroi dans lequel cette situation
plonge les classes populaires et l’ensemble des électeurs de gauche.

La victoire du Front national, portée par une forte appropriation du
mécontentement et une captation des voix de la droite, est un événement
grave au plan national comme européen.

Si la droite et l’extrême droite sont en tête, c’est surtout que la
majorité gouvernementale est ce soir sanctionnée et isolée. La gauche
sort très affaiblie de ce scrutin.

Dans ce contexte, les résultats du Front de gauche, équivalents à ce
qu’ils étaient en 2009, ne permettent pas de relever le défi d’une voix
alternative majoritaire à gauche. Un vaste chantier est devant nous.

Ce soir, le Parti communiste français lance un appel solennel. De cette
crise politique doit émerger une perspective réelle et crédible à gauche
sur fond de rupture avec ce système rompu aux thèses libérales. La
gauche s’est trop éloignée de ses valeurs. Elle ne pourra retrouver le
peuple que dans un mouvement social et politique de l’ampleur d’un Front
populaire du XXIème siècle. Nous appelons tous ceux qui, ce soir, se
sentent malheureux à gauche, toutes les forces vives du pays, la
jeunesse et les salariés à s’unir sans attendre. Nous mettons le Front
de gauche à leur service.

Dans cette visée, les résultats de nos partenaires européens du groupe
de la GUE-NGL et la progression de l’idée d’une alternative à gauche en
Europe sont des signes encourageants.

Parti communiste français, 25 mai 2014.

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Le temps est venu de s’engager et de résister

Posté par jacques LAUPIES le 27 mai 2014

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Il est encore temps d’éviter le pire que risque de provoquer la poursuite de la politique conduite par Manuel Valls et François Hollande.

Tout simplement en changeant radicalement cette politique. C’est sans doute ce sur quoi doivent plancher les différentes tendances qui du PS aux extrêmes gauche représentent une force qui à cette possibilité. Et même bien au delà !

Cela est possible en France tout comme d’ailleurs en Europe. Mais l’attendre  des partis socio démocrates, dont du PS en France, relève de la grande illusion. Les socialistes français s’enferment dans la confiance en leurs élus, certes parfois relative,  et ils persistent, pour le moment à  ne pas bouger. Au plan européen on peut parier sur une entente des sociaux démocrates avec la droite pour poursuivre leur politique suicidaire.

Alors que manque-t-il pour  que cela change ?  Un mouvement populaire de grande ampleur ? Mais il ne se décrètera pas d’autant qu’une fraction importante de la population est sous influence électorale de nature populiste. Une influence qui prend appui sur l’impossibilité pour une population en souffrance d’approfondir les causes des déboires qui lui sont imposés.

Non pas qu’elle n’en ait pas la capacité mais parce qu’elle est sous une pression idéologique organisée dans ses moindres détails. Une pression qui cible chacun de nous en fonction de sa situation matérielle ou spirituelle propre. Par système éducatif, médias, partis d’essence bourgeoise, parfois religions, interposés !

Donc si l’on veut espérer un de ces mouvements, comme nous en avons connu dans notre histoire, seul capable de renverser l’état de dépendance intellectuelle dans lequel sont tenus nombre de catégories sociales et plus particulièrement les jeunes et les ouvriers qui représentent le potentiel transformateur le plus sûr de la société, il faut leur apporter une capacité de réflexion sur des propositions que nous devons faire.

Tel doit – être le rôle d’un parti politique  digne de ce nom et il est aussi important sinon plus que celui qui consiste à gérer sur délégation des recettes et des dépenses dont ils n’ont pas le pouvoir de fixer les règles.

Beaucoup en nient la nécessité et s’emploient à dénigrer les partis, à en tenir éloignés tous ceux qui pourraient à la fois apporter leur expérience du réel mais aussi y apprendre à l’analyser et à leur tour faire œuvre pédagogique. Que cela rebute les moins acquis à la réflexion politique est compréhensible mais il y a autour de nous des citoyens qui disposent d’un savoir et d’une expérience très grande de la vie politique et sociale et ceux la précisément ont une lourde responsabilité en ne s’engageant pas, car eux ils savent !

Et quand on se réveillent, au lendemain d’une élection, confrontés à l’extension d’un démarche dont on sait ce qu’elle contient un risque de régression sociale et culturelle considérable, on se doit de ne pas rester dans une solitude passive !

