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1 – Il y a eux et nous ?

Posté par jacques LAUPIES le 11 avril 2014

Nous les communistes, eux  tous les autres. Qui sont-ils ? A Quoi servent-ils ? Et comment trouver des alliances pour ne pas rester isolés dans les actions et les élections ?

Dire que nous sommes seuls face aux autres peut paraître choquant mais après tout si l’on situe le combat politique comme étant un affrontement de classe dont l’enjeu est avant tout économique, si on admet la réalité de l’existence de celles-ci, en gros on a d’une part une poignée de groupes qui disposent de la richesse et en face 95 % de la population répartie en différentes couches qui subissent les conséquences de cette appropriation des richesses, ne serions-nous pad les seuls à disposer de la solution ?

C’est bien dans ce rapport qu’est le fond de la contradiction qui mine notre société. On pourrait dire nos sociétés à l’échelle planétaire. A tel point que 67  groupes  disposent, comme l’indiquait un parlementaire dans un débat télévisé, de  la moitié de la richesse de la planète.

Mais évidemment il y a, parmi les milliards d’êtres humains qui sont de ce fait spoliés, des classes et des catégories qui, de part leur position dans le système de production, souffrent plus ou moins directement de cette incroyable inégalité. Il en résulte des attitudes et affrontements dont les principaux organisateurs sont les partis politiques. C’est bien connu. Ces affrontements politiques traduisent des affrontements d’intérêts souvent contradictoires irrémédiablement mais aussi parfois, derrière les apparences, complémentaires.

Il résulte de cette vision, de cette conception du monde, des idéologies qui peuvent déterminer des choix et des propositions politiques et que traduisent les partis.

Qui donc sur cette base, sur cette vision très concrète, peut oser s’octroyer le droit et la prétention de dire nous représentons les 95 % contre les 5 % ?  En s’attribuant du coup la représentation d’intérêts les plus divers des classes et couches sociales tout aussi diverses constituant les 95 % !

Ce qui nous autorise à le prétendre c’est que le communisme est la seule réponse au dépassement des contradictions exposées. Parce qu’il   part de ce simple principe que  la nature est  »nourricière » en elle même et que l’homme ne fait que la transformer grâce à son travail, pour en vivre. Elle ne peut de ce fait être morcelée, distribuée, achetée, par les uns qui s’octroient en même temps l’utilisation de la force de travail nécessaire pour la transformer. Elle ne peut être que la propriété de tous.

Le communisme pour notre société ? Direz vous ! C ‘est lancer le bouchon un peu loin et même si on est d’accord sur le projet, ce n’est pas pour demain ?

Sans doute mais ce but « final » (rien n’est final), s’inscrit dans notre démarche quotidienne et permanente et c’est bien la ce qui nous différencie de tous les autres partis. Cela justifie aussi que nous souhaitions être l’émanation de la classe ouvrière qui demeure au cœur de l’exploitation du travail. Cela justifie que nous cherchions à rassembler d’autres couches exploitée ou « s’auto exploitant » (commerçants, artisans, professions libérales, agriculteurs petits ou moyens, etc.)

Certes d’autres organisations politiques que l’on range à gauche et parfois même à droite semblent prendre la défense de l’intérêt général des 95 % évoqués plus haut mais en fait ils ne font que suggérer des politiques d’aménagement du système d’exploitation et non sa remise en cause. Il en résulte comme c’est actuellement la cas du PS et hier, et demain, de l’UMP et de l’UDI, pour ne citer que les plus représentatifs électoralement, de faire peser un peu plus sur l’immense majorité les conséquences de la recherche effrénée du profit destiné aux actionnaires. Ils ne mettent pas en cause le capital au point de vouloir sa disparition !

Quant au Front National il n’a d’autre objectif, pour l’instant, que de canaliser, les mécontentements, en attendant de les enfermer dans un libéralisme  dont la contestation n’est évidemment que façade. Il suffit de constater, comme nous venons de le faire pour la campagne des municipales, et comme nous allons le constater pour la campagne des européennes, que Marine Le Pen pratique, comme lui a dit un journaliste, ce soir dans l’émission « Des paroles et des actes » , »un mélange de genre » qui l’a conduit à une démagogie gauchisante, conjuguée à une reformulation du discours extrême-droitier (par exemple retour au droit du sol avec l’incitation, à la division d’origine xénophobe)

On pourrait aussi évoquer notre « solitude politique » y compris dans nos alliances avec des forces qui tiennent le discours du changement et constituent une étape nécessaire vers de plus grands rassemblements. Mais cela mériterait d’autres développements et nous y reviendrons car la également il y a eux et nous !

