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Remaniement oui mais pour un changement radical de cap !

Posté par jacques LAUPIES le 13 novembre 2013

Je crois avoir précisé sur ce blog que la seule issue à la crise économique, sociale, politique et finalement morale que traverse notre pays ne peut être trouvée que dans un changement de gouvernement et d’orientation politique.

Evidemment cette orientation doit reposer par exemple sur les objectifs suivants :

- réviser radicalement les conditions de remboursement de la dette et l’accompagner d’une réforme fiscale permettant d’obtenir les ressources nécessaires (récupération des sommes fabuleuses perdues en fraudes fiscales, de 40 à 80 milliard selon les chiffres officiels, établir une grille nouvelle  de l’impôt sur le revenu qui frappe les plus hauts revenus, taxer les transferts financiers vers les investissements étrangers, etc. )

- relancer la consommation en améliorant les salaires et la protection sociale, l’aide aux familles, à l’éducation et à la formation professionnelle, à la santé.

- ouvrir de grands chantiers, y compris avec l’argent public, réinvestir dans l’industrie, soutenir les PME et les entreprises artisanales qui embauchent et encourager la création d’entreprises sur le territoire national. Donner aux municipalités les moyens d’une grande politique de logement en faveur des plus démunis.

- défendre sur la scène internationale l’aide aux pays en sous-développement pour la consolidation de leur appareil productif agricole en exigeant des garanties de protection sociale de leurs salariés et engager les pays émergents à pratiquer ces politiques. Notamment  établir des coopérations sur le pourtour méditerranéen soumis aux vagues migratoires, et menacé par les poussées intégristes ce qui en rien ne doit freiner une politique d’intégration des travailleurs ayant migré chez nous.

La démonstration est faite que les orientations actuelles du gouvernement, comme de ceux qui l’ont précédé, avec des variantes secondaires et différentes, ne règle rien. Les français attendent autre chose et comme le souligne Marie Noëlle Lienemann (gauche du PS) :

« L’examen en première lecture du budget 2014 de l’État par l’Assemblée nationale a montré le fort mécontentement d’une large partie de la gauche et des prises de position critiques convergentes sur des points majeurs. Ce budget, qui ponctionne les ménages et favorise les entreprises, est bien loin des engagements pris. Il va plus vite et plus fort dans la mise en œuvre des préconisations de la Commission européenne, qui d’ailleurs s’est félicitée d’un « budget responsable et prudent ». Un changement de cap est indispensable et urgent ! »

Une nouvelle majorité ancrée à gauche doit placer le Président de la République devant ses responsabilités. Si cela ne se fait pas tous ceux qui, notamment se veulent responsables politiques, tergiversent à propos de cette possibilité et n’agissent pas dans ce sens prennent la risque d’un retour d’une droite plus dure et surtout nouvel instrument pour consolider un peu plus l’exploitation des couches populaires.

A moins d’être aveugle il faut bien voir que  si le Président persiste dans la voie actuelle, il va entrainer le PS et la gauche vers des jours difficiles et cela ne sera pas bon, le moins que l’on puisse dire, pour notre peuple.

 

COPIE SUR LE SITE : http://www.humanite.fr/tribunes/552763

 

 

Remaniement oui mais pour un changement radical de cap ! dans POLITIQUE 2013-02-10pierre-laurent_0       salariés

 

Politique -            humanitefr dans POLITIQUE            le 12 Novembre 2013

 

Un remaniement est nécessaire, seulement « si c’est pour changer de politique »

Mots clés :                           pcf,                            pierre laurent,                            austérité,                            réforme fiscale,                            Malek Boutih,

 

 

Pierre Laurent, le numéro un du PCF, s’est dit « preneur » d’un remaniement ministériel mais uniquement pour mener « une nouvelle politique ». Parce que changer de tête sans toucher à l’orientation, cela ne sert à rien. Il appelle plutôt les Français à se mobiliser pour une semaine d’action politique, jusqu’à la marche du 1er décembre.

« Le problème, c’est sortir au plus vite de l’austérité et des licenciements », a affirmé Pierre Laurent sur France Inter ce mardi matin. Un changement à Matignon, comme le réclament certaines voix à gauche? « Si c’est pour une nouvelle politique, moi je suis preneur ». « Si c’est pour changer des têtes et rien au fond, on grillera une cartouche de plus, en donnant l’impression qu’on a décidément rien entendu de ce qui se passe dans le pays ».

