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Reforme fiscale : quel objectif ?

Posté par jacques LAUPIES le 26 novembre 2013

Je regarde « Mots Croisés » émission sur la chaîne publique animée par ce cher Calvi qui fait ce qu’il ne peut pas pour équilibrer ses invités.

Belle occasion pour ce qui me concerne de rédiger mon billet quotidien d’autant que le sujet traité est de taille : la réforme fiscale.

Que l’impôt soit injuste je n’aurai pas à vous le démontrer puisque comme moi la plupart d’entre vous payez une taxe d’habitation, parfois une taxe foncière, une CSG prélevées de manière égale selon l’on est un riche locataire, un riche propriétaire,  ou un locataire titulaire du RSA et un propriétaire occupant de modestes revenus. ! La TVA a au moins de mérite de ne pas dissimuler son caractère injuste puisque nous la payons tous quels que soient nos revenus. Mais elle se dissimule tout de même dans chaque achat que nous faisons ce qui conduit nombre de français à croire que certains autres ne paient pas d’impôts.

Le débat tourne autour des modalités de paiement et un téléspectatrice  fait justement remarquer que le problème n’est pas là, ce que Nathalie Arthaud fait remarquer aussi, avec la détermination qui la caractérise, au sénateur socialiste André Vallini et à tous les intervenants  dont évidement le représentant patronal Geoffroy Joux de Beauzieux et son partenaire l’ancien Ministre Eric Woerth qui reconnait cependant que la question n’est pas de définir les techniques de prélèvement. Evidemment ce dernier en bon avocat du Medef voit dans la réforme envisagée le risque de pénaliser un peu plus les entreprises. Comme on les plaint !

Le Sénateur socialiste est particulièrement lamentable lorsqu’il insiste sur une réforme par le prélèvement à la source qui semble être l’argument pour noyer le poisson ! Heureusement Nathalie  Arthaud rafraichit le débat en mettant en évidence que le système actuels fait payer les plus modestes et épargne les riches indiquant que c’est cela qu’il faut changer.

Tant que l’impôt frappera les salariés et les couches non salariées les plus modeste il pourra être un élément de difficulté pour les pouvoirs en place s’ils ne se décident pas à prélever l’impôt à la source, sur la plus value produite, la ou est produite la richesse, c’est à dire dans l’entreprise.

Et non pas comme certains semblaient le vouloir, faire des entreprises les collecteurs de l’impôt sur le dos de leurs salariés, c’est à dire sur les salaires.

 

Reforme fiscale : quel objectif ? dans POLITIQUE

Nathalie Arthaud

Politique -            humanitefr dans POLITIQUE            le 25 Novembre 2013

Marche pour la justice fiscale

Lutte ouvrière manifestera avec le front de gauche le 1er décembre

Mots clés :                           front de gauche,                            lutte ouvrière,                            réforme fiscale,                            marche justice fiscale,

 

 

Lutte ouvrière (LO) se joint à l’appel des formations du Front de gauche pour manifester  contre la hausse de la TVA, la taxation du capital et « aussi pour l’interdiction des licenciements ».

« Les agriculteurs, les camionneurs et de nombreuses catégories sociales ont récemment exprimé leur colère contre la politique gouvernementale. Mais les salariés, qui sont les principales victimes de l’austérité et du chômage, n’ont jusqu’ici pas fait entendre leur voix », a écrit Lutte ouvrière dans un communiqué. « Pourtant, face aux coups redoublés du patronat et du gouvernement, il est vital que la classe ouvrière mette en avant ses propres revendications ».

Le parti Lutte Ouvrière rejoindra donc dimanche les rangs du Front de Gauche, à l’origine de cette manifestation : « pour une révolution fiscale, la taxation du capital et l’annulation de la hausse de la TVA ». Lutte Ouvrière estime également « que l’augmentation de la TVA est une attaque de plus contre le niveau de vie des couches populaires ». LO ajoute à son appel à manifester « l’interdiction des licenciements, l’augmentation des salaires et leur indexation sur les prix, et pour le contrôle des travailleurs sur les comptes des grandes entreprises ».

 

 

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A propos de guillaume et les garçons ? Chercher sa sexualité ?

Posté par jacques LAUPIES le 25 novembre 2013

Je n’ai pas vu le film mais je m’efforcerai de ne pas le manquer !

