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2 – Il y a eux et nous : sont ils les gagnants ?

Posté par jacques LAUPIES le 13 avril 2014

Avant hier nous évoquions comment les communistes se situent dans une société donnée. Bien qu’assez simpliste notre démonstration  consistait à expliquer que notre positionnement est en adéquation avec une réalité selon laquelle l’humanité ne peut trouver sa plénitude que lorsque disparaitra l’exploitation du travail, laquelle disparition ne peut être envisagée sans la maitrise par la collectivité des moyens de production. Ce qui implique des étapes, des avancées et des reculs.

D’où la conclusion que seuls, les partis, qui préconisent cette finalité vont dans le sens du progrès et donc se rangent aux côtés de 95 % de la population, contre les 5 % qui détiennent ou jouissent (souvent en parasites) des profits dégagés par le travail qui sont dans une logique de protection du système. Paradoxalement, en l’état actuel, la traduction politique des forces du travail et de celles du capital ont une représentation quasiment inverse à leur importance démographique !

Globalement les forces sui soutiennent le capital, ne peuvent pas être considérées dans l’erreur et excusables car généralement elles sont conscientes de la réalité de l’exploitation et s’appliquent plutôt à la falsifier, l’occulter, pour en détourner les plus larges couches de la population. Sachant que les peuples, parce qu’ils souffrent du système en prennent conscience, ils font semblant de compatir à leur désarroi !

Il suffit,  pour  vérifier leur mauvaise foi contrôlée, de faire une rétrospective des déclarations des chefs d’état lors des campagnes électorales.

Le dernier en date, François Hollande, se dévoilant social démocrate, ce que nous savions, est l’exemple vivant de l’enfumage politique car, ne pouvant nier la réalité de la puissance des banques, instrumentalisées par le capitalisme international, il est allé jusqu’à déclarer vouloir s’en prendre à elles et donc à la finance, sans pour autant le faire.

Avec Manuel Valls il ne cesse de dire « je suis socialiste » et fait le contraire de ce dont se réclame le moindre socialiste attaché à l’idéal socialiste.

D’autres avant se sont accomodés par les mots ou des actes symboliques, d’une prise de conscience populaire pour mieux la contourner (souvenez vous de Chirac et sa promesse de réparer la fracture sociale, du pseudo changement de Giscard qui a  fait la part belle aux banquiers en jouant de l’accordéon et même de De Gaulle avec son « je vous ai compris » qui était un expert pour donner l’espoir à ses pires adversaires (parfois de droite ou d’extrême droite, ce qui en soi ne nous a pas dérangé)

Cette réalité suffit à elle seule pour que le mot communisme, comme ont pu le faire d’autres mots attachés a des idéologies de progrès dans le passé, reste un étendard de rassemblement car il porte en lui un espoir comme aucun autre mot ne peut le faire. Il est la condition véritable de l’humanisme, car le communisme en permet la véritable application, puisqu’il définit le partage. Et s’il a été victime d’impostures à nous de les expliquer au lieu de fuir les raisons qui ont ou les faire naître… 

Mais alors nous, qui n’avons de cesse de proclamer le pourquoi et la nécessité du contrôle des richesses produites pas l’homme, de la nécessité de leur utilisation a des fins sociales, solidaires (donc également productives),  pour quelles raisons notre  message passe au second plan derrière une diversité de propositions faisant appel à la soumission ou à l’indifférence au système ? Pourtant les inégalités éclatent au grand jour.

Est ce seulement parce que notre adversaire réel, la classe dominante, nommée Bourgeoisie, prend  appui sur toutes les variantes politiques,  idéologiques, religieuses, réussit la division en mettant en opposition de multiples catégories sociales, et cela à partir des supposés intérêts de ces catégories en faisant en sorte qu’elles s’identifient à leur mode de pensée ?