C’est que la pression d’un remaniement fait son chemin. Dans plusieurs sondages, l’impopularité du couple exécutif a atteint en novembre un record. Et selon un sondage OpinionWay publié lundi, deux tiers des Français (67%) souhaitent que François Hollande nomme un nouveau Premier ministre et un nouveau gouvernement. Dans ce contexte, la cohésion de la majorité se disloque.  Dans un entretien au Parisien-Aujourd’hui en France, le député socialiste Malek Boutih juge la France confrontée à une « crise exponentielle » et prône le remplacement « d’urgence » du Premier ministre Jean-Marc Ayrault.

« Il faut effectivement se mobiliser contre ce gouvernement, puisqu’il n’entend rien » ajoute de son côté Pierre Laurent. Pour lui, « le gouvernement va vers le crash ». Car l’exécutif n’entend pas du tout infléchir sa politique. La semaine dernière, les ministres du Budget et des Finances ont affirmé que la France redoublera d’effort ces prochaines années pour se ranger dans la règle d’or: l’objectif sera tenu a affirmé Pierre Moscovici, quitte à diminuer les dépense de services publics, de protection sociale et des collectivités locales de « 15 milliards au moins »  chaque année et « s’il est nécessaire de faire plus, nous le ferons ». A l’inverse, une nouvelle fois, des vœux du candidat François Hollande qui promettait une deuxième partie du quinquennat centré sur la redistribution des richesses.

C’est pourquoi Pierre Laurent appelle les salariés à se mobiliser pour une semaine nationale d’action politique du 15 novembre au 1er décembre. Le PCF appelle également, avec toutes les composantes du Front de gauche, à la marche pour la « révolution fiscale » et pour dénoncer le coût du capital, le 1er décembre. Le Front de gauche dans son ensemble se rassemble d’ailleurs ce mardi pour discuter des formes à donner à cette mobilisation.

 

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11 novembre, le célébrer…et l’expliquer !

Posté par jacques LAUPIES le 12 novembre 2013

Selon sa sensibilité politique, chacun peut mettre une signification particulière à la commémoration de l’armistice qui mit un terme à un massacre organisé par des impérialismes qui, ne pouvant surmonter leurs contradictions économiques et politiques, ont plongé des millions d’homme dans un affrontement meurtrier d’une ampleur quasi inégalée.

Mais osera-t-on dire franchement que ce conflit est né de l’existence d’un système qui comme l’a dit Jaurès « porte la guerre comme la nuée porte l’orage ».  Comme toute guerre, depuis que l’humanité existe il est bien difficile d’aller chercher les causes ailleurs que dans la cupidité des hommes, se disputant nourritures, territoires et richesses. Cependant la plupart des commentateurs exonèrent les conflits de leur caractère de classe.

Ils se gardent bien de mettre en avant la manipulation dont sont victimes ces peuples de la part des classes possédantes. Certains mêmes ont le culot de transférer sur une agressivité naturelle de notre espèce le besoin de s’étriper régulièrement, de manière quasi permanente. On connait l’expression : « il y a toujours eu des guerres, il y en aura toujours ».

Qu’il y ait, enfoui au fond de nous, une sorte de prédisposition à la violence que les anthropologues, ethnologues et autres  psychanalystes expliquent à leur manière, il est devenu évident que sa dimension guerrière puise sa source dans le partage des richesses qui comme chacun le sait, ou ne le sait pas, résulte de l’exploitation de la force de travail.

Les enfumages idéologiques, religieux, ne peuvent servir que les dominants de l’économie d’une nation face aux dominants de la nation  d’en face se partageant généralement à égalité la volonté d’en découdre. La guerre de 14 / 18 n’est évidemment pas la résultante de l’attentat de Sarajevo, ni du gout prononcé des alsaciens-lorrains pour la culture gauloise.

Elle prend sa source dans une nouvelle forme de mondialisation où les bourgeoisies nationales, soumises à une inégalité de développement de leur système d’exploitation essentiellement basé sur le colonialisme pour les unes,  sur des systèmes encore  féodaux pour les autres, se sont trouvées dans l’obligation de rechercher un nouveau partage des richesses (matières premières, terres agricoles et travail humain) à l’échelle planétaire. Ainsi la guerre fut bien le prolongement de la politique incapable de maitriser l’économie et s’enfonçant des échecs successifs.

