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Municipale : chiche Monsieur Giorgiaupoil (?) construisons !

Posté par jacques LAUPIES le 15 février 2014

 

Un des lecteurs de ce blog qui évidemment cultive une sorte d’anonymat me dit ceci « quand on n’est pas capable de construire on détruit ».

Dois je rappeler à ce courageux que nous avons proposé à toute la gauche de se rassembler, d’élaborer une liste d’union sur la base d’un programme municipal commun avec le soutien des partis et organisations de gauche. Et cela tenant de l’influence globale que les électeurs avaient accordé lors des dernières élections à la gauche (en gros un tiers de l’électorat pour la gauche qui se répartissait en deux tiers pour le PS et un tiers  pour le Front de gauche) Donc sans prétention hégémonique de notre part, bien au contraire.

Que l’on ne nous fasse pas le procès selon lequel cette stratégie n’avait pas de fondement.

En fait si  nous n’avons pas pu nous mettre d’accord, enfin mettre d’accord le parti de gauche (nos partenaires du FDG) et le PS qui étaient à couteaux tirés, c’est à cause à cause des pseudo contradictions qu’il y aurait eu à soutenir :

- pour les premiers (le parti de gauche) accepter une tête de liste socialiste à cause de la politique nationale du PS et le fait que nous allons élire des gestionnaires de la ville portant cette étiquette.

- pour les seconds (le PS) dont un certain nombre étaient enclins plus à préparer un deuxième tour pour soutenir le candidat Limousin et le fait de s’engager avec toute la gauche contestant la politique d’austérité du gouvernement.

Faut il le répéter encore une fois, nous avons tenté de rapprocher les points de vue et y sommes parvenus partiellement dans un premier temps puisque le PS local a accepté que la liste soit construite collectivement, de refuser toute alliance avec la droite, de travailler à la construction d’un programme avec les partis concernés et d’une liste en commun.

Malheureusement ces engagements ne seront pas tenus par la suite en particulier avec la remise en cause du choix des candidats, et les tergiversations du PS sur l’ordre des candidatures pourtant acceptées dès les premières réunions, le nom de la liste, le flou concernant les liens avec la droite, etc. Et sans doute à cause de notre faiblesse due à la division au sein du Front de Gauche qui a permis un refus de tout engagement écrit,

Le Parti de Gauche quant à lui refusant catégoriquement la candidature de Marie Chantal Bernard et proposant unilatéralement celle de André Thomaso hors toute alliance avec le PS et sans aucune concertation à ce sujet.

Ce qui reviendrait à une division mortifère d’autant que le PS joue sur deux tableaux avec la candidature Soler (qui se prétend à gauche du PS après avoir navigué quasiment dans tous les partis de la gauche tarasconnaise).

Que mes lecteurs me pardonnent de leur infliger un résumé du triste spectacle que donne la gauche dans notre ville.

Mais nous ne saurions endosser un échec qui à ce jour résulte d’analyses à courtes vues et guéguerre d’égos dont évidemment vont tirer parti droite et extrême droite.

Mais puisque notre interlocuteur anonyme souhaite que nous soyons plus constructifs voilà ce que nous reproposons :

Tête de liste : proposée par le PS avec un débat préalable.

Composition de la liste :  (11 candidats mouvance Front de Gauche, 22 candidats mouvance PS) avec ouverture à des républicains de progrès et rang de liste au prorata des influences locales ( 2 PS + 1 FDG + 2 PS + 1 FDG + etc.

Programme avec 8 propositions phares

1) -l’emploi (priorité à l’embauche locale et incitation à l’implantation d’entreprises sans omettre les conséquences sur l’emploi des réalisations exposées ci dessous)

2) - la santé et lutte contre la désertification médicale (réalisation d’un centre de santé)

3) – le logement (25 % de logements sociaux et maitrise du foncier) 

4) – la formation (centre de formation sur la ville et soutiens divers aux primaire et secondaire)

5) – l’aménagement du centre ville et le tourisme (aider à l’implantation d’un base hôtelière en centre ville)

6) – la sécurité (prévention : centre socio culturel dans les quartiers populaires, effectifs de police renforcés)

7) – les services publics (vers des transports intercommunaux gratuits et suffisants, réorganisation de la collecte des ordures ménagères, vers une gestion publique de l’eau)

8) – démocratie partout (commissions transparentes pour les embauches, les logements, les placements en crèche, etc.)

De l’argent il y en a et un tel programme implique bien évidemment le département, la région, l’état, l’Europe. Ce qui suppose une lutte constante pour une meilleure répartition des richesses et de se battre pour qu’il soit procéde à une profonde réforme fiscale (taxes foncière et d’habitation).