 

 

 Européennes – De cette crise politique doit émerger une perspective réelle et crédible à gauche

Le très haut niveau de l’abstention et le niveau historique du Front national, confirment que la crise politique et démocratique que traverse notre pays atteint un seuil critique. C’est une nouvelle alerte. La France s’enfonce dans un malaise démocratique inquiétant. Les causes de cette situation sont claires : le rejet massif du modèle libéral de l’Union européenne et le mépris que les tenants de ce modèle ont opposé depuis dix ans à tous ceux qui le contestaient ; l’enfermement de François Hollande et de Manuel Valls dans une politique d’austérité désavouée par le pays ; le profond désarroi dans lequel cette situation plonge les classes populaires et l’ensemble des électeurs de gauche.

La victoire du Front national, portée par une forte appropriation du mécontentement et une captation des voix de la droite, est un événement grave au plan national comme européen.

Si la droite et l’extrême droite sont en tête, c’est surtout que la majorité gouvernementale est ce soir sanctionnée et isolée. La gauche sort très affaiblie de ce scrutin.

Dans ce contexte, les résultats du Front de gauche, équivalents à ce qu’ils étaient en 2009, ne permettent pas de relever le défi d’une voix alternative majoritaire à gauche. Un vaste chantier est devant nous.

Ce soir, le PCF lance un appel solennel. De cette crise politique doit émerger une perspective réelle et crédible à gauche sur fond de rupture avec ce système rompu aux thèses libérales. La gauche s’est trop éloignée de ses valeurs. Elle ne pourra retrouver le peuple que dans un mouvement social et politique de l’ampleur d’un Front populaire du XXIème siècle. Nous appelons tous ceux qui, ce soir, se sentent malheureux à gauche, toutes les forces vives du pays, la jeunesse et les salariés à s’unir sans attendre. Nous mettons le Front de gauche à leur service.

Dans cette visée, les résultats de nos partenaires européens du groupe de la GUE-NGL et la progression de l’idée d’une alternative à gauche en Europe sont des signes encourageants.

Les député-es du Front de gauche élu-es aux européennes 2014

  • Marie-Christine Vergiat ( Sud-Est ) – Elue
  • Jean-Luc Mélenchon ( Sud-Ouest ) – Elu
  • Patrick Le Hyaric ( Ile-De-France ) – Elu
  • Younous Omarjee – DVG soutenu par le Front de gauche ( Outre-Mer ) – Elu

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Des résultats préoccupants à l’élection européenne.

Posté par jacques LAUPIES le 26 mai 2014

 

 

Que dire à chaud de cette élection et de ses résultats.

En France évidemment la poussée prévisible du FN est confirmée. Bien sûr que cela ne fait pas plaisir ! Sachant en particulier que les objectifs affichés par ce parti ne peuvent en aucun cas résoudre les problèmes des français, en tous cas de ceux qui vivent de leur travail !

Mais cela les 25 % de français qui le soutiennent n’en sont pas responsables et je me garderai bien de les incriminer même si je pense qu’il faut une certaine dose d’ignorance, pour se jeter dans les bras de ce parti. Certains, et ils auront raison, me diront que ce n’est pas un argument de traiter d’imbécile ses concurrents politiques !

Alors disons les choses autrement, car elles sont bien autrement et ne tiennent pas qu’à l’ignorance bien entendu.

La première responsabilité incombe à tous ces hommes politiques qui oublient que les êtres humains sont en priorité attachés à leurs conditions matérielles de vie et les français sont que je sache des êtres humains qui ne sont pas satisfaits de  l’évolution de ces conditions. Mais pas sans les comparer entre elles. Car s’ajoute une notion de d’injustice sociale ! Et c’est sur ce point que le bat blesse.

Car, peut-être ignorants des causes profondes de leurs difficultés, les électeurs du FN les subissent tout comme ceux qui s’abstiennent d’aller voter ou même ceux qui naviguent de la droite au PS ou au centre et vice versa.

Alors pour quelles raisons le Front de Gauche qui apporte des explications que l’on peut qualifier « de classe », des propositions concrètes contre la politique d’austérité du gouvernement, reste cantonné en gros à l’influence du PCF, nationalement. Tout simplement parce que le Front de Gauche autant que le PCF sont de manière continue, mécanique, on pourrait dire même systématique, tenus à l’écart du débat. ais disons le que la dynamique de rassemblement ne fonctionnant pas, de surcroit, les abstentionnistes de gauche qui quittent le PS ne se rapprochent pas du Front de Gauche !

