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Harvey Milk

Posté par jacques LAUPIES le 19 mai 2014

Je n’avais pas vu ce film sorti pourtant en 2008 et qui n’aurait pas dû m’échapper. D’autant que le sujet traité ne m’était pas totalement étranger !

Mais à vrai dire je ne me suis jamais passionné pour la cause des gays même si je l’ai trouvé au fil du temps éminemment juste et s’intégrant plus globalement dans la lutte pour la tolérance. Encore que le mot tolérance a une signification porteuse d’une certaine condescendance qui ne me convient pas trop.

Lorsque l’on a déjà traversé un bout de vie assez conséquent on peut toujours se risquer à un bilan concernant l’évolution des mœurs, sur le plan sexuel en particulier. En se livrant à cet exercice il est vrai que l’on prend le risque inévitable de se situer soi-même dans cette évolution. Et là, bien entendu ce sont des tas de mots qui viennent à l’esprit, souvent contradictoire du genre : autosatisfaction ou regrets, franchise ou hypocrisie, réussite ou échec, vérité ou mensonge, ouverture ou blocage, etc.

Avons nous vécu dans un monde tolérant ou au contraire bourré de tabous ?

Les réponses ne peuvent-être les mêmes pour tous. Tout dépend quels pays j’ai fréquentés, quelles villes j’ai habitées,  dans quels milieux sociaux j’ai évolué et qui cela m’a permis de rencontrer de mon enfance jusqu’à ce jour. Quelles expériences, recherchées ou subies j’ai pu avoir qui ont influé mon comportement ?

Chaque parcours est tellement particulier qu’il est difficile de s’identifier à tel ou tel comportement et de ce fait il parait bien difficile d’appartenir à un groupe dans une osmose totale, comme on tend souvent à nous le suggérer.

Le film dont le propos est fort heureusement de défendre la liberté de chacun selon le sacro saint principe qu’il ne porte atteinte à celle des autres échappe à tout amalgame et parfois même les dénonce. Mai dénoncer un amalgame n’est ce pas déjà prendre parti contre quelque chose que l’on ne connaît pas ?

L’homosexualité, chacun le sait, a eu dans l’antiquité une reconnaissance, dont il ne faut pas oublier qu’elle s’exerçait dans une société de classe ou maîtres et esclaves entretenaient des rapports qui avaient un fondement économique de nature à en fausser un exercice naturel. Ce fait malgré les évolutions sociales n’est pas sans incidence sur nos vies.

Il n’empêche que la possibilité d’amour entre deux êtres de même sexe, tout comme entre des êtres de générations très éloignées, ce qui n’est pas l’apanage des gays et des lesbiennes, est bien une réalité.

Qu’une grande partie de la population ne l’accepte pas, sous la pression  des traditions qu’entretiennent essentiellement des trois religions monothéistes, mais sous leur influence sans doute d’autres courants, est aussi une autre réalité.

Alors bien entendu il aura fallu et il faudra encore que des voix s’élèvent et que des foules se mobilisent pour reconnaître à chacun de nous dans un espace le plus grand possible que soit reconnue cette liberté.

Le film dépeint ce combat qui n’était pas évident de mener dans les années soixante dix. Mais l’on aurait bien tort de croire à quarante ans d’intervalles qu’il est terminé, que ne demeure pas encore une vision caricaturale et pernicieuses de ce que l’on présente comme des « minorités sexuelles ».  A n’en pas douter l’image  que donnent parfois certains films, parfois les manifestations provocatrices militantes n’aide pas toujours à  défendre une cause de plus en plus considérée comme légitime. Mais elles ont été nécessaires. Dans ce domaine comme dans celui de l’égalité sociale, sans combat de masse, le progrès est impossible.

Le mariage homosexuel qui est le copie coller d’une certaine conception de l’institution de la vie à deux et de la famille constitue un pas en avant pour la reconnaissance de droits identiques à  des couples quelle que soit leur association sexuelle. Mais demeurent encore bien des interdits à lever pour que s’épanouissent adultes et enfants, pour une conception ouverte de la famille à la fois refuge éminemment protecteur à sauvegarder pour tous mais qui en même temps porte en elle des aliénations dont il faudra bien la débarrasser.

« Harvey Milk » et c’est son grand mérite, est un film qui ouvre ou poursuit une réflexion mais il reste encore beaucoup à faire.

Peut-être y reviendrons nous !

 

http://www.toutelatele.com/harvey-milk-le-film-militant-aux-critiques-dithyrambiques-59870

 

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Mots-clés : arte |  cinema |

Militant de la cause homosexuelle et premier Américain ouvertement gay à être élu dans des fonctions officielles, Harvey Milk est une personnalité qui avait déjà fait l’objet d’un documentaire (The Times of Harvey Milk), lauréat d’un Oscar en 1985. En novembre 2008, sortait aux États-Unis le biopic Milk, à l’occasion de l’anniversaire des 30 ans de la mort de l’homme politique, mais également trois semaines après l’élection de Barack Obama.

Un contexte important puisque l’œuvre de Gus Van Sant a particulièrement  fait écho avec l’actualité. À l’écran, le héros tente ainsi de mettre en échec  une proposition de loi, la Proposition 6, pour interdire l’exercice des métiers de l’enseignement aux homosexuels. Au même moment, la gauche hollywoodienne, elle, se mobilisait contre la Proposition 8, visant à faire entrer dans la Constitution une interdiction au mariage entre personnes de même sexe.

Le long-métrage avec Sean Penn, Josh Brolin, Emile Hirsch et James Franco, diffusé ce dimanche 18 mai dès 20h45 sur Arte,  a particulièrement séduit la critique. Nommé aux Césars comme « Meilleur film étranger », il a également été récompensé par deux Oscars, ceux du « Meilleur Acteur » et du « Meilleur scénario original » pour le travail de Dustin Lance Black.

Ce dernier, connu jusqu’alors pour avoir travaillé sur la série Big Love, a également coécrit d’un autre biopic, Pedro, consacré à Pedro Zamora, ancien participant de The Real World, mort du sida à 22 ans. En août 2013, ABC a fait appel aux services de Dustin Lance Black pour développer une minisérie sur l’histoire de la lutte pour les droits des homosexuels.

 

 

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