Mais il aurait le mérite d’apporter des réponses concrètes aux besoins urgents de la population, réalisations à l’appui.

Il faut pour cela une municipalité de combat et pas des béni oui-oui, de droite ou de gauche ?

 

 

Faire d'une mairie un lieu de gestion équitable, un lieu de rassemblement, un point d'action et d'exemple pour une socité plus juste, ou le droit l'emportera sur les privilèges et inégalités institués, sur les pratiques clientélistes source de division et de conflits entre individues, entre catégories sociales, voire entre communautés !

Faire d’une mairie un lieu de gestion équitable, un lieu de rassemblement, un point d’action et d’exemple pour une socité plus juste, ou le droit l’emportera sur les privilèges et inégalités institués, sur les pratiques clientélistes source de division et de conflits entre individues, entre catégories sociales, voire entre communautés !

 

N’est ce pas cela construire, Monsieur Georgiaupoil ?

Il reste trois semaines pour le faire ! Sachez que si les différents partis de gauche ne s’engagent pas dans cette voie ils porteront la responsabilité de voir la droite ou l’extrême droite gérer notre ville avec toutes les conséquences pour l’avenir !

Avec les convictions qui semblent vous caractériser vous allez peut être convaincre ceux avec qui vous semblez avoir quelques amitiés !

NOTA

En ce qui concerne Jaurès, voyez-vous, il aura fallu que j’atteigne 78 ans pour feuilleter son œuvre, mais si j’en ai le temps et l’occasion je vous ferai part de mes découvertes.

Ce que je crois savoir c’est que Jaurès était un socialiste convaincu et pas un social libéral (ou démocrate) malgré son acceptation du parlementarisme, voire son accord éventuel de participation à des gouvernements bourgeois. Et que sa position vis à vis de Marx n’était pas systématiquement opposée à ce dernier. Bien au contraire.

Il n’empêche que dans le débat engagé avec Guesde il apparait que ce dernier fait une critique très pertinente de Jaurès. Et cela nous ramène à cette éternelle « dispute » entre socialistes et communistes. L’histoire a prouvé, hélas, depuis la capitulation des socialistes en 39 devant les forces réactionnaires, contre les communistes, jusqu’à leur agenouillement devant le patronat que nous connaissons aujourd’hui en passant par leurs politiques coloniales d’après guerre, que le débat engagé dans le Parti unifié de Jaurès et de Guesde n’était pas terminé.

Sauf qu’il y a deux partis qui peuvent se retrouver dans certaines circonstances…Si le peuple manifeste sa volonté de les y contraindre ce qui évidemment n’est pas évident quand le mauvais exemple de la politique d’austérité (de la droite dite libérale et du socialisme qualifié de libéral également) les précipite dans les bras de l’extrême droite.

Enfin vous me faites un honneur considérable de me dire que je ne suis pas à la hauteur de Jaurès. Cette simple comparaison me fait dire que soit vous vous fichez de moi, ce qui ne serait pas très gentil, soit que vous me hissez au niveau d’une lecture du grand tribun qui me dépasse, ce qui est plus vrai mais me flatte tout de même, car combien sommes nous à lire Jaurès.

 

 

 

 

 

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Et ça continue…

Posté par jacques LAUPIES le 14 février 2014

Hier j’évoquais les plaisantins qui nous faisaient le procès de la désunion.

Aujourd’hui l’on me rapporte que le bruit que font courir les opposants de droite à l’extrême droite consisterait à prétendre que la candidate Valérie Laupies aurait été communiste. Evidemment, comme chacun s’en doute, j’ai une double preuve que c’est une pure invention, d’une part à cause de mes responsabilités et d’autre part su fait des liens familiaux qui me lient à l’intéressée.

Et d’ailleurs je ne prêterai aucune attention particulière à ce ragot si je n’avais entendu lors de l’inauguration de la permanence du candidat Limousin une allusion aux origines de gauche de l’intéressée. Cela n’est évidemment un secret pour personne puique la candidate du FN a elle-même reconnu  un passage dans le sillon de Chevènement. De là à avoir été communiste…

S’il n’y a aucune honte à avoir appartenu au PCF, il n’y en a aucune non plus à ne jamais y avoir adhéré.

Par contre il n’y a pas de quoi être fier de colporter  des ragots et faire ainsi naitre des rumeurs.

