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Souvenir d’une période qui n’était pas « yéyé » pour tout le monde

Posté par jacques LAUPIES le 10 janvier 2014

 

J’avais vingt et un ans et j’effectuais mon service militaire au Maroc (28 mois) et je devais être dans ma première année d’incorporation.

A part quelques rares jeunes de ma classe, je n’en ai guère connus qui soient politisés et au courant de ce qui se passait en Algérie, hors évidemment qu’il s’agissait d’une opération de maintien de l’ordre pour les uns ou d’une guerre pour les autres. Nous savions que certains d’entre nous devraient y aller tôt ou tard. Je n’en fus pas et j’eus la chance d’arriver au Maroc après les dernières opérations militaires dans le Rif au cours desquelles quelques militaires de mon régiment avaient malheureusement perdu leur vie.

Le climat cependant était malgré tout à l’insouciance et nous étions surtout préoccupés plutôt par le besoin de nous échapper de la caserne pour aller manger le poulet frite et tenter de trouver quelques distractions de notre âge que d’approfondir les exactions dont nous n’avions même pas connaissance. Ce qui était fort regrettable…

Je dis cela car on entend souvent des adultes, voire des retraités comme moi, se plaindre du désengagement des jeunes qui semblent ne pas être intéressés par la politique mais nous n’étions guère différents et encore moins mieux armés idéologiquement qu’eux.

Simplement la plupart d’entre nous s’étaient frictionnés au travail dans leur entreprise et de ce fait gardaient un souvenir récent des luttes sociales mais aussi des affrontements que nous avions entre nous à propos de  la guerre d’Algérie.

La encore je me souviens qu’il n’y avait guère, avant d’embarquer pour le Maroc, sur les chantiers où je travaillais, que les communistes qui affirmaient leur opposition radicale à cette guerre et évidemment j’en gardais une fois là bas un  souvenir au point de me faire expédier, sous enveloppe, l’Humanité pour ne pas être trop isolé. 

Cela me permit en 1958 de débattre sur la nouvelle constitution que l’on nous proposait et qui fut adoptée, précisément avec la quasi seule opposition du PCF dont je n’ai pas entendu ses avertissements, comme la plupart de mes camarades, et le vote dans le régiment se traduisit par une écrasante majorité en faveur de la 5ème république.

Je retiens de cette première erreur qu’elle était essentiellement due à la l’espoir que nous avions de voir  le Général De Gaulle mettre un terme au conflit algérien. Il le fit cependant 4 ans plus tard et probablement à cause de cela, et plus tard de ses prises de position contre l’intervention  américaine  au Viet Nam et bien entendu de son rôle dans la Résistance, j’ai comme nombre de français soutenu ces aspects de sa politique. Et le vote de 1958 fut le premier et le dernier en sa faveur.

Mais il est une chose qui demeurera toujours présente à mon esprit : c’est la politique menée par le gouvernement français dans les années qui ont précédé son arrivée au pouvoir laquelle était conduite par des socialistes alliés au centre.  

C’est, il faut bien le dire, dans ce contexte que l’acte criminel évoqué ce jeudi par l’Humanité à l’encontre de Maurice Audin a été commis. Les assassinats délibérés, décidés par des militaires sans que nombre hommes politiques en place s’en émeuvent, ne peuvent être mis en parallèle avec les exactions qu’il y a pu avoir dans le camp des combattants algériens comme le laissent entendre trop facilement des nostalgiques de l’Algérie française.

Il est certain que la jeunesse n’était pas majoritairement consciente de ce qui se passait. C’est là le pouvoir qu’ont des classes dominantes et des forces réactionnaires qui les soutiennent, de maitriser l’opinion du présent, quitte à faire amende honorable 50 ans après. Encore que la repentance ce soit pas établie !

L’histoire, même récente, aide mieux à comprendre, mais faut il attendre après elle ?

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Quartier Bournazel à Fès : que sont ils devenus ?

 

L’Humanité du jeudi 9 janvier 2014

 

Monde -            Souvenir d'une période qui n'était pas            le 8 Janvier 2014

 

Ce jeudi dans l’Humanité: affaire Audin, reconnaître le crime d’État

Mots clés :                           l’humanité,                            guerre d’algérie tortures,                            guerre d’algérie,                            maurice audin,                            josette audin,                            général aussaresses,                            paul aussaresses,

Un témoignage posthume du tortionnaire Aussaresses accrédite la thèse de l’assassinat de Maurice Audin par l’un des membres de l’escadron de la mort qui opérait, en 1957, à Alger, sous les ordres de Massu.