Prirent naissance des nationalismes qu’alimentait la nécessité pour ces bourgeoisies de mettre un terme, par la guerre, à un combat de classe interne à chaque pays, que le mouvement ouvrier et populaire ne put gagner mais qui en même temps accéléra la révolution sociale dans certains de ces pays par le suite, sous différentes formes : Fronts républicains, Fronts populaires, socialisme soviétique, sans omettre les mouvements de libération nationale qui marquèrent le 20ème siècle (Inde, Chine, pays africains, anciennes colonies européennes et sud américains se dégageant entre autre  de la tutelle nord américaine.

Ce constat certes  schématisé et simplifié montre bien que les guerres, d’inspiration pseudo nationales, ont à voir avec les luttes d’émancipation des peuples et que l’instrumentalisation du sentiment patriotique, a toujours constitué une dangereuse supercherie faites d’impostures idéologiques et politiques conduisant à la guerre.

Aucune guerre ne peut-être bienfaitrice pour les peuples, même si l’histoire témoigne qu’elles aboutissent parfois à des processus démocratiques à contenu social élevé ! Lesquels découlent des reconstructions des appareils productifs sans supprimer la cause de nouveaux affrontements inhérents au système et dont le nationalisme peut à nouveau se nourrir ! Quelle qu’en soient les apparences.

Plus que jamais la vigilance s’impose et il ne faut pas croire que les fauteurs de guerre sont seulement les dominants et leurs représentations politiques, ils peuvent-être aussi parmi ceux qui refusent de reconnaitre la responsabilité de ces dominants et donc refusent leur ôter ce pouvoir économique et politique qui les conduit à pérenniser l’exploitation du travail, dans sa dimension nationale ou internationale (mondialisation capitaliste)

D’où la nécessité de conduire ou de défendre des politiques de paix et de protection économique et sociale à l’échelle de la France, de l’Europe et du monde.

 

11 novembre, le célébrer...et l'expliquer ! dans POLITIQUE dsc_0312
11 novembre de détente au Saintes-Marie-de-la-Mer ?

 

 

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A la gloire des gardians

 

 

 

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Economie sociale : beaucoup reste à faire… et à refaire !

Posté par jacques LAUPIES le 11 novembre 2013

J’ai passé une bonne parti de mon existence à militer dans le secteur de l’économie sociale. D’abord en tant que bénévole, ensuite détaché dans des structures ou j’ai été salarié un temps assez court et ai pu ainsi me consacrer pleinement à des activités mutualistes, sans évidemment renoncer à ce bénévolat qui caractérise les fonctions élues dans les Mutuelles et Associations. Bénévolat que j’ai poursuivi tant que des évènements ou je n’avais aucune responsabilité, m’ont contraint à les arrêter.

Bien que passionné par cette forme d’activité économique ou prédominent des valeurs de partage, de non distribution des bénéfices, de prise en compte de besoins non satisfaits ou mal satisfaits, j’ai pu mesurer les difficultés qui résultent  d’un contexte que crée une société ou prédomine le libéralisme économique.

Outre la concurrence du secteur lucratif qui bénéficie de tous les atouts politiques, financiers, humains nécessaires au développement des entreprises, celles de l’économie sociale, ont été souvent victimes du manque de cohérence, d’appuis du mouvement mutualiste lui-même et des partenaires naturels que devraient-être les syndicats, de leurs renoncements parfois contraints par les politiques nationales et européennes insuffisamment combattues.

Il en est résulté des pratiques de gestion, au sein même des Mutuelles, des associations et des coopératives qui, dans les réponses aux besoins, dans leur élaboration autant que dans leur diffusion, ont calqué le secteur lucratif. au point que ne subsiste plus que le principe de non distribution des profits à des actionnaires. Ce qui fort heureusement leur laisse une caractéristique essentielle !

Les principes de solidarité entre adhérents (dans les Mutuelles complémentaire santé par exemple) disparaissent au profit de réponses individualisées et se substituent à elles. Couvertures à plusieurs niveaux selon les revenus et les tranches d’âge sont proposés de telle sorte que les bas revenus sont exclus et n’ont plus accès aux soins.