Mais il serait un peu trop facile de considérer que nous n’avons pas une part de responsabilité nous-même dans cette difficulté à émerger.

Peut-être, après l’expérience des municipales, tant localement que nationalement, faut-il se poser des questions sur nos insuffisances tant sur l’image que nous donnons et sur nos méthodes de travail. Mais surtout pas d’illusion : les médias ne sont pas là pour nous soutenir et les commentaires permanents et critiques à l’égard du FN ne sont pas innocents. Ils relèvent d’une perspective d’utilisation de cette force électorale par les forces du capital plus que de la volonté de présenter leur insertion dans une stratégie globale des libéraux. Une armée de réserve en quelque sorte pour eux.

Mais notons que les pays du sud (Grèce, Portugal, Espagne, etc.) des progressions des forces de gauche qui peuvent marquer une espérance. Reste que nous sommes nous français de la même sensibilité à la traîne.

Cela interroge ! En premier lieu les travailleurs de ce pays qui doivent se mobiliser face à un PS sourd, complètement sourd. En second lieu nous communistes qui n’arrivons pas à nous faire entendre même si tôt ou tard il faudra bien que cela se fasse, au risque si nous n’y réussissions pas, de graves déconvenues pour ceux qui souffrent le plus de la situation.

Et se pose donc la question d’un Parti Révolutionnaire de notre époque, de notre parti. Encore et toujours…

 

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Une nouveauté peu commentée par les médias : 47 députés pour la Gauche européenne !

 

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Pierre Laurent, Secrétaire national du PCF et Président du Parti de la Gauche Européenne

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Alexis Tsipras : « Le seul vrai choix, c’est nous, la gauche européenne, ou Angela Merkel

Posté par jacques LAUPIES le 25 mai 2014

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L’interview d’Alexis Tsipras que nous reproduisons ci dessous est la réponse à quelques commentaires qui m’ont été adressés, au point que j’y renvoie leurs auteurs.

 

COMMENTAIRE PREALABLE A DESTINATION DE MILITANTS DITS D’EXTREME GAUCHE

La maladie infantile du gauchisme frappe beaucoup d’entre eux et un siècle après que Lénine l’eut évoquée, la plupart des attaques microbiennes qui la provoquent existent encore.

A l’autre pôle de la vie politique,  il y a bien entendu ceux qui actuellement conduisent les « affaires de l’Europe »  et sont nos adversaires communs que nous ne devons pas oublier.

« Les malades infantiles » feraient bien de se poser la question de qui sont les tsars de notre temps. Ils découvriraient que s’il peut en naître encore dans la patrie de Nicolas II, ceux ci pullulent dans nos sociétés occidentales, voire mondiales.

Mais point n’est besoin de dire cela à nos « Socialistes révolutionnaires » (1) des temps modernes. Ils le savent bien ! Mais voilà ils préfèrent rebrandir  pour faire diversion, une faucille et un marteau qu’en un temps héroïque leurs ainés spirituels avaient délaissés. Pendant que d’autres alimentent le pire danger qui soit : celui d’une abstention face à deux courants, représentatifs de deux classes qui s’opposent et s’opposeront irrémédiablement. Et que d’autres encore s’impliquent dans les démarches inquiétantes dont la façade « patriotique » a des sources bien moins glorieuse (collaboration, colonialisme, etc.)

La voie transformatrice, à laquelle je souscris personnellement, et qui consiste d’œuvrer à l’intérieur de l’Europe, en prenant appui sur les peuples victimes de la politique conservatrice (ou social-démocrate), et notamment leur immense majorité « prolétarienne » ou se retrouvent intellectuels, cadres, ouvriers, employés, cette voie sans doute encore a explorer, parait bien-être la seule issue.

Alors le chant anti européen, le cri anti euro et les tentatives de discrédit de l’histoire avec une dose un peu excessive d’anti PCF, ne m’ébranle pas et ramène, plus que jamais à les mettre en garde sur les conséquences de leur acharnement à vouloir se différencier par une opposition systématique aux Partis Communistes et autres Partis qui cherchent les voies de l’Union Populaire.