Le voile sera-t-il un jour levé sur le mensonge d’État qui entoure l’assassinat de Maurice Audin, ce jeune mathématicien communiste enlevé et torturé par les parachutistes à Alger, en juin 1957? À défaut de preuves, l’enquête du journaliste Jean-Charles Deniau, la Vérité sur la mort de Maurice Audin (éditions des Équateurs), livre un témoignage posthume, celui du général tortionnaire Paul Aussaresses, décédé le 3 décembre dernier. L’auteur avait déjà signé, en 2008, un livre d’entretiens avec ce militaire condamné en 2004 pour apologie de la torture et exclu de l’ordre de la Légion d’honneur.

Tué par les militaires

En fait de révélations, les propos d’Aussaresses rapportés par Deniau accréditent l’hypothèse avancée par la journaliste Nathalie Funès. Dans une enquête publiée en mars 2012 par le Nouvel Observateur, celle-ci révélait l’existence d’un document inédit, conservé dans les archives de la Hoover Institution, à l’université de Stanford, en Californie. Il s’agit d’un manuscrit du colonel Godard, ancien commandant de la zone Alger-Sahel. Ce document contredit la thèse officielle selon laquelle Maurice Audin se serait évadé lors d’un transfert. Il confirme que le militant communiste a été tué par les militaires qui le détenaient et mentionne le nom de celui qui l’aurait assassiné… Lire la suite dans l’Humanité de ce jeudi

A découvrir aussi dans notre événement:

  • Josette Audin: « Aussaresses est un être immonde qui a menti toute sa vie ». Très critique sur le livre de Jean-Charles Deniau, la veuve de Maurice Audin attend que l’État français condamne la torture, comme l’avait fait Jacques Chirac à propos de la rafle du Vél’d’Hiv.
  • « L’État doit reconnaître avoir couvert la torture », entretien avec Charles Silvestre, secrétaire national des Amis de l’Humanité
  • Les communistes français et algériens en première ligne de la répression menée par le général Massu
  • Audin et l’Humanité: un combat pour la vérité
  • Edito: le long cheminement d’une affaire d’Etat

 

A retrouver aussi dans notre édition:

Cactus, le supplément grinçant hebdomadaire de l’Humanité

Le positionnement du Medef dérange l’UMP

L’interdiction des spectacles de Dieudonné en question

Nos pages livres: la vie et l’oeuvre au noir de Jérôme Cardan

et Les Lettres françaises

l’Humanité de ce jeudi en version numérique

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A quoi sert un Parti ?

Posté par jacques LAUPIES le 9 janvier 2014

 


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Bourdin Direct: Pierre Laurent -- 07/01 par BFMTV

PCF Front de Gauche Gauche européenne

 

Depuis quelques années la stigmatisation des partis politiques est devenue coutumière. Que les citoyens, non engagés dans un parti puissent sous la pression médiatique qui évidemment s’alimente du moindre faux pas des dirigeants, que ces citoyens en viennent à rejeter les partis, n’est pas surprenant et nous pouvons dire même que nous les comprenons. Mais que des responsables de parti ou même simples adhérents cèdent sous cette pression est particulièrement incompréhensible.

Car ces derniers savent, ou devraient savoir, que les partis sont les meilleurs auxiliaires de la démocratie. Pour plusieurs raisons, quels que soient  les intérêts de classes ou de catégories sociales qu’ils  expriment.

Même un parti représentant globalement la classe dominante est un élément important dans la vie démocratique. A plus forte raison les partis censés parler au nom de couches populaires.  Et l’histoire prouve que leur élimination dans le cas extrême des dictatures porte un énorme préjudice aux libertés et aux droits en général à commencer par les droits sociaux.

Le dépérissement des partis, comme de l’état, que peut laisser espérer l’instauration de la société future que nous voulons, verra nécessairement  l’administration des hommes et des choses  ou prévaudra la coopération entre tous les citoyens. Mais nous sommes bien loin d’en être là et il est encore du domaine de l’utopie de considérer que l’organisation économique et sociale pourra se passer de regroupements d’intérêts de ses différentes composantes sociologiques.