Ce n’est un secret pour personne j’ai, maladroitement sans doute, surfé dans diverses pratiques sexuelles qui pourraient aboutir à me considérer bisexuel. Il faut cependant se garder, selon moi, dans ce domaine de toute catégorisation. J’ai trop vu ou perçu autour de moi des personnes, et ce depuis mon enfance, qui avaient, assumées ou non, des orientations sexuelles multiples et particulières, pour ne pas me hasarder à classer les choix sexuels. Si tant est que l’on puisse ou doive choisir !

Il n’y a guère d’intérêt à parler de soi en ce domaine, comme d’ailleurs on peut le faire sur le plan politique ou dans quelque autre activité humaine, si ce n’est pour apporter aux autres le bénéfice de son expérience. Mais soyons franc, c’est aussi une occasion de rectifier l’opinion que peuvent porter sur nous nos proches et moins proches et, si l’on a une activité publique, le public lui-même. Cela semble d’ailleurs être la démarche de l’auteur du film qui, en définitive assume une hétérosexualité que bien des embuches ont entravée.

Bien que d’énormes progrès aient été faits dans l’acceptation de la différence sexuelle, l’existence  des tabous, des intolérances,  demeurent, avec les amalgames qui les accompagnent. Malheureusement cela fait des dégâts considérables et si j’ai pu, un temps, considérer que le cinéma, la télévision et autres lieux (la littérature notamment) de création artistique, plaçaient trop en avant la question sexuelle et les nécessaires affections qui l’accompagnent, je suis convaincu que toutes ces expressions sont plus que nécessaires tant il y a de lenteur à effacer ce que des millénaires ont pu détruire et museler dans le droit naturel de chacun à vivre ses instincts.

Au stade de rédaction de cet article, des amis m’ont invité à aller voir le film, ce dimanche après-midi. Occasion à ne pas manquer car je n’aime pas aller seul au cinéma !

Ce film qui bien évidemment utilise pas mal de ficelles pour nous faire sourire - et il y réussit - est un exemple de ce que provoquer une éducation dans un milieu bourgeois (mais le milieu en question n’a pas l’exclusivité en ce domaine). Toute généralisation en ce qui concerne la construction d’une personnalité est vaine même s’il peut y avoir des « thérapies » analytiques apparemment convaincantes.

Je me souviens dans ma plus tendre enfance, à six à huit ans à peine, avoir décelé des homosexualités féminines dans le comportement de parentes que je côtoyais, vu – déjà – des couples masculins avoir pignon sur rue dans un faubourg de petite ville, observé des jeunes garçons qui pratiquaient des fellations dans les caves, avoir découvert les amusements que provoquaient des masturbations collectives, deviné déjà de nombreux comportements qui ne laissaient aucun doute sur les désirs d’adultes à l’égard du jeune garçon que j’étais, observé dans les bois ou nous galopions  du soir au matin des coupes de jeunes adolescents se livrant à leurs premiers ébats, etc. De quoi se faire des idées sur le sujet…Comme quoi les enfants ne sont pas aveugles !

Plus tard à l’adolescence, hommes ou femmes,  certains ne manquaient pas de tenter des approches que pouvaient susciter ma personne. Mais je ne dis la rien que de très banal dans un environnement ordinaire d’un milieu ouvrier qui vivait cela sans histoire. Rien n’a donc vraiment changé depuis. fut-ce dans des milieux bourgeois où, pour en avoir fréquenté un, à neuf et dix ans, j’avais fait le constat que les enfants découvrent très tôt qu’ils peuvent avoir des désirs et des émotions de toutes sortes et entre tous sexes.

Déjà des sentiments amoureux naissaient, générant des désirs instantanés. On le sait, cela dure toute une vie, chose admise aujourd’hui et qui prouve que la sexualité est en construction permanente même si elle est marquée par des « axes » plus forts que d’autres, des « déviations » contraires au respect de la dignité et du corps de l’autre.

Tout au long des siècles les sociétés ont tenté d’en fixer des règles faites d’interdits. Si cela s’avère nécessaire dans le sens d’une protection individuelle, trop souvent le tabou n’est que le résultat de traditions patriarcales et de ce qui en est la cause la domination économique. Encore qu’il y aurait beaucoup à dire sur les conséquences que peut provoquer le nouvel équilibre entre homme et femme, dans l’éducation des enfants (autrement plus déterminants que ceux qui semblent alarmer les opposants au mariage pour tous).

