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Et si les oeillets refleurissaient un peu partout

Posté par jacques LAUPIES le 26 avril 2014

 Je ne serai pas pret d’oublier cette première visite que nous faisions au Portugal, organisée par des arlésiens, avec le concours de la municipalité. C’était environ un an après la révolution des œillets donc au printemps 1975. L’objectif de ce voyage n’était pas que touristique. Au delà de la solidarité apportée à une économie portugaise dont l’activité du tourisme était en difficulté à cause des évènements, il y avait bien entendu, pour la plupart d’entre nous, la curiosité de mieux saisir ce qui se passait dans ce pays.

D’autant que comme à leur habitude, à grand renfort d’anticommunisme, les médias français tendaient à caricaturer la situation.

Ainsi nous nous sommes retrouvés dans un hotel à Cascaï, magnifiquement placé en bord de mer, d’où nous avons rayonné, nous rendant sur les sites les plus touristiques et en particulier à Lisbonne ou des rencontres eurent lieu avec des militants syndicaux et politiques (PCP, MFA (Mouvement des Forces Armées) mais aussi des échanges avec une population extrêmement  chaleureuse.

Je n’oublierai évidemment pas ce meeting avec l’intervention du Secrétaire Général du PCP Alvaro CUNHAL, de ces rencontres avec des communistes sortis de la clandestinité et qui nous expliquaient que leur principale préoccupation était de contribuer à l’installation de la démocratie et d’obtenir des réformes sociales fortes (ce qui fut le cas)

Nous étions bien loin de cette diabolisation dont faisait état la presse française à partir du moindre incident, comme par exemple un attentat perpétré contre un siège du PCP, que le Monde, que je m’étais procuré sur place, relatait comme si tout le pays était à feu et à sang.

La révolution des œillets avait suscité un grand espoir parmi les militants français, il faut le dire facilement enthousiasmés par ce qui se passait un peu partout dans le monde et en Europe (fin de la dictature des Colonels grecs) mais aussi traumatisés par le coup d’état de Pinochet en septembre 1973. Ce fut un vent de liberté qui annonçait notamment la fin du franquisme.

Seulement voilà, ce que l’on tend à oublier c’est que ces régimes fascistes qui se sont écroulés n’ont pas mis un terme à la volonté des classes dominantes des différents pays d’Europe d’aller vers des pouvoirs anti démocratiques durs pour les substituer à des pouvoirs prétendument libéraux, tes que ceux que nous avons actuellement en Europe (fussent ils comme en Allemagne le fruit d’alliance des sociaux démocrates et des chrétiens démocrates) ou que l’on nous prépare en France.

Les naïfs qui se plaisent à voir le fascisme à nos portes et n’ont de cesse que d’en dénoncer la venue comme un épouvantail, que de petits moineaux côtoient amicalement, feraient bien de s’inquiéter des formes nouvelles d’autoritarisme que cherche à imposer la bourgeoisie qui laisse ses relais médiatiques en préparer la venue en faisant la part belle aux Le Pen.

Et surtout qui pronent l’austérité, condition la meilleure pour que le FN progresse.

Leur faudra-t-il se réveiller un matin, au chant d’une Marseillaise kidnappée, d’une laïcité détournée, d’une République un peu plus monarchique, subir la liquidation de ce qu’il leur reste de droits sociaux, pour comprendre ?

J’avoue que le spectacle que me donnent des révolutionnaires d’un soir d’élection, les représentants d’une moitié hurlant contre les représentants de l’autre moitié, parce que la télé leur a parlé de Front Républicain contre Front National me laisse sceptique.

Après tout ce qui m’intéresse ce sont ces deux moitiés qui feraient peut-être bien de prendre conscience qu’elles se doivent de constituer une troisième moitié. Comme dirait Pagnol ! Et vite !

 

 

 

 

 

Grandola

L’éditorial de Maurice Ulrich
Par Maurice Ulrich
Vendredi, 25 Avril, 2014

 

Et si les oeillets refleurissaient un peu partout dans POLITIQUE
Il y 40 ans, pendant la Révolution des  œillets, une chanson avait couru sur les ondes qui semblait légère comme un papillon, Grandola, vila morena.

Ô ce beau jour d’avril 1974 quand des œillets fleurirent au canon des fusils. Une chanson avait couru sur les ondes qui semblait légère comme un papillon, Grandola, vila morena, évoquant la fraternité et les luttes des paysans de l’Alentejo, censurée des années durant par la dictature portugaise de Salazar et de son successeur Marcelo Caetano qui y voyait un reflet des idées communistes. Elle était le signal de cette révolution, conduite par de jeunes capitaines démocrates contre des décennies de dictature et de guerres coloniales avec leur terrible cortège de torture et de massacres. Ce beau jour d’avril, qui était comme retrouver l’air et le ciel après le coup d’État de Pinochet au Chili. Une des plus anciennes dictatures d’Europe disparaissait. Un an plus tard, la mort de Franco ouvrait en Espagne une nouvelle page et entre-temps la dictature des colonels en Grèce avait été renversée. En France, on pensait que la fin du giscardisme était pour bientôt et que la gauche et le peuple allaient écrire l’histoire.