Depuis l’antiquité les conflits de classe témoignent de la nécessité d’organisation du clan, de la tribu, de la nation, en groupement d’intérêt.  Cela étant un fait incontestable il faut se poser la question du rôle des Partis. Face aux institutions traditionnelles (d’éducation notamment) qui opèrent dans le cadre de la loi et d‘un certain état des rapports sociaux toujours déphasés, en retard sur la réalité, doivent être élaborées  des  prospectives de parti qui ne peuvent exister sans une connaissance approfondie du mouvement des sociétés et une pratique quasi quotidienne du réel.

Il est aberrant et irresponsable de penser que la spontanéité, l’expression d’une satisfaction ou à l’inverse d’un mécontentement des catégories en conflit d’intérêt, morcelées en sous-catégories ou pis appréhendées individuellement, isolées dans leur souffrance, consultées au grès de l’exploitation qu’on veut en faire, que cette spontanéité peut du jour au lendemain cerner les causes de leurs difficultés, élaborer des solutions. Cela ne peut conduire qu’à une instrumentalisation par des manipulateurs !

D’autant que, comme je l’ai déjà indiqué, ces individus sont soumis à des analyses conservatrices. Si vous avez regardé ce mercredi soir l’émission  « c dans l’air », intitulée « Le pouvoir d’achat, les soldes » vous avez un exemple parfait de la manière dont on les détourne d’une préoccupation première. A la suite de quoi si vous allez demander à ceux qui ont écouté l’émission de vous apporter des solutions, ils ne feront que reproduire celles, si tant est qu’ils en aient une seule,  qui leur ont été suggérées par les journalistes et économistes.

Mais ces journalistes réagissent en fonction de discours politiques élaborés par certains partis. Comme ils n’apportent pas de réponses, le citoyen qui les entend n’a que deux choix, la soumission ou la révolte. C’est exactement ce qui se passe. Et cela toutes classes confondues. Le premier démagogue venu fut-il comme on en connait en ces temps difficile, les désorientera. Mais là il y a une force politique le FN qui joue merveilleusement ce rôle de débauche et c’est un Parti Politique que je sache ! Même populiste à souhait il est là.

Autrefois il y avait le PCF  mais sa force n’était pas, comme certains nous le disent, dans un verbiage populiste. C’était exactement le contraire ! Les militants PCF était présents dans les syndicats, les associations, les mutuelles ou se menaient de grandes luttes sociales et pas seulement pour y « coller » mais pour être force de proposition. Quand il s’agissait de travailler dans leur parti ils étaient porteurs de propositions concrètes y compris aux élections municipales. Propositions audacieuses et qui contraignaient même la droite à s’en inspirer pour ne pas s’isoler.

Ce n’est plus le cas et on pourrait disserter sur les raisons multiples, pour certaines extérieures à nous, qui on provoqué notre recul, mais aussi internes dont précisément une perte d’identité. Mais ce parti conserve malgré tout au plan national que local et, a peu près dans le même ordre de grandeur, une influence notable. C’est un bien précieux qu’il faut préserver et améliorer.

Une chose est sûre ce parti jouait pleinement son rôle de parti de classe (n’ayons pas peur des mots). Les propositions étaient élaborées en fonction des besoins par des militants au cœur des problèmes qu’il n’était point besoin de trouver par je ne sais quel « dialogue » anticipé avec la population qui met  finalement  autour d’une table quelques convaincus qui n’en finissent pas de tergiverser souvent parce que hors d’un parti ils doivent refaire le chemin de réflexion déjà engagé par les militants.

Le Parti est là pour ce travail de propositions, qui doit s’accompagner des explications lequelles bénéficient de l’apport considérable de ses réflexions politiques, de ses Congrès et surtout de ce fil à plomb que constituent les éléments théoriques dont il est porteur et qu’il a éprouvé tout au long de son histoire.

Bien sûr qu’il faut ensuite les soumettre, les amender si nécessaire.