Fort heureusement la symbiose existant entre la nature et le social nous rappelle constamment à certaines vérités que les religions et autres lieux de diffusions de dogmes, de morales préétablies, ne peuvent endiguer malgré tous leur efforts. On ne contrarie pas aussi facilement des déterminations, ou prédéterminations, d’une sexualité. Il vaut mieux dans ce domaine laisser aller ce que provoque chaque cheminement qui est nécessairement particulier.

Le film, malgré la légèreté du traitement, met en évidence certaines intolérances qui n’ont pas lieu d’être mais en même temps il est relativement complaisant au travers de certains personnages et parfois caricatural vis à vis d’autres.

Tout cela, comme dans une pièce de boulevard moderne et très affinée, aboutit à ce que le personnage principal retrouve un chemin que son entourage a contribué à obstruer. Pourquoi pas ? Tout est possible en ce monde, ou presque !

Le succès de ce film me rappelle celui, dans un registre un peu différent « intouchables ». Une réussite grand public. Méritée sans aucun doute mais ce grand public n’aurait-il que ce qu’il mérite ?

Bravo à Guillaume Gallienne, un acteur fabuleux bien entouré !

 

A propos de guillaume et les garçons ? Chercher sa sexualité ? dans POLITIQUE guillaume_galliene

 

Culture -            humanitefr Guillaume Gallienne dans POLITIQUE            le 23 Novembre 2013

 

« Les garçons et Guillaume, à table! », les raisons du succès

Mots clés :                           homosexualité,                            La Comédie Française,                            guillaume gallienne,                            cary grant,

 

« Les Garçons et Guillaume, à table! »: les confessions d’un hétéro du siècle

En portant à l’écran sa pièce de théâtre éponyme, Guillaume Gallienne nous livre une comédie pur jus qui, mine de rien, s’amuse pour mieux défaire stéréotypes et préjugés. Resultat: le film a enregistré mercredi le meilleur démarrage de l’année pour un film français et se classe au 7e rang des meilleurs démarrages tous temps.

Les raisons d’un succès par Marie-José Sirach:

Les Garçons et Guillaume, à table ! de Guillaume Gallienne. France, 1 h 25. Guillaume Gallienne n’a pas le physique et encore moins la gueule de l’emploi. Ni Ventura, ni Cary Grant. Disons que s’il fallait lui coller une filiation, ce serait du côté d’un Bourvil ou d’un Bernard Ménez qu’il faudrait lorgner. Car il est de la trempe de ces acteurs au physique passe-partout qui recèlent une force intérieure capable de transcender leur fragilité, de se jouer de l’évidence et de révéler leur part d’ombre et de lumière de façon inattendue.

Acteur aguerri et atypique

Sociétaire de la Comédie-Française, Guillaume Gallienne a, comme on dit communément, de la bouteille. Il est un acteur aguerri et atypique qui, au fil des ans, a creusé son sillon au théâtre. En portant à l’écran la pièce de théâtre du même nom, il franchit joyeusement le Rubicon, évitant l’adaptation linéaire, partageant le générique avec une sacrée brochette d’acteurs là où, sur les planches, il était seul à incarner tous les rôles, ce qui relevait davantage de la performance qu’autre chose. Pour le cinéma, il a su imaginer un film intime comme une aventure épique et rocambolesque dans lequel il incarne à la fois le fils et la mère dans une relation complexe et directe, tendre et rude, vivante et joyeuse autour de laquelle gravite toute une galaxie de personnages qui participent de ce récit de vie.

guillaume_galliene2 sexualité

Les Garçons et Guillaume, à table ! est une comédie décomplexée, vive et intelligente qui aborde de front le sujet de l’identité. Qui suis-je ? Où vais-je ? Dans quelle étagère ? Guillaume n’est pas un garçon comme les autres. Pas sportif pour deux sous, il passe son temps à se déguiser. En fille, en princesse. À imiter sa mère dont la personnalité le fascine. Pour les figures féminines qui l’entourent, mère, grand-mère et tantes, ce n’est pas un problème. Son sort est quasiment réglé. Guillaume est homosexuel. Point. Alors Guillaume s’essaie à l’homosexualité comme d’autres font du yoga ou de la peinture sur soie. Côté paternel, qui semble porter aux nues et ailleurs la virilité, c’est l’incompréhension totale. Mais tout le monde semble s’accommoder de la situation. Sauf Guillaume, dont les tentatives amoureuses auprès des garçons sont des fiascos.

