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Un dessin vaut mieux qu’un long discours

Posté par jacques LAUPIES le 22 novembre 2013

 

 

 

Ep. 21 – Le coût du capital par CN-PCF[/dailymotion]

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De l’enthousiasme à la connerie

Posté par jacques LAUPIES le 21 novembre 2013

J’aime regarder les matchs de foot de niveau international et généralement je ne les loupe pas. J’aime que la France gagne, avec un brin de chauvinisme. Il n’a semblé cependant qu’il fallait s’incliner quand, comme lors du match aller contre l’Ukraine l’adversaire marque, quoiqu’on puisse en dire une certaine supériorité.

Comme nombre de français je pourrais considérer que l’argent qui pénètre le monde sportif devrait me rendre plus réservé, moins enthousiasmé. Malgré cela nous restons cloués devant notre télé et nous y croyons. Peut-être parce que nous croyons que parfois les équipes peuvent se dépasser, dépasser les épiphénomènes négatifs (main-mise des affairistes, triche, etc.) d’un sport qui nous interroge en tant que phénomène social considérable.

Ce sport remue des foules de supporters dont les manifestations quasi hystériques quand ca marche et l’abattement quand ça perd, nous conduit à observer avec un certain scepticisme ces excitations délirantes.  Mais on peut pardonner quand on sait que l’être humain sait déplacer ses besoins de gagnant. La société lui donnant en d’autres lieu tellement d’échecs et d’inquiétudes qu’il est si bon pendant quelques heures une victoire que l’on s’approprie au nom de notre appartenance à la communauté nationale.

Ce sont là probablement des comportements qui viennent de notre inconscient qui récupère des frustrations que génère la société et que nous évacuons en les compensant par un déplacement sur des faits positifs. J’en appelle aux psychanalystes pour me dire si je dis une grosse bêtise !

Cela fait du bien à nos esprits naïfs. Je ne dirai pas primitifs !

Mais là où la connerie m’est insupportable c’est quand je vois des politiques utiliser une victoire sportive, comme pour dire : « vous voyez quand ça va mal, il faut toujours espérer, se dire que si nous travaillons bien nous gagnerons » J’ai entendu quelques déclarations qui à mots à peine couverts ont dit le cela ! Comme si le peuple était une équipe homogène se livrant à un match dont l’adversaire serait en quelque sorte la dette et le remède l’austérité comme atout du joueur qui va gagner. Et d’autres d’accuser de récupération la majorité alors qu’ils ont eu le même comportement dans le passé.

Connerie monumentale qui laisse entendre que le  jeune, bien choisi par les caméras de télé, qui hurle à la victoire, va demain gagner celle de de sa vie : avoir un travail, une formation, un avenir quoi ! Sans que lui ne se mette vraiment au cœur d’un autre match où il faut marquer des points contre ceux qui se gavent et le laissent sur la touche…Sale manie de certains hommes politiques qui répètent à tout vent qu’une réussite individuelle serait la démonstration qu’il est possible que des milliers, voire des millions d’autres en situation d’échec, pourraient en faire autant.

L’équipe de France de foot a gagné un match. Nous serons les premiers à suivre la coupe du monde au Brésil, avec plaisir et sûrement avec enthousiasme.

Ah un mot encore ! mardi soir je n’ai pas regardé le match, un oubli salutaire car le documentaire sur l’ascension de Hitler était bourré d’images et de commentaires ou l’on pouvait voir des phénomènes de foules bien organisées. Capables de hurler sans trop savoir si c’était leur rage ou leur joie malsaine. Edifiant !

 

De l'enthousiasme à la connerie dans POLITIQUE bleus_ukraine

 

Sports -            humanitefr dans POLITIQUE            le 20 Novembre 2013

 

Mondial 2014: les Bleus racontent leur exploit face à l’Ukraine

Mots clés :                           ukraine,                            football,                            brésil,                            noël le graët,                            didier deschamps,                            équipe de france de football,                            mondial 2014,                            coupe du monde de foot 2014,                            bleus,                            raphaël varane,                            blaise matuidi,                            mamadou sakho,                            paul pogba,

 

 

Après leur exploit (3-0) face à l’Ukraine et leur billet pour la Coupe du monde 2014 au Brésil en poche, les joueurs et le sélectionneur de l’équipe de France de football ont partagé leur allégresse. Morceaux choisis de leurs déclarations d’après-match. Par Nicolas Guillermin.

