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Première impression sur un débat européen retransmis par LCP

Posté par jacques LAUPIES le 16 mai 2014

Quelques « spécialistes » en direct pour présenter le débat. Comme toujours de même tendance dans leurs commentaires.

Finalement la crainte d’assister à un débat peu captivant s’est avéré injustifiée car malgré un assez grand nombre de questions qui nécessitaient des réponses courtes allant à l’essentiel, les candidats ont mis en évidence la politique qu’ils proposaient.

Rappelons que les invités à ce débat représentaient les grandes formations politiques européennes la droite avec le PPE, les socialistes avec les sociaux démocrates allemands, les libéraux, les verts et le Parti de la Gauche européenne (dont nous soulignerons qu’il est présidé par  Pierre Laurent)

Difficile de traduire toutes les interventions mais nous avons retenu quelques idées où position avancées par chacun de ces candidats. J’indiquerai que personnellement  j’ai apprécié  cette forme de confrontation entre cinq grands courants politiques européens globalement représentés dans notre pays par l’UMP (PPE), le PS (Sociaux démocrates), l’UDI et le MODEM (libéraux), EELV (Verts), le Front de Gauche (Parti de la gauche européenne) D’autant que les chaînes généralistes françaises nous en privent tant sur le fond que sur la forme, notamment en ce qui concerne la représentation des candidats.

Jean Claude Juncker (PPE), nous sert encore une fois la nécessité de tenir compte de la  dette qui serait seule responsable de nos maux, qu’il faut rembourser. Il déresponsabilise les banques, il aime la Grèce (on en pleurerait) défend l’accord de libre échange avec les Etats Unis, veut plus de sanctions contre la Russie. Il faut dire non à Poutine. Revendique une politique commune entre les pays concernant l’immigration. Ne pas réduire les budgets d’aide au développement, ce qui est un argument pour freiner l’immigration et que depuis qu’il dirige l’Europe il n’a guère fait évoluer.

Guy Verhofstad (libéral) veut plus d’Europe. Accuse les politiques et pas les banques. Sur l’Ukraine indique : que vaut l’Europe si elle échoue en Ukraine. Il faut mettre en place des sanctions très sévères contre la Russie. L’Union Européenne doit jouer un rôle positif dans la liberté de la presse, des religions. Il ne faut pas s’immiscer dans les questions  concernant revendication d’autonomie régionaliste. Il faut lutter contre la corruption

Ska Keller(verts) Nous aurons des emploi durables  si nous investissons dans les énergies renouvelables, veut arrêter la spéculation, veut réglementer le banques et les marchés financiers, accuse Juncker de négocier avec les américains en catimini,. Sur les symboles religieux, il ne faut pas réglementer sauf dans les lieux publics, respecter la liberté d’expression. Il faut reconnaître l’immigration légale. Corruption : dénonce les groupes de pression. Les espagnols ou les écossais doivent pouvoir choisir leur autonomie ou pas !

Martin Schulz le socialiste ne remet pas en cause la  BCE, voit les choses autrement. Il évoque la lutte contre la fraude  fiscale qu’il faut renforcer, l’union bancaire pour mieux contrôler les banques, pense qu’il faut une autre Europe. L’union européenne doit appuyer les pays d’Europe centrale, rendre possible les élections. Concernant l’autonomie de l’Ecosse et de la  Catalogne, l’Union Européenne n’a pas  à se déterminer  sur le choix de ces peuples. Il faut un système d’immigration légale

Alexis Tsipras (gauche européenne radicale) : Il faut stopper l’austérité avec l’effacement de la dette et une nouvelle croissance, dénoncer la nouvelle logique des dirigeants actuels en dépassant les risques de détruire la politique européenne qui ouvre une plaie avec l’Ukraine, le peuple ukrainien  doit se déterminer, il ne faut  pas d’intervention de l’Europe et de la Russie. Il faut respecter les  règles  constitutionnelles en matière de symboles religieux. Droit d’autodétermination des peuples forme fédérale en Espagne comme en Ukraine. Il faut revoir les politiques d’immigration.

Ce sont la quelques notes que j’ai pris en écoutant le débat et elles n’ont pas la prétention, loin de là, de le traduire exactement. En espérant que nous pourrons le retrouver en vidéo

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Le physique est avantageux, les idées sont connues, parfois en convergence avec la gauche européenne, c’est Ska Keller la candidate des verts.

 

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Tout aussi avantagé physiquement Alexis Tsipras a du séduire les électeur du Front de Gauche puisqu’il a développé l’essentiel de leurs propositions. Grec il sait de quoi il parle quand  il combat le politique d’austérité des dirigeants actuels

 

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Certains diront qu’il a le charme des hommes murs, mais vraiment sa politique ne nous a pas charmé ces dernières années. La droite européenne n’a rien à envier à la droite française…

 

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Martin Schutz. Un socialiste allemand qui ressemble à certains socialistes français. Il avance quelques idées racoleuses (le SMIC pour l’Europe). Qui pourrait s’en plaindre s’il s’en donne les moyens mais côté BCE ou encore Accord de Libre Echange on ne voit poindre aucun objectif de contestation  de la soumission aux marchés financiers.