Et puis sont venus les prophètes et les professeurs d’austérité qui ont commencé à enseigner à tous, y compris à toute une part de la gauche, en France et ailleurs, qu’il fallait renoncer au progrès social parce que le capital le commandait. Des économistes qui s’appelaient Milton Friedman et Friedrich Hayek inspirèrent Ronald Reagan et Margaret Thatcher, qui firent école.

Les dictatures d’aujourd’hui ne portent plus d’uniformes galonnés. Elles se nomment Moody’s, Standard and Poor’s, elles ont leurs représentants à la tête des États, à la Commission de Bruxelles, à la BCE, au FMI. Elles sont la finance, comme avait dit le candidat devenu président. Elles sont au pouvoir en Europe et pensent y rester. Il faut bien mesurer ces paroles de Martin Schulz, le candidat des socialistes européens à la présidence de la Commission européenne, évoquant deux autres candidats, de droite et libéraux : « Nous avons passé un accord, Juncker, Verhofstadt et moi : ce sera l’un de nous trois et personne d’autre. » La gauche européenne a son candidat, Alexis Tsipras. Il y a quelques mois, en écho aux manifestations contre l’austérité, des députés de gauche se sont levés au Portugal et se sont mis à chanter : Grandola, vila morena.

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Claudy Lebreton : « Préserver nos départements, c’est garantir les services de proximité » »

Posté par jacques LAUPIES le 25 avril 2014

 

Claudy Lebreton est socialiste. Comme beaucoup d’élu il est préoccupé par le prorjet de disparition des collectivités départementales.

Quel homme de gauche, et même de droite ne le serait-il pas ?

La démonstration est faite que nous nous éloignons de la démocratie à grande vitesse.

Le Président gouverne avec une équipe de conseillers dont certains sont  issus de la finance et du patronat. Elu au suffrage universel direct avec tout ce que cela revêt de possibilités de manipulations médiatiques avec la dimension nationale de cette élection, il est placé au dessus des partis, de son parti même !

Ce Président dispose du pouvoir exorbitant de contribuer à ce que se constitue une majorité parlementaire nécessairement prisonnière du succès de son leader et donc en quelque sorte redevable de fidélité politique à son égard. Elle n’a guère – cette majorité – de possibilité de contester, au risque de rentrer dans un processus d’autodestruction.

Et avec un tel système politique on ose invoquer pour la France le titre de championne de la démocratie, se voulant donneuse de leçon à la planète entière. Que de ce point de vue évidemment nous ayons des prétentions par rapport  à certains  pays du monde est parfaitement justifié mais  l’exemple que nous prétendons donner ,et que nous devons à la déjà lointaine révolution française, et à deux siècles passés de luttes républicaines, est en souffrance et risque bien de nous faire perdre notre aura internationale.

Cette casse de la démocratie de proximité que la prétendue liberté d’expression semble impuissante à contenir tant le matraquage est fort avec l’idée qu’elle résulte de dépenses publiques excessives. En omettant de dire que c’est à cause de déficits organisés par les banques depuis 1973, des transferts des dépenses sociales (donc productives)  sur les marchés financiers et de la rémunération exponentielle  des actionnaires, qu’état et collectivités locales sont pénalisés. Sans omettre l’absence d’une fiscalité plus juste et donc mieux rémunératrice.

Une casse qui a pour objectif de nous préparer à une Europe Fédérale et libérale car ne nous y trompons pas la réforme des collectivités territoriales s’inscrit dans ce sens.

Bref cela je dis cela presque chaque jour sur ce blog sachant bien que l’impact est limité. Parce que je ne m’adresse qu’à quelques amis ou citoyens curieux et je l’espère parfois d’accord.

Je ne fais que reprendre ce que dit le Parti Communiste en y ajoutant mon petit grain de sel mais nous symbolisons peut être déjà l’essentiel de ces 8 % qui se prononcent pour voter « Front de Gauche » aux prochaines élections européennes alors que les médias commencent à parler du triangle UMP/PS/FN et affichent des résultats bien immérités pour ceux qui conduisent actuellement l’Europe libérale et ceux qui  prônent de fait sa destruction (FN)

Mais sommes nous conscients amis et sympathisants de Tarascon qu’il suffit que chacun de nous essaie de convaincre une personne autour de lui pour que de 500 (dans notre ville) nous passions à mille que de 8 %, nous passions à 16 %.