D’ailleurs cette voie ne se trace pas nécessairement en prenant appui sur les « erreurs » ou « fautes » de quelque ministre des transports communiste pris au piège entre une gouvernance social démocrate à laquelle il participait et un appui populaire suffisant dont il ne bénéficiait pas.. 

Si en politique on devait reproduire constamment les « conneries » du passé il est certain que l’on n’avancerait pas beaucoup. Mieux vaut gagner son temps à rappeler les bons coups que d’autres ont réalisés. En un temps ou la classe ouvrière et le peuple les appuyaient fortement.

(1) – Le parti socialiste révolutionnaire s’opposait (dans sa fraction majoritaire) aux bolchevicks. Ils furent vivement critiqués par Lénine et pratiquaient l’action violente. Lénine lui-même fut victime d’un attentat d’une militante de ce parti et mourut des suites de cet attentat. des controverses existent cependant au sujet des causes de sa mort.

Loin de moi l’idée de comparer deux époques bien distinctes et éloignées l’une de l’autre, mais il faut tout de même rappeler à ceux qui découvrent le mouvement ouvrier et s’y impliquent qu’il y a des comportements fondamentaux qui ont parfois une certaine similitude aussi éloignés soient-ils !

 

MAIS CE DIMANCHE VOILA CI-DESSOUS CE QUI DOIT NOUS INSPIRER

Humanité Dimanche Vendredi, 23 Mai, 2014        (auteur Marc de Miramon)

La Gauche européenne a le vent en poupe. Ses listes pourraient réaliser de très bonnes performances au Portugal, en Grèce, en Irlande et à Chypre. Et flirter avec les 10 % dans nombre d’autres pays comme la France et l’Espagne. Au total, elle pourrait multiplier quasiment par deux le nombre d’élus (35). Son candidat à la présidence de la Commission européenne, Alexis Tsipras, pointe, dans un entretien avec L’Humanité Dimanche, les trois axes que défendra son groupe.

Qu’est-ce que peuvent changer ces élections européennes, dans un climat de forte défiance et de désenchantement vis-à-vis du projet européen ? Qu’apporterait un bon score du PGE ?

Alexis Tsipras. Nous devons désavouer par les urnes ceux qui ont imposé l’austérité, non pour solutionner la dette colossale de l’euro zone, car ils l’ont aggravée, mais pour réorganiser les économies européennes sur le modèle du capitalisme néolibéral. Cette fois, le vote des citoyens européens va influencer l’évolution, non seulement de chaque pays isolément, mais de l’Europe dans son ensemble. Ces élections ont une importance historique. C’est le référendum d’une vie. Parce que l’Europe se trouve à un carrefour décisif. Ou elle continuera avec de l’austérité, du chômage et de la pauvreté pour de nombreuses années, avec moins de démocratie, ou elle changera de cap, avec du développement, de la justice et du travail décent, avec plus de démocratie. Notre sort tient dans notre vote. Et le seul vrai choix c’est nous, la Gauche européenne ou Angela Merkel. Plus forte la Gauche européenne sortira des urnes, plus profondément sera ébranlé le rapport de forces actuel en Europe qui impose l’austérité permanente. Plus forts nous serons, plus grande sera notre possibilité de négocier la fin immédiate de l’austérité et le rétrécissement de l’état social, au profit du monde du travail et de la culture dans toute l’Europe. Les premiers à se rendre aux urnes doivent être les victimes de cette crise, les jeunes et les femmes. Que les pionniers du changement en Europe soient issus des chômeurs. Parce que, dans quelques jours, nous avons une occasion qui ne se présente qu’une seule fois par génération, celle de rendre l’Europe meilleure. Nous devons la saisir.

HD. Vous avez multiplié les déplacements en Europe, comment appréciez-vous la situation économique et sociale de l’UE ?

Alexis Tsipras. La gestion de la crise a accentué la crise elle-même. Elle a aggravé le problème initial qu’elle était supposée résoudre, à savoir la dette colossale de la zone euro, tandis que parallèlement la crise s’amplifiait et passait de purement financière à sociale, humanitaire et environnementale. Et conduisait au recul de la démocratie. En quatre ans, l’Europe d’après-guerre a été déstructurée. Les conséquences de cette gestion sont visibles. Un chômage très élevé chez les jeunes frappe tous les pays d’Europe, tandis que, sous la menace du chômage, la précarité de l’emploi par la violation des droits du travail devient la règle. Il y a une pauvreté, une récession dramatique, une perte importante de revenus, un démantèlement de l’État providence et des droits collectifs, une accentuation des inégalités et la redistribution de richesses et de puissances au profit de l’oligarchie financière.

