Dieu ou la « bulle spirituelle » de l’humanité ?
Posté par jacques LAUPIES le 4 novembre 2013
Dieu, s’il ne nous a pas créés, il n’y a que les ignares ou les innocents qui croient encore cela, ce qui j’en conviens représente beaucoup de monde, Dieu dis-je est, dans l’esprit de tout croyant, l’incarnation de cette justice à laquelle nous voudrions croire qu’elle est possible et qu’elle peut exister ! Mais la justice implique un jugement sur les hommes sur les rapports qu’ils sont censés entretenir. Donc elle ne peut nécessairement que faire appel à leur égalité de droits sociaux.
Mais pour certains il est vrai que ce n’est même pas affaire de justice mais simplement une aspiration à vivre soi-même bien et mieux, en dépit du malheur de son voisin et pour qui le droit ne peut être que naturel.
Mais que l’on croit en un Dieu ou que l’on n’y croit pas, on pense souvent à cette force invisible, qui ferait le bien, détruirait le mal, nous donnerait la vie.
Cette force invisible qui, pour le non croyant, a défaut d’être un pouvoir divin, est cette fabuleuse enveloppe spirituelle crée par l’humanité dans laquelle nous baignons ou s’affrontent ce bien et ce mal, inventés et mal définis, que chacun conçoit, accepte, tolère ou combat à partir de son désir de vivre. Certains diront de son inconscient reflexe de conservation.
Celui qui croit en Dieu n’a qu’à se soumettre aux églises et autres relais des idéologies. D’évidence cela devrait lui rendre la vie plus facile, sauf à devoir faire le constat, que pour vivre il faut tout de même se débrouiller tout seul. Ce que la plupart des prophètes expriment par « Aide toi le ciel t’aidera » dernier refuge de leur impuissance.
On revient donc à zéro entre croyant et non croyant et Dieu ne sert plus à grand chose !
Et c’est peut-être là que le non croyant en Dieu est en situation plus confortable. Tout simplement parce que, selon lui, la force invisible ne serait au final que ce que l’Humanité connait du monde qui l’entoure, de l’infiniment petit à l’infiniment grand, autrement dit presque rien. Mais assez cependant pour rendre moins douloureux ce passage de la naissance à la mort, limites incontournables. Toute la question étant de pouvoir tous accéder à cette connaissance.
Ce qui j’en conviens n’est pas à notre portée, pas plus qu’à celle d’aucun être humain ! Ce qui nous contraint à relativiser et réduire la hiérarchie de nos capacités à comprendre, sans cependant aucune démagogie prônant l’égalitarisme intellectuel.
Dans le long processus où notre espèce (et elle n’est pas la seule) à compris qu’il fallait s’associer, donc associer ce que chacun de ses individus avait acquis de pratique et de connaissance pour subsister, ce qui déjà représente des millions d’année d’évolution, dans ce long processus, cette bulle spirituelle d’essence très matérielle est née et nous a rendu relativement (toujours) maître de notre destin.
Ce n’est que par ignorance nous l’avons divinisée. Très vite, fort heureusement, l’imposture a été dénoncée, et au pire dissociée de notre vie matérielle, privilégiant notre sociabilité intrinsèque dans la construction de l’humanité.
Certains de mes lecteurs vont se demander à quel galimatias je me livre et pourquoi, n’étant ni philosophe et encore moins théologien ?
Simplement parce que j’en suis à un stade où j’ai quelque peine à comprendre le décalage existant entre un savoir supposé universel (ce que j’ai baptisé la bulle spirituelle de l’humanité) et l’infime parcelle de ce savoir que chacun de nous reçoit et véhicule.
Comme tout un chacun je cherche une explication et je n’en vois d’autre que dans les carences de la transmission des savoirs universels. Qu’il s’agisse d’éducation à la formation et de l’information à la communication.
Et j’en viens toujours au même résultat et à la même réponse : l’humanité souffre plus que jamais des rapports d’exploitation qui ne permettent pas l’acquisition de la conscience collective des vrais besoins de chacun et des moyens de les satisfaire, en excluant le plus grand nombre par l’aliénation du travail. Une idée qui peine à s’imposer dans la fameuse bulle spirituelle, y compris dans le domaine de l’art. Une autre réflexion à faire !
Simples réflexions, certains diront simplistes. Mais cela me distrait du banal quotidien.

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