Et vous lecteurs qui ne partagez pas mes convictions, si on en discutait…

 

 

LU DANS L’HUMA

Réforme des collectivités territoriales

propos recueillis par Sarah Sudre
Jeudi, 24 Avril, 2014

 

Claudy Lebreton : « Préserver nos départements, c'est garantir les services de proximité
Face à la volonté du gouvernement de supprimer les départements d’ici 2021, une délégation pluraliste de l’Assemblée des Départements de France (ADF), a rencontré, le 22 avril, le Premier ministre, Manuel Valls. En vain, l’incompréhension d’une telle réforme inquiète le président de l’ADF, Claudy Lebreton (PS). Entretien.

Qu’est-il ressorti de votre réunion avec le Premier ministre ? Claudy Lebreton : Pas grand-chose. On voulait avoir des explications sur cette soudaine réforme, évoquée à l’Assemblée national, le 8 avril dernier, concernant la suppression des départements d’ici 2021, sans omettre les 11 milliards d’euros d’économie qu’il comptait effectuer sur le dos des collectivités territoriales. Finalement, nous sommes repartis sans réponse. Quant au Premier ministre, il est maintenant au courant que l’Assemblée des Départements de France, a voté de façon unanime, quelque soit l’étiquette politique, lors d’une réunion extraordinaire, son attachement aux départements et aux services de proximité et qu’elle mènera un combat de tous les instants pour préserver cette instance démocratique, qu’est le Conseil général.

Vous a-t-il parlé du calendrier de cette réforme territoriale? Claudy Lebreton : Oui et je vois un Premier ministre déterminé à mettre en œuvre ce qu’il a annoncé. La division des régions par deux est prévue pour le 1er janvier 2017. La création d’une nouvelle carte intercommunale, fondée sur les bassins de vie (1) sera votée en 2018. Quant au projet de loi sur la décentralisation, mettant fin à la clause générale des compétences, il sera présenté le 14 mai au Conseil des ministres.  Enfin, le gouvernement conclura sa réforme des collectivités territoriales par la suppression des départements, d’ici fin 2021. Manuel Valls maintient ce calendrier et nous lance le défi d’évoquer des propositions pour une nouvelle organisation territoriale. Prêt à nous écouter, il nous propose d’entamer un groupe de travail sur la question. C’est un peu tard. Avec mes paires de l’Assemblée des Départements de France, nous allons prendre une décision : acceptons-nous de rentrer dans les négociations ou non. On reste ouvert au dialogue mais il nous faut une feuille de route.

D’après vous, dans quel but, Manuel Valls lance t-il cette réorganisation territoriale ? Claudy Lebreton : On a l’impression que tout cela est fait pour réduire les dépenses publiques. Leur but ? C’est la recherche d’économie. L’Etat veut notamment donner du crédit à l’opinion publique qui, quelque part, perçoit les choses de façon superficielle. Les Français pensent que les dépenses publiques sont causées par le mille-feuille politique et son taux élevé d’élus. Alors ils se disent que l’Etat va peut-être faire des économies en supprimant les conseils généraux. C’est totalement faux. Remettons les choses dans son contexte : le budget des Départements atteint les 71 milliards d’euros. 71 milliards d’euros qui sont dispersés dans la distribution du RSA, la compensation du handicap, les aides sociales, l’entretient des collèges et de la voirie. On chiffre notre marge de manœuvre, sur lequel on peut avoir des actions, à 10%, c’est-à-dire 7 milliards d’euros. Cette dernière permet alors de financer le sport, la culture et les interventions dans le monde économique. Conclusion : même si on supprime les conseils généraux, les aides sociales devront continuer à être versées. Il n’y aura donc pas d’économies de réalisées. Alors pourquoi toucher à nos collectivités territoriales, qui sont bien gérées, n’ayant pas le droit au déficit public, et très peu endettées ?

Avant de penser à la suppression, n’y avait-il pas d’autres alternatives ? Claudy Lebreton : Bien sûr que si. Dans le cadre d’un effort national, j’aurais conçu et préféré que l’on transfère aux départements de nouvelles compétences dans le domaine de l’éducation, de la recherche et de la santé, par exemple. Il y a des choses que l’on peut faire avant de supprimer. À commencer par créer un grand débat national sur l’organisation territorial de la République où on demande l’avis des Français, via la voie du référendum. Même si j’ai bien conscience que les grandes réformes institutionnelles n’atteignent pas la plupart des Français. La faute à un travail pédagogique non effectué qui leurs auraient permis pourtant de mieux comprendre l’enjeu des Départements sur leur vie au quotidien. Il faut défendre le bien-fondé des Départements, à un moment où l’on va avoir des régions plus grandes, donc plus éloignées de nos concitoyens. Après, la question se pose : Quelle démocratie locale, les Français souhaitent-ils pour le futur ? Une interrogation très liée finalement à celle de l’Europe. Voulons-nous une Europe sociale ? Démocratique ? Libérale ? La réponse est toujours dans les urnes.