Se priver de cela, se cacher de plus derrière une soi disant modernité bouleversée par les nouvelles formes de communication qui appelleraient  à l’abandon des partis (alors qu’elles ne sont que des instruments qu’il faut évidemment utiliser au maximum) serait la pire des choses pour le peuple et sa fraction la plus exploitée, la plus marginalisée mais aussi celle qui constitue sa partie active et sa jeunesse.

N’ayons pas peur de dire qui nous sommes comment nous travaillons et aussi ce que nous attendons comme soutien citoyen.

Nous allons travailler au sein du Front de Gauche dans ce sens, et il nous semble utile de formuler d’ores et déjà nos propositions  pour que se construise une liste avec des « chefs de file » à faire connaitre à la population, un programme audacieux fait de proposions d’action et de réalisations à la hauteur des besoins que nous connaissons pour l’essentiel.

Notre Parti jouera pleinement son rôle de Parti. Le renforcer, faire lire sa presse notamment l’Humanité, répondre au mieux de nos possibilités aux besoins de la population sont aussi des objectifs que nous ne perdons pas de vue

 

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Dieudonné. L’interdiction de spectacle fait débat à l’Assemblée

Posté par jacques LAUPIES le 8 janvier 2014

 

Confronté à ce type de situation je me trouve toujours partagé entre l’usage ultime de l’interdit et  l’indispensable combat d’idée qui évidemment a ma préférence.

Evidemment l’un et l’autre présentent l’inconvénient de ne pas être radicalement efficaces. Le mixage des deux étant toujours délicat et source de contradiction.

Dans une société ou une partie de la population est en difficulté d’ordre économique donc social et moral l’interdit prononcé par le pouvoir n’est pas nécessairement convaincant et le combat d’idée n’est pas obligatoirement favorable à la condamnation des propos racistes et xénophobes. Du moins pour la minorité de ceux qui ont tendance à se ranger dans le camp extrémiste, plus par révolte due à l’état de difficultés où ils se trouvent, que par conviction idéologique.

Avec ou sans humour les Dieudonné et autres Soral règlent des comptes d’une manière particulièrement perverse d’autant que leurs origines marqués par un passage à gauche ont pu, à un certain moment faire école. Ces deux « individus »  surfent sur des vagues très dangereuses. Le premier utilise l’humour, le second l’expression littéraire.

L’un et l’autre, et ils ne sont pas seuls, on trouve aussi des journalistes, possèdent un certain « talent » pour faire passer leur frayement avec l’extrême droite avec des discours qui peuvent faire mouche.

Cela peut-être efficace chez ceux qui ne savent pas lire entre les lignes ou faire le lien entre un intellectuel d’extrême droite moderne et les Brasillac et Celine d’autrefois (le talent en moins peut-être) Un rapprochement qui appelle à la prudence concernant le jugement porté sur le positionnement des personnages brillant par leur excellence dans leur art.

Je crois l’avoir dit ici assez souvent il faut toujours distinguer le discours politique et donc toutes les formes qu’il peut utiliser des véritables intentions qu’il peut dissimuler (l’humour en étant une tout autant que les propos les plus « sérieux »). Il n’y a en définitive que les actes qui peuvent rendre crédible mais comme les actes sont appelés à suivre, la vérification de la justesse et de la sincérité du discours ne peut se vérifier qu’à postériori. De plus comme le temps les sépare et que donc le réel évolue le changement de discours, son adaptation s’impose, dans tout processus d’action, et donc l’action, etc.

Mais je me détourne du sujet qui sort de ce cadre puisqu’il y a manifestement recours de la part de Dieudonné à la négation de l’histoire et à son adhésion de fait au concept raciste qui ne repose sur aucune réalité scientifique ce que quasi unanimement les chercheurs et savants énoncent.

Mais il pourra toujours soutenir qu’il se détermine par le fait culturel qui permet effectivement de procéder à des classements, des distinctions, des stigmatisations beaucoup plus facilement et de faire oublier l’unicité de la notion d’humanité et surtout que ce qui détermine la pensée c’est l’être et non l’inverse

En tous cas interdits de spectacle ou pas, combat d’idée toujours, pour en finir avec ce climat qui permet d’attiser les querelles, les stigmatisations, la seule solution est d’en finir avec la cause essentielle : l’injustice sociale, et rétablir les protections et sécurités qui s’imposent en ce domaine.