  • Didier Deschamps (sélectionneur de l’équipe de France) :

«La présence de l’équipe de France au Brésil était très importante surtout après le match aller disputé en Ukraine. Le mérite revient aux joueurs. J’avais dit qu’il fallait réaliser deux grands matchs, il n’y en a eu qu’un… Mais l’objectif est atteint. Ma fonction était de préparer les joueurs et de leur dire que renverser la situation était possible. C’est une victoire collective. Cette équipe a de la qualité mais malheureusement elle a du mal à maintenir cet état d’esprit. Quand on a un engagement comme ce soir, on est compétitif. On a été supérieur sur le plan athlétique. J’ai un groupe, je ne dis pas qu’on va jouer comme ça à chaque fois mais je pense qu’on aurait pu être performant même avec un autre système de jeu que celui de ce soir.» 

  • Blaise Matuidi (milieu) :
«Vous allez peut-être croire qu’on est des menteurs, mais on y a cru même après la défaite de vendredi. C’est la réalité. On savait qu’on pouvait le faire. On s’est parlés, on s’est dit qu’une Coupe du monde au Brésil, le pays du football, ce n’était pas possible. Ce soir, on est vraiment fier de ce moment historique car c’est la première fois qu’une équipe nationale menée 2-0 au match de barrage aller parvient à se qualifier au match retour. On est contents car on a donné du plaisir au peuple français. J’ai reçu beaucoup de messages de félicitation de sportifs, les handballeurs de l’équipe de France, par exemple. Ils y croyaient. Je les remercie de nous avoir soutenus. Ce soir, on est vraiment fiers d’avoir répondu présent. » 
  • Paul Pogba (milieu):
«Je suis un des plus jeunes de l’équipe avec Raphaël Varane et on n’en revient pas : on va partir au Brésil ! C’est un honneur de porter ce maillot et de réaliser de belles performances. On a pris beaucoup de plaisir. On a dansé dans le vestiaire après la victoire, le président est venu nous féliciter. On a toujours cru que c’était possible de gagner 3-0, même après le barrage aller. On voulait tout donner et montrer qu’on avait les capacités. Une Coupe du monde au Brésil, c’est un rêve qui ce soir est devenu réalité. Ce n’est pas un Mondial des moins de 20 ans mais la vraie Coupe du monde. C’est le bonheur. Je suis ému. ».
  • Mamadou Sakho (défenseur):
«Ce soir on a senti le public avec nous dès le début, ça nous a donné du courage. On a tous tiré dans le même sens, ça fait plaisir de voir tout le peuple français derrière son équipe. J’espère qu’on conquis de nombreux supporters qui nous critiquaient. Après la défaite en Ukraine, on s’est remis en question. On n’a rien lâché. Je ne me sens pas comme un héros même si j’ai réussi un doublé, ce qui est rare pour un défenseur. C’est toute l’équipe le héros. »
Noël Le Graët (Président de la FFF) : « Après avoir perdu 2-0 à l’extérieur, aucune équipe nationale n’était jamais parvenue à inverser la tendance pour se qualifier. Les joueurs ont beaucoup de mérite. Après avoir perdu à l’aller, ils ont su se redresser. Ils ont été solidaires pendant 90 minutes et cela à tous les postes. Je crois qu’il y a eu une petite vexation avec la défaite à Kiev. Ils pensaient ramener un petit match nul, un 0-0 et perdre 2-0 a été douloureux. Ils ont eu un petit coup de blues qui a été rectifié rapidement. La France en ce moment a besoin de bonnes nouvelles. C’est une équipe où plusieurs joueurs évoluent dans les plus grands clubs d’Europe, il y a des jeunes aussi, c’est un groupe qui, si il continue avec cette motivation devrait encore nous donner du plaisir. C’est une victoire bonne pour la confiance, on peut parler de match référence. C’est l’équipe qui fait le public et non l’inverse. »
  • A lire aussi:

Nicolas Guillermin

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Le Front de Gauche n’appartient à aucune de ses composantes, il en est l’ensemble !

Posté par jacques LAUPIES le 20 novembre 2013

Tarascon n’est pas une ville de plus de 20000 habitants ce qui donc laisse au Parti de Gauche toute latitude  pour déterminer une stratégie locale qui ne soit pas obligatoirement enfermée dans une autonomisation risquée. Malheureusement, bien que la nécessité du rassemblement de toute la gauche s’impose face à une droite et un FN relativement influents dans cette ville, le Parti de gauche refuse obstinément à s’intégrer dans une liste qui pourrait se prévaloir d’une alliance PS, Front de Gauche, écologistes et autres républicains de progrès.

La raison invoquée est de ne pas s’allier à un parti qui conduit une politique nationale qui est impopulaire, ce qui évidemment n’est un secret pour personne. S’y ajoutent sans doute des ambitions de conduite de la liste, que l’on peut comprendre mais qui ne sont pas conforme aux influences électorales.