Je ne vois d’ailleurs pas l’intérêt qu’il y a une telle duplicité. Les électeurs devraient en principe se déterminer sur les propositions faites pas les candidats car à vouloir fouiller leurs engagements passés et pourquoi pas leur vie professionnelle. on risque bien de vivre l’histoire de l’arroseur arrosé !

 

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Cela s’appelle « avoir de l’estomac »

Posté par jacques LAUPIES le 13 février 2014

Certains osent, dans ce que j’appellerai une débandade de gauche à Tarascon nous attribuer, à nous communistes, et en particulier au chargé de la communication locale que je suis, la responsabilité de la désunion.

Appelez cela comme vous voudrez chers lecteurs qui depuis plus d’un an êtes de fidèles de ce blog, mais ce n’est pas de la duplicité, du mensonge, c’est de la pure imbécilité.

Car si l’Union de se réalise pas, ce n’est pas faute de l’avoir proposée en demandant à nos partenaires « naturels » de toute la gauche de mettre un peu de l’eau dans leur piquette (ou plus noblement vin) histoire de ne pas s’enivrer et tituber devant une droite et une extrême droite qui, rêvent l’une et l’autre de glaner un électorat qui peut soit rester chez lui, s’il n’a pas de perspective, soit alimenter l’une des deux variantes de la politique réactionnaire qui s’offre à eux.

D’ailleurs certains se préparent déjà à collecter et a endiguer sous la bannière de la social démocratie à la tarasconnaise des électeurs désabusés.

« Habitude » vieille de 50 ans qui, je peux en témoigner avec mes camarades communistes lesquels ont connu la maladie de l’opportunisme du PS local, a fait à plusieurs reprise perdre la possibilité de gagner une municipalité vraiment à gauche (de Antonin Saint Michel à Jean Louis Auvergne en passant par Robert Lalauze)

Et ça continue mais évidemment en plus rabougri !

Alors que faire devant pareille déliquescence.  Devant cette incapacité à s’unir, à aller l’un vers l’autre, à s’apprécier surtout ?

Rien n’est simple d’autant que les jeunes générations n’ont pas toujours les éléments pour comprendre les enjeux, confrontées au chômage elles connaissent l’indifférence et la révolte qui ne sont pas bonnes conseillères pas plus que la peur qui habite les plus anciens, manipulés avec les questions réelles de sécurité qui les préoccupent, et surtout des difficultés de vies plus grandes.

Il ne reste dans ces conditions qu’une possibilité s’adresser à la population et lui proposer d’agir, de s’organiser et de faire pression pour que soit entreprise une politique avec des réalisations concrètes allant dans le sens de ses intérêts. Il faut que la jeunesse s’instruise en politique et que les anciens les y aident. Il faut que la résistance contre l’austérité s’installe partout. Il ne faut pas quémander mais exiger.

Même si notre souhait de voir rassemblées toutes les bonnes volontés (et il yen a) demeure !

 

 

 

Nous appelons les électeurs de gauche à prendre la mesure des possibilités qu’auraient offert, y compris en liaison avec ce que pensent nombre de socialiste, une entente à Tarascon pour les élections municipales sur la base d’un programme local commun.

 

PARU DANS LE SITE DE L’HUMA CE MERCREDI

Cela s'appelle

Emmanuel Maurel et Jérôme Guedj, signataires de l’appel

Politique -            humanitefr dans POLITIQUE            le 11 Février 2014

 

Appel de la gauche du PS: « Non à la politique de l’offre ! »

Mots clés :                           travail,                            ps,                            austérité,                            france,                            pacte de responsabilité,

 

 

27 membres du bureau national du PS sur 72 ont signé un appel pour une autre politique. Non à la politique de l’offre ! Non à la baisse du «coût du travail» disent-ils. « Si 35 % de la direction du parti signe, cela, on peut penser que, à la base, c’est bien plus que la majorité des adhérents tellement le mécontentement est grand » écrit Gérard Filoche, également signataire.

  • Texte de l’appel :

La période est instable. De l’extrême droite qui se rassemble derrière des slogans racistes et antisémites à la droite radicalisée qui remet en cause la légitimité du Président de la République à gouverner, un front des conservatismes se constitue. Cette situation appelle une réaction forte. Une réaction essentielle pour reprendre la main, faire reculer le chômage et engager pleinement la transition écologique. Et ne pas donner l’impression que, malgré́ l’arrivée de la gauche au pouvoir, les droites et leurs « valeurs » sont en dynamique.

De toutes nos forces nous voulons que la gauche réussisse. Dix ans de politique de droite ont profondément abimé notre pays. La crise a dévasté nombre de territoires, plongé des millions de familles dans l’angoisse de la précarité ou du chômage.