Nous ne le redirons jamais assez : sont coupables en priorité ceux qui engrangent par leur politique libérale les déséquilibres sociaux. Ils sont responsables des funestes idées qu’ils contribuent finalement à faire émerger, même si d’autres les propulsent. De ce point de vue social démocratie, libéralisme social ou ultra, sont à combattre avec tout de même un certain nuancement. Mais ils sont à combattre.

 

 

 

 

Société -            Dieudonné. L'interdiction de spectacle fait débat à l'Assemblée dans POLITIQUE humanitefr            le 7 Janvier 2014

 Si tous les groupes parlementaires condamnent unanimement les propos antisémites du polémiste, ils divergent sur les façons de lutter contre.

La circulaire transmise par le ministre de l’Intérieur Manuel Valls aux maires et préfets en vue d’empêcher la tournée de Dieudonné M’Bala M’Bala, condamné à de multiples reprises pour incitation à la haine raciale, est-elle le meilleur moyen pour combattre les propos antisémites de l’ancien humoriste?

Combattre les idées

Pour le secrétaire national du Parti Communiste, Pierre Laurent, il y a un doute. S’exprimant ce mardi sur RMC, il estime que l’interdiction des spectacles « n’est pas le chemin le plus efficace pour combattre les idées » de Dieudonné.

2014-01-07chassaigne dans POLITIQUEMême prévention de la part d’André Chassaigne à l’encontre de mesures de circonstances. « Nous sommes beaucoup plus dubitatifs sur une fermeture d’un théâtre, comme évoqué par la ministre de la Culture dans une interview, même si celui qui l’anime porte des propos inacceptables. Sur la liberté d’expression, on ne peut pas régler ça par une simple interview dans un quotidien. Il faut évaluer la totalité des conséquences d’une telle décision ». Dans un entretien au Parisien, Aurélie Filippetti n’avait pas exclu la fermeture du théâtre parisien de la Main d’or: « Tous les supports juridiques permettant de mettre un terme à l’entreprise lucrative de M. Dieudonné (locataire de cette salle de spectacle, ndlr) doivent être étudiés »

Pour André Chassaigne, « il faut appliquer la loi dans toute sa rigueur avec une volonté de  lutter contre toutes les racismes. S’il peut y avoir des interdictions  de spectacles dans les communes, elles ne peuvent se concevoir que par  la stricte application de la règlementation actuelle et de la loi  Gayssot, qui permet des poursuites judiciaires. Dieudonné a d’ailleurs  déjà été condamné ».

Martyr

François de Rugy, co-président du groupe EELV, a lui-aussi exprimé à l’AFP les mêmes réserves sur la circulaire Valls: « Nous condamnons avec la plus grande fermeté cet antisémitisme dont il a fait son fonds de commerce, et souhaitons de la fermeté et de l’efficacité: que l’on s’attache à ce que les condamnations dont il a fait l’objet soient effectives, et que tous ses spectacles soient surveillés, que ses propos fassent l’objet de poursuites judiciaires. Cela nous paraît plus efficace que des interdictions a priori de spectacles qui risquent d’être contestées et de l’ériger en martyr ».

Le patron des écologistes à l’Assemblée reprend ainsi la mise en garde de la Ligue des droits de l’Homme (LDH) pour qui une interdiction préalable pourrait « fédérer autour de Dieudonné une sympathie réactionnelle de ceux qui se considèrent opprimés ».

Doublement condamné

Pour le groupe socialiste, la ligne de conduite du gouvernement ne souffre bien sûr d’aucune contestation. Le chef des députés PS Bruno Le Roux a estimé ce mardi que les propos (de l’ »humoriste ») doivent être doublement condamnés: ils doivent être   poursuivis pour ce qu’ils sont et ils doivent être empêchés d’être   tenus. Je souhaite que ces spectacles soient empêchés car nous savons ce   qui s’y passe ».