Mais souvent la victoire politique, qui prend appui sur le nombre, passe par la solitude…Et puis un parti se fonde sur d’abord sur un rassemblement qui rompt avec l’autre solitude, celle de l’individu.

 

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Donner un prolongement politique aux luttes syndicales une nécessité pour le PCF

 

Les 67 plus riches possèdent autant que les 3,5 milliards plus pauvres

Inégalités
Jeudi, 10 Avril, 2014
RSA, hébergement d'urgence, CMU... Les mesures Ayrault contre la pauvreté
Les 67 personnes les plus fortunées de la planète possèdent autant de richesses que la moitié la plus pauvre de la population mondiale. Les inégalités se sont à nouveau aggravées, estime mercredi l’ONG Oxfam, qui exhorte le FMI et la Banque mondiale à agir.

« Les inégalités extrêmes se sont aggravées », constate l’organisation de lutte contre la pauvreté dans un communiqué. C’est que l’année dernière, le club des ultra-riches possédant autant que  les 3,5 milliards d’humains les plus pauvres comptait 85 membres. Il n’en faut plus que 67. L’ONG Oxfam interpelle  le Fonds monétaire international et la Banque mondiale, qui tiennent leur assemblée générale cette semaine à Washington. « Le président de la Banque Jim Yong Kim et la directrice générale du FMI Christine Lagarde ont abondamment parlé des dangers posés par l’explosion des inégalités. Cette semaine, nous devons voir des actions concrètes pour appuyer cette rhétorique », a plaidé Raymond Offenheiser, président d’Oxfam America.

Car plus qu’un simple constat, l’ONG pointe le fait que l’austérité aggrave les inégalités. Les moyens alloués à l’aide au développement ont chuté drastiquement. Frappés par l’austérité érigée en dogme par le FMI, les pays riches ont coupé dans leurs dépenses, l’aide au développement étant un des premiers budgets sacrifiés. C’est jusqu’à 160 milliards d’euros par an en moins, estime l’ONG.   « L’austérité aggrave les inégalités et le FMI et la Banque mondiale le savent bien », assure Oxfam, qui appelle également le Fonds à admettre que les stratégies d’évitement fiscal des multinationales sont un des « moteurs » des inégalités. Le FMI a pourtant récemment publié deux rapports soulignant les méfaits des inégalités sur l’économie. La Banque mondiale s’est, elle, fixé l’objectif de doper les revenus des 40% les plus pauvres partout sur le globe.

  • Part de la richesse nationale accaparée par les 1 % les plus riches:

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Décès de Dominique Baudis : le PCF, force d’opposition au responsable politique, souligne le débat respectueux avec l’homme

Jeudi, 10 Avril, 2014
 dans POLITIQUE

Le Parti Communiste Français de Haute-Garonne, qui a constitué l’une des principales forces d’opposition à la personnalité politique que fut Dominique Baudis, tient à saluer la mémoire de l’homme qu’il a été et du débat toujours respectueux entre Dominique Baudis et les communistes. Nous étions des opposants politiques mais nous avons su travailler, dans le respect de nos engagements politiques respectifs, dans l’intérêt des Toulousains sur différents sujets. Comme les communistes, Dominique Baudis avait travaillé avec nous sur la question de la mémoire des Républicains espagnols, si importante pour les Toulousains, et avait exprimé sa solidarité et son engagement vis-à-vis de Cuba dans une ville attachée au continent latino américain. Il avait aussi, durant ses mandats de maire, veillé au bon accueil de la fête de l’Humanité à la Mounède, en respectant la force politique que représente le PCF à Toulouse.  Dans ses dernières responsabilités comme défenseur des droits, nous avons été en accord sur de nombreux sujets  avec ses prises de position humanistes. Les élus et militants communistes, sans mettre de côté leurs divergences politiques profondes sur de très nombreux dossiers politiques locaux ou nationaux avec Dominique Baudis, tiennent à exprimer leurs condoléances à sa famille et ses proches. Il restera dans la mémoire des Toulousains comme un des maires qui ont compté pour notre ville et notre département.
Pierre Lacaze, Secrétaire départemental du PCF

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La valse des secrétaires d’état et des commentateurs de télé

Posté par jacques LAUPIES le 10 avril 2014

Deuxième épisode du resserrement comme disent le commentateurs : on retrouve une distribution de portefeuilles agencée en fonction des différentes tendances dont se compose le PS.