Une mobilisation est-elle en route ? Claudy Lebreton: Oui, la défense des services de proximité va être un long combat politique et social. La mobilisation commence, dans un premier temps, par un travail avec les médias. Il faut rentrer dans le débat, et contrecarrer les idées reçues. L’objectif est de convaincre l’opinion publique que les départements sont nécessaires à la proximité entre les élus et les habitants. Il va falloir mobiliser le mouvement social, les sportifs, les artistes… Concrètement, il faut que les Français parlent de nous car ce sont eux qui doivent défendre ce en quoi ils croient. Avec les membres de l’ADF, nous sommes en train de nous organiser pour préparer des rassemblements, des débats. Les auditions effectuées par le conseil général du Val-de-Marne (94) et son Président Christian Favier (PC) avaient été une réussite. Nous allons poursuivre, je pense, cet élan.

(1) Le découpage de la France « en bassins de vie » a été réalisé pour faciliter la compréhension de la structuration du territoire de la France métropolitaine. Le bassin de vie est le plus petit territoire sur lequel les habitants ont accès aux équipements et services les plus courants (commerces, snaté, transports, sport…).

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Les communistes en campagne avec le Front de Gauche

Posté par jacques LAUPIES le 24 avril 2014

 Pas de temps à perdre ! Comme à l’habitude les médias vont tenter de nous ignorer, le Front de Gauche et les communistes plus particulièrement.

Alors faisons confiance aux citoyens sur le terrain : refonder l’Europe mérite des explications face à l’UMPSFN. La gauche est en danger avec la politique de Hollande/Valls.

Des voix s’élèvent au PS contre les dérives droitières de la Direction Socialiste. Nous devons les prendre au sérieux car elle témoignent d’une hostilité grandissante de la population.

Après l’impasse dans laquelle nous ont conduit les socialistes locaux (mais tous n’en voulaient certainement pas) il importe de mobiliser et de voter massivement pour la refondation de l’Europe en réélisant la candidate du FDG présentée par le PCF ainsi que ses colistier(e)s du PCF, du PG notamment.

S’ils veulent marquer leur volonté d’une autre politique de gauche, d’une autre Europe, les électeurs de toute la gauche ont une possibilité de le faire, notamment dans notre ville et nos villages.

 

 

PARU DANS L’HUMANITE

Gérald Rossi
Mercredi, 23 Avril, 2014

 

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À un mois des élections européennes, qui se tiendront en France le dimanche 25 mai, les militants du Front de gauche disposent désormais 
d’un document qui, au-delà du bilan, trace des perspectives à la fois sociales, écologiques et économiques.

Tout juste sortis des municipales, voilà les militants du Front de gauche partis sur la piste des européennes, dont l’unique tour (proportionnelle oblige) se tiendra le dimanche 25 mai. Autant dire que la campagne sera courte. Désormais, outre les noms des quatre candidats sortants – Jacky Hénin (Nord), Patrick Le Hyaric (Île-de-France), Jean-Luc Mélenchon (Sud-Ouest) et Marie-Christine Vergiat (Sud-Est) – sont connus ceux de Corinne Morel-Darleux (Centre), Gabriel Amard (Est) et Myriam Martin (Ouest).

Des candidats qui, avec les militants des territoires concernés, ont désormais en main un document intitulé « Rompre et refonder l’Europe : le Front de gauche entre en campagne ». Les premières phrases en donnent le ton : « Les peuples d’Europe sont dans la tourmente de la crise mondiale du capitalisme financiarisé. La crise est généralisée, le chômage et la pauvreté explosent, les économies des pays de l’Union européenne sont très majoritairement en récession. » L’introduction ajoute : « En France, François Hollande a trahi ses engagements et ceux qui lui ont fait confiance en 2012. Il est aujourd’hui l’allié de Merkel et de la droite européenne, du Medef et des marchés. » Dans cet univers morose, le Front de gauche parle d’élections « décisives pour redonner la parole confisquée aux citoyens, stopper l’austérité et ouvrir la voie du redressement social, économique et écologique de notre pays ».