A droite, on pousse à aller plus loin. Mardi encore, Bruno Le Maire, député UMP de l’Eure, a apporté son soutien à « toute décision politique qui visera à condamner » Dieudonné. Jean-Christophe Lagarde, porte-parole du groupe UDI, voit plus loin: « Ce n’est pas une quenelle que Dieudonné fait à la justice, c’est un bras d’honneur permanent. Il n’y a pas de conséquences des condamnations pénales qu’il a reçues. Notre loi est donc inadaptée. Nous proposerons au gouvernement d’avoir une loi pour ce que ce genre d’expressions, lorsqu’elles sont condamnées soient réellement condamnées, y compris en alourdissant les peines et en faisant en sorte qu’on puisse risquer la prison en cas de récidive. »

Posture politique

Le maire socialiste de Toulouse Pierre Cohen résume le dilemme.  »Ce que je veux, c’est une efficacité, pas une posture politique (…) Ce que je ne veux pas, c’est tomber dans un piège qui consisterait à être débouté et voir l’argent des contribuables attribué (à Dieudonné) comme cela a été le cas par exemple pour La Rochelle. Il faut être le plus efficace possible », a dit à l’AFP le maire de la quatrième ville de France, où Dieudonné est censé se produire le 22 février. La Rochelle a été condamnée en 2012 par l’intermédiaire de la société d’économie mixte gérant son palais des congrès à verser plus de 40.000 euros à l’humoriste et à sa société de spectacles pour avoir interdit un show par un arrêté invoquant le risque de trouble à l’ordre public.

  • A lire aussi:

Dieudonné. Hollande pour la fermeté, Nantes interdit le spectacle

Interdire Dieudonné: une réponse à haut risque à la rhétorique de haine

S.G.

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Dans l’Humanité ce mercredi, le déni de démocratie du gouvernement

Posté par jacques LAUPIES le 8 janvier 2014

 

 

 

Dans l'Humanité ce mercredi, le déni de démocratie du gouvernement dans POLITIQUE une-hq_80

L’Humanité du mercredi 8 janvier 2014

Politique -            humanitefr dans POLITIQUE            le 7 Janvier 2014

 

Mots clés :                           l’humanité,

 

 

En encourageant le recours aux décrets et aux ordonnances pour se soustraire au débat parlementaire, le pouvoir, au prétexte d’urgence, emprunte un chemin dangereux. Car les projets visés par la procédure express ne sont pas anodins.

A lire dans notre événement:

  • La sévère entorse de François Hollande
  • Le rêve de Jean-François Copé… bientôt réalisé
  • Des ordonnaces qui ne respectent pas le Parlement. La décision présidentielle provoque des remous dans toute la gauche à l’Assemblée.
  • « La légitimité de François Hollande est bien mince », entretien avec Nicole Borvo Cohen-Seat, ancienne séntrice PCF

A découvrir aussi:

  • Municipales: la désinstruction massive du Front national
  • Goodyear: la rage au coeur. Reportage dans l’usine d’Amiens-Nord
  • Enquête: élevage et lait, les os de la chaîne blanche
  • Le gouvernement enterre ses promesses sur la procréation médicalement assistée
  • Uranium: le chantage d’Areva sur le Niger
  • Europe, les enjeux: quand les charbons des Balkans suscite les convoitises de l’Union européenne; la troïka fait débat au Parlement européen; une coalition moins austère en République tchèque; Thatcher a louché sur l’armée.
  • Reportage: les syndicats, l’autre visage de la transition démocratique en Birmanie
  • Carton rouge au grand stade de Bordeaux
  • Nos critiques cinéma: Philomena, de Stephen Frears; A Ciel ouvert, de Mariana Otero; les gouffres, d’Antoine Barraud; Pour ton anniversaire, de Denis Dercourt; The spectacular now, de James Ponsoldt.
  • La mobilisation pour les otages en Syrie grandit
  • Dieudonné. « Cette lutte touche à la démocratie, à la République et à l’universel », par Jean-Claude Lefort, député honoraire
  • « Un combat idéologique et politique », par Pascal Lederer et Olivier Gebuhrer (Une autre voix juive)

L’Humanité en version numérique

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« Les hommes préfèrent oublier ce qui les dérange »

Posté par jacques LAUPIES le 7 janvier 2014

Ce jour la télé et radio nous parlent d’un champion automobile entre la vie et la mort à la suite d’un accident de ski. Vous voyez de qui je parle bien sûr. Déjà on s’inquiète, ou plutôt on inquiète les auditeurs et téléspectateurs sur les suites, les responsabilités de l’accident, les procès en gestation. Un peu comme dans cette affaire de nourrissons décédés suite à une erreur (une faute ou une négligence, le sait-on ?) et puis viennent les inondations en Bretagne, le froid aux USA, le cyclone à la Réunion.