On nous accuse de pratiquer la politique de la calculette, estimant que nous ne prendrions pas en compte les possibilités d’inverser les rapports de force au sein de la gauche, entre PS et FDG. C’est bien mal nous connaitre car précisément nous sommes dans un esprit qui fait que chaque fois que l’Union se réalise les différentes composantes peuvent en sortir renforcées et enrichies par un travail commun. Cela dépend pour une bonne part de l’action politique des élus des différentes organisations partenaires.

Alliés ou non dans une élection, prévaudront les dynamiques développées par chacun des partenaires potentiels, la justesse des analyses, le respect des électeurs de gauche qui n’aiment pas les divisions. Des électeurs qui pensent qu’il faut donner priorité au combat contre un adversaire qu’il faut clairement identifier sur la base des politiques qu’il soutient et pratique.

On peut toujours considérer que tous les autres ne sont pas bons et que l’on est le meilleur puis, quand les résultats tombent et que la population ne nous accorde pas, à nous seuls, la force d’obtenir le pouvoir pour gérer, il ne nous reste plus qu’à attendre des jours plus favorables pour tenter à nouveau de prendre la main !

Ce jeu de poker est dangereux car il laisse nos alliés potentiels livrés à d’autres alliances mortifères et conduit généralement à l’isolement. Les renversements significatifs d’influence ne peuvent intervenir qua dans des mouvements d’opinion très forts, propres à chaque élection, sachant qu’il faut prendre en compte chaque situation, chaque époque.

 On peut aussi considérer que parmi les autres partis démocratiques il y a des possibilités de partager, surtout dans une ville, des préoccupations d’ordre économique, social et culturel et d’y apporter des réponses parce que nous partageons des valeurs communes à la gauche. Cela est vérifié par l’histoire. Comme par exemple dans les réponses à donner à des besoins en matière de logement, d’école, de santé, de loisirs, d’aménagement du territoire communal, d’actions socio culturelles en direction des jeunes, de concertation avec les associations en soutenant des interventions d’utilité sociale conséquentes.

On peut toujours rétorquer que les conditions nationales constitueront une entrave, qu’il est nécessaire de s’en affranchir, qu’il faut sensibiliser fortement l’électorat sur nos propositions en nous distanciant mais vient toujours le moment ou il faut choisir entre la gauche et la droite et ce choix nous conduit comme c’est le cas actuellement au parlement à faire élire une majorité d’une gauche ou prédomine la social démocratie et le social libéralisme. Sans quoi c’est la droite qui gagne et qui sait demain, dans une recomposition avec l’extrême droite, risque de nous conduire à une politique de destruction totale des acquis sociaux voire démocratiques.

Une élection municipale peut offrir d’autres perspectives en fonction des situations locales ou des liste unitaires des le premier tour peuvent permettre de mobiliser ou remobiliser un électorat de gauche déçu, ou à un deuxième tour, si les résultats le permettent, de fusionner. Mais cette deuxième formule lorsqu’elle nous est imposée par nos partenaires trop exigeants présente bien des inconvénients : un risque d’élimination dès le premier tour et nécessairement la tentation de polémiquer avec nos alliés potentiels au lieu de nous en prendre à nos adversaires.

Notre pays n’a connu de progression sur le plan économique et social que lorsque nous avons été assez forts pour créer les conditions d’une union constructive avec les socialistes. Il est, face à une droite prête à s’allier avec le FN, très risqué de stigmatiser sans distinction la totalité des tendances du PS. La critique sur les aspects négatifs de la politique menée par le gouvernement point par point est nécessaire et utile. En rendre responsable la base du PS et considérer qu’une inversion de cette politique est impossible, même au plan national, l’est certainement moins !

La mobilisation du mouvement social, le développement des luttes sont nécessaires pour cela. C’est ce à quoi nous invite la coordination du Front de Gauche et nous y souscrivons pleinement mais pourquoi renoncer à y associer les courants ou des organismes de base  du PS favorables et pour le moins obtenir leur soutien dans une démarche pour une recomposition à gauche stoppant les politiques économique et sociales.

Localement le Front de gauche est divisé, à cause de divergences portant sur la stratégie adoptés pour les élections municipales, que nous venons d’évoquer. Mais en aucun cas nous ne renonçons à la nécessité de poursuivre notre action en son sein sur des objectifs élaborés en commun, non de manière informelle et anarchique mais dans une concertation de parti à parti. Toute déclaration qui ferait référence au Front de Gauche sans que nous soyons consultés constituerait tout simplement une imposture que nous dénonçons par avance.

