• Admin.du Site

  • Archives

Au fil d’une journée et d’une soirée…

Posté par jacques LAUPIES le 19 mars 2014

Le communiqué de la section de Tarascon est clair : on ne peut choisir entre les différentes listes qui nous sont proposées ! Et je ne reviendrai pas sur les raisons qui ont conduit à ce communiqué.

Je dois dire qu’unanimement nous avons pris une décision qui n’est pas coutumière chez les communistes où nous invitons nos électeurs à ne se ranger vers aucune des candidatures qui nous sont proposées. Cela ne tient pas évidemment aux personnes qui figurent sur les listes qui se connaissent d’ailleurs souvent pour vivre ensemble dans la même ville en gardant le sourire ! Cela tient à leur engagement à vouloir gérer nos affaires et à notre droit d’en contester, preuve à l’appui, l’inefficacité.

Mais on ne peut ignorer quelques esprits, affublés de quelque leadership, qui s’ouvrent et se ferment au grès des courant d’airs qui les décoiffent, n’ont d’autre recours que de « faire la gueule » le temps d’une élection, entrainant avec cela leur basse cour affolée.

Et l’on voit soudain les amis d’hier se transformer en méchants ogres à qui on n’adresse plus la parole et les adversaires d’autrefois devenir des petits poucets, avec qui l’on fraternise te temps d’un scrutin.

De quoi s’inquiéter sur les comportements de ces humanoïdes en cas de crise aggravée.

Bref on a beau sourire de leurs érections opportunes et répétées, d’une élection à l’autre, en fonction de leurs dépits, que la débandade n’en est pas moins décevante.

Laissons les donc là ! D’autant que la question n’est pas que locale. Du bas au sommet la révolution fait peur. Oh pas la révolution qui bouleverse tout et bien souvent n’est que révolte aliénée et récupérée, mais la modeste révolution qui consisterait à inverser le cours ces choses, à mettre enfin un peu plus dans l’assiette des pauvres et à en finir avec l’indigestion que donne aux riches ce qu’ils volent. Aux riches qui ne nous côtoient pas et tirent les ficelles de si loin qu’on  en soupçonne même pas l’existence.

Chaque jour qui passe me rappelle les immenses contrastes que révèlent autant le présent que le passé, à tel point que l’on se demande parfois comment est il possible d’être optimiste pour l’avenir.

Il est vrai que participer le matin à une manifestation de quelques centaines de personnes qui protestent contre une politique qui en écrase des dizaines de milliers dans une ville où des milliers vivent dans la précarité et l’incertitude de l’avenir est pour le moins préoccupant sur le degré de conscience de ces victimes.

Il est tout aussi vrai qu’assister le soir à une réunion publique le même jour et entendre une génération d’hommes et de femmes en plein cœur de la vie active, ou qui en sortent à peine, et qui n’ont d’autre objectif que d’ouvrir le parapluie de la sécurité sous un orage qui de toutes façons anéantira leur indifférence au malheur des autres.

Et plus tard ,devant ma télé que penser d’eux, en écoutant ce pape qui leur rappelle, car ici beaucoup sont des croyants, qu’ils doivent avoir un peu plus de miséricorde à l’égard de ces pauvres du monde entier. Que je sache il ne leur recommande pas d’installer des caméras de partout ni de multiplier les surveillances mais les appelle à aider ces pauvres pour qu’ils ne deviennent pas des voleurs par nécessité et parfois hélas par une cupidité conditionnée !

Et en ce début de nuit  la même télé me sert le massacre organisé  de ces millions de communiste indonésiens, il y a une quarantaine d’année dans l’assourdissant silence du monde occidental  qui se fit sur cette bestialité collective rappant tout un pays. Où l’on voit un bourreau vomir à l’évocation de ses crimes !

Et pour clore, que dois je répondre à cette amie qui s’en prend à ce qui serait mon incapacité à percevoir l’évolution du monde et à rester figé sur des convictions passées ? Lui dire que se répètent des processus dont seul l’aboutissement désastreux pourront peut être rappeler à nos enfants qu’hélas je ne me trompais pas ? Nous ne nous trompions pas car je n’aurais pas l’outrecuidance de me croire seul  !

Confrontés aux inconsistances qu’elle constate avec moi et à la fausseté des réponses qu’elle veut y apporter il est peu probable que nous ayons l’occasion de faire le point sur ce qui se prépare. L’autocritique est un art difficile et on lui préfère l’oubli !

Tout sera-t-il à recommencer ? En toute sincérité je ne le crois pas mais la déception d’un jour m’autorise à une petite déprime. Histoire de mieux rebondir…

 

DSC_0818

manif contre l’austérité

 

DSC_0822

la première réponse à donner…

 

 

 

 

 

Gabon, Environnement, Touri... |
Site des Jeunes Tassilunois |
Histoire d'Europe |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | RETROVISEUR SANSALVATORIEN
| larurale
| Droit Administratif des Bie...