HD. Quels seront les grands axes de votre politique ? Qu’allez-vous défendre au Parlement européen ?

Alexis Tsipras. Tout d’abord, ma candidature, au nom de la Gauche européenne, à la présidence de la Commission européenne, dépasse le clivage Nord-Sud. Elle unit les peuples et les pays que la gestion de la crise néolibérale divise. La Gauche européenne a pour objectif une Europe démocratique, sociale et écologique. Nous nous battrons pour mettre en pratique la réorganisation démocratique des institutions de l’Union européenne, le remaniement écologique de la production et la réforme du cadre européen en matière d’immigration. Ce sont les trois grands axes de notre politique. Dans ce contexte : – nous soutenons l’abolition immédiate de l’austérité et des mémorandums et la relance coordonnée de l’ensemble des économies européennes ; – nous voulons une véritable Banque centrale européenne, agissant comme prêteur en dernier ressort, non seulement pour les banques mais aussi pour les États ; – nous croyons que l’Europe a besoin de sa propre loi Glass-Steagall, afin de séparer les activités commerciales et d’investissement des banques, et d’éviter cette fusion dangereuse de risques en une seule entité incontrôlée ; – nous voulons une législation européenne efficace pour taxer les activités économiques et entrepreneuriales offshore ; – nous soutenons la résolution collective, fiable et décisive de la crise de la dette de la zone euro par l’organisation d’une conférence européenne de la dette, similaire à celle organisée à Londres en 1953 pour la dette de l’Allemagne. À la place d’une Europe qui redistribue les revenus aux riches et la peur aux pauvres, nous proposons notre propre Europe de la solidarité, de la sécurité économique et sociale, de l’emploi et de la prospérité. « MA CANDIDATURE DÉPASSE LE CLIVAGE NORD-SUD. ELLE UNIT LES PEUPLES ET LES PAYS QUE LA GESTION DE LA CRISE NÉOLIBÉRALE DIVISE. »

HD. Quelles sont, selon vous, les premières mesures d’urgence à prendre au niveau de la gouvernance européenne ?

Alexis Tsipras. Libérer l’Europe de l’austérité sera une victoire au symbolisme puissant et aux prolongements politiques profonds. Par conséquent : – nous devrons retirer la Commission européenne de l’institution de la troïka, dans chaque pays où elle est en application ; – nous devrons geler les négociations avec les États-Unis sur le partenariat transatlantique de commerce et d’investissement (TAFTA) ; – nous devrons abolir le cadre institutionnel de la gouvernance économique imposé par le rapport actuel des forces politiques en Europe. Parallèlement, nous commencerons la réorganisation démocratique de la Commission européenne, en assurant la transparence de son fonctionnement, mais aussi la participation des citoyens à la prise des décisions qui les concernent, afin de faire face au déficit démocratique.

HD. Est-il possible de mettre en échec le TAFTA que vous évoquiez à l’issue du scrutin européen ?

Alexis Tsipras. Ce traité conduit à la dévalorisation de la démocratie. Nous ne pouvons concevoir un traité commercial qui donne la priorité à des investisseurs privés par rapport aux gouvernements démocratiquement élus, quand ils jugent que leurs « droits » sont touchés par un changement de la politique économique et d’investissement. Avec la Gauche européenne à la présidence de la Commission européenne il n’y aura pas d’accord commercial avec un tel contenu. Et il est évident que nous ferons appel au référendum pour des choix cruciaux pour la vie des citoyens de l’Union.

HD. Quelle est votre position sur l’euro ?

Alexis Tsipras. Comme vous le savez, l’abandon de la monnaie commune et la concurrence monétaire entre les États et les peuples de l’Europe ne sont pas notre choix. Nous ne sortirons de la crise ni par une dévaluation interne, comme le veulent les mémorandums, ni par une dévaluation monétaire. Nous sortirons de la crise par l’effacement de dettes et par un nouveau pacte social, avec un new deal européen pour financer la croissance, renforcer l’emploi et la cohésion sociale.

HD. Les libéraux européens citent l’Espagne, l’Italie et la Grèce comme des symboles de la réussite des politiques d’austérité, qu’avez-vous envie de leur répondre ?

