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Comment appréhender la campagne électorale des européennes

Posté par jacques LAUPIES le 16 avril 2014

A peine sortis d’une élection en voilà une autre. Elle est d’une nature différente  mais s’y posent toujours les mêmes questions : « Quels choix  sont à faire sur le fond ? », « Quelle stratégie électorale adopter et que vaut elle face aux enjeux ? ».

Nous allons devoir nous expliquer avec la population sur ces deux questions confrontés à nos adversaires qui vont disposer de grands moyens d’expression et sont porteurs d’analyses banalisées et bien éloignées des nôtres.

Les uns que représentent globalement la social démocratie et la droite européennes vont tenter de défendre l’Europe telle qu’elle est et qu’ils l’ont faites la présentant comme un facteur de développement économique dont nous bénéficions et gage de paix entre les peuples. Image flatteuse d’une Europe qui fait la démonstration que le développement n’y est pas et que la paix peut à tout moment nous échapper. Mais ils insisterons pour que nous soutenions leur persistance dans la voie actuelle qui conduit à toujours plus d’austérité pour les peuples en développant la libre concurrence des marchandises et des forces de travail. Et en maintenant des institutions d’où est absente la démocratie ce qui donnent aux marchés financiers, aux sociétés transnationales, aux banques une marge de manœuvre considérable pour poursuivre le pillage et l’accumulation de profits exorbitants sur le dos des nations.

Déjà se mettent en place les pions nécessaires pour poursuivre et accélérer ce processus mortifère et s’il en est qui doutent de telles intentions il leur suffit d’observer les choix que font Hollande et Valls notamment en se préparant à la réduction des services publics, en tentant des réformes territoriales pour placer la France en position de s’intégrer dans une Europe Fédérale sous domination forcée du libéralisme à, la remorque de l’Allemagne. Soyez « rassurés » braves gens leur projet va bien au delà du prétexte à vouloir faire des économies.

Ils ne se différencient pas en cela de l’UMP et autres forces e droite et du centre.

Les autres, forts de l’échec des premiers vont préconiser sinon la sortie de l’Europe, des politiques souverainistes qui ne mettrons en rien en cause ce qui les détermine tous : l’exploitation du travail par les bourgeoisies respectives, qui préparent la liquidation des services publics. Ceux là font œuvre de démagogie inquiétante à propos des droits sociaux, de la laïcité, des méfaits de l’Euro et se gardent bien de proposer un développement démocratique et social de l’Europe.

Le Front National, vous l’aurez deviné  incarne cette politique de repli sur soi qui peut conduire à un réveil des nationalismes propice à toutes sortes de conflits que peut provoquer le développement inégal des économies, le Front National donc présente le danger, comme il le fait en politique intérieure, d’égarer la population dans une dangereuse voie de garage.

Voilà les deux risques que courent les français en continuant à donner force à ces politiques qui au fond conduisent ou conduiraient au même résultat : une accélération de la spoliation des couches populaires au bénéfice des classes dominantes qui en France, en Europe, mais aussi dans le monde s’acharnent à préserver leur privilèges à chacun de ces niveaux.

Nous le répétons souvent : il y a eux et nous ! Le « nous », en l’occurrence, ce n’est pas seulement les communistes car qu’il s’agisse du Front de Gauche en France, de la gauche européenne et des verts en Allemagne notamment, il est des forces qui sont actuellement capables de s’unir pour proposer UNE AUTRE EUROPE, et comme le recommandent particulièrement les communistes UNE REFONDATION DE L’EUROPE. avec, sans que cela soit exhaustif , les propositions suivantes :

- Mettre en place des institutions démocratiques

- Mettre en place une « Europe Sociale » : établir et garantir des rapports de solidarité – et non plus de concurrence et de domination -entre les peuples, les territoires, les états au sein d’une Union Européenne en voie de refondation.

- Soumettre la banque européenne au pouvoir politique et lui assigner un rôle au service des états (création monétaire pour un essor des  services publics, nouveau crédit : pôle public financier et refinancement sélectif du crédit par la BCE) La sortie de l’Euro ne peut-être une solution, nous y reviendrons !

- L’Europe peut impulser et soutenir les économies, soutenir une nouvelle politique agricole, une nouvelle politique de la mer, impulser la transition écologique.

