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L’illusion de la liberté retrouvée

Posté par jacques LAUPIES le 25 février 2014

 

Quand les peuples sont à bout et souffrent des injustices flagrantes que génère une caste de privilégiés bien identifiés il lui est possible d’espérer en finir avec l’exploitation et l’oppression. L’histoire prouve que ce n’est pas aussi simple surtout lorsqu’existent des divisions d’ordre religieux, ethnique, linguistique, etc.

Pour que l’affrontement de classe émancipateur ait lieu il faut que la conscience de classe existe et prévale sur toutes sortes d’intérêts particuliers qui peuvent exister et mettre en opposition les différentes catégories constituant ces classes.

Cela vaut pour toutes les nations. Ainsi en Ukraine l’opposition entre oligarchies financières qui ont des intérêts de développement liés à la recherche de coopération pour les uns avec l’ouest, pour les autres avec la Russie d’une part et les inégalités de développement économique dans lequel évoluent les populations auxquelles il faut ajouter des différences culturelles, tout cela contribue à ne pouvoir s’engager dans des politiques de transformations sur le plan économique social et même institutionnel.

L’aspiration à la liberté et à la démocratie est parfaitement légitime mais en Ukraine comme dans bien d’autres pays elle crée une illusion : celle de permettre  à elles seules une transformation révolutionnaire.

Les occidentaux en font une étape, une condition pour régler les inégalités mais que sont la liberté et la démocratie lorsque leur exercice ne peut être garanti et dépend du contrôle exercé par le peuple sur l’appareil financier et de production ?

Cette liberté là et cette démocratie deviennent pure illusion.

 

L'illusion de la liberté retrouvée dans POLITIQUE maidan

Familles, jeunes couples, touristes, filles en talons aiguilles, tout Kiev voulait se rendre dimanche comme la veille sur la place de l’Indépendance

Monde -            humanite dans POLITIQUE            le 24 Février 2014

Ukraine

Ukraine. Trois défis à relever d’urgence

Mots clés :                           union européenne,                            russie,                            angela merkel,                            vladimir poutine,                            ioulia timochenko,                            elena chaltseva,                            jean-marie chauvier,                            oligarques,                            révolution orange,                            anatolii sakoliouk,                            andreï kourkov,                            alexandre tourtchinov,

 

 

Kiev, envoyé spécial. Si un accord politique a ramené un calme précaire dans la capitale, le pays reste traversé de très fortes tensions. Les extrémistes sont en embuscade. L’est paraît peu enclin désormais à accepter les décisions de Kiev et l’économie est exsangue.

Familles, jeunes couples, touristes, filles en talons aiguilles, tout Kiev voulait se rendre hier comme la veille sur la place de l’Indépendance, métamorphosée en camp retranché depuis fin novembre. Et malgré la cohue, des femmes sont même venues avec leur bébé. Le service d’ordre reste assuré depuis la fin de la semaine par des miliciens et des jeunes en treillis militaire. La plupart de ces groupes d’autodéfense sont issus des mouvements d’extrême droite Svoboda (liberté) et Pravyi Sektor (secteur droite). Les forces de l’ordre et l’armée se tiennent à l’écart. « Je crains que leur présence dans les affrontements ne leur ait donné une image de héros », s’inquiète Leonid, qui n’apprécie guère la tournure que prend leur forte présence. « J’attends de les voir démonter les barricades et plier bagages pour être soulagé », poursuit-il.

Le Parti communiste ukrainien (KPU) « seul à incarner l’unité du pays »

Ces partis pourraient continuer leur ascension. « C’est un vrai risque. Lors des dernières législatives, le parti Svoboda a obtenu plus de deux millions de voix avec des scores très élevés dans l’ouest. Après ces trois mois de crise, leur aura a nettement prospéré. Et les nombreuses alliances avec Ioulia Timochenko par le passé ne risquent pas de s’inverser », constate Elena Chaltseva, politologue à l’Université nationale de Donetsk. Que faire de ces groupes ? Alors que les magasins rouvrent dans le centre de la capitale, le siège du Parti communiste d’Ukraine (KPU) a, lui, été saccagé (voir ci-dessous). Troisième force politique du pays, avec 2,6 millions de voix en 2012 (13,5 %, soit 32 députés), ce parti fait peur, juge Anatolii Sakoliouk, un de ses dirigeants. « Il est le seul à incarner l’unité du pays, fort à l’est, présent à l’ouest, d’où la chasse dont il est victime. »

ukraineinographie Ces violences traduisent aussi une colère persistante qui favorise une montée des risques de scission du pays. Après les soulèvements à l’ouest, c’est à l’est de l’Ukraine qu’on rejette désormais les décisions du Parlement. Le congrès des représentants des régions du sud-est de l’Ukraine a mis en doute la légitimité des décisions de la Rada (Parlement ukrainien) comme la modification de la Constitution et la désignation d’un nouveau président du Parlement comme chef de l’État, et il proclame qu’il s’engagera à défendre l’ordre constitutionnel dans ses territoires. L’écrivain Andreï Kourkov constate : « l’Ukraine qui a toujours subi la présence de ses puissants voisins n’a pas pu construire un cadre national, faute de longues périodes d’indépendance comme la Pologne par exemple. » Cette histoire douloureuse ne lui permet pas de résister à des crises de cette ampleur et les blessures seront profondes, à l’est comme à l’ouest.

Faute d’État-nation homogène, Jean-Marie Chauvier (1) prévient : « Il n’y a aucun sens à dresser une région contre l’autre, sauf à miser sur l’éclatement, voire sur la guerre civile, ce qui est sans doute le calcul de certains. À force de pousser à la cassure, comme le font les Occidentaux et l’Otan, l’Ukraine pourrait se retrouver partagée. » Un risque pris très au sérieux par la chancelière allemande, Angela Merkel, et le président russe, Vladimir Poutine.

Les caisses sont vides

La situation économique catastrophique que connaît le pays n’arrange en rien ces tensions. Les caisses sont vides, a déclaré le nouveau président du Parlement, Alexandre Tourtchinov. La veille, l’agence d’évaluation financière Standard & Poor’s (S&P) avait abaissé la note de l’Ukraine. Cette appréciation plaçant le pays proche de l’insolvabilité pourrait remettre en cause l’aide financière russe et finir de terrasser une économie déjà exsangue. De son côté, le Fonds monétaire international (FMI) pourrait accorder un prêt. « Seulement les contreparties seraient excessivement contraignantes : privatisations, réduction des aides pour les prix du gaz accordés aux particuliers et aux entreprises, coupes budgétaires… Cela pourrait conduire davantage d’Ukrainiens, de l’est à l’ouest, de nouveau dans la rue », s’emporte Elena Chaltseva, politologue à l’Université nationale de Donetsk.

Les locaux du PC dévastés. Le siège du Parti communiste d’Ukraine (KPU), à Kiev, a été saccagé par des manifestants. Les tags sur le bâtiment accusent les communistes d’être des « criminels », des « assassins » ou des « esclaves de (Viktor) Ianoukovitch ». Le KPU a pourtant pris ses distances avec le président ukrainien au début des manifestations en demandant « la fin de l’usage de la force », condamnant la répression et exigeant que la politique étrangère d’intégration 
de l’Ukraine soit soumise à référendum.

(1) Interview sur le site le Grand Soir.

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Vadim Kamenka

 

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