Mais on sait ce que sont les chefs de files des tendances qu’une petite récompense fait vite entrer dans le rang (Désir quand tu nous tiens). L’affaire va faire bavasser les plateaux de télé. Pour preuve ce que j’entends à l’instant dans le « C dans l’air » quasi quotidien. On en est tout de même à tenter de les ranger en fonction de leur degré de libéralisme et, il faut bien le dire, il y en a peu  qui ne se réclament pas des orientations de Hollande ou de Valls, autrement dit du libéralisme le plus pur.

Même les députés UMP se foutent royalement de la tête du premier Ministre indiquant qu’ils auraient cru entendre hier, en écoutant Valls, l’un des leurs. En l’état cela peut laisser supposer, que les appels du pied pour une fraternisation droite gauche,  comme cela a été confirmé dans le discours de politique générale, seront pour l’instant sans effet.

A vrai dire UMP et centristes n’ont qu’à attendre que le fruit de la social démocratie, nouvellement annoncée comme définissant la ligne du PS,  soit bien mur et s’aplatisse dans le pré d’une prochaine élection. On se demande même si Montebourg et Papin ne sont pas allés à Berlin pour savoir comment faire un gouvernement d’Union Nationale à la mode germanique. Dans ce cas Montebourg qui met de l’eau dans son vin. Grave pour un Bourguignon mais même à petites doses il arrive qu’il n’est plus buvable !

De quoi multiplier  le nombre d’abstentionnistes aux européennes et le score du FN aux élections qui vont suivre. A moins que les français ne PRENNENT CONSCIENCE  qu’il y a un autre chemin à suivre et que celui-ci est possible en donnant au PCF l’influence qu’il a perdue.

Mai çà  c’est une autre affaire ! Vous en conviendrez sans peine mes chers camarades…Vous, qui osez affronter  ces éreintants porte à porte qui  permettent de constater que nos jeunes nouveaux journalistes qui hantent les  couloirs de la télé, comme disait Ferrat, ne révolutionnent pas les esprits.

A « C dans l’air » y a un petit gars, Nicolas Bouzou, que je trouve bien sympa et qui semblait faire la pige à ses compagnons de fortune genre Catherine Nay et Weil, un peu, car il me parait encore trop axé sur le remboursement de la dette à tout prix. Très bon signe pour qu’il rejoigne la bande de béni-oui-oui et ait son avancement assuré dans le parisianisme ambiant des plateaux de télé.

Un autre, Ludovic Bigogne vient nous servir sa science de journaliste politique à l’Opinion dans « C à vous » en faisant le portrait des nouveaux Secrétaires d’Etat. Avant qu’une journaliste, genre commère, ne viennent plaindre les femmes journalistes comme elle, qui fréquentent les hommes de pouvoir.

On a compris où elle voulait en venir. Vendre du livre !

Heureusement la télé nous sert des fictions intéressantes, voire émouvante, comme ce soir avec « Pas d’inquiétude » qui évoque les difficultés de parents confrontés à la maladie d’un enfant avec tout ce que cela implique pour s’occuper de lui.

Douloureuse à suivre cette histoire qui nous rappelle une réalité pleine de bonne chose (amitié, solidarité, amour sous toutes ses formes, tendresse, etc.) malgré toute les souffrances qu’elle révèle et les conflits qui en découlent dans un couple, les indifférences extérieures à lui.

Bref un rappel à la vraie vie qui nous fait oublier un temps les gesticulations politiques qui ne s’en préoccupent pas toujours comme il faudrait.

Politique Nous ne Vallserons pas !

 

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  Nous ne Vallserons pas ! 

Par Jean-Emmanuel Ducoin. « Ainsi donc, le premier ministre Manuel Valls a-t-il plaidé, lors de son discours de politique générale, pour « l’apaisement ». Chacun aura compris qu’il parlait là, bien sûr, des « sujets de société ». Car pour ce qui concerne la doctrine économique et sociale, le nouvel hôte de Matignon, comme nous nous y attendions, s’est non seulement glissé dans les pas du chef de l’Etat mais il a amplifié le mouvement avec sa brutalité désormais coutumière. »

 

Et pourtant c’est la que tout se décide, ou presque…

 

 

 

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Mangez des fruits et des légumes et ne vous les faites pas voler…

Posté par jacques LAUPIES le 9 avril 2014

La journée d’hier a commencé par le vol de mon sac à provision au magasin U qui comme la plupart des super marchés a pris la bonne habitude de faire fouiller par ses caissières les sacs à la sortie.