Autant de sujets sur lesquels nous reviendrons tout au long de cette campagne.

 

La Revue du projet, n°36, avril 2014

 

http://projet.pcf.fr/sites/default/files/bulletin_abonnement_2014_7.pdf

 

Le Front de gauche dévoile son plan de bataille

Jean-Paul Piérot
Lundi, 14 Avril, 2014
Après l’accord intervenu parmi les composantes du Front de gauche, un premier meeting a eu lieu vendredi à Saint-Denis, avec la participation d’Alexis Tsipras

 

Le Front de gauche a donné le coup d’envoi de sa campagne à l’occasion d’un premier meeting, vendredi soir à la bourse du travail de Saint- Denis, en présence d’Alexis Tsipras, leader de la gauche hellénique et candidat du Parti de la gauche européenne à la présidence de la Commission. Avec l’ambition de bousculer la cogestion bruxelloise entre le Parti populaire européen (droite) et le Parti socialiste européen, a assuré Pierre Laurent, qui préside actuellement le Parti de la gauche européenne. « Les résultats des forces de la gauche anti-austéritaire en Europe peuvent être la surprise du scrutin. »

Alexis Tsipras a fustigé la promotion médiatique de la présidente du Front national : « Elle n’est pas contre le système. Elle est une réserve du système néolibéral. » Le président de Syriza a critiqué François Hollande qui, après avoir pris une gifle électorale pour n’avoir pas tenu ses engagements vis-à-vis du peuple de gauche, mène une politique plus à droite. Évoquant son pays, la Grèce, qui se débat dans une crise humanitaire, il a dénoncé Angela Merkel venue sur place apporter son soutien au gouvernement Samaras : « Merkel a peur d’une victoire de la gauche en Grèce. » Alexis Tsipras aborde cette campagne dans un esprit offensif. Citant le philosophe marxiste grec Nikos Poulantsas, qui disait que « le socialisme sera démocratique ou ne sera pas », il a affirmé : « L’Europe sera démocratique et sociale, soit elle ne sera pas. »

Plusieurs candidats ont esquissé les thèmes de leur campagne. De nouvelles candidates, Myriam Martin (Ensemble), Céline Malaisé (Gauche unitaire), Corinne Morel-Darleux (PG), mais aussi deux parlementaires déjà en fonction depuis 2009. Ainsi Marie-Christine Vergiat a dénoncé l’Europe forteresse qui a laissé mourir en vingt ans quelque vingt mille hommes et femmes, chassés par la misère, noyés dans la Méditerranée. Elle a dit sa « honte » de la politique menée par la France quand on arrête des jeunes Syriens et Égyptiens qui veulent trouver asile dans notre pays. Elle stigmatise l’exclusion qui frappe les Roms, s’insurge contre les reculs des droits des femmes qu’obtiennent, notamment en Espagne, les lobbys les plus obscurantistes. Autre député européen sortant et de nouveau candidat en Île-de-France, Patrick Le Hyaric a rappelé les mois de bataille pour sauver les fonds d’aide alimentaire aux plus démunis. Il a abordé la question des dettes publiques, évoqué la Grèce contrainte d’emprunter à des taux exorbitants des fonds que les banques ont obtenus à taux nul. « Il faut prendre le pouvoir sur les banques, changer le statut de la BCE. » « Il n’y aura pas d’issue à la crise dans l’austérité », a-t-il dit, proposant une relance salariale, un salaire minimum calculé dans chaque pays selon les mêmes critères, une clause de non-régression sociale. Et il a dénoncé « le traité transatlantique que l’on cache aux citoyens, une torpille contre les droits sociaux ».

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Municipales : la suite ?

Posté par jacques LAUPIES le 15 avril 2014

Laissons aux nouveaux élus le temps de régler leurs comptes avec les amis d’hier. Il paraîtrait que cela va bon train mais attendons les déclarations ou délibérations officielles.

Que les nouvelles majorités s’entourent de collaborateurs proches d’eux et fidèles soutiens pour les aider à accéder au pouvoir municipal ,ne me choque pas, sauf que  je n’en partage pas les conséquences qui peuvent conduire à des mises au placard. Car les mises au placard ont un coût et c’est nous qui payons.