Les associations de tourisme social privées des moyens d’investir, notamment avec la disparition des grands comités d’entreprise et des contributions des services d’action sociale des collectivités territoriales ont vu leur patrimoine disparaitre. Même leur puissance de réseau distributeur, leur capacité d’aide à la personne s’est effondrée. et ce sont des associations caritatives du genre Secours populaire ou Secours catholique qui suppléent de manière bien insuffisante et seulement symbolique aux besoins profonds de l’enfance, de l’adolescence et des familles en ce domaine.

On pourrait également parler des coopératives de production et de distribution qui pourraient être un facteur décisif dans l’économie. Ou encore des assurances à forme mutuelle que je connais assez bien pour avoir contribué à la mise en place de l’une d’elles (la MATMUT) dans notre ville et que je représente encore en qualité de Délégué régional.

Nous y reviendrons mais puisque des élections municipales s’annoncent nous ne manquerons pas de faire des propositions dans ce sens. Un terrain sur lequel nous ne rencontrerons probablement pas grande concurrence de suggestions tant y sont absent nos adversaires !

 

 

Economie sociale : beaucoup reste à faire... et à refaire ! dans POLITIQUE ess_hamon

Le ministre Benoît Hamon aux rencontres du Mont-Blanc consacrées à l’Economie sociale et solidaire

Social-Eco -            humanitefr dans POLITIQUE            le 9 Novembre 2013

Forum international de l’Economie sociale à Chamonix.

Economie sociale: une autre idée du développement humain

Mots clés :                           croissance,                            pauvreté,                            inégalités,                            benoît hamon,                            économie sociale et solidaire,                            thierry jeantet,

 

 

La chronique de Paule Masson au Forum international de l’Economie sociale à Chamonix.

Suivez en direct le forum sur l’Humanité.fr

Chamonix, envoyée spéciale. «Nous rêvons de pouvoir transformer l’Organisation mondiale du commerce en « Organisation mondiale du commerce éthique »». La boutade de Thierry Jeantet, président des rencontres du Mont-Blanc a donné le ton du sixième forum international des acteurs de l’économie sociale et solidaire qui s’est ouvert samedi 9 novembre 2013 à Chamonix, en Haute-Savoie. 46 pays. 350 participants. Dans un contexte de multiplication des crises (économique, environnementales, citoyennes…), l’économie sociale et solidaire a le vent en poupe et les Rencontres du Mont Blanc, qui tient forum tous les deux ans, montent en puissance.

Nouvelles ambitions

«Changer le cap de la mondialisation. Quand nous avons proposé ce thème, certain nous ont répondu qu’il allait trop loin. Mais il faut tenir. Le réalisme nous impose d’oser», a développé Thierry Jeantet. Les objectifs du millénaire pour le développement, tels que définit par l’ONU, arrivent bientôt à terme. Les principaux comme «réduire l’extrême pauvreté», les inégalités entre les riches et les pauvres ou la garantie d’une vie digne, n’ont pas été vraiment atteints. Pauline Effa, camerounaise et présidente de France Afrique pour le développement, témoigne: «En même temps que l’on parle de progrès la croissance en Afrique, on parle aussi de développement de la pauvreté. C’est inacceptable». L’heure est donc à se fixer de nouvelles ambitions de développement et à débattre de la contribution de l’ESS pour faire grandir une vision de l’économie non fondée sur la concurrence et la distribution de dividendes.

«Depuis 5 ans, l’ESS s’installe collectivement dans le paysage Monde car elle contribue à ouvrir de nouvelles voies économiques», insiste Thierry Jeantet. L’ESS n’est pas parfaite, mais elle est une économie à finalité sociale et environnementale: affirmation de non lucrativité, gouvernance démocratique, principe d’équité et de la solidarité, partage des richesses etc. Beaucoup de pays, tels l’Equateur, la Bolivie, le Portugal, le Maroc, l’Espagne et la France, se dotent de ministères et/ou de lois. Et la proposition de créer au sein de l’ONU un groupe pilote sur la question fait son chemin. François Hollande a profité de la tenue des Rencontres du Mont-Blanc pour faire savoir que la France soutient cette proposition.