 

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Ah si tout Tarascon était ainsi réhabilité !

 

Le Front de Gauche n'appartient à aucune de ses composantes, il en est l'ensemble ! dans POLITIQUE fdg_11

 

 

La direction du mouvement, réunie lundi, a abordé les prochaines municipales après des semaines de tensions. Une discussion de fond qui laisse nombre de questions en suspens.

C’est à un «échange pacifié», selon l’un des participants, à «une discussion assez franche qui n’avait pas eu lieu depuis des mois», selon un autre, que s’est livrée, hier, la coordination nationale du Front de gauche sur un sujet qui fâche : les élections municipales de 2014.

«Rien de conclusif» n’a été arrêté, explique Ingrid Hayes, de la Gauche anticapitaliste. «L’origine de la crise» serait, selon elle, liée au « choix des communistes parisiens » d’une alliance avec le PS, mais aussi, plus globalement, « à un rejet du gouvernement qui ne profite pas au Front de gauche ». De son côté, Éric Coquerel, qui a répertorié « 160 villes où tout le Front de gauche est uni », a rappelé, la volonté du PG de présenter systématiquement des listes autonomes du PS dans les villes de plus de 20 000 habitants. Tandis que le PCF a réaffirmé sa stratégie de rassemblement à gauche contre les politiques d’austérité et en fonction des contextes locaux. « Il n’est pas vrai que la même politique est menée partout et que le rapport de forces s’exerce de la même manière », a insisté Marie-Pierre Vieu, au nom des communistes qui continuent de se prononcer au niveau local. « Il n’est pas question pour nous de remettre en cause leur souveraineté », a prévenu la dirigeante.

Si, dans nombre de cas, le Front de gauche est uni localement, des questions restent en suspens comme l’utilisation du nom et du logo dans les villes où ses composantes sont en désaccord, la stratégie de second tour, le cas de villes telles que Dieppe où le PG présente un candidat contre le maire sortant communiste, ou encore la convention municipale proposée par le PG avec « des représentants de toutes les listes Front de gauche, donc autonomes des listes gouvernementales », pas vraiment du goût du PCF… Une rencontre bilatérale PCF-PG a été actée, sans qu’aucune date n’ait pour l’instant été fixée. Le Front de gauche dans son ensemble devrait également se pencher sur ces questions précises à l’occasion d’une nouvelle réunion, sans doute la semaine prochaine. En attendant, il s’attelle à la préparation de sa marche du 1er décembre à Paris, pour la justice fiscale et sociale, qui devrait partir de la place d’Italie.

Julia Hamlaoui

L’Assemblée nationale adopte largement, en première lecture, le projet de budget 2014

L’Assemblée nationale a largement adopté l’ensemble du projet de budget 2014 en première lecture, mardi 19 novembre, le jour même de l’annonce par le Premier ministre d’une refonte à venir de la fiscalité. Le projet de loi de finances a été voté par 320 voix contre 242, après la fin du passage en revue des dépenses, globalement en baisse inédite selon le gouvernement. Tous les socialistes, les radicaux de gauche et la très grande majorité des écologistes l’ont approuvé. L’UMP, l’UDI et le Front de gauche ont voté contre

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Le Chili n’est pas si loin que cela

Posté par jacques LAUPIES le 19 novembre 2013

 Il n’est guère de pays ou les partis communistes ne soient pas confrontés à la nécessité du rassemblement avec la social démocratie. Visiblement l’alliance à laquelle appartient le PCCh va du centre à l’extrême gauche ce qui laisse présager de sérieuses difficultés pour appliquer un programme répondant au aspirations populaires.

A la lecture de l’interview du Président du Parti Communiste Chilien apparait le concept de l’alliance à minima pour inverser une situation qui de surcroit suppose pour être menée à bien une révision constitutionnelle. Est ce que la Nouvelle Majorité qui présente la candidate socialiste Michelle Bachelet peut permettre des avancées significatives. L’avenir nous le dira.

Mais on voit bien que se pose dans ce pays le besoin pour la gauche de réaliser un large rassemblement. Toute la question est de savoir si le peuple sera suffisamment motivé pour exiger que la croissance, bien réelle dans ce pays, profite également au couches populaires.

Une affaire à suivre qui pose des questions pas si éloignées de celle que nous pouvons formuler en France.

N’en déplaise à ceux qui seraient tentés de ma taxer de réformisme, lesquels d’ailleurs l’ont été ou le sont, quand ce n’est pas le moment et se découvrent des aptitudes à la radicalité quand celle-ci n’en remplit pas les conditions, je maintiens qu’il il faut sérieusement réfléchir à quelles stratégies d’alliance nous  pouvons souscrire. Quel moment, quel lieu en dicte la conception !