Bref laissons cela et revenons à l’essentiel. Nous avons, à défaut de pouvoir mener la bataille unitaire que nous souhaitions, publié un programme et lui nous n’entendons pas le mettre au placard !

En résumé sur des aspects essentiels qui consistaient à améliorer la vie de nos concitoyens nous suggérons :

Dans le domaine du logement : action de rénovation des logements en centre ville et dans des quartiers particulièrement touchés par des environnement difficiles, poursuivre et  amplifier la construction de logement sociaux en favorisant les mixités socio culturelles.

Dans le domaine de la santé : combattre les risque de désertification médicale et création d’un centre médical pluridisciplinaire permettant une accessibilité plus large et de proximité,  aux praticiens tant généralistes que spécialistes.

Dans le domaine de la formation : œuvrer avec les collectivités concernées (régions) à la réalisation d’un centre de formation professionnelle pour jeunes mais aussi adultes et assurer un relais entre la déscolarisation et l’accès à l’emploi, favoriser les possibilités de réinsertion des chômeurs ! Réalisation concernant la commune et les intercommunalités environnantes.

Dans le domaine de la jeunesse et de la prévention des risques de la délinquance : création d’un centre socio culturel doté d’un encadrement de qualité, ouvert aux jeunes, réalisé prioritairement sur des dépenses ayant un caractère communautariste.

La création d’une piscine dans le domaine tant sportif, qu’éducatif, ou des loisirs est fortement réclamée par les jeunes et doit être inscrite dans les projets d’équipements de la ville.

Dans le domaine de l’animation commerciale et du tourisme : étude immédiate avec si nécessaire le concours d’organismes publics ou privés de la revitalisation du centre ville à des fins notamment de développement de commerce et de l’artisanat et recherche de partenariats en vue de l’implantation d’une structure d’accueil de touristes. Cela dans le cadre d’une demande à satisfaire pour favoriser le tourisme local et régional.

Ce programme qui n’avait rien d’exceptionnel et répond à des besoins urgents est tout à fait réalisable et répond à notre préoccupation que nous résumons ainsi : « l’humain d’abord ». Son financement sur un mandat de six ans n’a rien d’excessif mais encore faut-il que les élus aient la volonté politique de le réaliser. Encore faut-il s’opposer à la politique d’austérité qui vise à réduire les dotations aux communes.

Nous voyons déjà venir l’objection essentielle : la municipalité n’a pas, elle, été élue sur un tel programme. Mais un programme, surtout lorsqu’il est manifestement insuffisant et incomplet, n’empêche nullement que les citoyens lui opposent un vrai programme de réalisations concrètes.

Il suffit que l’idée et puis l’action prennent corps pour le défendre !

 

 

