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Ils mettent le feu et nous demandent de l’éteindre

Posté par jacques LAUPIES le 28 mars 2014

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Hier soir salle comble au Panoramique

 

 

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Le Député UMP de Chateaurenard venu à la rescousse de Lucien Limousin

De doctes politiques qui ont tout fait pour que la gauche disparaissent dans notre ville voudraient nous dire quelle doit être notre position pour ce deuxième tour des élections.

Nous n’avons pas besoin de ces observateurs qui du haut de leur lointaine tour viennent nous dire ce que nous avons à faire.

C’est ce que nous inspire ce député d’Arles qui à tout fait, avec ses amis marseillais et malgré nos avertissements,  pour que ne puisse se rallier la gauche sur le score qu’il a réalisé aux législatives, à Tarascon. A moins qu’il considère qu’il est un élu de la droite ?

Car nous ne sommes pas naïfs ! Nous savons de la bouche même de ses représentants locaux que sa préoccupation essentielle, tout autant que celle de certains membres locaux de ce parti qui ne s’en sont point cachés, qu’il ne voulait pas s’allier avec les communistes. Des communistes auxquels il doit son élection régulièrement y compris contre le Front National en 2012.

Ayant résisté un temps à cette orientation dont parait-il Harlem Désir en personne était informé, ces socialistes ont renoncé en mettant radicalement en cause le fruit de notre compromis suite à nos discussions d’août 2013.

Nous avions accepté la  légitimité de leur revendication d’avoir la tête de liste et, si nous avions eu le soutien de nos alliés du Front de gauche renforcés par de prétendus communistes venus soudainement d’ailleurs, nous aurions pu adopter cette stratégie plus que raisonnable de l’Union la plus large. Il suffisait d’élaborer ensuite un programme municipal audacieux, innovant et très précis quant aux moyens à mettre en œuvre.

Et tout ce beau monde vient nous donner des conseils. Nous sommes extrêmement modérés en ne nous permettant pas de leur conseiller d’ôter la poutre qu’ils ont dans un œil déjà atteint de baisse de vue, là où ils se trouvent ! Mais nous aurons l’occasion de revenir sur tout cela dans un autre moment où il faudra convaincre que la solution n’est pas seulement dans un appel désespéré à la veille d’un deuxième tour,  mais plutôt dans l’incitation à une réflexion préalable.

Qu’il ne faille pas faire élire le Front National nous en sommes plus convaincus qu’eux mais qu’en même temps il faille cautionner les tripotages politiques qui ont précédé pour en arriver là, non, merci !

Chacun doit prendre ses responsabilités en fonction de son vécu. Si nous n’avons pas été entendu il y a une raison essentielle, c’est que non seulement le parti communiste est affaibli, à Tarascon comme ailleurs, mais qu’il ne préserve pas suffisamment son identité, y compris en face des autres partis de gauche avec qui l’alliance est incontournable, mais pas n’importe comment ! C’est d’ailleurs une question nationale.

Les communistes de la Section de Tarascon unanimes ont décidé de s’abstenir ou de voter nul ou  blanc et ils le disent et le feront.

Il appartient aux électeurs et sympathisants, il y en a entre 500 et 800 à Tarascon, lorsque la participation au vote est bonne, de se déterminer. Que certains d’entre eux, parfois même les plus hostiles à l’union avec le PS, décident maintenant d’accorder leur suffrage à un UMP-UDI cela les regarde et nous respecterons malgré tout leur choix !

Que d’autres, comme nous allons le faire, préfèrent l’abstention et rejoignent ainsi le camp de ces 33 % de la population qui ne croient plus en cette alternance droite/gauche social démocrate, cause de leur souffrance, est un acte de résistance à l’ambiguïté régnante. 

Mais ce n’est après tout qu’un geste de solidarité avec les plus désespérés, ceux que l’on n’entend plus, et à qui nous devons rappeler en permanence qu’ils doivent faire la différence entre les politiques et que le « tous pourris » auquel certains se rallient est une erreur.

Encore faudrait-il qu’ils aient la possibilité, pour ne pas la commettre, de choisir et ne se trouvent pas, à cause du système électoral contraints de plébisciter ceux qui, d’une présidentielle à l’autre (et ici d’une municipale à une autre) se trouvent placés en situation de continuer à gérer dans le droit fil des contraintes imposées par les gouvernements successifs ! Pour preuve des programmes sans grandes ambition économique et sociale pour la ville.

