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L’exemple grec et le débat sur l’Europe

Posté par jacques LAUPIES le 20 mai 2014

 

 

On peut toujours considérer que la progression de l’influence de la gauche radicale Syriza en Grèce (équivalent du Front de Gauche en France) s’explique par une aggravation sans précédent des revenus du travail dans ce pays, laquelle favorise une prise de conscience éclairée de l’échec de la droite et du parti socialiste grec.

Je dis éclairée car si cela se produisait dans notre pays, la grande question qui nous est posée est précisément de savoir pourquoi le Front National est susceptible de capter un mécontentement en  grande partie de même origine sociale et d’une ampleur préoccupante.

Ce qui pose une autre question, sans doute aux élus politiques de la « vraie gauche », mais également et surtout aux électeurs en général : doit-on attendre une catastrophe de retour à une droite encore plus à droite avec le concours du Front National pour réagir ?

Une telle attente, une telle passivité serait mortifère. D’autant que le scrutin du 25 mai offre la possibilité d’une nouvelle orientation européenne pour refonder l’Europe et ses institutions.

Ceux qui ont écouté l’émission « Mots croisés » sur la 2, hier soir, ont pu déceler que l’Europe peut faire un bond en avant vers plus de démocratie. Encore faut-il donner plus de force aux Partis de la Gauche Européenne et donc à ses candidats dans notre région électorale, représentée par la liste conduite par Marie Christine Vergiat.

En rejetant l’Europe sans poser la question d’une autre Europe possible, et sans y croire, le risque est grand de voir les nationalismes renaître ou une prépondérance étatsunienne, à laquelle nous n’avons rien à gagner, se renforcer s’imposer.

 

 

Grèce: percée de Syriza aux élections locales

Lundi, 19 Mai, 2014
L'exemple grec et le débat sur l'Europe dans POLITIQUE
Ce dimanche, de nombreux Grecs étaient appelés à voter dans 325 municipalités et 13 régions. Le parti de gauche Syriza s’est affirmé comme la première force politique dans la région d’Athènes, qui compte un tiers des électeurs grecs.

Dans la région de l’Attique qui compte trois des dix millions d’électeurs du pays, la candidate de Syriza Rena Dourou arrive en tête pour le poste de préfet avec près de 24% des suffrages. Le candidat de la gauche anti-austérité Gabriel Sakellaridis à la mairie d’Athènes, est lui en position de se maintenir au second tour avec 20%, soit un point de retard sur le maire sortant soutenu par le Pasok, Georges Kaminis. Pour la première fois dans la capitale, la droite de Nouvelle Démocratie ne sera pas au second tour. En revanche, le candidat et porte-parole du parti néonazi Aube dorée, Ilias Kassidiaris, arrive en quatrième position avec un score inquiétant de 16% malgré son inculpation, comme la plupart des parlementaires du parti, pour participation à « une organisation criminelle ».

Le succès de Syriza s’amplifierait encore pour les Européennes, selon un sondage à la sortie des bureaux de vote pour l’hebdomadaire Vima. La gauche anti-austérité réaliserait dimanche prochain aux européennes 27,4% contre 22,7% pour la droite qui arriverait en deuxième position. Le scrutin des Européennes coïncide avec le second tour des élections locales, ce qui offre de beaux espoirs pour Syriza qui se maintient dans cinq régions. Huit provinces sont actuellement détenues par le Pasok qui limite la casse au niveau local, alors que les intentions de vote au niveau national et pour les européennes le font apparaître en chute libre.

Avec jusqu’à 9 % des voix au niveau national, et 10,6% dans l’Attique, le KKE se dit satisfait et double son score depuis les législatives de 2012. Il devrait être en mesure de se maintenir au second tour dans plusieurs municipalités.

Un espoir pour les Européennes

Pour Syriza, un tel succès est un signal fort. « Les gens ont, avec leur vote, ouvert une nouvelle voie pour le gouvernement local » s’est réjouit Alexis Tsipras, président de Syriza. « Les élections du 25 mai seront le référendum qui n’a jamais eu lieu sur la politique d’austérité. Ce sera le votre grâce auquel notre pays va retrouver la dignité et une voix en Europe « . Notre pays va envoyer un signal fort à l’Europe et au monde, et la participation sera élevée, plus fort sera le message. Et ce message est: la Grèce n’appartient à personne sauf à ses citoyens. Ils ont le droit de définir leur politique avec comme premier critère le bien communs et les intérêts et les besoins de sa propre population. »

Le secrétaire national du PCF Pierre Laurent s’est réjoui des résultats de Syriza. « C’est un premier pas vers une bonne implantation locale qui sera déterminante pour protéger les populations de l’austérité et renforcer la solidarité de proximité. C’est également un bon signe pour les échéances politiques du week-end prochain. Tout indique que Syriza peut remporter les élections européennes dimanche. C’est un formidable encouragement pour toutes les listes qui, en Europe sont rassemblées derrière la candidature d’Alexis Tsipras à la Présidence de la Commission européenne. Nous pouvons être la bonne surprise du 25 mai! ».  Jean-Luc Mélenchon a également promptement salué le succès de Syriza. « Pour la première fois en Europe a craqué la chaîne libérale qui étouffe les peuples, celle de la complicité de la droite et du PS pour appliquer ensemble les politiques d’austérité. A Athènes et sa région, notre Front de Gauche grec passe en tête ! Jour historique. L’effet domino peut commencer en Europe. Enfin du neuf, enfin autre chose que l’alternative entre le soi-disant « vote utile » et l’extrême droite. Les élections européennes peuvent tout accélérer sur le continent. Nous travaillons à en faire l’évènement français de l’autre gauche européenne. »

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Une Réponse à “L’exemple grec et le débat sur l’Europe”

  1. upr13200arles dit :

    Bonjour,

    Il est assez incroyable que vous continuez a croire a « l’autre europe ». J’aimerais vous dire que pour cela il faut changer les traités européen et que pour changer les traités européen il faut l’accord des 28 membres.

    Maintenant que cela est dit, il faudrait donc que dans chaque pays de l’UE il y est un parti « front de gauche » qui soit au pouvoir afin que « l’autre europe » celle du front de gauche soit possible.

    Maintenant nous allons faire un petit calcul de probabilité pour que cela arrive :

    Partons sur la probabilité que chaque parti front de gauche dans chaque pays de l’UE est 15% (chiffre quand même élevé au vue du nombre de partis politique dans chaque pays) de chance d’accéder au pouvoir dans chaque pays, statistiquement cela fait 0,15 a la puissance 28 cela fait 0,00000000000000000000000000000000000(vraiment trop de zéro j’arrête là…)1, ce qui fait en terme de « temps » une chance que cela puisse ce passer 1 seconde tout les 37 trillions d’années…

    Vous compter encore donc nous prendre pour des imbéciles longtemps?

 

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