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Le Front de Gauche entre en campagne à Beaucaire

Posté par jacques LAUPIES le 18 janvier 2014

Ce vendredi 12 rue de l’Hôtel de ville à Beaucaire le Front de Gauche inaugurait son local de campagne. Nombre de Beaucairois étaient présents dont évidemment des communistes qui soutiennent et participent à la liste d’Union, des adhérents du Parti de Gauche, des socialistes et des citoyens particulièrement attachés aux valeurs républicaines.

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Beaucaire autrement et RPB apparaissent sur l’enseigne du local, ce qui n’indique pas nécessairement les soutiens politiques dont évidemment le principal celui du « FRONT DE GAUCHE »

Mais nous l’avons souvent évoqué dans ce blog, le choix de ne pas politiser au travers des soutiens de parti, est-elle la meilleure solution pour éclairer l’électeur

Evidemment les intervenants dont le candidat tête de liste Claude Dubois ne sont pas ambigus de ce point de vue : dénonciation des liens de la municipalité sortante avec la droite et l’extrême droite, critique vive de la gestion municipale et rappel des objectifs, mettre un terme à une urbanisation extensive qui coûte cher et ne répond pas nécessairement aux besoins de la population, soutien à l’école avec des personnel qualifiés, œuvrer  au développement de l’emploi, assainir la gestion (éviter des dépenses de représentation qui sont couteuses et inutiles ?) revenir aux gestions qui ont fait de Beaucaire, dans le passé une ville dotée d’équipements culturels et  sportifs (allusion à la gestion du maire communiste José Boyer) etc.

Peut-être, selon nous, manque-t-il des précisions sur les réalisations pouvant-être envisagées ? Mais puisque concernés par les relations avec notre ville voisine pourrons-nous en dire plus dès lors que nous connaitrons les détails du programme qui évidemment se distingue des objectifs de la municipalité sortante.

Comme à Tarascon les socialistes semblent partagés entre un soutien à une audacieuse politique de gauche et un repli sur des options à la Hollande, en s’alliant à la droite en place. Il y aurait donc des socialistes engagés des deux côtés !,

En tous cas nous ne pouvons que souhaiter bonne chance à la liste RPB 2014 et, puisque des communistes y participent, nous les soutenons évidemment confiants en la force de proposition mais aussi de gestion et de réalisations qu’ils représentent !

 

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Claude Dubois, qui anime la liste RPB 2014

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une assistance attentive

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Qui s’en fout le plus ?

Posté par jacques LAUPIES le 18 janvier 2014

« Ce soir ou jamais », émission de la 2 pilotée par Taddéi, nous offre les perles habituelles d’un débat devenu classique : vie privée/vie publique.

Les uns, plutôt à droite tentent de culpabiliser notre Président, face à un Philippe Sollers et un Jean Michel Ribes (invités pas tout à fait neutres) qui trouvent en substance, non sans humour, très beau qu’un Président balaie tout un tas de préjugé.

Un historien appuie en attirant l’attention sur l’aspect de la réalité des comportements d’une masse de gens qui ne peuvent s’exprimer et sont souvent consommateurs de la presse people et donc de ragots. Une masse dont on connait mal la vie, alors que l’on nous assomme des frasques d’une jet set, qui répugne les plus clairvoyants d’entre nous.

Il promet non sans une certaine lucidité de mauvais jour pour la démocratie dans notre société.

De leur côté les journalistes (certains journalistes) une femme politique de droite tentent de justifier la mise en exergue de la vie privée en vue évidemment de mettre en cause le Président. Cela les arrange bien car il leur devient de plus en plus difficile de contester sa politique qui ressemble fortement à celles qu’ils ont pratiquée dans le passé.

Passons sur les arguments des uns et des autres il aura fallu un journaliste italien pour dire que l’on transformait une affaire en un débat entre deux camps sans véritablement tenter dans chacun de ces camps une parcelle d’objectivité.