A l’occasion de la campagne présidentielle, François Hollande a, à juste titre, pointé la responsabilité historique du monde de la finance dans les difficultés que traversent notre pays et notre continent. Il avait porté haut et fort l’exigence d’une réorientation de la construction européenne, en dénonçant le caractère néfaste des politiques d’austérité. Pour sortir le pays du chômage de masse, il avait proposé une feuille de route qui n’oppose pas la production à la redistribution, l’offre à la demande, l’efficacité́ économique à la justice sociale.

Cette feuille de route, c’est toujours la nôtre.

Cinq ans après la chute de Lehman Brothers, l’Union européenne subit toujours la crise et ses conséquences. Trois pays se trouvent encore sous assistance financière, le chômage atteint 12% dans la zone euro et la croissance est en berne.

C’est pourquoi nous continuons de penser qu’il est nécessaire de faire vivre la promesse de réorientation de la politique Européenne. Plus que jamais, la France doit créer les conditions d’un rapport de force favorable aux politiques de sortie de crise. La situation impose de nous dégager de la logique trop restrictive liée aux normes budgétaires et monétaires européennes.

La réduction des déficits préconisée par la Commission européenne a provoqué des coupes sombres dans des dépenses publiques et sociales essentielles. Surtout, ces «efforts» imposés aux populations n’ont pas permis de réduction de la dette publique. Elle est passée pour l’Union européenne à 27 de 62% du PIB en 2008 à 85% quatre ans plus tard. Loin de réduire la dette, l’austérité contribue à l’augmenter davantage.

Aujourd’hui, les critiques convergent pour remettre en cause des politiques socialement dangereuses et économiquement inefficaces. Les citoyens, mais aussi de grandes institutions comme le FMI, l’OCDE, le BIT, pointent l’urgence d’une relance coordonnée en Europe.

Dans ce contexte, les élections européennes revêtent une importance particulière. Refonte de la politique commerciale, instauration d’une taxe sur les transactions financières, lutte contre les paradis fiscaux, politique monétaire au service de l’économie réelle, harmonisation sociale et fiscale, relance de l’investissement par la transition énergétique notamment, meilleure répartition du travail, smic européen : les socialistes porteront ces exigences en mai prochain.

Mais nous serons d’autant plus crédibles pour le faire si nous avons administré la preuve, en France, qu’il n’y a pas qu’une seule politique possible.

Or en dépit de la salutaire rupture avec l’ère Sarkozy, l’orientation en matière de politique économique suscite des désaccords et des inquiétudes dans nos rangs.

Nous ne nous reconnaissons pas dans le discours qui tend à faire de la baisse des « charges » et du « coût du travail » la condition d’un retour de la croissance. Il n’y a pas de « charges » mais des cotisations sociales qui sont en réalité du salaire différé.

Et nous sommes inquiets quand nous découvrons que la baisse des cotisations promise aux entreprises s’accompagne d’une réduction de 50 milliards d’euros des dépenses publiques en trois ans, sans même savoir quels sont ceux qui en supporteront les conséquences. Ce qui risque de rogner sur le modèle social français dont les grands principes ont été établis à la Libération.

La focalisation exclusive sur la baisse du « coût du travail » ne constitue pas une réponse adaptée

Comme l’ensemble de l’Union européenne, la France souffre de la crise. Les libéraux, dont le patronat se fait le porte-­‐parole, associent cette crise à un problème global de compétitivité engendré par une explosion du « coût du travail ». Cette lecture nous semble contestable.

Depuis le début des années 90, des centaines de milliards d’aides, d’exonérations, de subventions ont été́ distribuées sans aucun effet sur l’emploi et la compétitivité de nos entreprises. Pire, elles ont alimenté la rente au détriment des salaires et de l’investissement. Entre 1999 et 2008, alors que les firmes allemandes ont réduit leur taux de dividendes versées de 10%, leurs homologues françaises l’ont augmenté de près de 50%. Le « coût du capital » n’a jamais été aussi élevé.

L’industrie française se délite et les politiques libérales de ces 20 dernières années n’ont fait qu’en précipiter la chute, croyant pouvoir créer une « France sans usine », renonçant à toute politique industrielle ambitieuse. Le renouveau industriel nécessite un renforcement de notre « compétitivité hors-coût » qui ne sera rendue possible que par des aides ciblées et d’une réorientation des bénéfices de la rente vers l’investissement productif.

Or, on ne peut que constater la victoire de la finance sur la production. C’est la conséquence de la concentration de la richesse entre les mains d’un nombre de plus en plus petit. Aujourd’hui, alors que 10 % de la population concentre 60 % du patrimoine, les banques imposent aux entreprises des règles qui donnent la priorité́ à l’accroissement systématique des marges. Dès lors, il ne faut pas s’étonner du mouvement de concentration du capital (les quatre premières banques françaises ont un bilan équivalent à 400 % du PIB) et de financiarisation de l’économie.

Enfin, ne nous voilons pas la face. La finitude des ressources naturelles, la hausse inéluctable du prix des énergies fossiles dont notre modèle de production et de consommation est dépendant, la stagnation de nos taux de croissance déconnectés du bien-être humain, nous obligent à imaginer un nouveau modèle de développement. De même, l’évolution des gains de productivité́ rend indispensable de réfléchir à une nouvelle répartition du travail. Mais ce nouveau modèle de développement est par définition antagoniste des logiques libérales, court-termistes, à l’œuvre de nos jours.

Pour nous, la priorité doit donc être la suivante: favoriser l’emploi et l’investissement productif aux dépens de la rente.

Les préconisations avancées jusqu’à présent sont déséquilibrées.

Les socialistes se sont toujours refusés à opposer offre et demande, production et redistribution, bonne gestion des comptes publics et relance de l’économie. Les propositions contenues dans le « pacte de responsabilité́ » semblent s’écarter de cette position d’équilibre.

  • 1) L’objectif de baisse accélérée des dépenses publiques comporte des risques majeurs.

Le Président de la République s’est engagé à ne pas toucher au modèle social français. Néanmoins, la priorité́ accordée aux 50 milliards d’euros d’économies en trois ans, nous fait craindre une réduction du périmètre d’intervention de l’Etat, nuisible aux politiques sociales existantes et au fonctionnement des services publics.

  • 2) le redressement n’est pas possible sans la justice

A trop se focaliser sur « l’offre » et la « baisse des charges », le « pacte de responsabilité́ » risque de comprimer l’activité́ économique.

Par ailleurs, elle réduit considérablement nos marges de manœuvres pour mener à bien des politiques ambitieuses dans le domaine de l’éducation, du logement ou de la culture. Comment continuer à soutenir l’effort de réinvestissement de l’Etat dans le domaine éducatif mené́ depuis le 6 mai, si les baisses de crédits y sont massives ? Comment soutenir l’exception culturelle si, pour la troisième année consécutive nous baissons le budget du ministère de la culture. Enfin, comment les collectivités territoriales pourront-elles continuer à être le premier investisseur public de notre pays, si elles doivent réaliser des coupes budgétaires massives ?

Notre pays doit partir de ses atouts : qualité de la main d’œuvre, de ses services et infrastructures publics. Agir pour notre compétitivité, c’est penser dès maintenant le monde de demain et notre modèle de développement.

C’est donc d’abord agir sur nos capacités productives (montée en gamme, sobriété énergétique de notre appareil productif, investissement dans les énergies renouvelables, utilité́ sociale) et sur nos infrastructures. Ainsi en 2011, les importations énergétiques pesaient 88% du déficit de notre balance commerciale, entamant d’autant la création d’emplois et les capacités d’investissement de nos entreprises.

L’investissement dans l’éducation, la formation, la recherche, la transition énergétique, sont autant de leviers pour une stratégie de développement durable à moyen et long terme. L’enchainement des crises ces vingt dernières années témoigne d’un système court-termiste à bout de souffle, qui ne répond plus au double impératif d’efficacité́ économique et de justice sociale. Cette option volontariste d’investissement que nous proposons est un moyen d’en sortir.

Mais cet effort serait vain si, faute de consommation, bon nombre d’entreprises n’avaient pas de carnets de commande remplis, si faute de « planification » les industriels n’avaient aucune vision de l’avenir, et si faute d’anticipation ils n’étaient pas au rendez-­‐vous d’une reprise française et internationale.

Dès lors, nous pensons que, dans la mobilisation générale pour l’emploi décrétée par l’exécutif, la consommation populaire doit prendre toute sa place. Elle passe notamment par une réforme fiscale de grande ampleur, comme l’a d’ailleurs proposé le Premier ministre. Loin de s’opposer, redressement et justice vont de pair.

Obtenir un compromis social favorable au monde du travail

La social-démocratie suppose que le parti majoritaire à gauche soutienne les syndicats de salariés pour arracher un compromis au patronat.

Si le Président a été́ très clair sur les avantages accordés aux entreprises, les contreparties demandées restent floues. Il faudra plus qu’un « observatoire » pour imposer amélioration des conditions de travail, discussion sur les salaires, partage du travail ou multiplication des embauches. D’autant que le MEDEF, par la voix de son président, refuse de rentrer dans une logique de « donnant-­‐donnant » qui serait pourtant la moindre des choses. En lien avec les déclarations présidentielles, nous insistons sur la double nécessité́ de ne pas alimenter la rente pour servir l’investissement productif et de faire bénéficier les salariés, par le biais de la rémunération notamment, d’une part de cette aide.

Il n’y aura pas de « compromis social » favorable aux salariés sans mobilisation du parti, des parlementaires, du mouvement social. Salaires, embauches, réduction et partage du temps de travail, droits des salariés, contrôle des licenciements abusifs, modalités de remboursement des aides en cas de non-respect des engagements, politique de redistribution des dividendes : dans tous ces domaines nous devons porter des exigences fortes.

Oui, nous devons les porter, et en toute liberté́. Sachons-nous désintoxiquer des institutions de la Vème République. Tout ne peut procéder d’un seul homme. Les débats politiques ne se règlent pas en brandissant la menace de mesures disciplinaires ou en mettant les parlementaires au pied du mur.

Le PS doit jouer pleinement son rôle. Pour la réussite de la gauche au pouvoir, il faut un Parti autonome, force de propositions, relais des aspirations mais aussi des mécontentements. C’est une des conditions de la réussite commune.

Cette réussite passe aussi par l’implication de la gauche dans toute sa diversité́. Il n’y a aujourd’hui de salut pour la gauche française que dans la construction de convergences entre les forces politiques et sociales qui la composent. Au moment où une partie de la droite radicalisée fait jonction avec une extrême droite plus menaçante que jamais, le rassemblement de la gauche est une ardente obligation.

Signataires 27 membres du Bureau National du Parti socialiste (sur 72)  :  Pouria Amirshahi, Tania Assouline, Guillaume Balas, Marie Bidaud, Sandrine Charnoz, Pascal Cherki, Laurianne Deniaud, Stéphane Delpeyrat, Antoine Détourné, Julien Dray, Henri Emmanuelli, Anne Ferreira, Gérard Filoche, Olivier Girardin, Jérôme Guedj, Liêm Hoang-­‐Ngoc, Frédéric Hocquard, Régis Juanico, Marie Noelle Lienemann, Marianne Louis, Fréderic Lutaud, Delphine Mayrargue, Emmanuel Maurel, Jonathan Munoz, Nadia Pellefigue, Paul Quiles Roberto Romero, Jean-­‐François Thomas, Isabelle Thomas

 

 

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Quand nous étions cheminots…

Posté par jacques LAUPIES le 12 février 2014

 

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Chabre, Fonte, Ristori, Calvet, Raberain, Ferrand et Laupies. Tous syndiqués à la CGT

L’équipe d’entretien des installations électriques de la SNCF à Tarascon, dans les années soixante

Et voilà qu’ils remettent cela ! « Ils » cette fois s’appelle Nigaud, pardon je me trompe : Migaud., et il est socialiste par dessus le marché !

L’article ci dessous nous indique que cet « avantage de facilité de circulation » fait partie du contrat de travail. Pour étayer cette affirmation je rappellerai que, apprenti puis ouvrier à la SNCF, certains d’entre nous (certes très minoritaires) ont quitté l’entreprise parce qu’à l’époque, à qualification égale, les salaires étaient nettement plus élevés dans les entreprises privées chargées de l’électrification du réseau.

La plupart d’entre nous considérions que les conditions de travail à la SNCF, la garantie de l’emploi mais aussi les facilités de circulation et j’ajouterai les libertés syndicales étaient bien meilleures et garanties que dans le secteur privé. Et nous n’avions de ce fait pas envie de changer. Réflexe bien naturel car apprentis nous avions acquis un certain attachement à notre statut . Un statut soit dit en passant qui nous avait conduit, pour en bénéficier, à passer un concours (pour ma région 15 avaient été admis sur un 300 candidats environ).

Je me rappelle fort bien mon père, ouvrier dans une usine de Nîmes, qui avait très bien compris ce que représentaient les entreprises nationalisées n’opposait pas, comme hélas il m’arrive encore de l’entendre dire, la moindre objection à ce que les cheminots aient un déroulement de carrière assuré et, s’ils en avaient le désir, possible pour eux  de s’y consacrer avec des garanties sociales meilleures dont la couverture maladie, les retraites, etc.

La plupart  de mes anciens camarades ont d’ailleurs connu par la voie des concours internes, d’école supérieures, le statut de cadre, voire même de cadre supérieur.