Alexis Tsipras. Je réponds par quelques chiffres qui prouvent que l’austérité néolibérale en Grèce est un crime. Selon les éléments de la Commission européenne, la pauvreté en Grèce est hors de contrôle : 34,6 % de la population grecque est menacée par la pauvreté et l’exclusion sociale. Ce pourcentage a augmenté de cinq points durant la période 2008-2012. C’est le quatrième plus haut taux dans l’Union européenne derrière la Roumanie, la Bulgarie et la Lettonie. La pauvreté des travailleurs concerne 15 % de la population. Six personnes sur dix ne vont jamais chez leur médecin parce qu’elles n’ont pas d’argent. Trois millions de personnes, sur une population totale de onze millions, n’ont pas d’assurance santé. 40 % de la population économise sur la nourriture pour acheter ses médicaments. Selon le rapport de l’Institut du travail de la GSEE pour 2013, à la fin de l’année, le chômage a atteint le niveau de 1961, soit environ 30 %. En 2014, il atteindra 31,5 %. Le niveau de vie des citoyens s’est dégradé d’au moins 50 % par rapport à celui de 2008 à cause de la diminution des salaires, des retraites, et aussi à cause des charges fiscales. La demande intérieure a diminué de 31,3 % entre 2009 et 2013, revenant au niveau de 1999. En quatre ans d’application, le mémorandum a plongé l’économie grecque dans une récession profonde et qui perdure. Concrètement, la récession due au mémorandum a dépassé 2,2 % rien qu’en 2013, contre une récession totale de 3,3 % pour 2008 à 2009. Globalement, la Grèce a perdu plus d’un quart du revenu national d’avant la crise. Pour 2014, l’OCDE prévoit une récession de 0,3 % pour l’année et reporte la croissance à 2015 – et ça sous conditions. Ce même mémorandum a propulsé la dette publique à un niveau très élevé, sans précédent et non viable. Il l’a augmentée d’environ 50 % en pourcentage du PIB. Elle atteint aujourd’hui 176 % du PIB.

HD. Quelles leçons tirez-vous de la crise ukrainienne ?

Alexis Tsipras. L’Europe, malheureusement, expérimente à nouveau en Ukraine l’arsenal de la guerre froide. «

NOUS SORTIRONS DE LA CRISE PAR L’EFFACEMENT DE DETTES ET PAR UN NOUVEAU PACTE SOCIAL, AVEC UN NEW DEAL EUROPÉEN POUR FINANCER LA CROISSANCE, RENFORCER L’EMPLOI ET LA COHÉSION SOCIALE. » ALEXIS TSIPRAS, CANDIDAT DE LA GAUCHE EUROPÉENNE.

Elle a très vite oublié qu’elle en a été la plus grande victime. Comme elle a aussi oublié aussi que ses fondateurs l’avaient conçue pour être le garant de la paix dans l’Europe d’après-guerre. Et le chemin de la paix c’est le dialogue, pas les sanctions. C’est pourquoi nous demandons à toutes les parties impliquées, à l’OTAN, aux États-Unis et à la Russie, d’éviter tout mouvement d’escalade de la crise. Toutes les parties doivent immédiatement cesser les menaces et l’usage de la force. Et pour qu’il n’y ait pas de nouvelles annexions en violation du droit international, il faut que cessent immédiatement les opérations de la garde nationale dans l’est de l’Ukraine. Que les néonazis soient écartés du gouvernement de transition de l’Ukraine. Que les forces de l’OTAN se retirent des pays voisins de la Russie. Que les forces russes se retirent des frontières de l’Ukraine. Un nouvel Helsinki est urgent, une nouvelle conférence pour la création d’un système de sécurité collective en Europe, avec la participation de la Russie dans le cadre de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE). Une conférence sans gagnants ni perdants. L’Ukraine unifiée, éventuellement sous la forme d’une fédération si ses citoyens le choisissent, peut être un pont entre l’Est et l’Ouest. L’Union européenne n’a pas à pousser l’Ukraine à choisir un camp.

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L’Europe de la finance ça suffit ! Sortons de l’austérité en France et en Europe

Posté par jacques LAUPIES le 24 mai 2014

 

 

 

 

Emission officielle du Front de gauche pour les élections européennes 2014 avec Pierre Laurent, Jean-Luc Mélenchon et Clémentine Autain.