La virilité interrogée

Ce n’est pas tant un film sur l’homosexualité ou l’hétérosexualité mais bien un film qui interroge la virilité. C’est quoi, un homme, un vrai ? La barbe et les biscotos, ou autre chose ? Rares sont les acteurs et les hommes qui s’aventurent sur ce terrain-là. C’est avouer, s’avouer, qu’on est sûr de rien, qu’il n’y a pas d’évidence. Une preuve d’intelligence, d’humilité. Et si ma mère avait raison ?

  • A lire aussi:

« Les Garçons et Guillaume, à table! »: les confessions d’un hétéro du siècle

Définition du genre brouillée, la critique de l’Humanité quant à la pièce

Marie-José Sirach

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le foot et la politique

Posté par jacques LAUPIES le 24 novembre 2013

L ‘article ci dessous, de Jean-Emmanuel Ducoin, publié dan l’Humanité est plaisant en ce qu’il place la France et ce qu’elle représente dans le sport mondial au cœur des valeurs les plus nobles du sport. Je veux bien et comme je l’ai indiqué par ailleurs je m’en réjouis.

Je partage cette idée que certains politiques ont pu en être affectés au point d’avoir souhaité que nous perdions ce match. Histoire d’empêcher quelque ministre ici et là de fanfaronner presque autant que peuvent le faire ces spectateurs en plein délire.

Un match de foot gagné c’est un peu pour certains comme une victoire électorale, n’y entend on pas le  : « on a gagné, on a gagné ! » qu’hurlent ceux qui se sont contentés de payer une place ou de boire en commun quelque bière dans un bistrot. Sauf que des millions de jeunes sont sensibles à la compétition et aux performances des footballeurs, ce dont ne peuvent se prévaloir les politiques que même le public adulte boude de plus en plus !

D’où la tentation par ces politiques de transposer  leur action en un match dans lequel bien sur ils sont les héros et les gagnants, ou le seront, puisque leur jeu ne peut selon eux qu’avoir une issue victorieuse. Même si l’on croit soi-même à la victoire il faut une sacré dose d’imbécilité et d’irrespect pour les électeurs pour user de ces stratagèmes.

Il est vrai, par contre, que des équipes peuvent-être stimulées par le sentiment patriotique et trouver énergie et passion pour gagner. Malheureusement le sport professionnel a d’autres motivations à caractère économique et financier qui nous incite à la plus grande réserve à l’égard des résultats et des stimulations qui inspirent les joueurs.

 

 

le foot et la politique dans POLITIQUE bleus2

3-0 face à l’Ukraine

Sports -            humanite dans POLITIQUE            le 22 Novembre 2013

le bloc-notes de Jean-Emmanuel Ducoin

Footballeur(s): du comportement des Bleus

Mots clés :                           indignés,                            ukraine,                            football,                            sport,                            communautarisme,                            brésil,                            bloc-notes de jean-emmanuel ducoin,                            didier deschamps,                            alain finkielkraut,                            jules rimet,

 

 

Le Bloc-Notes de Jean-Emmanuel Ducoin. Réflexions après la qualification de l’quipe de France de football à la Coupe du monde 2014.

Bleus. Une éthique de vie, ça ne se monnaye pas, ça s’apprend et se partage. Laissons de côté les qualificatifs qui, forcément imparfaits à l’heure de l’étrangeté sportive, ne feraient que réduire la portée d’un moment plus important qu’il n’y paraît. Certains continuent de s’en désoler, d’autres montrent leur joie sincère : les Bleus de France représenteront donc le Coq en juin prochain au Brésil. Franchement, l’un des creusets mythiques du football mondial pouvait-il accueillir la fête du ballon rond, en un temps de reconnaissance des pays dits  émergents», sans l’un des représentants les plus fondamentaux?

De Coubertin (inventeur des Jeux modernes) à Jules Rimet (créateur du Mondial), la France est en effet la mère du sport en tant que genre universel. Mieux, elle reste la langue maternelle de l’expression de l’émancipation internationaliste par la pratique sportive censée véhiculer des valeurs d’amitié entre les peuples… De bien grands mots, direz-vous. Rappelons-nous simplement que, par son universalité, le foot ressemble à un monde en expansion qui crée des personnages et des événements à la démesure de notre époque. Qu’on le veuille ou non, il est devenu une allégorie de l’ère du temps, un marqueur indissociable de nos sociétés, un révélateur du capitalisme, l’un des cœurs névralgiques de la globalisation ultralibérale ayant souvent valeur symbolique d’exemplarité pour les plus jeunes. C’est dire s’il faut s’en occuper. Sérieusement.