 

Autour de trois parties s’articule l’argumentation. Premier grand chapitre : « L’Union européenne est en crise, crise d’un système qui use les travailleurs, en même temps qu’il épuise les ressources naturelles et la biosphère, menaçant la survie même de l’humanité. » Le constat est rude et le document ajoute : « La pression accrue sur les revenus salariaux, condition du maintien de profits toujours plus élevés, sape les possibilités d’une croissance des débouchés pour les marchandises, faisant, comme aux États-Unis, de l’endettement des ménages le principal expédient pour maintenir la croissance. » Et en dénonçant l’Europe austéritaire, il note que « face à cette impasse, les réponses des classes dirigeantes des pays de la zone euro ont été principalement la fuite en avant : donner toujours plus de pouvoir à la finance, renforcer encore les politiques d’austérité, mener une concurrence exacerbée avec les pays du Sud… ».

Ensuite, le programme propose de « désobéir et rompre avec les traités » en s’appuyant sur « une révolution citoyenne qui s’appuie sur la souveraineté populaire et les mobilisations populaires ». D’autant plus que « dans tous les pays, les partis de la gauche alternative jouent un rôle majeur dans la résistance à l’Europe des néolibéraux ». Et le texte apprécie le fait que « la France est un grand pays, moteur en Europe et deuxième puissance économique européenne. Un changement (dans le pays) peut montrer l’exemple et entraîner d’autres peuples d’Europe. »

Alors que « la résorption de la dette publique sert aujourd’hui de prétexte à mener des politiques d’austérité drastique », le document propose quelques grands axes, comme « refuser la politique budgétaire européenne, récuser le dumping social et les libéralisations, en finir avec la précarité… » et il propose que les produits financiers soient « placés sous une surveillance stricte des pouvoirs publics afin que la finance soit mise au service de la société et non l’inverse ».

De là découle logiquement, peut-on dire, la dernière partie, intitulée « Refonder l’Europe » : « Notre critique de l’UE et les ruptures que nous voulons engager avec ses fondements, ses traités, ses politiques, ne nous condamnent pas à un repli nationaliste. Paradoxalement, nous sommes aujourd’hui les seuls porteurs d’une idée européenne à laquelle les peuples pourraient adhérer car porteuse de progrès humain, social et écologique. » À la suite de quoi sont déclinés plusieurs paragraphes réclamant « le respect des souverainetés populaires, une Europe libérée de l’emprise de la finance, une Europe du droit des femmes et de la libre orientation sexuelle, une Europe laïque qui garantit la liberté de conscience  ». À noter enfin que « l’Europe soutiendra les révolutions citoyennes qui ont mis à bas des régimes autoritaires ». Au-delà d’une énumération par définition incomplète et austère, c’est bien un vent nouveau sur l’Europe que propose le Front de gauche. Le débat est lancé.

Radiotélé : débats  à sens unique ?  Europe 1, le Figaro 
et LCI annoncent « deux débats exceptionnels », 
les 23 et 30 avril, avant 
les européennes du 25 mai. Bonne initiative à 
une heure de grande 
écoute. Mais, à y regarder 
de plus près, on découvre que sont invités au premier débat PS, UMP et FN, 
et au second… PS, UMP 
et FN ! Les responsables 
de l’UDI et du Modem ont immédiatement protesté. 
Et le Front de gauche n’en pense pas moins, gommé 
lui aussi.

 

L’éditorial. « Jaurès ne parlait pas comme vous ! »

L’éditorial de Jean-Emmanuel Ducoin
Par Jean-Emmanuel Ducoin
Jeudi, 24 Avril, 2014

 

Les communistes en campagne avec le Front de Gauche  dans POLITIQUE
Par Jean-Emmanuel Ducoin. Le président se rendait sur les terres du grand homme le jour même où son gouvernement entérinait, avec un cynisme confondant, un plan d’économies et de rigueur qui contredit tout esprit authentiquement de gauche. Hollande lui-même a sûrement mesuré l’écart entre ses pathétiques tentatives d’explications et la réalité vécue. Il a essuyé la colère. Il a été sifflé au pays de Jaurès.