Bien vivre

Le ministre de l’Economie sociale et solidaire, Benoît Hamon, est venu à Chamonix faire part de son souhait que la part de l’ESS grandisse dans l’économie «car elle est inclusive». Dans ce colloque international, il est pour le moment peu question de la loi française, adoptée au Sénat, qui suscite quelques débats sur les frontières de l’ESS et sur l’absence de priorité donnée aux salariés pour reprendre une entreprise. Il est un pays qui a pourtant poussé l’idée jusqu’à inscrire l’ESS dans sa constitution, au nom du «Buen vivir» (bien vivre. C’est l’Equateur, dont la ministre de l’inclusion sociale, Doris Josephina Solis Carrion, a affirmé qu’elle «provoque une nouvelle redistribution des richesses» et participe grandement à «réduire la pauvreté» dans ce pays d’Amérique Latine.

  • A lire aussi:

Economie soclale et solidaire: une loi perfectible

La loi Hamon, un premier test

Paule Masson

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Les présomptions ne sont jamais innocentes…

Posté par jacques LAUPIES le 10 novembre 2013

« Je suis complètement déboussolé sur le plan politique  » , voilà ce que me déclare A…, la cinquantaine fils d’un vieil ami, décédé et qui en un  temps avait été membre du PCF. Cette phrase ce fils la prononce à l’issue d’une discussion au cours de laquelle nous avons évoqué la situation politique dans notre ville, à la veille des élections municipales.

Evidemment il est frappé par la situation nationale qui le déçoit. Il me dit regretter d’avoir voté Hollande (cela je l’entends fréquemment) et bien entendu l’évènement local qu’évoque la presse de ce jour n’est pas sans le frapper, le décevoir aussi, puisqu’il s’agit  de la décision du Maire de se retirer de la compétition locale. Il me fait part de la progression du Front National sans pour autant sembler l’approuver. Il me demande ce que je pense de tout cela.

Je lui réponds ce que je ne cesse de répéter ici même presque tous les jours au risque de saouler mes lecteurs. L’UMP va sortir affaibli, le PS déjà frappé localement n’est pas grandi de l’expérience gouvernementale, le Conseiller Général espère probablement tirer parti de la situation mais, partie intégrante de cette droite qui depuis des décades tient le discours qui nous enfonce dans la crise systémique du libéralisme, devrait logiquement en faire les frais ! Hypothèse possible mais que peut contredire sa notoriété locale.

Et j’y vais de mon couplet : il n’y a guère d’autre solution que de tenter de rassembler la gauche sur des options locales de gauche, répondant à notre vocation, face à un FN qui se nourrit des désillusions, en prenant l’immigration comme bouc-émissaire.

Cela semble laisser rêveur mon interlocuteur. Pas nécessairement le sortir de son désarroi.

Plus tard, repas avec des amis, tous de ma génération. J’ouvre presque machinalement évidemment le Midi Libre sur la table pour y découvrir un commentaire sur l’issue de trois journées d’un procès qui a mis sur la sellette le maire et son chef de cabinet.

Rien de nouveau mais d’évidence quand on bénéficie de ce genre de rubrique journalistique, coupable ou non coupable, cela laisse des traces ! Peu d’hommes politiques s’en relèvent sauf lorsqu’ils sont jugés pour leur combat d’idées. Les idées peuvent s’avérer juste, voire glorifiante ! les autres délits, à moins qu’ils ne résultent d’un règlement de compte politique bien établi, laissent peu de chance de rendre sa dignité à qui fait un passage devant un tribunal. Et les règlements de compte cela ne se démontre pas facilement ! a moins d’y mettre le prix et d’en avoir les moyens !

Du coup « ces politiques » en prennent un coup. Le repas auquel je participe, n’échappe pas aux réflexion du type « vive les bretons ils ont raison de tout casser », « le voile c’est intolérable », « les politiques tous des pourris et des profiteurs », « pas plus d’un mandat », et généreux même : « on leur donne 3000 € par mois et on les met à la retraite au bout d’un mandat », « les allemands eux n’ont pas peur de travailler le dimanche et la nuit voila pourquoi ils réussissent » , etc.