Pour éviter ce désagrément aux employées qui évidemment appliquent « la fouille » toujours en prenant soin de s’excuser, je laisse habituellement mes provisions faites ailleurs à la caisse  en vue de le récupérer à la sortie.

Mal m’en a pris car au retour le sac n’y était plus. Je ne suis pas chanceux car c’est la deuxième fois que cela m’arrive, mais consolation (si l’on peut dire) cela produit assez souvent pour d’autres clients.

Ben voilà du coup j’ai racheté à ce magasin l’équivalent des six bananes kidnappées et que je m’étais procuré sur le marché.

Fort heureusement j’avais rejeté l’achat des fraises françaises, nettement meilleures que les dégueulasses espagnoles,  mais 3 fois plus chères, me résignant à ne pas suivre la recommandation des diététiciens et autres professionnels de santé qui nous rabâchent  à longueur de chaines le conseil de consommer 5 fruits par jour (je ne suis pas sur du nombre).

Par ailleurs je dois dire que j’avais fait la veille l’achat complémentaire chez un de ces primeurs, aussi nombreux à apparaître qu’à disparaître de nos quartiers, mais qui ont le mérite de ne pas fouiller votre sac.

Bien entendu , vous vous en doutez  le larcin est si peu important que je me réjouis à la pensée que peut-être tout de même, une grand mère sans ressource ou des enfants privés des 5 fruits et condamnés au plat de pâtes quotidien, vont se régaler. Presque je regretterai d’avoir eu un sac si peu garni ce jour là.

Et puis que représente ma petite perte quand j’ai connu celles que me réserve l’avenir que laisse prévoir le discours du Premier Ministre, qui ne semble pas vouloir s’en prendre aux plus grands voleurs de la terre,que sont les financiers et autres pompeurs de nos richesses nationales.

Ma courtoisie républicaine, que certains de ses adversaires de droite (et bientôt amis) laissent au placard en le chahutant dans une enceinte où il est coutumier de faire son petit numéro de théâtre et  brocarder son pair, m’interdit de qualifier le personnage et donc quitte à sombrer dans une névrose de courte durée je refoulerai.

Les socialistes et certains verts (sauf quelques courageux, ou prudents) lui ont accordé la confiance. Les communistes non ! Et Mélenchon devenu  le gauchiste de service pour les médias, à rappelé son légitime mécontentement à leur place à la télé publique. Laquelle semble s’être  fait également chahuter par une équipe de manifestants qui a envahi le plateau hier soir.

Pauvre Pujadas ! L’enfant gâté de la télé  va devoir s’en remettre.

 

 

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L’Humanité : et si vous la lisiez, peut-être connaitriez vous mieux le PCF…Et qui sait peut-être vous même !

Posté par jacques LAUPIES le 8 avril 2014

Depuis Théophraste Renaudot qui fut le précurseur de la presse, celle -ci est vite devenue un instrument d’information qui n’a cessé de se transformer d’acquérir une puissance pour orienter la réflexion des peuples. Phénomène dont les classes dominantes se serviront toujours en tentant les contrôler.

Il a bien fallu qu’une partie de cette presse se libère pour tenir une place plus indépendante, faisant le pari impossible de l’absolu neutralité, mais se rangeant en définitive  toujours derrière quelque intérêt de classe quitte à ce que ce fut celui des classes de travailleurs.

La tradition veut que la presse, et les autres médias,  soient considérés comme un pouvoir indépendant, une sorte d’arbitre comme la justice, capable de sanctionner les dérives de celui de l’état.

Il n’en est globalement absolument rien, plus même, parce que ces pouvoirs nécessitent des moyens matériels et intellectuels considérables ils sont à la merci de l’argent donc de ceux qui en ont. Et ces derniers ne sont pas nécessairement disposés à  consacrer leur fortune à se tirer une balle dans le pied. Tout au plus consentent-ils à donner à leurs contradicteurs un semblant de liberté d’expression à condition que cela ne contribue pas fondamentalement leur existence en tant que classe.