Pas étonnant que mon voisin  ait oublié Bangui et les enfants massacrés, ou devenus orphelins et que sa première parole à notre rencontre de ce matin soit pour évoquer le coma du coureur automobile. Mais que dis-je là : tout ça (la guerre)  fait partie du décors et cela reviendra sans doute à la une, si on en croit ce que nous préparent nos hommes « des tas » !

« Les hommes préfèrent oublier ce qui les dérange » dit un personnage du film de Kurosawa que précisément j’ai regardé dans la soirée  avec cet objectif d’oublier un peu. Mais finalement le remède n’a pas été très bon.

Un film cependant  qui se termine sur une note d’espoir après nous avoir un peu découragé de notre espèce. Il est vrai que les interprétations d’un crime (un tantinet mensongères) des trois personnages sont l’occasion pour ce grand cinéaste de multiplier et présenter les petites saloperies quotidiennes dont nous sommes capables. Avouons que là il y va un peu fort avec un poil de misogynie. Mais nous savons bien que parfois la réalité dépasse la fiction.

J’avoue ne pas ressentir autour de moi autant de crapulerie. Et à moins que les mesquinerie qui empoisonnent nos espaces ne soient transformées en d’horribles règlement de comptes par « cet oublie de ce qui dérange » que l’on appelle la politique, j’ai bon espoir que l’on échappe au pire.

Mais je ne peux m’empêcher d’avoir presque honte de devoir supporter ces multiples reportages qui montrent la souffrance des enfants d’ailleurs ou d’ici car malheureusement peu de choses sont faites pour les aider et les secourir.

Le film se termine sur cette scène ou l’un des acteurs, interprétant l’un des témoins du crime père de six enfants veut récupérer celui qui est abandonné pour l’élever. L’heureux homme…

Ce film comme la plupart des œuvres cinématographiques pose évidemment des questions. Pour ma part je trouve que l’on en pose beaucoup trop et que les réponses, mêmes imparfaites, sont rares.  Mais le Japon des années de 1950, le film le prouve, offrait l’occasion d’évoquer la violence guerrière et de dénoncer, ce qui n’est déjà pas si mal.

Nos créateurs contemporains auraient-ils peur de nous faire rêver à la manière de  Jules Verne, sur ce que demain sera…si on s’en occupe bien sûr.

 

100 000 déplacés réfugiées aux abords de l’aéroport de Bangui

Monde -            humanite dans POLITIQUE            le 3 Janvier 2014

Centrafrique

Paris se prépare à une guerre longue en Centrafrique

Mots clés :                           armée française,                            françois bozizé,                            centrafrique,                            bangui,                            Opération Sangaris,

 

 

Alors que les violences continuent et que l’enlisement guette, l’Élysée veut préparer l’opinion publique à une intervention de long terme, à l’issue incertaine. 
À l’argument humanitaire succède désormais celui de la « lutte contre le terrorisme ». Selon un sondage, 59% des Français sont défavorables à l’opération Sangaris.

À Bangui, c’est le crépitement des armes qui a ponctué le passage d’une année à l’autre. Dans la capitale centrafricaine et plus encore dans le reste du pays, où les populations sont livrées à leur sort et aux exactions des milices, le cycle des violences est loin d’être enrayé. Un mois après le déclenchement de l’opération « Sangaris » par Paris, avec le déploiement de 1 600 soldats français, Bangui est toujours le théâtre d’affrontements entre les ex-rebelles de la Séléka, qui ont renversé le régime de François Bozizé en mars 2013, et milices « anti-balaka », accusées elles aussi d’exactions. Les échanges de tirs meurtriers provoquent, dans la population, des mouvements de panique, poussant des centaines de personnes, terrorisées, à se réfugier aux abords de l’aéroport, où sont déjà massés 100 000 déplacés dans des conditions inhumaines.