Fort heureusement le Parti auquel j’appartiens autorise ce type de réflexion notamment pour les élections municipales ou sont préconisés les plus larges rassemblements. Etre dans toute la gauche et peser pour qu’elle respecte ses valeurs…

 

Meeting à Tarascon : c'est une blague ! Juste une foule qui se détend gentiment

Meeting à Tarascon : c’est une blague ! Juste une foule qui se détend gentiment

Devant un spectacle...

Devant un spectacle…

 

 PARU DANS LE SITE DE L’HUMA

 

 

Le Chili n'est pas si loin que cela dans POLITIQUE bacheletlead

Un militant du parti Nueva Mayoria tient un portrait de Michelle Bachelet à côté d’une bannière représentant Salvador Allende

Monde -            humanite dans POLITIQUE            le 15 Novembre 2013

 

Chili. Le temps de la Concertation sur le point de s’achever

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Santiago (Chili)envoyée spéciale. La socialiste Michelle Bachelet, à la tête d’une coalition allant du Parti communiste au centre, est favorite pour la présidentielle de dimanche, face à la candidate de droite Evelyn Matthei. Une nouvelle majorité de gauche est en passe de se dessiner pour répondre aux attentes des Chiliens. 

Don Domingo Antonio jette un regard vers la pente escarpée et mesure ce qui lui reste encore à gravir, avant de rentrer chez lui. Ce septuagénaire, canne à la main, garde le sourire. Pourtant, sur ce flanc de la colline Cristobal, le quotidien est plutôt morose. Sur l’autre versant, du côté de Santa Lucia, la vie est tout autre. Contraste et paradoxe du Chili. Ce quartier du district de Recoleta Independencia est un miroir grossissant des inégalités sociales qui façonnent le pays dans son entier. À Cristobal, dans le quartier Roosevelt, niché en hauteur, et isolé par une caserne militaire, les habitations anarchiques, bâties lors des prises de terres il y a plusieurs décennies, en disent long : toits en tôles ondulées, murs en contreplaqué, maisonnettes montées sur des échafaudages… La miraculeuse croissance économique nationale (aux alentours de 4 %) n’a visiblement pas profité à tout le monde en dépit des discours officiels du président de droite et multimilliardaire, Sebastian Piñera, affirmant le contraire. Don Domingo vit depuis trois ans, date du dernier grand séisme, entre les brèches d’une maison endommagée. « Des experts sont venus trois fois, mais faute de titres de propriété viables, ils n’ont rien fait », raconte le retraité. « La population a le sentiment d’être abandonnée des politiques publiques et de l’État. Elle subsiste dans des zones marginalisées, où l’exclusion sociale est frappante », confirme Valentina Flores, journaliste de la commune. La socialiste Michelle Bachelet a promis de s’attaquer à ces disparités, si elle remporte la présidentielle du 17 novembre.

>>> Lire : Michelle Bachelet, en grande favorite

matthei Les sondages octroient une nette avance à la candidate de la Nouvelle Majorité, une coalition regroupant le Parti communiste (PCCh), le Mouvement ample socialiste (MAS), la gauche citoyenne (IZ), ainsi que le Parti socialiste (PS), la Démocratie chrétienne (DC), les radicaux (PR), le Parti pour la démocratie (PPD) de la Concertation qui a dirigé le pays de 1990 à 2006. L’ex-présidente l’emportera-t-elle dès le premier tour face à la candidate de droite de l’Alliance, Evelyn Matthei, ou lui faudra-t-il attendre un second round, en décembre, où là encore, elle fait figure de favorite ? À vrai dire, l’enjeu du scrutin se situe sur deux autres terrains. La victoire, certes, mais pour quoi faire ? Et surtout, avec quelle majorité parlementaire, dans un pays encore garrotté par la Constitution et le système électoral binominal imposés par Pinochet sous la dictature ? Lors de ses meetings, Michelle Bachelet a d’ailleurs insisté sur la composition de la future Assemblée, levier indispensable pour concrétiser ses réformes fiscale, sanitaire, éducative.