Comme ils le font en politique (et cela fait partie de leur politique) ils alimentent une diversité de courants de pensée qui s’opposent en acceptant en préalable d’évacuer la contradiction entre capital et travail. Contraints de l’évoquer ils se gardent bien d’en expliquer les mécanismes.

Par exemple la constance à insister sur la dette publique, dont nous serions tous responsables, et qui serait la cause de la crise, prouve bien que cela n’est qu’un rideau de fumée derrière lequel se cache l’exploitation de l’homme par l’homme. La solution n’étant que dans une fausse solidarité qu’expliqueraient  les politiques salariales (rémunération du travail), les politiques sociales (protection sociale), les politiques fiscales et les politiques financières, mettant hors de cause le profit  et la propriété privée des moyens de production qui le sous tend.

Et l’on s’étonne qu’avec une telle insistance à présenter ainsi les choses, la vraie solidarité qui repose précisément sur le partage des richesses soit occultée et laisse la place à des mises en concurrences entre catégories différentes de travailleurs, entre tout ce qui peut différencier : cultures, religions, quand ce n’est pas ethnie ou couleur de peau, voire les différenciations sexuelles.

Ainsi au bout du compte  que des centaines de milliards d’euros soient détournés du développement des forces productives (donc de l’humain) prend aux yeux de la population moins d’importance que quelques centaines de millions d’euros qui sont consacrés à aider les catégories les plus défavorisées d’autant que ces aides entrent souvent, s’agissant des travailleurs et leur famille, dans les éléments d’enrichissement d’une société et ne constituent de ce fait q’une forme de rémunération salariale due.

Pour conclure : il faut bien que ces travailleurs, mais aussi tous ceux qui vivent de leur travail aient la parole et se dotent d’une presse rectifiant cette fameuse pensée unique. Mais cette presse ne peut vivre que si les intéressés eux mêmes la lisent donc l’achètent et la soutiennent.

Heureusement en 1904 un certain Jaurès avait compris cela.

Heureusement que des communistes ont hérité de cet outil et l’ont défendu bec et ongles.

 

 

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L'Humanité : et si vous la lisiez, peut-être connaitriez vous mieux le PCF...Et qui sait peut-être vous même ! dans POLITIQUE afficheweb2

 

Médias -            humanite dans POLITIQUE            le 7 Avril 2014

 

Le sens profond d’une nouvelle Humanité

 

 

Cent dix ans après sa fondation, le 18 avril 1904, l’Humanité se renouvelle, se transforme, se réinvente.

Par Patrick Le Hyaric, Directeur de l’Humanité

Elle le fait à ce moment particulier de notre histoire où les coups de boutoir conjugués des rapaces de la finance, d’une Europe ultralibérale, d’une mondialisation capitaliste et de gouvernements qui s’y soumettent, augmentent chaque jour les souffrances sociales, le chômage, la précarité du travail et l’insécurité de vie.

Elle le fait à un moment où les idées de droite, de plus en plus mêlées à celles de l’extrême droite, sont sans cesse banalisées et promues par le grand bazar du média-business. De ce fait, elles progressent sur le terreau des crises et des souffrances, contaminant de larges secteurs de populations inquiètes, désorientées, maltraitées, ignorées, méprisées par celles et ceux qui tiennent le haut du pavé.

L’Humanité, fondée par l’ardent défenseur du socialisme, change aujourd’hui, à ce moment où ce que l’on pouvait appeler jadis « la social-démocratie européenne » est entrée dans une crise très profonde, révélée, élections après élections, partout en Europe. Ses dirigeants ne cherchent pas l’issue dans la refondation du socialisme, mais dans la fuite en avant vers la forme d’un « parti démocrate » à l’américaine. On vient de voir le président de la République, arc-bouté sur l’application des injonctions européennes, ne tenir aucun compte des messages des élections municipales, à commencer par celui de ses propres électrices et électeurs. Nommer un premier ministre qui a critiqué tous les choix des précédents gouvernements de gauche et réclamé que le Parti socialiste ne le soit plus, est l’éclatant symptôme de la dérive libérale. Mais l’époque est aussi celle de la panne d’alternative après les échecs des expériences de transformation sociale du XXe siècle. La situation pour chacune et chacun de celles et ceux qui ont le cœur à gauche, qui veulent faire vivre des valeurs et un projet de transformation sociale et écologique, est préoccupante, inquiétante, grave même.