Et le comble c’est que, connaissant bien les convives je sais que certains votent socialiste, d’autres UMP et d’autres FN. Ces convives font partie de ces retraités issus de ce que l’on appelle « les couches moyennes » relativement aisés, ancien cadres, agriculteurs moyens, employées ou ménagère pour les femmes, d’un niveau d’instruction secondaire voire supérieur ! Seul communiste sur les huit, je représente donc ce 12 % dont a été crédité de FDG.

La télé connerie fait des ravages dans ces têtes bien pensantes. L’incompréhension des origines de la crise aussi. Pourtant je les connais trop pour ne pas savoir que du pire ils peuvent passer au meilleur. Mais amour et fraternité tombent en veilleuse dès qu’ils sortent de leur petit confort ! Là est le drame.

La génération qui a suivi cette brochette de 3ème âge, somme toute représentative de notre France franchouillarde, compte un certain nombre de salariés moyens mais pas mal de précaires, du genre de celui que j’ai rencontré le matin. Même la reproduction de leur catégorie de classe donne des signes préoccupants de glissement vers la paupérisation. Pas étonnant qu’ils s’égarent dans l’abstention ou le vote d’extrême-droite et que la colère transpire jusqu’à l’obscénité.

 

Les présomptions ne sont jamais innocentes... dans POLITIQUE p1010020

Sur 3 écharpes en compétition, l’une s’en va, 2 restent. Il serait temps de penser une autre relève…

 

Que faire ? Je vous le demande ! Moi je scribouille, qui sait ça peut toujours être utile !

 

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Bonnet rouge et rouge bonnet

Posté par jacques LAUPIES le 9 novembre 2013

On peut comprendre les arguments du patron qui a fait, pris par le temps, fabriquer des bonnets ailleurs que dans son usine ! Tout de même l’histoire est savoureuse et montre bien que l’on fait porter le bonnet à ceux la même qui ne le fabriquent pas.

Quant à ceux qui se découvrent des vertus d’opposants au pouvoir socialiste, d’une part UMP et droite bretonne, d’autre part responsables syndicalistes de FO et autres, se  comparant à leurs ancêtres  qui contestaient le pouvoir royal, on devrait leur rappeler la célèbre formule de Jacques Duclos qui comparant les centristes et les gaullistes (de l’époque) les traitait de Bonnet blanc et Blanc Bonnet.

Depuis il n’y a que la couleur qui a changé !

 

 

Bonnet rouge et rouge bonnet dans POLITIQUE 2013-11-08bonnets-rouges

 

Social-Eco -            humanitefr dans POLITIQUE            le 8 Novembre 2013

 

Bonnets rouges: le pdg d’Armor Lux confirme nos informations

Mots clés :                           bretagne,                            quimper,                            redressement productif,                            patriotisme économique,                            écosse,                            écotaxe,                            bonnet rouge,                            bonnets rouges,                            armor lux,                            jean-guy le floch,

 

 

Jean-Guy Le Floch a admis que les bonnets rouges vendus samedi dernier lors de la mnifestation à Quimper n’avaient pas été confectionnés en France, comme l’Humanité.fr l’a révélé jeudi.

« Amor Lux a apposé sa marque, c’est vrai. Ils ont été vendus au collectif au prix coûtant de quatre euros », a confessé Jean-Guy Le Floch à Europe 1. A un journal à l’ouest de la France, le pdg, visiblement courroucé que l’information ait été divulguée, a affirmé: « J’ai effectivement fait fabriquer les bonnets en Ecosse parce que nous n’avions pas le personnel nécessaire pour fabriquer en un temps donné. Mais il s’agit bien de bonnets commandés par Armor-lux et il s’agit bien de notre étiquette. »

Drôles d’étiquette

Vraiment? Drôles d’étiquettes que celles cousues rapidement sur les bonnets rouges de Quimper dont l’Humanité.fr s’est procuré un exemplaire:

2013-11-06bonnet-rouge1_0

Celles que l’on retrouve sur les vêtements de la marque présentent plutôt cette griffe-là:

2013-11-08armor-lux-etiquette

La marque de vêtements, dont la marinière avait été mise en valeur par le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg, est présente à partir de samedi au deuxième salon du Made in France qui se tient à Paris porte de Versailles.

  • A lire aussi:

Info l’Humanité: quand les « bonnets rouges » vendent de la contrefaçon

La Bretagne qui souffre, loin des gros bonnets

S.G.

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