S’il faut parfois redonner du sacré au sacré, au moins au nom de la concorde républicaine, il existe, surtout en politique, des gestes et des paroles symboliques qui peuvent porter le meilleur comme le pire, à l’image de ces orages du soir qui réveillent les bontés de la nature mais éteignent les derniers feux du jour. Comment dire notre malaise – et plus encore – après la visite de François Hollande, hier, à Carmaux ? Le président se rendait sur les terres du grand homme le jour même où son gouvernement entérinait, avec un cynisme confondant, un plan d’économies et de rigueur qui contredit tout esprit authentiquement de gauche. Hollande lui-même a sûrement mesuré l’écart entre ses pathétiques tentatives d’explications et la réalité vécue. Il a essuyé la colère. Il a été sifflé au pays de Jaurès. Comme si une justice immanente s’abattait sur ses frêles épaules à force d’avoir sacrifié le souffle de l’Histoire sur l’autel du traité Sarkozy-Merkel. Qui aurait cru cela possible il y a deux ans ? Il avait alors annoncé qu’il s’attaquerait à la finance et à Bruxelles. Ne restent que le souvenir et les ruines de sa politique libérale. Hier, une dame lui a crié : « Vous êtes venus ici il y a deux ans, et depuis vous ne tenez pas vos promesses. Jaurès ne parlait pas comme vous ! » Et qu’a répondu le chef de l’État lors de son discours, à deux pas de la statue de Jaurès ? Ceci : « On m’avait dit : si vous voulez gagner l’élection présidentielle, vous devez venir à Carmaux. Je n’avais pas le choix. » Les mots ont fini par pénétrer notre cerveau ; puis notre plume est restée suspendue d’effroi. C’était donc ça ? Gagner pour gagner. Qu’importe le reste. Oui, hier, il y a eu comme de la profanation à voir le président récupérer Jaurès en pareil moment. La leçon de choses était là, sous nos yeux atterrés. En ces heures crépusculaires, où la solidarité de tous les progressistes devrait être le devoir le plus étroit afin d’entamer sans merci une bataille populaire d’ampleur, tous les chemins doivent être maintenant utilisés pour ranimer l’idée d’une gauche, une vraie gauche ferme sur ses principes jaurésiens, qui ne s’allonge pas aux pieds du capital ni n’oublie le peuple qui souffre.

 

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Pierre Laurent : « On ne peut pas sauver Hollande, mais il faut sauver la gauche »

Posté par jacques LAUPIES le 23 avril 2014

 

Entretien avec le secrétaire national du PCF
Mercredi, 23 Avril, 2014
Pierre Laurent : « On ne peut pas sauver Hollande, mais il faut sauver la gauche » dans POLITIQUE
Le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, appelle au rassemblement le plus large pour « reconstruire la gauche » sur d’autres choix que l’accélération des politiques d’austérité libérale décidée par le gouvernement Hollande-Valls qui « mène la France dans le mur ». Entretien réalisé par Sébastien Crépel à lire dans l’Humanité jeudi 24 avril.

L’Humanité : Les députés PS votent la confiance 
au gouvernement mais critiquent sa politique. Le fait qu’ils restent dans la majorité présidentielle est-il un obstacle à la construction d’une alternative à gauche ?

Pierre Laurent : Le malaise dans la majorité présidentielle est manifestement profond. Pour ma part je prends au sérieux la colère d’une partie de ces élus. Elle reflète ce que je dis depuis des mois : il n’y a pas de majorité populaire à gauche dans le pays pour soutenir les choix politiques actuels de François Hollande. Je vois aussi combien ces élus socialistes se sentent coincés par le verrou du système présidentiel. Nombre d’entre eux ne veulent plus de cette politique menée en leur nom, en réalité dictée par Bruxelles, les marchés et le Medef, mais ils ont peur que leur opposition déclenche une crise de régime. À ces hommes et femmes, je veux dire : vous ne sauverez pas François Hollande et Manuel Valls tant qu’ils s’accrocheront à cette politique. Ce sont eux qui nourrissent la crise politique, pas ceux qui s’opposent à ces choix qui mènent dans le mur. La question n’est donc pas de sauver François Hollande, elle est de sauver la gauche avant que la droite et l’extrême droite raflent tout, et de reconstruire une politique qui permette à la France de combattre le chômage. C’est pourquoi je leur dis : travaillons ensemble à des solutions de gauche à la crise sociale, économique et politique, et nous ne pouvons le faire qu’en tournant le dos aux choix actuels. La responsabilité des communistes et du Front de gauche dans cette situation est de créer toutes les conditions de ce dialogue et de la construction de cette politique alternative.

Lire l’intégralité de l’entretien dans l’Humanité ce jeudi 24 avril 2014.

 

Ce n’est qu’un essai car mon blog ayant quelques problèmes de fonctionnement. Attention son url va changer car j’ai demandé un nom de domaine : http://jacqueslaupies.fr

En vidéo: « Peut-on réinventer la démocratie? »

Vendredi, 11 Avril, 2014

 

 dans POLITIQUE
Avec Catherine Colliot-Thélène, professeure en Sciences de l’information et de la communication à Télécom ParisTech, Pierre Musso, et le professeur au Collège de France sociologue, directeur d’études à l’EHESS et Pierre Rosanvallon.

Table ronde inédite dans l’Humanité des débats – L’Humanité a organisé une table ronde sur le thème « Peut-on réinventer la démocratie ? » au Collège de France, rue d’Ulm à Paris entre la professeure de philosophie à l’Université de Rennes1 Catherine Colliot-Thélène, le professeur en Sciences de l’information et de la communication à Télécom ParisTech Pierre Musso, et le professeur au Collège de France sociologue, directeur d’études à l’EHESS, Pierre Rosanvallon.