Ce brave homme ne fait que confirmer ce qui se passe en permanence sur les plateaux de télévisions ou s’affrontent, souvent pour la galerie (en l’occurrence les électeurs) des opinions de circonstance. Fait bien plus grave quand il s’agit de nos problèmes économiques et sociaux.

En définitive, excusez-moi, Monsieur TADDEI deux heures de perdues ! Mais vous n’y êtes pour rien : les troupeaux en redemandent à moins que ce ne soit les bergers qui se complaisent dans l’écurie ? Mais j’aime bien votre émission, je l’ai déjà écrit ici même, et ne veut surtout pas la discréditer !

Mais soyez sans crainte comme l’ont dit en substance certains intervenants : est-ce l’exemple d’en haut qui motive ou est-ce  notre séculaire héritage des faiseurs de rumeurs et de calomnies qui  provoquent ce pourrissement. Même s’il existe  existe à dose réduite,  je l’espère, il existe tout de même et ce n’est pas réjouissant.

Les lois respectées, les jugements rendus, les discours médiatisés,  ne peuvent pas aussi facilement endiguer la médisance, fut-elle intéressée et ce qui est pire produit d’une connerie, très bien partagée comme l’on dit.

Cela dit il apparait que les français se foutent royalement des « écarts » du Président de la République. Entre nous cela en fait rigoler certains qui surfent  à longueur de temps sur le net (les plus en avance sur les nouvelles techniques de communication) ou ceux qui vont tenter de ravigoter leur libido dans les thés dansant ou autres endroits plus sophistiqués.

Ce qui pour certains ne les empêchera pas de s’offusquer des amours et relations sexuelles qu’ils jugent inconvenantes. On a souvent besoin d’une moralité à défendre dans sa propre pseudo déchéance.

Mais l’amour, le plaisir qui l’accompagne, ou le plaisir tout court qui n’est jamais sans un instant d’amour, ne doivent-ils pas être un droit pour tous et si, le Président va faire sa tournée aux Etats-Unis, pour quelles raisons doit-il s’imposer ou doit-on lui imposer une compagne, une épouse.

Après tout il innoverait en accomplissant ses devoirs politiques (que l’on voudrait différents pour ce qui nous concerne) en célibataire, libre si tel est son désir d’aller retrouver, sa compagne, sa maitresse, ou d’aller user sa braguette ou bon lui semble.

Et si demain un(e) Président(e), comme cela a été dit dans le débat, est homosexuel(le), libre à lui (elle), mariée ou pas de se faire accompagner par l’homme (la femme) de sa vie ou d’aller draguer dans central parc (ce qui, il faut en convenir, ne serait pas près prudent).

Je vous choque ? Vous en reparlerez bien avant la fin du siècle ! Du moins les plus jeunes car évidemment nous ne serons plus là pour vous entendre.

 

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Dominique Taddei : il fait ce qu’il peut, mais il a des obligations…Cela se sent !

 

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Et si l’union devenait possible à Tarascon ?

Posté par jacques LAUPIES le 17 janvier 2014

 

Curieusement nous avons eu à Tarascon (chaque situation étant particulière) des divergences au sein du Front de Gauche local.

La Section de Tarascon du Parti Communiste préconisant une large alliance de toute la gauche incluant le Parti Socialiste lequel, lors des négociations, qui avaient suivi une rencontre « informelle » ou des intentions de ralliement avec la droite avait été exprimée par ce dernier,  était revenu sur cette idée. Un PS acceptant également qu’une liste de gauche puisse être soutenue par les partis, ceux ci gardant par ailleurs leur liberté d’expression (notamment par rapport à la politique nationale).

De son côté le Parti de Gauche estimant qu’une alliance avec le PS n’était pas possible au regard du discrédit de sa politique nationale et que la tête de liste ne pouvait-être socialiste.

Malgré nos efforts pour concilier nos deux alliés potentiels, bien qu’ayant conclu un accord de principe verbal de la part du PS pour une liste d’Union avec ce parti, nos objectifs n’ont pu être atteints pour au moins deux raisons :

-  Le PS a constamment remis en cause ses engagements à savoir : ordre initial des têtes de listes modifié, appellation de la liste changé (sans que nous en soyons informé) véto sur  certaines candidatures voire sur les personnes habilitées à mener campagne, « éviter » de mentionner le soutien des partis, refus d’un engagement écrit, etc.