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 Guy Verhofstad, premier à droite sur la photo, pas très convaincant malgré une certaine force d’expression

 

 

PARU DANS L’HUMA

 

Européennes. Un débat utile snobé par les grands médias

 

Jean-Paul Piérot

 

Vendredi, 16 Mai, 2014

 

Première impression sur un débat européen retransmis par LCP dans POLITIQUE
Par Jean-Paul Piérot. Lors du débat organisé entre postulants à la présidence de la Commission européenne, Alexis Tsipras a porté le fer contre la politique d’austérité. Une rencontre importante, boudée par le service public France Télévision.

« Je suis Alexis Tsipras, candidat de la Gauche européenne et je viens de Grèce. Mon pays a été choisi comme cobaye pour l’austérité la plus dure. Ses résultats, je ne les souhaite à personne de les vivre, je le les souhaite à aucun autre peuple ». D’emblée, jeudi soir au Parlement européen à Bruxelles, le leader de Syrisa, a porté le fer contre la politique d’austérité dès les premières minutes du débat auquel il participait avec les quatre autres postulants à la présidence de la Commission européenne  : le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker (Parti populaire Européen-droite), le libéral belge Guy Verhofstadt, le social-démocrate allemand Martin Schulz et sa compatriote écologiste Ska Keller. Cette unique confrontation à l’échelle européenne entre les chefs de file des grandes familles politiques représentées au Parlement européen avait  été boudée par le service public France Télévision, au prétexte qu’un échange à cinq voix, en traduction simultanée n’était pas un « événement télévisuel ». Ses responsables, en d’autres termes, semblent préférer les matchs de catch entre deux champions présélectionnés par leurs soins, avec si possible l’incontournable Marine Le Pen. En l’occurrence, la galaxie de l’extrême droite et du populisme ne présentant de candidat au remplacement de José Manuel Barroso, le débat aurait-il perdu tout intérêt aux yeux des responsables de France Télévision ? Toujours est-il que sa diffusion fut « reléguée » aux chaînes d’informations et parlementaires, qui ont eu l’opportunité de démontrer qu’un débat portant sur les questions de fond pouvait être intéressant.

Les échanges ont parfaitement montré les lignes de partage et les oppositions sur les politiques d’austérité. Bien sûr personne n’a défendu cette tragédie sociale, selon le terme de Tsipras, on a même entendu Jean-Claude Juncker visiblement sur la défensive s’agacer du mot « austérité » s’emporter « Nous n’avons pas aidé les banques pour les beaux yeux des banquiers » et assurer « j’ai tout fait pour la Grèce ! »  Aussi bien lui-même – « nous avons accumulé dettes et déficits, il nous faut continuer larigueur »- que Guy Verhofstadt «On ne peut s’endetter davantage »  n’ont eu de cesse que de défendre l’orthodoxie financière. De son côté, oubliant le temps d’un débat la cogestion européenne entre la droite et les sociaux-démocrates, Martin Schultz a regretté que l’on ait taillé dans les budgets publics, a critiqué les banques qui spéculent, réclamé des taux d’intérêts bonifiés pour les PME, souligné l’importance de la fraude fiscale. Ska Keller a prôné la création d’emplois dans le cadre de la transition écologique, dans les énergies renouvelables. « On ne sortira pas du chômage de masse sans remettre en cause la politique d’austérité », a démontré Alexis Tsipras, proposant l’effacement d’une partie des dettes publiques.

L’Union européenne souffre d’une grave crise de confiance. «  Nous voulons sauver l’Europe en la changeant » a lancé Alexis Tsipras, pour qui les responsables de l’euroscepticisme sont les partis au pouvoir dans les institutions de l’UE ». Ska Keller a dénoncé le secret et le huis-clos qui entourent les négociations sur le traité transtlantique. Pour Martin Schulz, il faut regagner la confiance de l’immense majorité des Européens qui gagnent entre 1000 et 2000 euros. Les élections européennes doivent déterminer le choix de qui présidera la Commission. Il serait inconcevable qu’il en soit autrement, ce qui fit dire à Martin Schulz que le futur président de la Commission se trouvait dans la salle. Une exigence justifiée, même si évidemment il pensait à lui-même. Cependant, la voix qui fit la différence, jeudi soir dans l’enceinte du parlement européen, venait de Grèce, de ce pays où socialistes, conservateurs et libéraux ont toujours  affirmé qu’il n’y avait pas d’alternative à l’austérité.

 

 

 

 

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