infocentrafriqueAccusé d’alimenter les violences en armant les anti-balaka, le président déchu, François Bozizé, a décliné hier, sur l’antenne de RFI, toute responsabilité. « C’est la Séléka qui a amené le désordre dans le pays, la misère et la mort. Le phénomène anti-balaka vient de se manifester à la suite des exactions de la Séléka à l’intérieur du pays. (…) De ma position, je n’ai pas formé une rébellion », a-t-il affirmé. Sur place, l’objectif de désarmement des milices que s’est assigné la France s’avère bien plus difficile à remplir que prévu et le délai de six mois avancé au début de l’intervention militaire est aujourd’hui jugé intenable. « Les opérations de désarmement sont toujours complexes. Nous avons affaire, ici, non pas à une armée, mais à des milices, à des groupes aux contours flous », expose la chercheuse Marielle Debos, spécialiste des conflits armés dans la région (1). Alors que l’enlisement guette, l’Élysée et le gouvernement veulent préparer l’opinion publique à une intervention longue, à l’issue incertaine. À l’argument humanitaire succède désormais celui de la « lutte contre le terrorisme ». « Assurer la sécurité en Afrique, c’est la sécurité de la France, faisait valoir hier, depuis Bangui, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian. Quand il y a un vide sécuritaire, c’est le creuset de tous les trafics et la porte ouverte à tous les terrorismes. » L’inconvénient d’une telle rhétorique, c’est qu’elle évacue tous les facteurs qui se sont combinés pour précipiter cette ex-colonie française dans le chaos. « La polarisation religieuse a masqué les enjeux de ce conflit. Pour dégager une issue politique, il faudra prendre au sérieux tous les acteurs, revenir à la dimension politique, économique, sociale, remarque Marielle Debos Avant l’entrée en scène de la Séléka, il y avait déjà un haut niveau de violence et d’insécurité. Le pays était déjà le théâtre d’une crise humanitaire. Depuis dix ans, des Centrafricains sont réfugiés dans des camps au Tchad. Hors de Bangui, il n’y avait ni services publics ni présence de l’État. La région de la Vakaga, berceau de la Séléka, dans le nord-est, a été historiquement marginalisée. Sans réponses de long terme, le pays ne pourra pas sortir de ce cycle de crises. »

La Centrafrique a durement subi, ces dernières années, les ingérences extérieures et les répliques des conflits dans les pays voisins. Elle risque aujourd’hui de devenir l’épicentre d’une déstabilisation régionale. Dépassé par l’afflux de milliers de réfugiés et par les fréquentes incursions d’éléments armés, le Cameroun a annoncé le renforcement de son dispositif militaire frontalier.

L’intervention militaire française en Centrafrique perd rapidement le soutien de l’opinion, avec 41% de Français favorables, soit 10% de moins qu’il y a un mois au début de l’opération Sangaris, selon un sondage de Sud Ouest Dimanche. Selon le sondage Ifop, 9% des personnes interrogées se disent « tout à fait » favorables et 32% « plutôt favorables », à l’intervention de la France en Centrafrique contre 59% se disant pas favorables (répartis en 33% de « plutôt pas » favorables, et 26% de « pas du tout »). L’institut Ifop, citant des sondages précédents sur le même sujet, note que le soutien à l’opération Sangaris était déjà « à peine majoritaire » (51%) au tout début de l’intervention (lancée le 5 décembre), et déjà affaibli après la première semaine, atteignant 44%. L’ »érosion du soutien de l’opinion publique amorcée il y a trois semaines se confirme », et le faible soutien de 41% a été atteint en un mois, « bien rapidement comparativement aux opérations militaires récentes », remarque l’Ifop.

(1) Le Métier des armes au Tchad, 
de Marielle Debos. 
Éditions Karthala, 2013.

  • Repères

1960. L’indépendance de la République centrafricaine est proclamée mais Paris maintient la présence de 1 400 militaires du fait de la position stratégique du pays. Des accords de défense, portant essentiellement sur l’assistance technique militaire, sont par ailleurs signés dans la foulée de l’autodétermination.

1997. Sous la houlette de Lionel Jospin, Paris formule la doctrine « ni ingérence ni indifférence ». Malgré la fermeture des bases, 2 400 soldats français patrouillent dans Bangui lors des mutineries de 1997.

2002. Une force multinationale africaine, la Fomuc, est mise sur pied, dans le cadre du programme français de coopération Recamp.

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Rosa Moussaoui

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