 

 

LA COLÈRE DES PEUPLES EST GRANDE EN FRANCE ET EN EUROPE ELLE EST LÉGITIME Après Sarkozy, Hollande et Valls inscrivent leurs choix politiques dans les pas de la commission européenne et de Merkel. En Europe comme en France, pour préserver les profits d’une minorité, la crise financière a été le prétexte pour imposer des plans d’austérité, baisser nos salaires et nos retraites, casser et privatiser les services publics. Résultat, le chômage et la précarité explosent, la vie est de plus en plus dure pour le plus grand nombre.

ROMPRE AVEC LES POLITIQUES D’AUSTÉRITÉ EN FRANCE ET EN EUROPE C’EST POSSIBLE Face à ce désastre ouvrons une autre voie. Nous proposons de mobiliser les immenses ressources disponibles dans les banques et les grandes entreprises européennes pour financer la relance sociale et écologique de l’activité. Nous proposons de reprendre le pouvoir sur la finance et de porter une nouvelle ambition de coopérations et de solidarités.

LE 25 MAI VOTONS POUR LES CANDIDATS ET CANDIDATES DU FRONT DE GAUCHE Les partis qui appliquent l’austérité font semblant de s’opposer entre eux. Mais, déjà, ils sont déjà en train de se répartir les responsabilités pour faire la même politique. En votant pour les listes Front de gauche, avec la candidature d’Alexis Tsipras à la Présidence de la commission européenne, vous pourrez dire : NON à l’Europe de la finance et de l’austérité. OUI à une Europe des peuples !

10 raisons de voter Front de gauche aux Européennes

POUR ROMPRE AVECL’EUROPE DE LA FINANCE, des banquiers et des actionnaires, qui se traduit par des politiques d’austérité. Nous voulons construire une nouvelle union coopérative et solidaire, celle de l’Humain d’abord.

POUR AGIR CONTRE LA CASSE DES DROITS sociaux et des services publics.

POUR LA DÉFENSE ET LA MODERNISATION de nouveaux projets industriels et agricoles, s’inscrivant dans un projet de transition écologique.

POUR LUTTER CONTRE LA PRÉCARITÉ DU TRAVAIL ET LA RÉGRESSION SOCIALE. Mettre fin au dumping social à l’image de la pratique des salariés déplacés, avec l’harmonisation par le haut pour l’instauration d’un salaire minimum décent dans chaque pays.

POUR CHANGER LE RÔLE ET LES STATUTS de la Banque centrale européenne, afin de la mettre au service de l’emploi et de l’investissement socialement utile, la formation, la réindustrialisation et les services publics. Pour la taxation des mouvements de capitaux spéculatifs et la fin des paradis fiscaux.

POUR L’ÉGALITÉ RÉELLE FEMME-HOMME, avec l’instauration de “la clause de l’Européenne la plus favorisée“, afin que chaque femme puisse bénéficier des lois les plus avancées dans les pays de l’Union.

POUR REJETER LE TRAITÉ DE LIBRE ÉCHANGE TRANSATLANTIQUE qui attaquerait encore plus nos droits et permettrait l’arrivée en Europe de produits ne répondant pas à nos normes sociales ou environnementales (poulet lavé au chlore, viande aux hormones…). Nous sommes pour des échanges justes avec le monde, des relations qui doivent se nouer sur un pied d’égalité et non dans le cadre d’accord qui ne favorisent que le dumping social.

POUR CESSER DE BAFOUER LA SOUVERAINETÉ POPULAIRE tant au niveau national qu’européen et mettre en place une Europe de la démocratie, où les citoyens soient consultés sur les grandes questions les concernant. Le pouvoir doit revenir dans les mains des assemblées élues et des citoyens. Nous refusons la mise sous la tutelle de la Commission européenne du budget de la Nation.

POUR REJETER LE NOUVEAU TRAITÉ EUROPÉEN imposé par Merkel qui vise à renforcer les pouvoirs de la Commission et imposer l’austérité à tous les États membres.

POUR UNE EUROPE DE LA PAIX ET DU DÉSARMEMENT. La sortie de l’alliance militaire de l’OTAN, une Europe active pour la solidarité et la coopération, pour une paix juste et durable au Proche-Orient avec la reconnaissance de l’État de Palestine.

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