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Socialistes osez la révolution !

Posté par jacques LAUPIES le 1 mai 2014

Ce n’est qu’une boutade, enfin presque !

Depuis des mois, des années, voire bientôt des siècles les socialistes sont tiraillés entre gérer les affaires du capital et un semblant (souvent sous la pression populaire) de transformations allant dans le sens du socialisme.

Il faut bien le dire la première option généralement l’emporte. Est ce à dire qu’un socialiste est dénué de toute conviction conduisant à satisfaire les besoins des peuples, à en conclure que seule l’appropriation par la collectivité nationale des grands moyens de production peut le permettre.

Je ne peux le croire pas plus que je ne peux croire qu’un républicain libéral ait oublié les œuvres de Rousseau ou de Diderot, les discours de Saint Just ou de Robespierre, et de tous ceux qui ont suivi durant plus de deux siècles pour rappeler que l’intérêt général prévaut sur celui des particuliers surtout lorsqu’il s’agit des possédants !

Alors pourquoi sont ils si peu enclins à le rappeler et à agir en conséquence !

Ce n’est tout de même pas parce que dans leur esprit demeure encore une parcelle du réflexe de cet animal qui grogne dès que l’on touche à son os, qui est prêt à égorger celui qui vient pisser sur son territoire et sauter la femelle de son enclos ?

Non je ne peux pas croire que l’homme puisse être prisonnier de cet atavisme que dissimulerait une enveloppe culturelle arrachée depuis des millénaires à la nature. Je laisse cela aux pessimistes, à tous ceux qui, au point de souscrire aux thèses de partis s’inspirant de cette loi naturelle incontournable, plient en définitive sous la loi de la jungle. Loi qui nous assujettirait et que seules les  religions messagères d’une divinité quelconque pourraient rendre inopérante.

Qu’est ce qui peut finalement faire considérer, aux élus du peuple se réclamant de la justice tout court, de la justice sociale, de la nécessité du partage, qu’ils soient animés par des cultures judéo-chrétiennes, des courants se réclamant de l’agnosticisme ou de l’athéisme, que l’on doit se plier aux règles d’un système impitoyable et qui doit son existence à la cupidité des uns, à l’exploitation des autres.

Qu’est ce qui les conduit à des compromissions, des reculades, d’hypocrites argumentations pour les justifier ? Un confort relatif calqué sur  l’envie ou plus simplement suscité par la peur ? Sans doute un peu des deux !

Mais je me rassure en pensant que la course à ce misérable confort de foules d’individus qui sont déjà relativement bien pourvus (selon les critères du milieux auxquels ils appartiennent), n’épargne aucun des porteurs d’idéologies les plus généreuses, d’où qu’ils viennent ! Que le phénomène d’assimilation, d’intégration au groupe sur des bases de renoncement, d’abandon, prévaut sur le constat et le refus des inégalités meurtrières qui appellent à la révolution.

Je me souviens de cette pièce vue au festival d’Avignon  où l’auteur dépeignait un milieu, sans doute en référence à  l’intelligentzia communiste tchèque (l’auteur de la pièce étant Vaclav Havel) et où le personnage principal interprété par Pierre Arditi naviguait parmi une faune de purs produits d’un régime supposé totalitaire, installés précisément dans ce confort.

A vrai dire, n’étant pas dupe des intentions de l’auteur, j’avais apprécié la pièce tout simplement parce que, les comportements décrits étaient transposables dans n’importe quelle société et plus particulièrement à celle au sein de laquelle je vivais.

Je pense que les choses n’ont guère évolué depuis.

Mais après tout, comme je l’indiquais ce matin en vendant le muguet, à une de ces nombreuses victimes extrêmes du système qui n’avait même pas les 5 euros pour acheter un pot, globalement, nous n’avons que les élus et dirigeants que mérite notre inaction.

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Heureusement la nature a tout de même sa beauté, surtout quand les jardiniers nîmois  lui donnent un coup de main

 

Alstom : l’indépendance industrielle plutôt que le choix entre la peste et le choléra

 

Face au projet de démembrement d’Alstom au profit de l’américain Général Electric, le gouvernement tente une opération avec l’allemand Siemens. Cet emballement ne doit pas se conclure par un choix entre la peste et le choléra. Pour l’intérêt de la France et des salariés du groupe, il faut refuser de laisser partir un fleuron industriel stratégique hors du territoire national.

Le gouvernement français n’a pas à accepter que l’issue des enjeux industriels et stratégiques autour d’Alstom se résument à arbitrer entre deux OPA. L’Airbus industriel énergétique européen évoqué ces dernières heures pour contrer Général Electric, aura comme conclusion un Siemens de l’énergie, déconnecté de la branche transport qui n’y résistera pas. Il s’agit donc d’un marché de dupes.

Il existe une alternative : la constitution d’un grand pôle public de l’énergie et des transports, seule garantie de l’indépendance industrielle de la France. La question de la nationalisation d’Alstom est posée. Elle est possible : de grands clients du groupe comme EDF, la SNCF, la RATP, AREVA, pourraient souscrire au capital d’Alstom dans le cadre de nouvelles conventions de coopérations stratégiques, industrielles et financières favorables à l’emploi et à l’efficacité sociale.

 

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