- Le Parti de Gauche ne variant pas sur une stratégie de liste autonome (dont nous considérons qu’elle ne peut aboutir qu’à l’élimination de la gauche dans une bataille où cependant elle a des atouts contre la droite et l’extrême droite) nous n’avons pu peser suffisamment en direction du PS.

Il va de soi que quelle que soit la stratégie adoptée ce qui prévaut pour nous essentiellement c’est de proposer un programme de gestion municipale à contenu audacieux. La ville en a les moyens : les réalisations sont aussi affaire de volonté politique qui en osmose avec la population doit défendre les réponses possibles à ses besoins. 

Dans ces conditions nous avons souhaité que se réalise malgré tout une liste de gauche portant des propositions fortes, car nous connaissons bien ces besoins.

Si cet objectif est atteint nous soutiendrons cette liste, voire y participerons.

Pour cela nous allons élaborer une proposition de programme qui sera soumise et à la population et à nos partenaires de toute la gauche.

Car dans une élections municipales avec sa spécificité caractérisée par la  proximité des citoyens et des élus, ce qui compte avant tout c’est de répondre, sans que cela soit exhaustif  et définitif, aux besoins urgent en matière d’emploi, de logement, de santé, d’éducation et de formation (notamment pour les jeunes, de culture, de sports et de loisirs). Que la fiscalité soit la plus juste, accompagnée d’une action contre le désengagement entre dans le cadre d’un combat pour une gestion municipale de qualité.

 

COPIE DANS LE SITE DE L’HUMANITE

 

Et si l'union devenait possible à Tarascon ? dans POLITIQUE 2014-01-14fdg

 

Politique -            humanitefr dans POLITIQUE            le 17 Janvier 2014

 

Front de gauche: réchauffement entre le PCF et le Parti de gauche

Mots clés :                           pcf,                            pierre laurent,                            front de gauche,                            parti de gauche,                            jean-luc mélenchon,

 

Réunion au sommet ce vendredi 17 janvier au matin à Paris entre Pierre Laurent, secrétaire national du PCF et Jean-Luc Mélenchon, co-président du Parti de gauche (PG). La raison: surmonter une crise qui dure depuis plusieurs mois entre ces deux formations principalement à cause de positions divergentes sur les élections municipales.

Le PG voulant des listes autonomes vis-à-vis du PS dans toutes les villes, le PCF travaillant, au cas par cas, à des  rassemblements les plus larges possibles pour mettre en œuvre au plan local des politiques anti-austérités. L’exemple emblématique étant Paris.

Dès son arrivée au restaurant du Lac, dans le 19ème arrondissement où se déroulait la rencontre, Pierre Laurent se voulait constructif : « Cette rencontre est la bienvenue pour relancer le Front de gauche » d’autant, ajoute-t-il d’emblée que « face à la politique dangereusement libérale de François Hollande, l’heure est plus que jamais à la mobilisation ». Même son de cloche chez Jean-Luc Mélenchon pour qui « il faut sortir par le haut de cette situation » après les vœux de Hollande qui témoignent de son rapprochement avec la droite, le co-président du PG appelle à ce que « la gauche du PS n’avale pas cette horreur du Pacte de responsabilité ».

Volonté d’apaisement donc de part et d’autre même si les sujets de discussion et même de controverses ne manquent pas. D’ailleurs les deux heures trente de discussion ont permis de premières avancées, mais visiblement tout n’est pas encore réglé. A sa sortie Pierre Laurent s’est voulu raisonnablement optimiste : « nous avons rapproché nos points de vue » a-t-il expliqué. Contre la politique de François Hollande « nous avons défini des axes de mobilisation comme sur la fiscalité, l’emploi, les institutions ». Cependant le débat devra se poursuivre « sur l’Europe qui a donné lieu à de premiers échanges », comme sur les municipales « avec question de l’utilisation du logo Front de gauche qui pose problème au PG» quand le PCF participe à des listes d’union avec le PS. Au total, pour le dirigeant communiste « ce qui s’est passé ce matin est rassurant ». « La crise est derrière nous, il y a encore des choses à régler, les blessures à panser, mais cette rencontre a tenu ses objectifs », estime-t-il.