C’est pour aider à affronter ces défis nouveaux, ceux de l’indispensable révolution sociale, démocratique, anthropologique et écologique, que l’Humanité se renouvelle et se transforme dès demain.

Notre journal se met ainsi au service de tous les progressistes, de toutes celles et ceux qui sont attachés aux idéaux de l’authentique gauche pour les aider à mener l’indispensable grande contre-offensive politique, idéologique et culturelle. Celle-ci ne passe pas simplement par l’énumération d’un programme, aussi juste et indispensable soit-il, pas plus que par une vaine reproduction des conceptions anciennes. Pour réussir, le mouvement progressiste doit inventer une façon inédite de concevoir et de construire le projet démocratique de transformation sociale et écologique.

Il s’agit d’aller vers la « réalisation de l’humanité », chère à Jean Jaurès, par des « moyens d’humanité », c’est-à-dire de liberté et d’émancipation humaine. Comme il le décrivait dans son éditorial fondateur de l’Humanité, finalités et moyens se confondant dans un processus maîtrisé de bout en bout par la multitude de celles et ceux qui s’en sont fixé l’ambition. En quelque sorte, quelque chose qui s’apparente au concept vivant de révolution citoyenne porté par le Front de gauche dans un mouvement très ample, très conscient, très diversifié.

Faute d’enclencher un tel processus, le risque est grand, dans l’actuel brouillage organisé des repères et des mots, de voir triompher un imaginaire où s’entremêlent sans cesse la demande d’autoritarisme, du sécuritaire, du chacun pour soi et de la méfiance de « l’autre », vécu non plus comme son semblable mais comme un concurrent, jusqu’au rejet de certains droits sociaux au nom du refus « de l’assistanat ». Dès lors, il n’y aurait plus de place pour les idées de bien commun et de services publics, de partage, de solidarité. La compétition, voire la haine de l’autre prendraient le dessus. De la gauche, il ne resterait plus que le mot, dépouillé de ses valeurs.

Qu’on ne s’y trompe pas, aujourd’hui, certaines de ces tendances sont à l’œuvre. Il n’y a donc pas de temps à perdre. C’est pour se hisser à la hauteur de cet immense défi que l’Humanité fait le choix de se renouveler. Modestement, nous considérons pouvoir jouer un rôle utile, ne serait-ce que pour déconstruire une mondialisation capitaliste vécue comme une fatalité, combattre pied à pied l’idéologie des droites et de l’extrême droite, être encore plus le journal des questions sociales et environnementales, celui des droits humains ; promouvoir le débat à gauche pour ouvrir des perspectives transformatrices, aider au rassemblement populaire pour des réponses de gauche à l’actuelle crise du capitalisme. Nous avons conscience que le défi est immense. Notre projet est très exigeant. C’est au prix de cet effort que l’Humanité sera utile et fidèle à l’esprit et à la lettre de Jean Jaurès. Des centaines de milliers de personnes sont à la recherche d’un tel journal, engagé et utile, un journal porteur de débats à gauche pour aider à la réflexion et à l’action.

Il va de soi que nous espérons pouvoir compter sur votre aide grâce aux critiques, remarques, propositions qui nous seront adressées pour améliorer sans cesse notre journal.

Les équipes de l’Humanité, celles de Rampazzo & Associés, que je remercie ici, ont déployé ces derniers mois des efforts considérables pour travailler à un journal encore plus utile, plus novateur, plus riche et plus percutant. Un journal à la disposition de toutes les composantes du mouvement progressiste, syndical, citoyen et culturel. Bref, de toutes celles et ceux qui aspirent à sortir notre société de la gangue dans laquelle la violente loi de l’argent et de l’uniformité tente de l’enfermer.

Notre pari sera réussi si s’élargissent l’audience et la lecture de l’Humanité. En ce sens, nous créons « le fonds solidaire pour le développement de la lecture de l’Humanité », qui permet à chacune et chacun de nos lectrices et lecteurs d’abonner une personne ou une famille de leur choix en versant un don équivalant au prix d’un abonnement.

Ainsi, l’Humanité se réinvente pour contribuer à transformer et réinventer le monde.

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Le Parti de l’abstention

Posté par jacques LAUPIES le 7 avril 2014

 

« Quand on est un bon citoyen, on ne s’abstient pas » combien de fois ai-je entendu cette phrase venue de tous horizons sociaux.