Tendance. Avec l’hyper-spectacularisation des scènes sportives, diffusées en mondiovision et scénarisées à outrance, la culture de l’émotion immédiate a quelque chose de confondant. Après le match aller contre l’Ukraine, rien n’était à sauver, pas même certains joueurs titulaires quatre jours plus tard à Saint-Denis; c’était unanime, indiscutable et non discuté ou presque. Et puis, au soir du match victorieux, à la faveur de trois buts mérités, ce fut une ivresse inversement proportionnelle aux émotions antérieures.

Les psychodrames à rebondissements et l’absence de constance et de propos raisonnés témoignent, parfois, du degré zéro de nos consciences collectives. Un peu comme si le désamour pour le ballon rond et la détestation de nombreux de ses représentants constituaient périodiquement un sport national à partir duquel tout est possible, y compris l’inadmissible. Ne pas supporter l’ignorance crasse de certains joueurs et dénoncer leurs comportements souvent scandaleux est une chose. Se réjouir à l’avance de l’élimination de l’équipe de France, quitte à se dédire du jour au lendemain, en est une autre. Souvenons-nous, quand même, des propos récurrents de la famille Le Pen (sur le nombre de Noirs et d’Arabes en équipe nationale, sans parler des remarques nauséabondes sur le communautarisme des Antillais), illustration parfaitement paradoxale d’une vraie schizophrénie politique: ou comment une idée nationaliste et fascisante conduit certaines personnes à souhaiter la déroute de la France…

Pour un peu, l’éventuel échec contre l’Ukraine aurait trouvé son origine dans les joueurs héritiers de l’immigration! Alain Finkielkraut se serait frotté les mains, comme il l’avait fait il y a quatre ans après le triste épisode de Knysna, en Afrique du Sud. Sélection « black-black-black » aurait-il répété une fois encore, stigmatisant un peu plus les quartiers populaires et ces « banlieues » pourvoyeuses de « voyous », comme miroir du milieu où ils ont grandi. Attention danger : le mépris social d’une partie des « élites » à l’égard du sport – doublé d’une islamophobie galopante et du corporatiste de certains journalistes – participe de la banalisation des idées ultranationalistes et xénophobes… Seulement voilà, ce sont ces mêmes joueurs qui, mardi 19 novembre, précisément au cœur des quartiers populaires de la Seine-Saint-Denis, ont inversé la tendance. Et là, on applaudit à tout rompre.

Passif. Avouons-le tranquillement: Didier Deschamps est décidément un type à part. Pour lui désormais, tout retour en arrière est impossible et tant mieux. En imposant «sa» nouvelle génération (Sakho, Varane, Pogba, Cabaye, Matuidi…) et un nouvel état d’esprit, il est peut-être le meilleur garant contre le divorce entre les citoyens et ceux qui doivent mouiller le maillot. Soyons clairs. Oui, nous partageons le haut-le-cœur provoqué par le déferlement d’indécences et de richesses du foot totalement soumis au monde marchand. Et oui, nous sommes souvent indignés devant l’attitude de certains joueurs dont la trajectoire sociale leur est montée à la tête au point de leur faire oublier leurs racines et le sens des réalités, à commencer par la plus banale d’entre toutes : ils nous représentent. Mais faut-il pour autant croire que rien n’est envisageable pour solder une bonne part du passif, par exemple redéfinir clairement des comportements dignes du bleu-blanc-rouge qu’ils portent ?

Les Bleus restent impopulaires. D’après un sondage BVA pour i-Télé et Le Parisien samedi, réalisé après le match retour des barrages remporté contre l’Ukraine, seuls 18% des personnes interrogées ont une bonne opinion de l’équipe, en hausse de quatre points en moins d’un mois. Les mauvaises opinions rassemblent 79% des sondés (-3 points), 3% n’ayant pas d’opinion. L’image des joueurs, profondément dégradée après la grève de Knysna au Mondial-2010, reste toujours aussi négative : 82% jugent les joueurs individualistes et seulement 16% les trouvent motivés, 13% sympathiques et 9% « ayant l’amour du maillot ». Ils sont jugés talentueux par 40% (contre 54%), une perception en hausse toutefois de 16 points.

  • A consulter:

La roue tourne, le blog de Jean-Emmanuel Ducoin

  • A lire aussi:

Noël Le Graët: « Les Bleus ont gagné l’estime des Français »

Mondial 2014: les Bleus racontent leur exploit face à l’Ukraine

Jean-Emmanuel Ducoin

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Les « nouveaux » politiques sont souvent des politiques de lutte des places !