Les habits des municipales, Guillaume Roubaud-Quashie

Panier

Il est des progressistes qui abhorrent les municipales : on y ferait peu de politique, évoquant surtout la figure et la personnalité du maire ; on y parlerait peu de sujets structurants, abordant essentiellement des problèmes très étroits. Sans dénier toute vérité à ce tableau, je voudrais, fondamentalement, le prendre à contrepied. J’ignore bien sûr tout des résultats au moment où j’écris ces lignes mais je sais que, malgré d’indéniables difficultés familiales localisées, nous avons fait, dans tout le pays, de très remarquables campagnes ces derniers mois en vue de ces élections municipales. Ces campagnes ont été marquées par une participation considérablement élargie par rapport à la plupart de nos actions. Le nombre était de la partie. L’intensité aussi. Combien d’heures combien de personnes dans tout le pays ont bien voulu donner pour cette campagne ? Ces chiffres, si on en disposait, seraient, à n’en pas douter, proprement énormes. Pourquoi ? Bien sûr parce que l’horizon d’une victoire possible, de « la gagne », a dynamisé des dizaines de milliers d’adhérents qu’on voit parfois rarement et qui ont senti là leur irréfragable utilité. C’est là, me semble-t-il, une première raison : mon porte-à-porte, ce soir, va servir à quelque chose, vraiment, une victoire, une avancée à portée de main. Deuxième raison, et elle est bien sûr liée : la proximité. Une élection municipale, ça se joue aussi dans mon immeuble et mon immeuble rapporté à une ville, ça compte. Mon action dans ce cadre que je connais bien et qui a un poids réel, vaut la peine d’être menée. Poursuivons crescendo dans la puissance des raisons et l’horizon de ceux qu’elle touche (adhérents, sympathisants, population municipale…) : la participation au projet. Combien de nos projets ont été écrits au plus près des citoyens, en déployant mille efforts pour les y associer ? Quand nous y parvenons, quelle énergie nouvelle peut se déployer dans des rangs élargis ! Mon action vaut la peine car je me bats pour mon projet. Enfin, ce fameux « concret » car, irrécusablement, les élections municipales présentent des enjeux concrets. Une crèche pour mes enfants ? Un accès large aux activités sportives à prix abordable ? Pour une vraie part, ça se joue là. Que la droite l’emporte dans une ville de banlieue dont le maire est communiste et je risque fort de devoir quitter la ville, emballement spéculatif oblige avec restructuration sérieuse des types de logement… Mon action vaut mobilisation car ce qui est en jeu est très précisément palpable, touche ma vie quotidienne. Reste une question, qui n’est pas oratoire : est-ce que tout cela, c’est de la politique ? Disons-le tout net : oui, et très profondément. Disons mieux : la vie politique nationale crève de ne pas revêtir davantage les habits des municipales. Les discours technocratiques et abstraits régalent un bien petit public. Effectivité et proximité : voilà bien les piliers d’une politique qui peuvent susciter de l’élan dans de larges couches de la population. De la politique donc et de la plus belle eau ; anthropologues et historiens lui ont même donné un nom : la politique du peuple. Est-ce à dire qu’il faudrait abandonner toute perspective générale, avec son nécessaire niveau d’abstraction ? Résolument non, mais pareil discours quand il n’est pas appuyé sur de bien concrètes incarnations risque fort de tourner à vide, loin des oreilles d’une population qui a tant fait l’expérience des grandes « phrases de changement » et d’un dur quotidien continué après elles. Certes donc, le printemps est là et il est de saison de commencer à se dévêtir. Il serait toutefois bien dommage de remiser pour six ans les habits des municipales…

Guillaume Roubaud-Quashie, Rédacteur en chef

La Revue du projet, n° 36, avril 2014

 

 

 

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Mélenchon met les points sur les i

Posté par jacques LAUPIES le 14 avril 2014

Avec habileté et fermeté Jean Luc Mélenchon s’est livré à une bonne prestation télévisée, digne de celles auxquelles il nous avait habitué lors de la Présidentielle.

C’est bien connu il suffit que quelqu’un parle comme vous pensez pour que vous le trouviez sympathique. Je dois dire que malgré ma méfiance à l’égard de ce réflexe  qui fait tant de ravages en politique, dans bien d’autres domaines et  dont usent et parfois abusent les séducteurs,  j’ai  un peu succombé.

Non pas que Mélenchon me soit apparu  irrémédiablement acquis à mes convictions mais simplement qu’il a été dans son rôle à la veille des européennes.

Dénoncer les méfaits des politiques d’austérité et y opposer la reconquête des droits sociaux  aurait peut-être mérité plus d’insistance mais il faut faire avec Caroline Roux laquelle,  comme beaucoup de journalistes,  arrive sur les plateaux avec évidemment l’intention de désarçonner son interlocuteur,

Mais Mélenchon n’est pas homme à se laisser impressionner, ni  à s’enfermer dans la défensive.

Il évoque la question du changement de constitution en faisant appel aux suffrages populaires pour en finir avec un système  qui conduit à éloigner les français du monde politique, la nécessité  combattre les réformes territoriales qui conduisent  à vider nos institutions des conquêtes  républicaines depuis la révolution française à aujourd’hui. Ce sont là des propositions qui sont essentielles et pas très courantes chez les hommes politiques, excepté bien entendu chez les communistes  et représentant de ses alliés au sein du FDG

J’ai retenu son analyse concernant l’attitude que devrait avoir la France face à la politique pratiquée par la droite et la social démocratie européennes  et dont Madame  Merkel se révèle être le noyau dur en l’imposant à la France. Renégocier,  en prenant appui sur notre position de seconde puissance européenne, pour redéfinir le rôle de la Banque européenne qui doit pouvoir prêter directement aux états, parait effectivement, aller dans le sens que nous communistes souhaitons.

