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Municipales : la suite ?

Posté par jacques LAUPIES le 15 avril 2014

Laissons aux nouveaux élus le temps de régler leurs comptes avec les amis d’hier. Il paraîtrait que cela va bon train mais attendons les déclarations ou délibérations officielles.

Que les nouvelles majorités s’entourent de collaborateurs proches d’eux et fidèles soutiens pour les aider à accéder au pouvoir municipal ,ne me choque pas, sauf que  je n’en partage pas les conséquences qui peuvent conduire à des mises au placard. Car les mises au placard ont un coût et c’est nous qui payons.

Bref laissons cela et revenons à l’essentiel. Nous avons, à défaut de pouvoir mener la bataille unitaire que nous souhaitions, publié un programme et lui nous n’entendons pas le mettre au placard !

En résumé sur des aspects essentiels qui consistaient à améliorer la vie de nos concitoyens nous suggérons :

Dans le domaine du logement : action de rénovation des logements en centre ville et dans des quartiers particulièrement touchés par des environnement difficiles, poursuivre et  amplifier la construction de logement sociaux en favorisant les mixités socio culturelles.

Dans le domaine de la santé : combattre les risque de désertification médicale et création d’un centre médical pluridisciplinaire permettant une accessibilité plus large et de proximité,  aux praticiens tant généralistes que spécialistes.

Dans le domaine de la formation : œuvrer avec les collectivités concernées (régions) à la réalisation d’un centre de formation professionnelle pour jeunes mais aussi adultes et assurer un relais entre la déscolarisation et l’accès à l’emploi, favoriser les possibilités de réinsertion des chômeurs ! Réalisation concernant la commune et les intercommunalités environnantes.

Dans le domaine de la jeunesse et de la prévention des risques de la délinquance : création d’un centre socio culturel doté d’un encadrement de qualité, ouvert aux jeunes, réalisé prioritairement sur des dépenses ayant un caractère communautariste.

La création d’une piscine dans le domaine tant sportif, qu’éducatif, ou des loisirs est fortement réclamée par les jeunes et doit être inscrite dans les projets d’équipements de la ville.

Dans le domaine de l’animation commerciale et du tourisme : étude immédiate avec si nécessaire le concours d’organismes publics ou privés de la revitalisation du centre ville à des fins notamment de développement de commerce et de l’artisanat et recherche de partenariats en vue de l’implantation d’une structure d’accueil de touristes. Cela dans le cadre d’une demande à satisfaire pour favoriser le tourisme local et régional.

Ce programme qui n’avait rien d’exceptionnel et répond à des besoins urgents est tout à fait réalisable et répond à notre préoccupation que nous résumons ainsi : « l’humain d’abord ». Son financement sur un mandat de six ans n’a rien d’excessif mais encore faut-il que les élus aient la volonté politique de le réaliser. Encore faut-il s’opposer à la politique d’austérité qui vise à réduire les dotations aux communes.

Nous voyons déjà venir l’objection essentielle : la municipalité n’a pas, elle, été élue sur un tel programme. Mais un programme, surtout lorsqu’il est manifestement insuffisant et incomplet, n’empêche nullement que les citoyens lui opposent un vrai programme de réalisations concrètes.

Il suffit que l’idée et puis l’action prennent corps pour le défendre !

 

 

Les habits des municipales, Guillaume Roubaud-Quashie

Panier

Il est des progressistes qui abhorrent les municipales : on y ferait peu de politique, évoquant surtout la figure et la personnalité du maire ; on y parlerait peu de sujets structurants, abordant essentiellement des problèmes très étroits. Sans dénier toute vérité à ce tableau, je voudrais, fondamentalement, le prendre à contrepied. J’ignore bien sûr tout des résultats au moment où j’écris ces lignes mais je sais que, malgré d’indéniables difficultés familiales localisées, nous avons fait, dans tout le pays, de très remarquables campagnes ces derniers mois en vue de ces élections municipales. Ces campagnes ont été marquées par une participation considérablement élargie par rapport à la plupart de nos actions. Le nombre était de la partie. L’intensité aussi. Combien d’heures combien de personnes dans tout le pays ont bien voulu donner pour cette campagne ? Ces chiffres, si on en disposait, seraient, à n’en pas douter, proprement énormes. Pourquoi ? Bien sûr parce que l’horizon d’une victoire possible, de « la gagne », a dynamisé des dizaines de milliers d’adhérents qu’on voit parfois rarement et qui ont senti là leur irréfragable utilité. C’est là, me semble-t-il, une première raison : mon porte-à-porte, ce soir, va servir à quelque chose, vraiment, une victoire, une avancée à portée de main. Deuxième raison, et elle est bien sûr liée : la proximité. Une élection municipale, ça se joue aussi dans mon immeuble et mon immeuble rapporté à une ville, ça compte. Mon action dans ce cadre que je connais bien et qui a un poids réel, vaut la peine d’être menée. Poursuivons crescendo dans la puissance des raisons et l’horizon de ceux qu’elle touche (adhérents, sympathisants, population municipale…) : la participation au projet. Combien de nos projets ont été écrits au plus près des citoyens, en déployant mille efforts pour les y associer ? Quand nous y parvenons, quelle énergie nouvelle peut se déployer dans des rangs élargis ! Mon action vaut la peine car je me bats pour mon projet. Enfin, ce fameux « concret » car, irrécusablement, les élections municipales présentent des enjeux concrets. Une crèche pour mes enfants ? Un accès large aux activités sportives à prix abordable ? Pour une vraie part, ça se joue là. Que la droite l’emporte dans une ville de banlieue dont le maire est communiste et je risque fort de devoir quitter la ville, emballement spéculatif oblige avec restructuration sérieuse des types de logement… Mon action vaut mobilisation car ce qui est en jeu est très précisément palpable, touche ma vie quotidienne. Reste une question, qui n’est pas oratoire : est-ce que tout cela, c’est de la politique ? Disons-le tout net : oui, et très profondément. Disons mieux : la vie politique nationale crève de ne pas revêtir davantage les habits des municipales. Les discours technocratiques et abstraits régalent un bien petit public. Effectivité et proximité : voilà bien les piliers d’une politique qui peuvent susciter de l’élan dans de larges couches de la population. De la politique donc et de la plus belle eau ; anthropologues et historiens lui ont même donné un nom : la politique du peuple. Est-ce à dire qu’il faudrait abandonner toute perspective générale, avec son nécessaire niveau d’abstraction ? Résolument non, mais pareil discours quand il n’est pas appuyé sur de bien concrètes incarnations risque fort de tourner à vide, loin des oreilles d’une population qui a tant fait l’expérience des grandes « phrases de changement » et d’un dur quotidien continué après elles. Certes donc, le printemps est là et il est de saison de commencer à se dévêtir. Il serait toutefois bien dommage de remiser pour six ans les habits des municipales…

Guillaume Roubaud-Quashie, Rédacteur en chef

La Revue du projet, n° 36, avril 2014

 

 

 

 

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