Posté par jacques LAUPIES le 23 novembre 2013

Si, sur le fond, cela ne traduisait pas une certaine incohérence idéologique doublée du besoin de s’affirmer en dehors des organisations politiques qui pèsent au sein des grands courants politiques français : conservateurs, réformistes et « révolutionnaires », on pourrait sourire de toutes ces gesticulations qui affectent les  prétendus « nouveaux » courants politiques.

Ce n’est, me dira-t-on, pas nouveau depuis la révolution française. Certains y verront même une manifestation salutaire d’un besoin d’aller vers la politique, de trouver des lieux d’expression ailleurs que dans des partis traditionnels représentatifs de la démocratie chrétienne, du gaullisme, du pseudo centrisme, de la social démocratie et des partis se réclamant essentiellement du marxisme (PCF notamment) voire de l’anarchie.

Tous les braves gens qui prétendent à l’originalité par rapport à ces partis  sont cependant formés de leur existence et de leur action historique. Simplement comme tout nouveau né, enfant, adolescent et plus tard adulte ils  évoluent hors du passé (excusez la lapalissade) ce qui évidemment autorise toutes les grossières critiques du comportement des ainés. Ils confondent lutte des places et lutte des classes.

L’être humain, comme le soulignaient hier soir quelques scientifiques, dans l’émission « ce soir ou jamais » que je regarde assidument, a pris la mauvaise habitude, passé le stade préhistorique de la chasse et de la cueillette ou la solidarité était la condition de sa survie, d’organiser des luttes fratricides.

Le passage au stade de l’agriculture qui a donné naissance à la propriété privée, source de conflits toujours plus atroces, aurait imprégné notre espèce de ces sentiments qui marquent la recherche de pouvoir et que sont l’égoïsme, la jalousie, l’agressivité méthodique collectivement organisée, etc. Autant de défauts lesquels contrairement à ce que nous pouvons croire, seraient absolument pas imputables à une nature humaine. Ce qui comme le soulignent prudemment les scientifiques n’exclue  pas des violences individuelles qui ont pu exister au plus profond de notre séparation du règne animal.

Mais revenons en à nos géniteurs de nouveauté politique qui trouvent tous les prétextes possibles et imaginables pour inventer ce qui existe déjà au motif de devenir les nouveaux prophètes. Comme il y a eu les nouveaux philosophes  dans les années 60 il y a les nouveaux politiques des années 2000. Si les premiers ont surfé vers la droite sur un courant progressiste d’après guerre à l’échelle d’un pays, les seconds surfent sur des courants progressistes d’aujourd’hui affaiblis au risque de ne pas y trouver la place nécessaire. Ce qui parfois les conduit vers ce qu’il y a de plus réactionnaire.

Si je m’intéresse à eux – ces politiques – c’est que précisément, vous vous en doutez, dans la bonne ville que où nous avons le plaisir de cohabiter nous en rencontrons quelques spécimens. A l’image de ceux qui arrivent à se faufiler sous les éclairages de plateaux de télés, selon l’humeur des médias toujours sensibles, il faut bien le dire, à des poussées électorales inattendues, fabriquées ou non !

Evidemment tout étant relatif il y a les courants forts des fleuves  nationaux mais aussi ceux plus modestes des rivières locales. Ce qu’il y a de commun entre les uns et les autres c’est qu’ils drainent toujours des sédiments qui souvent, peu a peu, obstruent l’écoulement.

La droite de Tarascon a ses vagues. Nous n’épiloguerons pas sur une crue frontiste qui bouscule les deux bras du lit ordinaire. Elle fait partie intégrante de la pseudo nouveauté politique évoquée plus haut. Sauf qu’elle draine sans distinction des flots populaires qui se croient envahis par des martiens affamés.

La gauche a également ses vagues. A défaut de crues son lit ordinaire est victime de ruissellements. Pour sortir de la métaphore disons que s’y confrontent et  alimentent son cours ces géniteurs politiques (qui d’ailleurs n’ont pas nécessairement la qualité du nouveau) qui évidemment ne trouvent pas dans la société en mouvement les mêmes interprétations qui ont été les nôtres, ne serait-ce que pour se distinguer. Eux aussi risquent de drainer des voix populaires !