Bien sûr que non, elle le fait  aussi y compris en jouant non seulement avec les extrémismes (le FN) mais aussi  les courants qui appellent à modération (et au renoncement comme un Bayrou) quand ce n’est pas en faisant la main à ceux qui se réclament des idées de partage, du communisme ou du socialisme, pour tenter de nous affaiblir (exemple de leaders des partis d’extrême gauche bien connus et utilisés opportunément)

Deux exemples pour illustrer notre propos :

Le premier se trouve dans la promotion soudainement accordée au Front national avec un double mouvement de diabolisation et subrepticement une banalisation de celui-ci. Il y va de son intérêt (à la bourgeoisie) qu’elle lui donne une image acceptable de républicains et de laïques. En jouant sur les populations immigrées, tantôt diabolisées avec le terrorisme, tantôt « victimisées », ce qui laisse ainsi la place à récupération dans les deux sens. Chacun dans son rôle ! On l’a bien vu lors des élections municipales où le FN a joué la carte de la diabolisation, parfois même en s’entourant de précautions pour ne pas tout perdre, où le candidat UMP a joué la carte de la défense et des promesses à des courants modérés, religieux ou autres, qualifié du coup par son adversaire de clientéliste.

Mais il y a un deuxième exemple. Ce sont les manœuvres de division à gauche qui ont un double objectif isoler le PCF, le faire disparaître si possible. Même procédé de mise en opposition de deux stratégies très liées entre elles : d’une part axer les électeurs de gauche vers le centre et préparer ainsi un abri contre toute politique économique et sociale favorable à la population et basée sur les valeurs de gauche, d’autre part entrainer les plus conscients, les plus irréductibles adversaires du capitalisme dans l’impasse d’un extrémisme de gauche.

Nous venons de vivre cela dans notre microcosme tarasconnais et nous le vivons et vivrons partout ailleurs sur le plan national et au delà.

Grotesque me direz vous ? Il n’y a pas derrière chaque socialiste, chaque adhérent du parti de Gauche ou même du NPA et autre, un patron de multinationale, un banquier ou un quelconque mauvais génie qui les téléguide  ?

Ben si justement, cela s’appelle l’idéologie dominante et cela repose sur la puissance médiatique dont elle dispose ! Mais aussi des héritages culturels, des formations scolaires, universitaires, etc.

Comment cela est-il possible tellement les ficelles seraient grosses ? Comment se fait-il que notre lucidité ne puisse contrer cette pression très subjective ? Question que se posent les sympathisants et électeurs communistes dont certains vivent cela depuis  des décades, allant parfois jusqu’à être découragés et se dire « qu’on n’y arrivera jamais »

Que leur répondre sinon que la réalité nous donnera raison et qu’il faut être là pour que nous soyons entendu et que ne s’égarent  pas les révoltes et les colères. Etre là avec notre voix, notre force de conviction qu’est l’organisation politique structurée, parlant d’une seule voix, pour exposer ses solutions incontournables, ses stratégies, d’abord au plus près des intéressés.

Chacun de nous avec sa voix, ses écrits, le dialogue réel  autant que la communication « virtuelle » avec ce qui l’entoure peut et doit constituer une force disponible pour accompagner l’exigence du changement des rapports sociaux et économiques.

Nous allons aborder les élections européennes et elles vont nécessiter un intense effort pour déjouer ce qui, encore une fois, conduira nos adversaires à jouer avec les apparences genre : « rien ne va supprimons l’Europe, supprimons l’Euro » ou  »ne remettons pas en cause les politiques européennes au nom des marchés, de la paix », etc. 

Il va falloir expliquer : nous voulons une autre Europe comme nous voulons une autre France en les débarrassant de l’emprise des banques et des marchés financiers autant que des lobbies transnationaux, une Europe solidaire se donnant les moyens d’une politique sociale.

La encore il y aura eux et nous !

 

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Le capital et le travail, œuvre de Lucien Gay, qui expose dans les locaux de la Bourse du Travail D’Arles

 

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Le partage des richesses…

 

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