Qui pourrait dire le contraire, sauf les citoyens qui s’abstiennent à moins qu’ils ne se considèrent coupables par leur geste. On voudrait les plonger dans une culpabilité mais ils ont bien dépassé ce stade et considèrent que s’abstenir est la seule solution pour mettre dos à dos tous les partis politiques, leurs candidats.

Après tout c’est une opinion et elle est loin de ne pas avoir un caractère politique, de ne pas contenir tous les ingrédients qui déterminent un choix politique : culture familiale, éducation, vie sociale et surtout conditions matérielles de vie et les déceptions qui peuvent en résulter. Encore qu’il est prouvé que les abstentionnistes ne sont pas que des personnes, seulement dans la difficulté dégoutées de voir leur vie sans issue. Il y a tous ceux qui ne veulent croire en rien ou en peu de chose, car l’on croit toujours, ou qui s’estiment incompétents pour comprendre la politique et le disent.

Donc il y a bien des raisons dans notre société de s’abstenir quand on ne trouve pas de réponse à ses problèmes et que le choix est soumis comme un pendule à osciller de droite à gauche et de gauche à droite sans que rien ne se passe sauf le temps. On peut avoir envie d’exprimer son ras le bol.

Je ne m’étendrai sur ce besoin que l’on peut aussi avoir de prouver ouvertement que le vote blanc ou nul est trop anonyme et hypocrite et qu’ainsi, on certifie sa parole par un acte, lorsqu’évidemment on en a les moyens et que l’on se considère libre et hors d’atteinte,

Car bien entendu le vote, parce qu’il est secret, permet d’échapper à toutes sortes de pressions.

Mais ces considérations soulignées, en tant que communiste, c’est à dire n’ayant pas essentiellement à juger et s’éloigner des individus que la société conduit à des formes d’exclusions, nous devons au contraire à aller vers eux comme il se doit de le faire avec tous les autres, y compris nos opposants.

Cela ne compensera pas l’effort que nous devons faire dans le monde du travail là où la richesse échappe à ceux qui la produisent et les dote d’une certaine compétence et motivation de lutte contre le système. En fait doit-on abandonner l’abstentionniste et le laisser à la merci, de part sa vulnérabilité à la merci des démagogies, des pratiques clientélistes.

Aller vers eux tout simplement pour les aider à sortir de leur marginalité politique, en les invitant à emprunter ce qui en est l’opposé : la lutte pour que cela change. et cela ne sommes nous pas les seuls capables de le faire parce que telle est finalement notre « vocation »

 

 

 

 

 

 

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Politique -            humanite dans POLITIQUE            le 3 Avril 2014

Crise politique et maintenant?

Face à l’exclusion sociale,  de nouveaux espaces publics

Mots clés :                           pcf,                            municipales 2014,                            pascal savoldelli,                            exclusion sociale,

 

Le 30 mars, le scrutin s’est traduit par la plus faible participation jamais enregistrée à des élections municipales. Avec la crise politique qui touche droite et gauche et le poids menaçant de l’extrême droite, quelles réponses apporter à cette coupure profonde avec les Français ? Et pour la gauche, où sont les alternatives ? L’Humanité ouvre d’urgence le débat.

Par Pascal Savoldelli, Membre de l’Exécutif national du PCF, responsable aux élections. La progression de l’abstention, de 3 % et 4 % aux deux tours des municipales 2014 par rapport à celles de 2008, relève d’un phénomène qui s’installe dans le paysage politique depuis des années mais qui prend une dimension particulière dans le rejet massif des politiques gouvernementales qui vient de s’exprimer dans les urnes.

L’abstention a notamment connu des pics au second tour des législatives de 2012 avec un taux de 44,59 % contre 40 % en 2007, loin des 29 % de 1997. Et localement, on se souvient du plus fort taux d’abstention enregistré en France dans le département de la Seine-Saint-Denis aux cantonales de 2011 avec seulement 31,7 % de votants… D’une manière générale et bien qu’avec des modulations conjoncturelles, se met en place dans notre pays une abstention structurelle qui s’éloigne progressivement de son taux traditionnel et incompressible estimé à 10 %.