Je me hasarderai à dire, et d’autres amis de ma génération le font avec moi, il y a une perte de sens des réalités que cachent des apparences  trompeuses qu’exploitent les plus opportunistes et à l’inverse les plus dogmatiques, de droite ou de gauche. Nouvelle extrême droite et nouvelle extrême gauche se retrouvent sur ce plan !

Bien entendu ils deviennent porteurs d’analyses et de stratégies qu’ils diffusent  et alimentent ainsi le trouble d’une population, certes vigilante, mais dans l’incapacité de se consacrer elle-même à une réflexion politique prise dans les difficultés matérielles et les faillites éducative.

C’est bien pour cela qu’il est bon de rappeler les enjeux de classes. Difficile car ces classes se divisent en catégories nouvelles : d’un côté un capitalisme anonyme qui perce les frontières et fait ses placements sur les marchés financiers et la spéculation, de l’autre un prolétariat divers ou se mixe parfois, aux extrêmes, le salaire et la rente, l’assistanat et la délinquance. Ce prolétariat, dont l’ossature n’est en définitive que ces fameuses couches baptisées moyennes, doit-être rassemblé de toute urgence. Ne soyez donc pas étonnés chers lecteurs que je préconise que se réalise en premier lieu l’Union de la gauche, de toute la gauche, même de ces électeurs qui ont pu être illusionnés par le social libéralisme de nos gouvernants !

 

AU FAIT A L’HEURE OU SE CONSTRUIT UNE LISTE DE FRONT POPULAIRE ET REPUBLICAIN POUR TARASCON, OSEZ POSER VOTRE CANDIDATURE. OSEZ PARTICIPER. NOUS VOUS Y AIDERONS !

 

 

 

Les

Manifestation du Front de gauche (archive)

Politique -            humanite dans POLITIQUE            le 22 Novembre 2013

gauche

Fusion au Front de gauche ce week-end

Mots clés :                           front de gauche,                            fase,                            gauche unitaire,                            clémentine autain,                            christian picquet,                            pierre-françois grond,                            christophe aguiton,                            françois calaret,                            Ensemble,

 

 

Quatre de ses formations rejointes par d’autres militants, se rassemblent pour créer « Ensemble ».

Depuis des mois, le processus est engagé. Ce week-end, à la bourse du travail de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), il devrait se concrétiser. Quatre composantes du Front de gauche (la Gauche anticapitaliste, la Fédération pour une alternative sociale et écologique, les Alternatifs et Convergences et alternative) se retrouvent pour « la fondation d’un nouveau mouvement politique ». « On se constitue pour être utile au Front de gauche et à la construction d’une alternative », explique Clémentine Autain, de la Fase.

« Ensemble »

Les formations réunies se doteront d’un nom commun. « Ensemble. Mouvement pour une alternative de gauche écologiste et solidaire » devrait, sauf surprise, être retenu. Mais aussi d’un mode de fonctionnement, explique Pierre-François Grond, de la GA, avec « un budget, des collectifs locaux, un représentant unique au sein du Front de gauche, une direction ». Celle-ci comprendra quatre membres de chaque organisation et des personnalités comme Christophe Aguiton. Le porte-parolat devrait, lui, être collectif. Un texte d’orientation politique sera également débattu. « La question centrale est comment construire l’alternative face à un gouvernement qui est en dessous de tout et alors qu’on voit se profiler le danger de droite et de l’extrême droite », détaille Clémentine Autain. Cependant, une ultime étape de fusion devrait intervenir plus tard, d’ici à la fin 2014. En attendant, les quatre partis pourront garder une existence propre.

Conséquences

Le rendez-vous de ce week-end aura également des conséquences sur la Gauche unitaire. Certains de ses militants et une minorité de sa direction participeront au processus. « Nous avons une vision différente de ce qu’est le regroupement et nous l’avons toujours envisagé comme un outil transitoire », explique François Calaret, l’un des membres de la direction favorable au rapprochement et qui n’a « absolument pas l’intention de quitter » son parti. Mais pour Christian Picquet, l’un des fondateurs de la GU, c’est « en réalité la constitution d’un pôle d’extrême gauche à l’intérieur du Front de gauche. Or ce n’est pas notre projet fondateur qui veut faire du Front de gauche un levier pour refonder l’ensemble de la gauche ». Si les militants pro- « Ensemble » en appellent à la tenue d’un nouveau congrès après celui d’avril dernier, une « conférence de séparation » a été actée pour le week-end du 7 décembre.