Propos plus nuancés chez Eric Coquerel, responsable du PG, qui déclare lui « que cette crise est surmontable ». S’il souligne l’accord sur la mobilisation « contre la politique de François Hollande », il pointe « la question de l’utilisation du logo dans la campagne des municipales qui reste à régler ». Au risque sinon d’avoir « des difficultés à aller plus loin notamment sur l’Europe ». Ajoutant : « des listes autonomes du PG ne sont pas impossibles », avant de conclure que « la ligne de l’autonomie doit devenir la règle pour toutes les élections à venir ». Des avancées qui restent à confirmer.

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Max Staat

 

 

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Bonjour

Posté par jacques LAUPIES le 17 janvier 2014

je prie d’excuser mes lecteurs mais un incident technique m’a privé de l’administration de ce blog.

Bien qu’il apparaisse que tout n’est pas définitivement réglé dans le fonctionnement de mes blogs, il apparait cependant que je peux me connecter et donc reprendre mes écrits quotidiens.

Je vais donc reproduire des textes parus dans le blog http://laupiesjacques.unblog.fr

Merci de votre compréhension.

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Les communes constituent le pivot de l’organisation territoriale, le cœur battant de notre République

Posté par jacques LAUPIES le 11 janvier 2014

 Les élections municipales vont se dérouler dans un climat où deux aspects de la politique nationale vont considérablement peser dans les propositions politiques et programmatiques que vont formuler les différentes listes en présence : l’austérité et la réforme territoriale. Les deux étant intimement liées et tout aussi nocives pour les français.

Déjà nous entendons, même ceux qui se prétendent les plus opposés à la droite, que nous ne devrions pas faire de propositions qui pourraient ne pas aboutir, par manque de moyens financiers et par un dessaisissement de nos compétences.

Posture dangereuse car cela laisse entendre qu’il n’y aurait pas de place pour la volonté politique et par l’intervention coordonnée, orientée vers l’amélioration des services sociaux autant que vers l’impulsion du développement économique.

Nous avons donc besoin de propositions fortes et de les conditionner par la recherche de moyens mettant à contribution tous les niveaux de l’organisation territoriale, depuis la ville jusqu’à l’Europe en passant par l’intercommunalité, le département, la région, l’état nation.

Au fond n’est ce pas cela qui rend difficile l’entente globale de la gauche et fait sombrer dans des prétextes secondaires, voire des envies de médiocres pouvoirs à tous prix, des socialistes locaux.

Le Front de Gauche, puisqu’il se trouve que le PS ne veut pas comme disent ses responsables locaux, « se tirer une balle dans le pied » doit devenir avec audace le porte drapeau d’une gestion municipale véritablement transformatrice dans une ville qui comme tant d’autres de cette importance s’est installée dans une gestion notariale qui en fait sert les mieux pourvus et ne contrarie pas les maitres du jeux que sont les marchés financiers, aussi loin de nous paraissent-ils.

C’est ce que les communistes de la Section de Tarascon vont s’attacher de combattre en étant une force de proposition.

Sur un marché de Noël à Tarascon

Sur un marché de Noël à Tarascon

INSTITUTIONS, ELUS ET COLLECTIVITES TERRITORIALES

Avenir de l’organisation décentralisée de la République

Par Mireille Schurch / 7 janvier 2014

Monsieur le président, madame la ministre, monsieur le président de la mission commune d’information, monsieur le rapporteur, mes chers collègues, durant ces dernières années d’intenses discussions ont eu lieu autour de l’organisation territoriale de notre pays.