Je rappelle cela car depuis le temps les choses ont bien changé et le recrutement ne se fait plus de la même manière, les menaces d’atteintes au statut de cheminot ressurgissent de temps à autres, comme le prouve ce cher Nigaud (décidément !)

En voilà un qui oublie que la corporation à beaucoup donné au droit social, au droit du travail et au droit à la liberté et à l’indépendance  des français en général. Sa sueur et hélas parfois son sang. Que ce comptable qui outrepasse souvent son rôle de rapporteur des finances se range aux côtés des critiques du service public, s’égare assez souvent cela est de bonne guerre.

Surtout à l’heure ou des dirigeants socialistes revendiquent leur conviction social démocrates, mais il ne faudrait pas que le virus atteigne une base qui elle, se pose sans doute des questions.

Et cela, croyez-moi, n’est pas une interrogation superflue…C’est un retraité qui a milité 20 ans localement de 1960 à 1980 pour tenter d’améliorer le fameux statut des cheminots qui vous le dit !

A une époque ou l’histoire du mouvement ouvrier est occultée, tout autant que l’histoire en général, les générations qui suivent et plus particulièrement le plus jeunes ont besoin de ces références au passé. Et nous ne nous en laisserons pas conter par ceux qui prétendent réinventer le syndicalisme et la politique en crachant dans la soupe ! Qu’on se le dise.

 

PS - A  noter que les cheminots, actifs ou retraités, sont loin d’abuser de leurs facilités de circulation. Le transport n’est pas le seul élément qui permet le voyage car voyager implique hébergement, nourriture et loisirs que la grande majorité ne peut s’offrir. Grands nigauds le saviez vous !

 

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Ce fut mon premier congrès fédéral des cheminots CGT (probablement 1961 ou 1962) Derrière la tribune le portrait de Pierre Sémard, Secrétaire de la Fédération des cheminots, fusillé par les nazis. Une rue porte son nom à Tarascon comme dans de nombreuses villes de France mais également

Pierre Semard, né le 15 février 1887 à Bragny-sur-Saône (Saône-et-Loire) et mort fusillé par les Allemands le 7 mars 1942 à la prison d’Évreux (Eure (département)), est un syndicaliste,… Pierre Semard, né le 15 février 1887 à Bragny-sur-Saône (Saône-et-Loire) et mort fusillé par les Allemands le 7 mars 1942 à la prison d’Évreux (Eure…

âge : 55 ans (décès) fonction : Secrétaire général du Parti communiste français prédécesseur : Louis Sellierdate naissance : 15 février 1887

 

 PARU DANS LE SITE DE L’HUMA

1938 dans POLITIQUE

Pour la CGT  la Cour des comptes « s’attaque à un droit acquis depuis 1938″. Jean Gabin et Julien Carette dans « La Bête humaine »de Jean Renoir tourné en… 1938. (© Paris Film)

Social-Eco -            humanitefr            le 11 Février 2014

 

La Cour des comptes « cherche à faire passer les cheminots pour des nantis »

 

 

Les syndicats de la SNCF s’opposent à tout rabotage des billets gratuits et tarifs préférentiels accordés aux cheminots et à leurs proches, épinglés mardi par la Cour des comptes dans son rapport annuel, en défendant un « droit » inscrit dans le « contrat du cheminot ».

La Cour des comptes « ferait mieux de s’occuper des vraies dépenses publiques inacceptables », a réagi auprès de l’AFP Pascal Poupat de la CGT-Cheminots (premier syndicat). Pour « chercher des économies de bouts de chandelle », la Cour « s’attaque à un droit acquis depuis 1938″, octroyé pour compenser « la mobilité des cheminots qui font tourner le service public 24h/24 et 7 jours/7″, déplore le syndicaliste. Même agacement du côté de l’Unsa (deuxième syndicat), mais « pas d’inquiétude car la SNCF a clairement dit qu’elle ne souhaitait pas supprimer les facilités », composantes « du contrat de travail » et « marqueur extrêmement fort de la culture cheminote », a commenté pour sa part Thierry Marty. Selon le représentant de l’Unsa, la Cour « remet la pression sur la SNCF qui n’évalue pas financièrement de la même façon qu’elle le coût de ces billets » ouverts sur une partie des trains. De son côté, Alain Cambi (SUD-Rail, troisième syndicat de la SNCF) déclare que ces facilités de circulation sont « un droit qui fait partie du contrat de travail des cheminots et il n’y a pas de raison de les mettre en cause ». De façon « classique », « on cherche à faire passer les cheminots pour des nantis », s’est-il indigné.