  • A lire aussi:

Pour un Front de gauche uni et rassembleur, par Christian Picquet

Front de gauche : nouvel échange en vue de 2014

Julia Hamlaoui

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Cet inconnu oublié puis arrêté en 1994, encore oublié en 2013 et qui réapparait ? Ah si l’on pouvait accéder aux archives de la police !

Posté par jacques LAUPIES le 22 novembre 2013

 Chacun de nous est surveillé, ce n’est pas très connu, mais à peu près certain !

Comme il n’est pas possible de surveiller en même temps 60 millions de français, il est évident qu’il faut un évènement particulier qui attire l’attention. Dans le cas que nous évoquons, on peut supposer  que notre homme à la gâchette facile avait déjà cette qualité en 1994 et s’en est fort bien tiré (sans jeu de mots) une première fois puis que libéré après 4 ans de préventive. Ce qui est au demeurant fort long pour quelqu’un qui n’a pas été incriminé d’avoir tué ! Mais relativement court pour qui l’aurait fait !

Aux dire des uns et des autres il semblerait que cet homme qui avait déclaré lors de son arrestation connaitre certaines personnes parmi ceux qui l’interrogeaient, n’était pas tout à fait un inconnu des services de polices à qui visiblement il ne rend pas service en réapparaissant dans les conditions que l’on sait !

En besoin de reconnaissance comme le suppose une journaliste à la télé ?  Malade comme le suggèrent d’autres ? Comploteur comme semble le penser certains ? Allez Monsieur le Ministre un peu de clarification svp, vous devez en avoir les moyens !

Cet inconnu oublié puis arrêté en 1994, encore oublié en 2013 et qui réapparait ? Ah si l'on pouvait accéder aux archives de la police ! dans POLITIQUE une_28

La Une de l’Humanité du 5 octobre 1994

Société -            humanitefr dans POLITIQUE            le 21 Novembre 2013

 

Affaire Rey – Maupin, quand l’Humanité révélait l’existence du 3ème homme, Abdelhakim Dekhar

Mots clés :                           l’humanité,                            fusillade,                            abdelhakim dekhar,                            florence rey,                            affaire rey-maupin,

 

 

Le 7 octobre 1994, l’Humanité mettait la main sur un rapport de police qui révélait la présence d’un troisième homme mêlé à la fusillade du 4 au soir. « Un personnage blessé et armé, s’enfuyant à pied » qui se révèlera, lors de son arrestation un mois plus tard, être Abdelhakim Dekhar. Archives.

Florence Rey et Audry Maupin n’ont sans doute pas agi seuls mardi soir à Paris. Un rapport de police que «l’Humanité» s’est procuré confirme nos informations sur la présence d’un autre individu armé, blessé et qui a pris la fuite. Par Dominique Bègles.

MARDI soir à Paris, Florence Rey et Audry Maupin n’ont sans doute pas agi seuls, contrairement aux versions de la préfecture de police après la fusillade qui a coûté la vie à cinq personnes dont trois policiers. Cette information, révélée par «l’Humanité» dès jeudi, est confirmée par le rapport de police que nous nous sommes procurés. Ce rapport est établi le soir du drame, par l’officier qui s’est rendu sur les lieux de la première fusillade, au niveau du 1, cours de Vincennes. Il appartient au 4e district du 12e arrondissement. De retour au commissariat, il a l’obligation de faire un rapport à son supérieur hiérarchique dans lequel il doit mentionner tout ce qu’il a vu, fait et entendu.

Le rapport livre d’abord une chronologie des faits. En page 2, neuvième paragraphe, il note: «Un des auteurs, 1,80 m, de type gitan, corpulence moyenne, cheveux longs, vêtu d’un costume noir, armé et blessé à une jambe, avait réussi à prendre la fuite à pied cours de Vincennes en direction du 20e arrondissement.» Les détails de la description suffisent à montrer que ce troisième homme est bien réel. Le fait qu’il était armé, a été blessé, s’est enfui souligne qu’il a pris une part directe à la fusillade.

Qui est-il? D’où venait-il? A-t-il été recherché? Quel rôle a-t-il pu jouer avant, pendant, après la fusillade? Faisait-il partie des trois autres personnes qui habitaient le squat de Nanterre avec le jeune couple et qui ont mystérieusement disparu? Sa personnalité est-elle de nature à cerner les mobiles des meurtriers? Questions sans réponse. Qui, du coup, conduisent à se demander pourquoi cet homme armé et blessé n’intéresse pas les enquêteurs?

La zone d’ombre fait malaise. Elle n’est pas la seule. