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Répétition à quatre ans d’intervalle

Posté par jacques LAUPIES le 28 mai 2014

 

 

Ecrit le 14082010

Où cela va-t-il nous conduire ?

“Pour un gouvernement mondial”, c’est le titre d’un livre que je découvre et que j’ai acheté cinquante centimes d’Euros à Emmaus. Cependant je ne me le suis pas procuré par hasard car je sujet traité me préoccupe sérieusement. J’aurais volontiers pu donner quatre vingt dix huit franc pour l’acquérir lors de sa parution mais à l’époque je n’étais pas obsédé par cette idée que notre avenir passe par l’instauration d’un gouvernement mondial !

Edité en 1984 cet ouvrage de Bernard Granotier qui avait trente sept ans lorsqu’il l’a rédigé commence par une description de l’état de pauvreté sur notre planète. Situation que s’est probablement considérablement aggravée depuis.

Je n’ai jamais été indifférent à cette inégalité entre pays du nord et pays du sud. Tout naturellement mon appartenance au PCF m’a permis de m’initier à cette question et de souscrire au combat de tous ceux qui dans le monde ne se résignent pas à cette situation qui peut conduire à un recul considérable de l’humanité.

Les jeunes ne savent surement pas que la plupart des sujets abordés aujourd’hui par les médias étaient refoulés, mis à l’écart des grands débats politiques dans les années soixante.

Nous étions souvent seuls à nous préoccuper d’écologie, de drogue et de sécurité et bien entendu de la misère chez nous et ailleurs. Plus même on nous accusait de noircir, en les évoquant, ces questions qui deviennent l’apanage des bobos de tout poil (à gauche comme à droite)

Est ce à dire que l’on peut se satisfaire d’une simple adhésion à ce constat : le tiers de la planète vit dans une indécente pauvreté ? Bien évidemment non !

Mais dès lors on entre dans l’engagement qui en premier lieu consiste à combattre ceux qui organisent une paupérisation absolue évidente ou relative que permettent les progrès technologiques et scientifiques.

En second lieu à combattre ceux qui la subissent mais en acceptent les origines et les conséquences, ou s’en accommodent installés dans des conforts plus ou moins conséquents.

Confort parfois dérisoire, inutile et superflu qu’ils doivent en fait au pillage de la planète, organisé au nom du sacré saint profit d’une extrême minorité. Des conforts acquis notamment parce qu’en un temps leurs aînés, ne l’oublions pas, ont lutté pour les obtenir.

Les uns et les autres cependant ne manquent pas aujourd’hui d’arguments pour démolir les solutions et pensées généreuses qui viennent perturber leur quiétude enrobée dans une cécité souvent volontaire. Forme de refoulement qui ne manque pas de provoquer, chez eux bien entendu, des névroses dont ils ne soupçonnent pas toujours les causes morales ou religieuses et encore moins les fondements socio-économique.

Les nuits sans sommeil de tous ces « modérés » n’ont pas seulement pour origine l’âge ou la mauvaise nourriture !

La lutte des classes n’a d’issue favorable que pour celles d’entre elles dont les membres ont le plus conscience de leur appartenance. La bourgeoisie de ce point de vue est nettement en avance, même lorsqu’elle court à la catastrophe, elle sait se prémunir du pire : la perte de ses privilèges !

La classe ouvrière marque de nos jours un certain retard de ce point de vue et elle le paie cher. D’autant qu’une bonne partie se fourvoie dans l’une des formes organisées d’essence bourgeoise la plus extrême (le populisme, le nationalisme berceaux du totalitarisme) Mais elle ne peut, cette classe ouvrière, faute d’un grand parti révolutionnaire conduire un combat cohérent. Il y a des causes bien connues à cela : la désindustrialisation, l’éclatement des grandes entreprises, nationalisées ou pas, l’armée de réserve des précaires et des chômeurs.

Quant  aux autres catégories du prolétariat, devenues très nombreuses dans ce que l’on baptise « le secteur tertiaire » (employés et techniciens d’exploitation) parfois sécurisée dans la fonction publique, parfois soumise à l’insécurité du privé mais prises dans l’étau de l’idéologie dominante, elles vivent dans l’isolement soumises aux influences des réformistes de tous poils.

A l’extrême un sous prolétariat marginalisé, vivant d’assistance, connait les affres de l’insécurité ce qui ne contribue pas à sa prise de conscience politique.

Donc les forces du prolétariat en général (j’entends par des salariés non auxiliaires du patronat) perdent de leur crédibilité et la tendance à l’action parcellisée s’affirme en tant que conséquence du repli social ou individuel.

Ce phénomène s’accentue quand les éléments potentiellement les plus efficaces (en l’occurrence les partis politiques dits progressistes) ne sont plus en mesure d’organiser la résistance aux coups de boutoirs d’un adversaire maître du jeu par son pouvoir économique et donc financier et médiatique.

Le recours aux apparences devient un instrument des idéologies réactionnaires (retour à des “valeurs” économiques, sociales, morales n’ayant plus cours mais dont la société moderne peine à se débarrasser) Les partis conservateurs et la fraction libérale des partis réformistes,  ceux qui ne remettent pas en cause le système, sont orfèvres en la matière. L’un de leurs atouts majeurs et d’entretenir un phénomène de peur généralisée.

Ainsi ils n’ont d’autres ressources puisqu’étant au pouvoir, ne pouvant échapper aux mécontentements à l’égard de leur politique, que de détourner le peuple de ses aspirations sociales. Ainsi tout devient bon pour faire diversion, pourvu que cela fiche la trouille ou compense quelques frustrations réparables à peu de frais !

 

Le texte ci-dessus, légèrement remaniés dans sa forme ce jour, date de 2010. Pris de court et le retrouvant par hasard je le ressers à nouveau. Depuis nous avons changé de gouvernement et une certaine déliquescence de la politique se manifeste au lendemain des élections européennes. Mais la question demeure sur ce constat « où cela nous conduit-il ? » et une autre apparaît « N’est-il pas grand temps de construire ou reconstruire une grande organisation au sein de laquelle le marxisme serait un élément de réflexion et de méthode où seraient entendus les intellectuels progressistes et les travailleurs dans leur masse ? »

 

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