Intelligence, confiance, égalité, efficacité, mais aussi rationalité et compétitivité ont été les maîtres mots des différents débats qui se sont tenus dans cet hémicycle.

La répartition des compétences, les échelons territoriaux pertinents, les moyens de l’action publique, sont autant de questions encore sans réponse aboutie aujourd’hui.

Notre débat est marqué par un contexte d’incertitude. En effet, nous avons assisté à la production de très nombreux textes législatifs ayant une incidence directe sur nos collectivités territoriales : réforme de 2010, métropolisation, nouvelle programmation des fonds structurels européens, contractualisation État-régions pour la période 2014-2020. Par ailleurs, nous sommes dans l’attente des deux autres volets législatifs de la réforme voulue par le Président de la République.

Bref, la réflexion sur notre organisation territoriale à l’horizon 2020-2025 s’inscrit, vous en conviendrez, dans un contexte extrêmement mouvant.

Si nous souscrivons à certains éléments de l’état des lieux esquissé et à certaines des préoccupations relevées par la mission commune d’information sur l’avenir de l’organisation décentralisée de la République, nous ne partageons pas l’essentiel de ses préconisations.

Qu’il me soit permis d’abord de dire un mot de la méthode. Les États généraux de la démocratie territoriale, qui se sont déroulés ici même, au Sénat, ont permis aux élus d’exprimer leurs attentes et leurs inquiétudes. Nous devons les écouter.

Les élus ont clairement affirmé la nécessité de rétablir la compétence générale des régions et des départements. Ils ont mis l’accent sur leur attachement à la commune ainsi que sur l’importance de mettre en place un véritable statut de l’élu. Surtout, ils ont exprimé le besoin d’évaluer les normes et d’effectuer une pause dans les réformes.

L’objet de notre mission est si fondamental qu’il eût justement été opportun de réfléchir à une nouvelle méthodologie. Quatre réunions d’auditions, quatre discussions et trois déplacements ne nous semblent absolument pas suffisants pour un tel chantier. Puisque cette mission commune d’information avait pour objectif de se pencher sur l’avenir, nous aurions pu prendre plus de temps et réfléchir au moyen de rendre la parole non seulement aux élus mais aussi aux citoyens, aux fonctionnaires territoriaux, aux entrepreneurs, aux commerçants et artisans, aux agents des services publics, bref, aux premiers concernés.

À cet égard, cela aurait pu être l’occasion d’élaborer un questionnaire, puis de le soumettre au débat public. Les questions se bousculent, et on a mesuré leur grand nombre depuis le début de cette après-midi : « Y a-t-il réellement trop de communes ? Y a-t-il trop d’échelons, trop de doublons ? Faut-il supprimer les départements ? Qu’attendez-vous de vos élus ? Quels doivent être les services publics et à quelle échelle ? Pensez-vous que notre organisation territoriale soit trop complexe ? » Cette méthode nous aurait permis de sortir de l’ « entre soi » qui nous est si souvent reproché, et sans doute de nous bousculer dans nos points de vue.

C’est que, malgré la complexité du sujet, on observe, sur l’ensemble du territoire, un foisonnement d’initiatives populaires et de réflexions d’une très grande richesse. Mme la ministre vient de nous livrer quelques-unes de ses réflexions, clause de solidarité, compétence en matière de tourisme. Monsieur le rapporteur, j’ai l’impression que notre mission vient tout juste de commencer !

Sur le fond, il nous semble que ce rapport prélude à un éclatement des solidarités territoriales, et à ce que son auteur qualifie lui-même d’« émergence d’un sous-prolétariat territorial ». Voilà une expression que je reprends volontiers également !

En effet, après la territorialisation de l’action publique, qui porte en germe cette fracture territoriale, cette mission commune d’information propose d’aller plus loin encore vers « la différentiation des territoires », permettant la mise en place d’un véritable pouvoir décentralisé d’adaptation de la législation et mettant ainsi à mal, à nos yeux, l’égalité des citoyens devant la loi, au risque de renforcer les inégalités territoriales.

