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Des portraits bien faits pour des causes bien précises

Posté par jacques LAUPIES le 28 février 2014

Quand les médias se lancent dans le portrait d’un homme politique il faut toujours le recevoir en tenant compte du contexte politique général, local, national ou international. On peut en effet considérer que l’initiative ne soit pas du tout improvisée. Donc la prudence s’impose car les réalisateurs de télévisions disposent d’assez d’images et de commentaires pour donner un sens à leur propos.

Le personnage peut être rendu sympathique, sa politique observée avec bienveillance, au mieux déplacer ses responsabilités dans telle ou telle ou telle action pouvant le discréditer sur d’autres personnes de son entourage, etc. Et, si l’on veut le charger, en faire un bouc émissaire de mauvaise politique, ou d’actions peu glorieuses, il suffira de sélectionner quelques déclarations lesquelles sorties de leur contexte, vont le rendre déplaisant, autoritaire, bref en faire un méchant.

Le commentaire ne peut suffire bien qu’il soit mortifère pour l’intéressé parce que directement accusateur, ou bénéfique pour lui  parce que flatteur.

Je dis là sans doute ce que vous avez entendu dès votre plus jeune âge, au lycée ou dans quelque médias ou simplement dans votre entourage familial et très tôt dans votre enfance, mais à l’heure de la profusion de diffusion des idées sur internet : qui ne tomberait pas dans les redites et la banalité.

A tel point que naïvement l’on ne prête pas trop attention à la perversité de nos informateurs ou alors qu’on la généralise au point de ne plus croire en rien !

Puis chacun à sa sensibilité, sa culture, au point d’avoir un réflexe de sympathie pour tout ce qui va dans le sens de sa propre réflexion ou l’inverse. Ce qui est curieux c’est que beaucoup de personnes déplacent leur acceptation ou à l’inverse leur rejet, jusqu’à les transposer sur une interprétation favorable ou défavorable de l’aspect physique de la personne.

Les spécialistes et autres conseillers en communication, les journalistes en font évidemment partie.

Ce qui est d’autant plus grave quand ils deviennent, parfois eux mêmes trompés et donc involontairement, complices de partis politiques, lobbies voire de chefs d’états prêts à exterminer un de leurs anciens  amis pour se protéger de toute compromission. On a vu cela dans nombre de destitutions concernant des dirigeants que l’on a voulu renverser.

Ce qui se passe en Ukraine  évidemment met Poutine au premier plan de ces hommes dont il faut faire un portrait dévalorisant. La dernière émission d’arte à ce propos était merveilleusement construite. Mais ne nous y trompons pas l’objectif n’est pas de faire un procès de violation de démocratie par le dirigeant de l’actuelle Russie mais bien d’alimenter une campagne déja entamée par l’occident, et particulièrement les américains, pour construire leur influence géopolitique au détriment de cette Russie. Une Russie qui avec ou sans Poutine doit à juste titre défendre ses intérêts et ses alliances.

Au moment ou je boucle cet article je prends avec satisfaction, connaissance d’un article paru cette semaine dans l’Humanité Dimanche et intitulé « Poutine, le nouvel homme à abattre ? »

On peut effectivement contester les méthodes de pouvoir de Poutine, ses antécédents du KGB, sa sympathie pour l’église orthodoxe, ses positions sur l’homosexualité et bien d’autres sujets tels que les emprisonnements politiques et les conditions d’incarcération, et je suis de ceux que cela répugne autant et probablement plus que cette bande de faux-culs qui brandissent cette réalité pour justifier leur position favorable au capitalisme impérialiste occidental.

D’ailleurs ces faux-culs qui sont de vrais réactionnaires feraient bien de balayer devant leur porte car c’est bien de leur côté que se trouvent des agents des services secrets et autres renseignements généraux (Bush en était et en France on voit pas mal de flics ou d’anciens flics s’agiter dans les milieux les plus droitiers) Mais ils ne se déclareront pas en tant que tels préférant user de la crédulité de malheureux électeurs qui ne savent plus à quel saint se vouer.

Il est vrai que les prophètes de la soumission à l’argent, des détournements bidons de l’opinion et de l’occultation des vrais questions pullulent en ce pays qui fort heureusement conserve encore quelques éclaireurs ! Même s’il y en a encore qui utilisent la bougie et croient brandir un projecteur.

 

 Des portraits bien faits pour des causes bien précises dans POLITIQUE catalog-cover-icon

 Pour clore la soirée de ce jeudi, nous avons visionné un film « Le discours d’un roi »  parait-il doté de nombreux prix et qui n’est pas sans lien avec le propos précédent. Le roi d’Angleterre y est présenté sous un jour plutôt favorable dans sa vie intime. Le film est tellement bien fait que l’on pourrait avaler l’histoire si l’on n’avait quelques doutes sur la familiarité existant entre le thérapeute et le roi. Mais on peut pardonner car c’est d’une part une excellente occasion pour démontrer que les roturiers peuvent utilement secourir les têtes couronnées et d’autre part glisser quelques vérités historiques.

Des vérités que le « grand public » ignore probablement encore notamment l’attitude de certains éléments de la famille royale et d’une fraction de la classe politique anglaise face à la poussée fasciste en Europe. Mais aussi tout de même l’attitude « courageuse » de la monarchie anglaise.

Pour le reste le style conte de fée, ne m’a pas convaincu même s’il couvre une relation intéressante entre un profane de la psychanalyse et un éminent patient de la plus grande famille royale dont on prétend toujours faire un ciment de l’unité du Royaume Uni et de ce qui est devenu depuis le commonwealth britannique.

Rien à dire sur la technique cinématographique, elle est parfaite.

Qu’ont ils tous, ces cinéastes qui s’échinent avec un réel talent à nous faire oublier ce qu’est la lutte des classes et à enrubanner les rois et autres empereurs.

N’a-t-on pas vue le déplorable massacre du Tsar et de sa famille être prétexte à réhabilitation de la cruauté d’une caste qui laissait un peuple crever de faim.

Dickens ou Tolstoï ou êtes vous ? 

 

 Photographie de Nicolas II de Russie.

Il était si gentil cet homme victime de la « terreur » bolchévique

La mode est à la réhabilitation des têtes royales. A bas Robespierre et Lénine ces révolutionnaires sanguinaires !

Franchement pour qui nous prenez vous ?

 

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