En pleine crise économique, sociale mais aussi environnementale, la crise politique s’approfondit avec la méfiance vis-à-vis des partis politiques, l’abstention, les affaires, la confusion autour du clivage droite-gauche, les votes d’extrême droite…

La table ronde dans l’Humanité des débats

Le 30 mars, le scrutin s’est traduit par une faible participation jamais enregistrée à un second tour des élections municipales, pourtant échelon démocratique appréciée des Français. Et on peut craindre un taux d’abstention lors des prochaines élections européennes. La crise est profonde. Des liens et des imbrications intimes semblent lier les milieux d’affaires, les marchés financiers et une partie du monde politique. Ces liens apparents ou non traduisent un pouvoir oligarchique se jouant du suffrage universel. Autre enjeu, l’Europe néolibérale et les « gouvernances » s’éloignent toujours davantage des citoyens. Et que dire du monde l’entreprise et dans le travail….

Cette crise appellerait une recomposition du système représentatif français (des partis politiques), mais aussi des institutions et de la démocratie française. Une crise pas seulement de la représentation mais le symptôme d’une crise à la fois politique, institutionnelle et démocratique. Depuis plusieurs années, certains en appellent à une véritable réappropriation sociale et démocratique… Peut-on réinventer la démocratie ?  C’est l’objet de la table ronde que l’Humanité a organisé au Collège de France, rue d’Ulm à Paris entre la professeure de philosophie à l’Université de Rennes1 Catherine Colliot-Thélène, le professeur en Sciences de l’information et de la communication à Télécom ParisTech Pierre Musso, et le professeur au Collège de France sociologue, directeur d’études à l’EHESS, Pierre Rosanvallon. Retrouvez cette table-ronde dans l’Humanité des débats, en vente dès le vendredi 11 avril.

En pleine crise économique, sociale mais aussi environnementale, la crise politique s’approfondit avec la méfiance vis-à-vis des partis politiques, l’abstention, les affaires, la confusion autour du clivage droite-gauche, les votes d’extrême droite… Le 30 mars, le scrutin s’est traduit par une faible participation jamais enregistrée à un second tour des élections municipales, pourtant échelon démocratique appréciée des Français. Et on peut craindre un taux d’abstention lors des prochaines élections européennes. La crise est profonde. Des liens et des imbrications intimes semblent lier les milieux d’affaires, les marchés financiers et une partie du monde politique. Ces liens apparents ou non traduisent un pouvoir oligarchique se jouant du suffrage universel. Autre enjeu, l’Europe néolibérale et les « gouvernances » s’éloignent toujours davantage des citoyens.

Et que dire du monde l’entreprise et dans le travail…. Cette crise appellerait une recomposition du système représentatif français (des partis politiques), mais aussi des institutions et de la démocratie française. Une crise pas seulement de la représentation mais le symptôme d’une crise à la fois politique, institutionnelle et démocratique. Depuis plusieurs années, certains en appellent à une véritable réappropriation sociale et démocratique… Peut-on réinventer la démocratie ?  C’est l’objet de la table ronde que l’Humanité a organisé au Collège de France, rue d’Ulm à Paris entre la professeure de philosophie à l’Université de Rennes1 Catherine Colliot-Thélène, le professeur en Sciences de l’information et de la communication à Télécom ParisTech Pierre Musso, et le professeur au Collège de France sociologue, directeur d’études à l’EHESS, Pierre Rosanvallon. Retrouvez cette table-ronde dans l’Humanité des débats, ce vendredi 11 avril : La table ronde dans l’Humanité des débats

 

Crise politique : et maintenant la gauche ?

Le 30 mars dernier, le scrutin s’est traduit par la plus faible participation jamain enregistrée à des élections municipales. Avec la crise politique qui touche droite et gauche et le poids menaçant de l’extrême droite, quelles réponses apporter à cette coupure profonde avec les Français ? Et pour la gauche, où sont les alternatives ? L’Humanité ouvre d’urgence le débat. Retrouvez les contributions de Marie-Noëlle Lienemann, Pascal Savoldelli, Christian Paul, Pascal Durand ou encore Martine Billard…

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Le populisme : ques aco ?

Posté par jacques LAUPIES le 23 avril 2014

Tout le monde se défend d’être populiste ou à la rigueur indique que ce n’est pas un défaut

Si je me rallie à l’opinion qu’expriment les couches populaires prises globalement, sans trop de discernement et souventes fois conditionnées par les médias et de surcroit si je les flatte en leur servant leur propre pensée, je suis un farouche populiste.