Cette tendance mêle incontestablement le désarroi personnel grandissant et un rejet croissant du système de représentation indissociable de la crise financière et économique. Voter, c’est d’abord croire en l’utilité de cet acte citoyen pour une vie meilleure. Or tout montre que les difficultés liées au chômage et à la précarité, à la mal vie dans les problèmes de logement ou du quartier, éloignent des urnes, mais aussi des luttes et parfois de toute vie sociale, celles et ceux dont les préoccupations et les angoisses personnelles conduisent à ne plus se sentir concernés par des actes de citoyenneté, tant leur dévalorisation par leurs conditions de vie est grande.

Les dégradations sociales isolent. Très souvent le sentiment d’être abandonné par les politiques et le repli sur soi nourrissent dangereusement les risques de décrochage des quartiers populaires par rapport aux institutions et aux lois de la République, dans une désertion croissante des jeunes envers le système politique. L’exclusion sociale alimente clairement la déception et des sentiments de rejet populaire envers la classe politique, contre un pouvoir délégué qui semble ensuite confisqué par des élu(e)s souvent percu(e)s comme « des élites qui se battent pour des parcelles de pouvoir », comme on peut le lire dans des échanges sur Internet. Et pour des privilèges sur fond d’« affaires » qui pénalisent tous les politiques. La bipolarisation institutionnelle de la vie politique, largement amplifiée par les médias, ne peut qu’aggraver cette perception. L’hyperprésidentialisation qui a suivi la réforme du quinquennat mine tout le système de représentativité, du national au local. L’idéologie et la promotion de « leaders » accompagnent une déstructuration de la présence politique dans les quartiers comme dans les entreprises. On assiste malheureusement à un glissement d’une société structurée sociologiquement et socialement vers une société éclatée, divisée, transparente et fluide, vulnérable aux assauts idéologiques des médias, des tentations communautaristes, et aux idées nauséabondes de l’extrême droite. Il est urgent de sortir de cette spirale négative dans laquelle les citoyens croient de moins en moins en la capacité du politique pour améliorer leur vie.

La bipolarisation de la vie politique française a inscrit la sanction populaire dans un système de balancier entre forces d’opposition qui partagent le même attachement au libéralisme et à un système de représentation par alternance « excluant si possible les extrêmes ». Depuis une vingtaine d’années, les élections locales, notamment les municipales, ont sanctionné la majorité présidentielle en se tournant vers celle d’avant… La sévère sanction qui vient d’être infligée au pouvoir présidentiel de F. Hollande et de sa majorité parlementaire ne déroge pas à ce conditionnement institutionnel des électeurs. Mais avec une particulière virulence qui se traduit aussi par l’abstention de celles et ceux qui refusent ce système sans pour autant voir clairement d’autres alternatives.

Tout ce ressenti critique qu’exprime l’abstention n’est pourtant entaché ni de fatalisme ni de renoncement. Il exprime souvent des aspirations encore confuses à inventer d’autres façons de participer à la vie collective, à faire de la politique autrement. Cela, dans un profond désir de ne plus se laisser dicter des idées ou des décisions, mais d’être écouté, entendu, pris en compte, reconnu et respecté, dans de nouveaux espaces démocratiques et dans un moment historique où monte un réel besoin de confrontations d’idées sur notre destin collectif et sur le projet de société.

Il est encourageant de constater, notamment à travers les réseaux sociaux et, bien sûr, dans les rencontres avec la population, surtout avec les jeunes, que notre société ne se dépolitise pas et qu’elle a de nombreux atouts pour avancer dans cette voie. Elle évolue en multipliant de nouveaux espaces publics où se forment de la conscience citoyenne et de nouvelles envies de l’exprimer.

C’est là qu’il faut prioritairement mettre de l’espoir, des idées neuves et un sens résolument rassembleur pour faire éclore des alternatives de progrès économique et social, à tous les niveaux, mais d’abord aux plans national et européen.

Le décalage croissant entre l’expression politique du citoyen et celle des partis politiques est un véritable défi institutionnel et politique. Il est urgent d’aller vers une VIe République et vers une véritable décentralisation ! Dans cette optique, par son histoire, par la proximité qu’elle permet entre population et élu(e)s, par ses possibilités irremplaçables de dialogue entre habitants, la commune est un échelon territorial de premier plan qu’il faut non seulement préserver contre les projets de réforme territoriale du gouvernement et de la droite, mais aussi penser, ou repenser, pour libérer toute la force d’imagination et d’innovation de l’expression citoyenne de notre temps.

 

Pascal Savoldelli,

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