Six  ans d’attente pour se faire opérer à l’hôpital

À Recoleta Independencia, ville gouvernée par la droite au sortir de la dictature, puis par la DC, et désormais par un maire communiste, la campagne législative bat son plein pour Karol Cariola, ex-leader étudiante du mouvement de 2011 et secrétaire générale des Jeunesses communistes. Le contact passe. Mais la méfiance est de rigueur, notamment dans les couches populaires, comme à Roosevelt. Maria José, mère de deux enfants, hésite encore. Elle fait part de ses doutes et de son exaspération. « Je suis allée à l’hôpital de la ville parce que je dois me faire opérer, mais on m’a mise sur une liste d’attente de six ans. C’est incroyable d’avoir à attendre aussi longtemps, j’hésite à prendre un crédit pour aller me faire opérer dans une clinique privée », ajoute-t-elle dépitée. Le Chili a pour singularité mondiale d’être le pays où la santé et l’éducation ont été municipalisées. Faute de moyens, ou de volonté politique, les villes, qu’elles soient dirigées par la droite ou la Concertation, ont, elles aussi, externalisé les services, s’engouffrant ainsi dans la libéralisation. « Michelle Bachelet dit qu’elle est pour l’éducation gratuite, mais pourquoi ne l’a-t-elle pas fait quand elle était présidente ? » interroge-t-elle sans hostilité. Avant d’émettre un souhait : « Il faut des vrais changements vers plus de social. » C’est là une dette historique. Le laboratoire du néolibéralisme imposé dans le sang par la junte militaire a laminé les avancées de l’Unité populaire du président Allende. Le pays a été dépecé de ses richesses au profit de multinationales étrangères, de l’oligarchie nationale et des partis qui se sont succédé au pouvoir. Les « arreglamentitos », comme on dit ici, c’est-à-dire les petits arrangements entre amis et familles, sont devenus la norme. Et le népotisme roi, au détriment des compétences, alimentant la spirale du clientélisme. « Le Chili a ouvert les yeux après vingt années de démocratie, et cela pèse. L’État doit changer les choses, assure Christian Moureira, porte-parole des démocrates chrétiens de Recoleta. La gouvernabilité, la représentativité et l’efficacité sont nos principaux défis. Il nous faut mener de grandes réformes salariales, éducatives et sanitaires. » Il y quelques années de cela, ce discours se limitait au seul spectre de la gauche et de l’extrême gauche.

«Il y a de l’espoir mais aussi des attentes »

Aucune révolution n’est à attendre, en cas de victoire de la Nouvelle Majorité. Mais un tournant s’est amorcé. Il y a quatre ans, les Chiliens avaient émis un vote sanction contre la Concertation, plus qu’un vote d’adhésion à la droite. Ils avaient exprimé là leur déception après seize années d’immobilisme et de consensus mou. « Les consciences ont évolué. Tous les partis de la Nouvelle Majorité s’accordent sur le fait qu’il faut des changements structurels. La concentration politique, économique, culturelle et médiatique n’est plus possible. L’État doit jouer un rôle plus actif. Et des réformes constitutionnelles doivent voir le jour », soutient le sociologue et ancien maire de Recoleta, Ernesto Moreno. La révision du texte fondamental est là aussi un autre engagement majeur de la Nouvelle Majorité. Le mouvement étudiant de 2011 contre la marchandisation de l’éducation est à l’origine de l’évolution politique qui se dessine, en insufflant un renouveau citoyen. S’il est encore trop tôt pour parler de rupture franche d’avec les avatars du système « pinochétiste », les mentalités, elles, ont changé. « Il y a de l’espoir mais aussi des attentes, prévient la candidate à la députation, Karol Cariola. Si nous manquons de volonté, les Chiliens n’hésiteront pas à se lever contre ce qu’ils considéreront comme une arnaque politique. »

Des élections générales. Treize millions de Chiliens sont appelés à élire ce dimanche leur nouvelle présidente (ou nouveau président), parmi neuf candidats. En même temps, ils devront élire les députés, renouveler la moitié du Sénat et désigner, pour la première fois depuis de récentes modifications de la loi électorale, les conseillers régionaux. D’autre part, l’inscription sur les listes électorales est à présent automatique et le vote volontaire alors qu’il était obligatoire auparavant.

 

 

 

teillier

 

Monde -            humanite            le 15 Novembre 2013

Chili

Guillermo Teillier : « Le peuple veut aujourd’hui une nouvelle Constitution pour le Chili »

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Guillermo Teillier est président du Parti communiste du Chili et député. Candidat à sa réélection, il revient sur la création de la Nouvelle Majorité et sur les défis qui l’attendent.

Avec six autres formations, le Parti communiste du Chili (PCCh) est membre de la Nouvelle Majorité, dont la candidate à la présidence est Michelle Bachelet. Pourquoi la création d’une telle alliance ?