Sur la question ukrainienne la réponse est claire : nous n’avons  pas à prendre parti dans un conflit d’oligarques soulignant cependant la récupération d’une révolution populaire par l’un des deux camps avec l’appui de l’extrême droite néo-nazie.

Bravo donc à Mélenchon, mais ne le laissons pas seul dans cette bataille que va mener le Front de Gauche, ce dont d’ailleurs s’accommoderaient certains, et que ne manqueront pas de favoriser les médias pour, le moment venu, lui régler son compte et du coup le nôtre.

N’oublions pas : il y a eux et nous !

 

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Désolé pour la parution tardive ce lundi mais le serveur avait des problèmes

Rassemblés à gauche contre l’austérité

Eugénie Barbezat
Samedi, 12 Avril, 2014
Mélenchon met les points sur les i dans POLITIQUE
Dès 13h, les drapeaux rouges ont envahi la place de la République, à Paris où la statue est affublée d’une banderole portant l’inscription « Hollande ça suffit ! ». D’énormes ballons portant les logos de différentes organisations syndicales flottent dans le ciel en signe de ralliement pour les salariés en lutte. De nombreuses personnalités du monde associatif, des universitaires, des artistes se sont également donné rendez-vous  pour marcher ensemble contre l’austérité.

«Quand on est de gauche, on taxe la finance», «Quand on est de gauche, on est du côté des salariés», ou encore «Quand on est de gauche, en Europe c’est l’humain d’abord» peut-on lire sur les différentes banderoles tandis qu’un homme portant le masque de Guy Fawkes (Anonymous) tient à bout de bras un carton portant l’inscription « Envoyons Vallser l’austérité »

Dès 14h, en tête du cortège, face à Pierre Laurent  et Jean Luc Mélenchon qui encadrent leur invité d’honneur Alexis Tsipras, le candidat de la gauche européenne à la présidence de la Commission européenne, une nuée de micros et de caméras se pressent. « Il y a même Besancenot, dis donc ça fait bien longtemps que l’on ne l’a pas interviewé dans une manif ! », lâche une consœur de l’AFP. Plus étonnant encore que la présence du porte-parole du NPA qui avait appelé à manifester ainsi qu’un collectif d’associations et plusieurs fédérations syndicales, celle de Liêm Hoang Ngoc, membre du Bureau national du PS. Cet économiste qui s’affiche en tête de la marche confirme le « grand trouble dans l’aile gauche du PS », suite à la nomination de Manuel Valls.

C’est en rangs serrés que le cortège s’est ébranlé en direction de la place de la nation. Place Léon Blum, C’est la statue de l’homme d’état qui est mise à contribution avec une pancarte portant ces mots : « Ils sont fous. Même moi, je n’aurais pas voté Valls »

Malgré l’ambiance joyeuse, les visages étaient graves et une certaine ferveur était palpable parmi les manifestants, conscients de l’enjeu de cette mobilisation. « L’heure est grave, on ne peut plus rester sans réagir, me confie une jeune femme. Je ne suis adhérente à aucun parti politique, mais là, il faut qu’ils comprennent que ça suffit ! On a voté pour chasser Sarkozy du pouvoir, ce n’est pas pour avoir la même politique. Il faut un virage à gauche, Hollande le doit à ceux qui l’ont élu. »

Après l’électrochoc des municipales, qui a vu la débâcle du parti socialiste, les forces de gauches sont dans la rue pour récuser le tournant social-démocrate du chef de l’Etat, symbolisé par son Pacte de responsabilité et lui signifier que la nomination de Manuel Valls est un mauvais signal !

Cette marche «contre l’austérité, pour l’égalité et le partage des richesses»  est donc un grand succès. Plus de 100 000 personnes sont dans la rue annonce Jean-Luc Mélenchon sur twitter. On attend les chiffres de la police….

Mais au-delà des batailles de chiffres à prévoir, le vent d’espoir qui souffle cet après-midi entre République et nation est palpable. Gageons qu’il se traduira dans les urnes le 25 mai prochain lors des élections européennes !