Une « remise à plat » dans la perspective de l’ouverture totale du transport ferroviaire à la concurrence, recommande le Cour …

Selon la Cour des comptes, ce coût va « d’une cinquantaine de millions d’euros à des sommes dépassant significativement 100 millions », lorsque l’on intègre le manque à gagner commercial, et non le seul « coût marginal » calculé par la SNCF. Dans son rapport, elle recommande une « remise à plat » du dispositif en supprimant notamment les facilités de circulation pour les ascendants et en les fiscalisant comme tout autre avantage en nature. La perspective de l’ouverture totale du transport ferroviaire à la concurrence rend « nécessaire d’ouvrir le dossier », estime-t-elle. La SNCF a depuis sa création en 1938 « progressivement amplifié ces avantages qui étaient à l’origine une contrepartie de l’exigence de mobilité imposée aux personnels », note la Cour. En dépit d’une « amélioration de la gestion » depuis 2009, celle-ci pointe une « dérive du champ des bénéficiaires », avec environ 15% d’agents de la SNCF en activité parmi le million de bénéficiaires recensé fin 2011.

Didier Migaud a profité pendant les 12 années où il était député de tarifs très préférentiels…

Les décomptes de la Cour ne sont « pas sérieux » pour Pascal Poupat de la CGT. « Les parents de cheminots ont droit à quatre voyages par an, il faut arrêter de penser qu’ils font le tour du monde » avec les facilités, a-t-il ajouté. La CGT rappelle, comme SUD-Rail, que ces billets sont également accordés à des personnalités et aux parlementaires. « Le président de la Cour des comptes (Didier Migaud, NDLR) a été député pendant 12 ans, il a oublié à l’époque de protester », a ironisé Alain  Cambi de Sud-Rail, alors que, selon lui, « les facilités des parlementaires sont bien plus importantes ».

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Hommage de la cgt à Pierre semard en 2012

Posté par jacques LAUPIES le 11 février 2014

http://wikipedia.orange.fr/wiki/Pierre_Semard

 

70ème Anniversaire de sa mort

Fils de cheminots, Pierre Sémard était né à Bragny-sur-Saône le 15 février 1887. En juin 1921, il fut élu Secrétaire général de la Fédération des cheminots, et jouera alors un rôle de première importance dans la fondation de la CGTU.

Hommage de la cgt à Pierre semard en 2012 dans POLITIQUE Semard
En juillet 1924 il deviendra le secrétaire général du jeune Parti Communiste Français (SFIC) après être entré à son Comité Central quelques mois auparavant.
À l’automne 1933, Semard renoue avec le syndicalisme, et devient secrétaire général de la Fédération des cheminots CGTU le 26 juin 1934, et joue un rôle central dans la réunification des fédérations de cheminots.
Lors du congrès de fusion entre la CGT et la CGTU, le 24 novembre 1935, il est élu au secrétariat de la fédération réunifiée comme secrétaire général, aux côtés de Jarrigion qui représentait les ex-confédérés.
En 1935, est élu Conseiller Général de Drancy.
En juin 1936, il fait partie de la délégation syndicale qui rencontre le nouveau président du conseil Léon Blum (le 1er ministre) et les ministres concernés pour réclamer l’attibution aux cheminots de 21 jours de congé, la semaine de 40 heures, les conventions collectives et la réintégration des révoqués de la grande grève des cheminots de 1920.Au nom de la CGT, Semard se prononce en faveur de la nationalisation des chemins de fer.

Lorsque la SNCF est créée, il devient l’un des quatre administrateurs salariés issus de la représentation syndicale. Malgré ses multiples responsabilités il se rendra souvent sur la frontière espagnole pour s’occuper de l’acheminement de l’aide matérielle à la République espagnole.
Il est arrêté à Loches  le 18 octobre 1939 par la police française, sous l’inculpation d’infraction au décret du 26 septembre 1939 qui interdisait le Parti communiste Français.
Il fut alors interné successivement à Fresnes, puis à la prison de la Santé à Paris, puis à la prison de Bourges.
Au début 1942, Pierre Semard, bien que sa levée d’écrou ait été prononcée, est transféré de Bourges au camp d’internement de Gaillon (Eure) en application des décrets adoptés le 18 novembre 1939 par le gouvernement Daladier. Le 6 mars, on l’enverra à la prison d’Évreux à la demande des autorités allemandes. Il est fusillé comme otage le lendemain par les nazis.
Pierre Sémard était un homme libre, épris de liberté.

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