Le « choc des territoires » – pour reprendre la terminologie du rapport – fondé sur la mise en concurrence de ces derniers, serait destructeur des solidarités nationales et d’un aménagement harmonieux et équilibré du territoire, au seul profit des zones denses qui « aspireraient » l’essentiel des capacités de développement. Sur ce point, nous devons être extrêmement attentifs et vigilants.

Nous ne souscrivons pas à l’objectif de réduction du nombre de régions. J’ai du reste le sentiment que Mme la ministre n’y adhère pas non plus ! Nous ne souscrivons pas davantage à une possible disparition des départements dans les zones urbaines, ou à la perspective d’une fusion rapide des départements de la petite couronne d’Île-de-France. Au demeurant, ces projets de modifications ne tiennent jamais compte de l’avis des populations concernées. L’exemple alsacien devrait pourtant nous inspirer !

Si nous nous associons à la mission d’information pour réaffirmer la place des communes, nous nous interrogeons sur leur véritable avenir. En effet, le rapport ne mentionne plus qu’un « bloc communal » pour la mise en œuvre des politiques publiques de proximité. Il situe ce « bloc communal » comme premier échelon de la démocratie locale, en lieu et place des communes. Or nous n’avons pas défini ce terme de « bloc communal » que pourtant nous ne cessons d’employer ! Est-ce une manière d’acter diplomatiquement la fin des communes ? Je pose la question. Ce nouveau vocable est flou. Il peut se révéler dangereux pour tous ceux et toutes celles qui, comme les sénateurs du groupe auquel j’appartiens, sont profondément attachés à la commune.

Nous n’avons cessé en effet de le rappeler, que ce soit lors de débats relatifs à la politique de la ville, à la politique du logement – avec l’obligation du PLU intercommunal – ou au mode d’élection de ceux que l’on nomme non plus les « délégués » mais les « conseillers communautaires » : les communes constituent le pivot de l’organisation territoriale, le cœur battant de notre République. Il serait impensable de se priver de cet atout unique en Europe, en leur retirant leurs compétences.

L’avenir de notre pays ne peut reposer sur quelques métropoles que l’on compterait sur les doigts d’une ou de deux mains. L’équilibre est à rechercher entre les territoires, urbains, rurbains et ruraux. C’est cette démarche qu’entreprennent aujourd’hui plus d’une trentaine de départements avec le concept de « nouvelles ruralités », sur l’initiative du président du conseil général de l’Allier.

Enfin, le traitement des questions financières et fiscales, auxquelles l’ensemble des collectivités territoriales sont confrontées, mériterait d’être approfondi par notre mission commune d’information. De fait, à l’heure actuelle, les collectivités territoriales sont étranglées financièrement. Si elle est la bienvenue, une simplification de la fiscalité des EPCI ne sera pas la solution à tous les problèmes !

Pour notre part, nous considérons que la décentralisation doit être organisée selon le principe de proximité, permettant d’optimiser les décisions publiques dans le sens d’une plus grande satisfaction de l’intérêt général.

Nous faisons le choix du développement des coopérations et non de la mise en concurrence des territoires.

L’autonomie des collectivités territoriales devrait être assurée par l’actualisation du principe de libre administration et par une réforme de la fiscalité locale, avec participation des actifs matériels et financiers des entreprises.

Nous saluons la qualité du rapport, mais nous ne jugeons pas que ses conclusions satisfassent à ces objectifs. Cette mission commune d’information aurait dû être un premier pas vers une réflexion rénovée, permettant de rapprocher les citoyens de leurs élus, en leur donnant la parole. Il s’agit, à cet égard, d’une occasion manquée. C’est une autre raison pour laquelle nous n’avons pas voté les conclusions de ce rapport.

Une véritable décentralisation démocratique et républicaine doit être fondée sur la souveraineté populaire, le contrôle citoyen, l’égalité de traitement, la coopération entre les collectivités et la solidarité entre les territoires et les populations. Ce n’est qu’au prix du respect de ces conditions qu’une réforme territoriale pourra être pérenne !

 

 

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