S’abstenir n’est pas la panacée, d’accord, mais dans la situation présente c’est un acte que droite et extrême droite ont bien plus à craindre que de nous voir donner le moindre crédit aux représentants locaux de l’UMP de Sarkosy, à l’UDI de Borloo, aux représentants locaux d’un PS qui n’ont même plus les moyens de négocier sur la base du soutien programmé qu’ils ont fait à cette droite.

Dans les entreprises et les quartiers il faut en convaincre ceux qui sont déçus et les détourner d’un Front National, voie de garage du mécontentement.

 

UMP : CE N’EST PAS LA SOLUTION

Ils mettent le feu et nous demandent de l'éteindre dans POLITIQUE ump2703

 

Politique -            humanite dans POLITIQUE            le 27 Mars 2014

 

L’éditorial : « La ruse de la raison »

Mots clés :                           abstention,                            jean-françois cope,                            François Hollande,                            gouvernement,                            front national,                            municipales 2014,                            vote sanction,

 

 

L’éditorial de Maurice Ulrich. « La réalité, c’est que pour une grande part les électeurs de gauche qui  ont boudé les urnes ou marqué leur mécontentement l’ont fait non parce  qu’ils attendent une politique de droite mais parce qu’ils ont désespéré  d’une politique de gauche ».

La sanction du premier tour appelle-t-elle comme conséquence logique une victoire de la droite au second ? Ce serait là sans doute une de ces ruses de la raison dont parlait Hegel. Certes, Jean-François Copé veut le croire et ses amis après lui, se gardant comme ils le disent de tout triomphalisme mais usant et abusant de ces « éléments de langage » censés les présenter comme les tenants d’une véritable alternative. Mais c’est une illusion d’optique : droite où est ta victoire ? Car la réalité, c’est que pour une grande part les électeurs de gauche qui ont boudé les urnes ou marqué leur mécontentement l’ont fait non parce qu’ils attendent une politique de droite mais parce qu’ils ont désespéré d’une politique de gauche. La sanction ne vient pas d’un électorat de droite qui, de toute manière, aurait voté contre le PS, mais elle vient bel et bien d’un électorat qui a fait défaut à gauche, et on comprend pourquoi. Ce qui peut répondre aux hommes et femmes de gauche, et plus largement aux plus modestes, dans les quartiers populaires, les régions frappées par le chômage, ce n’est pas une politique plus libérale mais une politique plus sociale, répondant à leurs attentes en termes d’emplois, de salaires, de logements, de services publics, de solidarités.

La ruse, donc, de la droite c’est de tenter d’accréditer l’idée qu’elle est la réponse, non sans masquer son programme, ou en le présentant, comme le disait Aragon, avec de si grands mots qu’on ne sait lesquels croire. Mais ce qu’elle veut, et elle le clame chaque jour que le quinquennat fait depuis deux ans, c’est plus de flexibilité, moins de services publics, moins de protection sociale. C’est bien la politique qui a été menée par le gouvernement de Nicolas Sarkozy, dont on ne saurait oublier à quel point il a favorisé l’argent. Et ils auraient changé ? Allons donc ! Alors oui, des millions d’électeurs ont le sentiment que François Hollande et son gouvernement n’ont pas rompu avec cette politique et qu’ils la continuent dans une sorte de valse avec le Medef où l’on marche sans vergogne sur les chômeurs, les salariés, les syndicats les plus représentatifs du pays, les « partenaires sociaux ». Ce sentiment est-il infondé ? Bien sûr que non. Et si les dirigeants du PS pensent pouvoir faire appel à l’électorat de gauche dimanche pour qu’il sauve sa politique, cette politique-là, ils font une lourde erreur.

Mais ce n’est pas de cela qu’il est question. L’enjeu, dimanche, est le suivant : la France se portera-t-elle mieux avec des villes de droite acquises d’emblée à des politiques libérales ou avec des villes dirigées par des équipes plurielles de gauche et écologistes ? La sanction de dimanche dernier fait que de nombreuses villes dirigées par la gauche, dont certaines par le PCF, sont en ballottage difficile. Mais ce serait un étrange contresens si cela devait profiter aux amis de Jean-François Copé, de Nicolas Sarkozy ou au Front national. Au sein des municipalités de gauche les débats sont parfois rudes, les choix parfois sont difficiles entre relayer des politiques d’austérité ou lutter contre ces politiques. Mais qui peut croire un instant que, lundi, une France ayant pris un virage à droite pourrait répondre à toutes celles et tous ceux dans le pays qui ont besoin, oui, besoin, d’une vraie politique de gauche ?

Maurice Ulrich

 

 

 

 

 

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