Guillermo Teillier. Le premier objectif est de mettre en échec la droite, 
et ainsi contenir son projet néolibéral, conservateur et restrictif. Le deuxième objectif est de créer 
une dynamique populaire pour qu’un nouveau gouvernement soit capable de porter un programme de réformes et de lois structurelles : le changement de la Constitution imposée par Pinochet en 1980, 
un système d’éducation gratuit 
et de qualité, ainsi qu’une profonde réforme fiscale pour financer l’éducation, l’amélioration 
du système de santé, les petites retraites et les politiques sociales 
en général. Changer la Constitution implique, entre autres, que l’État garantisse des droits aux personnes, notamment le droit des peuples originaires, la décentralisation 
du système administratif de l’État, 
le changement du système binominal et la réaffirmation de la souveraineté sur nos richesses naturelles… Notre programme comprend des mesures qui assurent l’égalité entre femmes 
et hommes, ou encore la préservation de l’environnement qui paraît 
si contradictoire avec le besoin 
de renforcer une politique énergétique vitale au développement du pays. Il faut établir de nouveaux droits pour les travailleurs, comme celui à la syndicalisation et à la négociation collective. Notre projet répond aux demandes sociales exprimées dans les luttes, celles 
des jeunes et des travailleurs. 
C’était là notre troisième objectif.

En quoi la Nouvelle Majorité se démarque-t-elle de la Concertation, très critiquée après ses seize années de pouvoir ?

Guillermo Teillier. La Nouvelle Majorité n’est pas l’ex-Concertation. Elle correspond à un nouveau cycle de la vie politique du pays, et Michelle Bachelet l’a compris. L’action de la Concertation est critiquée. Nous aussi, nous 
la critiquons et nous n’avons aucun problème à le dire. Mais l’important aujourd’hui, c’est notre unité dans la diversité et notre engagement 
à concrétiser notre programme dont le contenu dépasse largement les propositions avancées ces vingt dernières années. Pour la première fois depuis longtemps, le pays va se prononcer sur deux modèles opposés – néolibéralisme ou démocratie –, déterminants pour le futur.

Cette Alliance a-t-elle vocation à se pérenniser ?

Guillermo Teillier. Oui. L’intention 
est d’initier un nouveau cycle 
de transformations. Quatre ans 
de mandat présidentiel ne seront pas suffisants. Si nous maintenons et fortifions cette convergence politique, si le programme se concrétise, 
nous pourrons compter avec l’appui populaire pour aller de l’avant.

Justement, comment concrétiser ce programme dans l’actuel cadre institutionnel ?

Guillermo Teillier. La méthode sera identique à celle qui a prévalu pour notre programme, c’est-à-dire un travail d’unité et de participation populaire. Qui décide en ultime ressort, c’est la souveraineté, celle du peuple. S’agissant de la Constitution, cela dépend des résultats qu’obtiendront ceux qui veulent 
la changer et ceux qui s’y accrochent coûte que coûte. Le peuple veut une nouvelle Constitution. S’y opposer serait antidémocratique. Le sentiment majoritaire doit prévaloir. Si une majorité parlementaire peut rompre avec les quorums établis par la dictature, alors le processus pourra s’initier au Parlement. Mais, quoi qu’il en soit, il y aura un plébiscite informé et contraignant. Le Parlement peut également demander à l’exécutif d’approuver une assemblée constituante.

Concernant le Parti communiste, 
quels résultats attendez-vous ?

Guillermo Teillier. Les communistes sont entrés au Parlement il y a 
à peine quatre ans, avec trois députés (en raison du système électoral – NDLR). Nous présentons neuf candidats au Parlement et un sénateur. Nous espérons obtenir entre cinq et sept parlementaires, parmi lesquels figureraient des figures du mouvement étudiant comme Camila Vallejo et Karol Cariola, ou encore 
le dirigeant syndical du cuivre, Cristian Cuevas. Nous avons joué 
un rôle important dans 
la mobilisation sociale qui a précédé ce nouveau moment politique, 
tout comme nous nous sommes engagés dans le travail unitaire 
qui a contribué à former la Nouvelle Majorité. Nous continuerons 
à agir sur ces deux tableaux.

Entretien réalisé par  Cathy Ceïbe

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Jean Luc Mélenchon : une bonne prestation télévisée !

Posté par jacques LAUPIES le 18 novembre 2013

Je viens de regarder Jean Luc Mélenchon dont la prestation m’est apparue bonne.

Cet homme à une très grande qualité de communiquant mais cela importerait peu s’il n’avait rappelé la nécessité de réorienter radicalement la politique de notre pays. Une politique en bien des points semblable à celle que conduisait Sarkozy. Le Co-Président du Parti de gauche a bénéficié d’un interview bien mené et a été épargné de cette agressivité  qui caractérise nombre de journalistes qui harcèlent pour déstabiliser plutôt qu’ils ne questionnent pour informer.