Si au contraire je prends l’expression populaire (ou le ressenti) comme un élément d’analyse de ma réflexion, que je l’insère avec force critique dans la construction de mes propositions et qu’en retour je porte mes propositions au cœur du débat populaire, y compris à contre courant des idées dominantes, je ne suis pas populiste.

Mais les populistes, qui ont plus d’une corde à leur arc, vous diront évidemment que la réaction populaire, même la plus malsaine, est nécessairement le fruit d’une réalité indiscutable et ils vous ressortiront tout un arsenal idéologique et toutes les vieilleries les plus éculées qu’il iront chercher dans la religion ou même une quelconque pseudo science, pour l’étayer théoriquement

C‘est pour cela d’ailleurs que le populisme n’est pas l’apanage de l’extrême droite, et qu’il se retrouve au sein d’organisations politiques qui fondent leur discours sur de fausses réalités et les enveloppent d’une réponse à l’avantage de leur doctrine, soit en stigmatisant, soit à l’inverse en jouant les humanistes au nom des bontés divines ou des paternalismes qui ont généralement leur source dans notre culture judéo-chrétienne.

Autrement dit et pour ne prendre que le problème des populations immigrées qui fait couler plus d’encre qu’il n’en faut pour l’expliquer, soit on l’enrobe au final de tous les épiphénomènes qu’il génère (incivilité, délinquance ou tout simplement provocation identitaire de l’exclu), soit on pleurniche sur le sort de celui qui est différent, n’est injustement pas admis et on l’entoure d’actions  matérielles charitables, ou de complaisance morale, pour l’aider à une intégration à grands coups de défense des valeurs de la république. On sait ce que vaut la charité !

En aucun cas, on entreprend la seule démarche qui par delà sa culture, sa religion ou non, et surtout sa condition sociale, peut aider l’immigré à comprendre, même s’il la subit, une exploitation en tant que catégorie sociale, d’une grande utilité globale au développement de la société qui l’accueille.

Il ne faut surtout pas le mettre au rang de ceux qui sont victimes d’un système marchand dominant, faisant de lui, homme comme les autres, un vendeur de force de travail dévalorisée, dont on tire profit par mille artifices dont évidemment le salariat parce que la salariat  a une apparence d’équité.

Ce serait tout simplement développer sa conscience de classe et du coup celle des autres travailleurs qui peuvent se considérer en concurrence avec lui.

Si j’entre dans ce discours, vis-à-vis de l’immigré, je suis également dans le même discours qu’à l’égard de celui qui ne l’est pas. J’efface la contradiction que l’on tente de faire naître entre eux et le reste de la population. Tâche plus difficile qu’on ne le croit.

Mais c’est la seule chose qui me permet de dire je ne suis pas populiste. A savoir prôner la lutte contre l’exploitation organisée et soutenue par la politique d’austérité.

Mais alors les autres ceux qui ne tiennent pas ce discours que sont-ils ? Poser la question c’est y répondre ! Même si les nuances existent !

Il n’est dans ces conditions pas étonnant que le populisme progresse ou se maintienne sous des formes insoupçonnées y compris parmi ses prétendus adversaires.

 

 

Entre l’austérité et la justice sociale, la gauche ne doit pas hésiter
Á la une de l’Humanité, mercredi 23 avril 2014
Mardi, 22 Avril, 2014

 

Le populisme : ques aco ? dans POLITIQUE
Le gouvernement examine  ce mercredi le « programme de stabilité » budgétaire qu’il soumettra à la Commission européenne. La volonté du chef de l’État et du premier ministre de satisfaire à tout prix au dogme libéral des 3 % de déficit rencontre une critique de plus en plus large. Lire l’événement de l’Humanité ce mercredi.

Il y a des risques d’orage avec la majorité parlementaire », a prévenu hier Thierry Mandon, porte-parole du groupe PS à l’Assemblée nationale, juste avant la rencontre de députés socialistes avec Manuel Valls sur son plan de réduction des défi cits. Emmenés par Bruno Le Roux, président du groupe, et Valérie Rabault, rapporteure générale du budget, les députés ont présenté des amendements au programme d’économies du premier ministre. Ils ont réclamé des mesures en faveur des plus modestes mais en restant dans les clous des 50 milliards d’euros de coupes budgétaires d’ici à 2017. Mais ils n’ont pas remis en cause le dogme européen des 3 % de défi cit public. Le programme de stabilité budgétaire est présenté par la France à la Commission européenne aujourd’hui, sitôt après le Conseil des ministres. Pourtant, le cap austéritaire ne fait pas consensus dans l’Union européenne. En Italie, en Espagne, en Grèce et en France, beaucoup de forces de gauche refusent cette conversion idéologique au libéralisme. Si le France y résistait, elle ne serait pas isolée.

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