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2 – Il y a eux et nous : sont ils les gagnants ?

Posté par jacques LAUPIES le 13 avril 2014

Avant hier nous évoquions comment les communistes se situent dans une société donnée. Bien qu’assez simpliste notre démonstration  consistait à expliquer que notre positionnement est en adéquation avec une réalité selon laquelle l’humanité ne peut trouver sa plénitude que lorsque disparaitra l’exploitation du travail, laquelle disparition ne peut être envisagée sans la maitrise par la collectivité des moyens de production. Ce qui implique des étapes, des avancées et des reculs.

D’où la conclusion que seuls, les partis, qui préconisent cette finalité vont dans le sens du progrès et donc se rangent aux côtés de 95 % de la population, contre les 5 % qui détiennent ou jouissent (souvent en parasites) des profits dégagés par le travail qui sont dans une logique de protection du système. Paradoxalement, en l’état actuel, la traduction politique des forces du travail et de celles du capital ont une représentation quasiment inverse à leur importance démographique !

Globalement les forces sui soutiennent le capital, ne peuvent pas être considérées dans l’erreur et excusables car généralement elles sont conscientes de la réalité de l’exploitation et s’appliquent plutôt à la falsifier, l’occulter, pour en détourner les plus larges couches de la population. Sachant que les peuples, parce qu’ils souffrent du système en prennent conscience, ils font semblant de compatir à leur désarroi !

Il suffit,  pour  vérifier leur mauvaise foi contrôlée, de faire une rétrospective des déclarations des chefs d’état lors des campagnes électorales.

Le dernier en date, François Hollande, se dévoilant social démocrate, ce que nous savions, est l’exemple vivant de l’enfumage politique car, ne pouvant nier la réalité de la puissance des banques, instrumentalisées par le capitalisme international, il est allé jusqu’à déclarer vouloir s’en prendre à elles et donc à la finance, sans pour autant le faire.

Avec Manuel Valls il ne cesse de dire « je suis socialiste » et fait le contraire de ce dont se réclame le moindre socialiste attaché à l’idéal socialiste.

D’autres avant se sont accomodés par les mots ou des actes symboliques, d’une prise de conscience populaire pour mieux la contourner (souvenez vous de Chirac et sa promesse de réparer la fracture sociale, du pseudo changement de Giscard qui a  fait la part belle aux banquiers en jouant de l’accordéon et même de De Gaulle avec son « je vous ai compris » qui était un expert pour donner l’espoir à ses pires adversaires (parfois de droite ou d’extrême droite, ce qui en soi ne nous a pas dérangé)

Cette réalité suffit à elle seule pour que le mot communisme, comme ont pu le faire d’autres mots attachés a des idéologies de progrès dans le passé, reste un étendard de rassemblement car il porte en lui un espoir comme aucun autre mot ne peut le faire. Il est la condition véritable de l’humanisme, car le communisme en permet la véritable application, puisqu’il définit le partage. Et s’il a été victime d’impostures à nous de les expliquer au lieu de fuir les raisons qui ont ou les faire naître… 

Mais alors nous, qui n’avons de cesse de proclamer le pourquoi et la nécessité du contrôle des richesses produites pas l’homme, de la nécessité de leur utilisation a des fins sociales, solidaires (donc également productives),  pour quelles raisons notre  message passe au second plan derrière une diversité de propositions faisant appel à la soumission ou à l’indifférence au système ? Pourtant les inégalités éclatent au grand jour.

Est ce seulement parce que notre adversaire réel, la classe dominante, nommée Bourgeoisie, prend  appui sur toutes les variantes politiques,  idéologiques, religieuses, réussit la division en mettant en opposition de multiples catégories sociales, et cela à partir des supposés intérêts de ces catégories en faisant en sorte qu’elles s’identifient à leur mode de pensée ?

Bien sûr que non, elle le fait  aussi y compris en jouant non seulement avec les extrémismes (le FN) mais aussi  les courants qui appellent à modération (et au renoncement comme un Bayrou) quand ce n’est pas en faisant la main à ceux qui se réclament des idées de partage, du communisme ou du socialisme, pour tenter de nous affaiblir (exemple de leaders des partis d’extrême gauche bien connus et utilisés opportunément)

Deux exemples pour illustrer notre propos :

Le premier se trouve dans la promotion soudainement accordée au Front national avec un double mouvement de diabolisation et subrepticement une banalisation de celui-ci. Il y va de son intérêt (à la bourgeoisie) qu’elle lui donne une image acceptable de républicains et de laïques. En jouant sur les populations immigrées, tantôt diabolisées avec le terrorisme, tantôt « victimisées », ce qui laisse ainsi la place à récupération dans les deux sens. Chacun dans son rôle ! On l’a bien vu lors des élections municipales où le FN a joué la carte de la diabolisation, parfois même en s’entourant de précautions pour ne pas tout perdre, où le candidat UMP a joué la carte de la défense et des promesses à des courants modérés, religieux ou autres, qualifié du coup par son adversaire de clientéliste.

Mais il y a un deuxième exemple. Ce sont les manœuvres de division à gauche qui ont un double objectif isoler le PCF, le faire disparaître si possible. Même procédé de mise en opposition de deux stratégies très liées entre elles : d’une part axer les électeurs de gauche vers le centre et préparer ainsi un abri contre toute politique économique et sociale favorable à la population et basée sur les valeurs de gauche, d’autre part entrainer les plus conscients, les plus irréductibles adversaires du capitalisme dans l’impasse d’un extrémisme de gauche.

Nous venons de vivre cela dans notre microcosme tarasconnais et nous le vivons et vivrons partout ailleurs sur le plan national et au delà.

Grotesque me direz vous ? Il n’y a pas derrière chaque socialiste, chaque adhérent du parti de Gauche ou même du NPA et autre, un patron de multinationale, un banquier ou un quelconque mauvais génie qui les téléguide  ?

Ben si justement, cela s’appelle l’idéologie dominante et cela repose sur la puissance médiatique dont elle dispose ! Mais aussi des héritages culturels, des formations scolaires, universitaires, etc.

Comment cela est-il possible tellement les ficelles seraient grosses ? Comment se fait-il que notre lucidité ne puisse contrer cette pression très subjective ? Question que se posent les sympathisants et électeurs communistes dont certains vivent cela depuis  des décades, allant parfois jusqu’à être découragés et se dire « qu’on n’y arrivera jamais »

Que leur répondre sinon que la réalité nous donnera raison et qu’il faut être là pour que nous soyons entendu et que ne s’égarent  pas les révoltes et les colères. Etre là avec notre voix, notre force de conviction qu’est l’organisation politique structurée, parlant d’une seule voix, pour exposer ses solutions incontournables, ses stratégies, d’abord au plus près des intéressés.

Chacun de nous avec sa voix, ses écrits, le dialogue réel  autant que la communication « virtuelle » avec ce qui l’entoure peut et doit constituer une force disponible pour accompagner l’exigence du changement des rapports sociaux et économiques.

Nous allons aborder les élections européennes et elles vont nécessiter un intense effort pour déjouer ce qui, encore une fois, conduira nos adversaires à jouer avec les apparences genre : « rien ne va supprimons l’Europe, supprimons l’Euro » ou  »ne remettons pas en cause les politiques européennes au nom des marchés, de la paix », etc. 

Il va falloir expliquer : nous voulons une autre Europe comme nous voulons une autre France en les débarrassant de l’emprise des banques et des marchés financiers autant que des lobbies transnationaux, une Europe solidaire se donnant les moyens d’une politique sociale.

La encore il y aura eux et nous !

 

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Le capital et le travail, œuvre de Lucien Gay, qui expose dans les locaux de la Bourse du Travail D’Arles

 

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Le partage des richesses…

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Apéritif à l’occasion d’un « au revoir » celui de Dolores Lobo

Posté par jacques LAUPIES le 12 avril 2014

Les communistes de Tarascon se sont réunis ce vendredi pour remercier Dolores, à l’occasion de son départ en Bourgogne où elle va séjourner et ainsi rejoindre une partie de sa famille.

Secrétaire de la Section de Tarascon, elle s’était installée dans notre ville il y en 1989 et adhéré au PCF en 1996, il y a dix huit ans. 

Dolores Lobo a, durant ces années, contribué à faire vivre la Section de Tarascon avec une grande persévérance et en défendant ses convictions nées dans sa jeunesse, dans cette région du nord qui lui est si chère. Issue d’une famille d’un milieu ouvrier Dolores a baigné dans son enfance au cœur des luttes et elle y a puisé l’énergie et la fidélité de son engagement.

Mais Dolorès ne fait que nous dire au revoir, et bien entendu, outre que nous resterons en contact avec elle, nous serons heureux d’un possible retour parmi nous.

Elle a été remplacée ,suite à la tenue d’une assemblée générale de Section par votre serviteur, entouré de Hassan Aît Aoud chargé du recrutement, de Thierry Alexis, Trésorier et Henri Martinez son Adjoint et bien entendu de tous les communistes de notre Section.

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Dolorès Lobo conversant avec Guy Champion, membre du Comité Départemental du 13

 

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Thierry et Hassan

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Que peut dire un jeune ancien à un jeune nouveau ? « Jeunes il faut résister et convaincre »

 

Baisser les cotisations pour soutenir le Smic?

Clotilde Mathieu
Vendredi, 11 Avril, 2014
La CGT a réaffirmé, « le besoin d’un véritable coup de pouce au Smic ».
Le Premier ministre reçoit ce vendredi syndicats et patronat. La CGT et FO, après leur passage, ont réaffirmé leur totale opposition au pacte de responsabilité.

La CGT a ouvert le défilé des rencontres de Matignon ce matin. Au programme de la discussion, les sujets de discordes : le pacte de responsabilité, le pouvoir d’achat, le contrôle des aides publiques et le dialogue sociale. Sur tous ces dossiers, « le ministre nous a écouté, renvoyant les arbitrages à des négociations avec les ministres qui en ont la charge », a résumé Mohammed Oussedik, membre de la délégation. Ce fût le cas, par exemple, sur la question salariale. La CGT a réaffirmé, « le besoin d’un véritable coup de pouce au Smic », estimant que les 40 euros nets grappillés par une baisse des cotisations n’étaient pas une réponse acceptable.

La baisse des cotisations salariales se porterait sur les cotisations vieillesse selon FO

Emboîtant le pas, le secrétaire général de Force ouvrière, Jean-Claude Mailly, est sorti « stupéfiait » de sa rencontre avec Manuel Valls. Ce dernier aurait, selon FO, affirmé que la baisse des cotisations salariales se porterait sur les cotisations vieillesse, « sans préciser comment tout ça serait compensé », ajoute le dirigeant syndical. Immédiatement, l’entourage de Manuel Valls a confirmé l’information, en tentant de déminer le terrain. « Ces exonérations n’auront évidemment aucune incidence sur les droits à la retraite de salariés » et « l’Etat compensera » ces baisses de cotisations, sans apporter aucune précision.  Autre point noir : la prolongation du gel d’indice des fonctionnaires en 2015, voir même 2016. « Sur ce point, le Premier ministre n’a rien confirmé. Il a juste renvoyé à la discussion en cours entre les organisations syndicales et la ministre de la réforme de l’Etat, de la fonction publique et de la décentralisation Marylise Lebranchu », regrette Mohammed Oussedik pour la CGT.

Manuel Valls veut le modèle allemand avec les salaires espagnols

Quant au pacte de responsabilité, et les 30 milliards d’euros de cadeaux aux entreprises, les deux syndicats ont senti qu’il n’y aurait pas de contreparties. « Pour Manuel Valls, l’urgence c’est de baisser le « coût » du travail pour améliorer les marges de l’entreprise, sans contrepartie sur l’emploi», relate Mohammed Oussedik. Ce que nous avons compris c’est que Manuel Valls veut le modèle allemand avec les salaires espagnols qui ont baissé de 25% depuis le début de la crise…ça fait rêver », ironise le syndicaliste. La CFDT pourtant signataire avec la CFDT du pacte de responsabilité a reconnu que sa mise en œuvre dans les branches ne s’annonçait pas comme espérer.  « On a des retours de nos négociateurs selon lesquels, quand des négociations s’engagent, on est plus sur le maintien d’emplois que sur la création d’emplois »,  a relaté le président de la CFTC, Philippe Louis.

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