Ce qui m’a semblé essentiel c’est qu’il situe bien la politique de François Hollande, exhortant les socialistes à se ressaisir et exiger une véritable politique de gauche, citant des axes essentiels : le retour à la retraite à 60 ans, une fiscalité plus juste, une réorientation vers les investissements écologiques, une action ferme de la France pour une politique européenne libérée des tutelles financière et notamment de pression libérale allemande, la modification constitutionnelle, etc.

Il a exprimé ses regrets concernant la stratégie adoptée à Paris par les communistes qui ont fusionné dès le premier tour, se félicitant des listes du Front de Gauche présentée dans les grandes villes dont Marseille et Lyon. De ces deux stratégies naitront sans doute des résultats dont chacun pourra juger de l’efficacité, au lendemain des élections.

A la question concernant la réalité des partielles qui ont prouvé, si besoin était, que le Front de Gauche n’est pas nécessairement le gagnant face à la déception de l’électorat socialiste qui se précipite dans l’abstention, JL Mélenchon invoque la faiblesse du travail accompli.

Dont acte, mais précisément le rassemblement le plus large ne serait-il pas plus mobilisateur, lorsque le FDG  dispose d’une influence réduite. Employer sa faiblesse à en faire une force dans le regroupement de la gauche et canaliser les électeurs vers des objectifs locaux de changement réel voila qui nous interroge localement.

Bref Jean Luc Mélenchon demeure un bon porte parole du FDG sans pour autant bien entendu renoncer à sa vision (ou celle de son parti) pour l’avenir de la France.

Cependant je ne peux que constater que le PCF qui représente un poids important au sein de Front de Gauche est un peu oublié de ces multiples débats qui nous sont imposés notamment sur les chaînes publiques et généralistes. A quand Pierre Laurent dans « C politique ». Même Bayrou qui ne devrait plus jouer dans la cour des grands y trouve une place démesurée. Et le volatile Borloo son allié aussi. Hello CSA on est là !

SONDAGE

Jean Luc Mélenchon : une bonne prestation télévisée ! dans POLITIQUE sondage_lundi1811

 

Politique -            humanitefr Mélenchon dans POLITIQUE            le 17 Novembre 2013

 

Sondage exclusif CSA pour l’Humanité : 84% des Français ne supportent plus les inégalités

Mots clés :                           inégalités,                            François Hollande,                            jean-marc ayrault,

 

 

Une crise politique inédite traverse la France. C’est ce qu’illustre notre sondage exclusif sur les inégalités et les Français, réalisé par l’institut CSA pour l’Humanité à découvrir dans l’édition du lundi 18 novembre. Si 84% d’entres-eux considérent que la lutte contre les inégalités doit être prioritaire, une nette majorité pense que le gouvernement doit se donner les moyens de cette lutte.

Pour Yves-Marie Cann, du CSA, ce cri d’alarme poussé par une très grande majorité de Français témoigne « d’une envie de changement très élévée » et qu’ »une nette majorité s’accorde pour considérer que ces changements doivent être rapides ».

À découvrir aussi dans l’Humanité de lundi 18 novembre sur cette crise de confiance des Français :

  • Notre décryptage du sondage
  • Comment le Front de gauche peut agir contre cette colère
  • Face au malaise profond des Français, quelle alternative ? Face-à-face entre le président du groupe GDR, André Chassaigne et le sénateur David Assouline, porte-parole du PS
  • L’éditorial de Jean-Emmanuel Ducoin : « Inégalités, ça suffit ! »

Et aussi dans l’édition de l’Humanité du 18 novembre :

  • Comité national du PCF sur les élections européennes : le compte-rendu du débat
  • Les petits arrangements des socialistes pour les Européennes
  • Immigration : contre les expulsions, la mobilisation se poursuit
  • Cigognes mais pas pigeons…. les sages-femmes ne veulent plus être des invisibles
  • Reportage au Chili : les Mapuches, un peuple toujours en quête de sa terre et de la liberté
  • Nucléaire iranien : Hollande au diapason des faucons de Tel Aviv
  • Culture : disparition d’une femme de tête et de coeur, Doris Lessing. Et toute l’actualité théâtrale
  • Football : retour sur la défaite des Bleus en Ukraine
  • L’invitée de la semaine : la maire PCF de Louvroil (59) Annick Mattighello sur les rythmes scolaires qui « envoie les maires dans le mur »

Lire aussi :

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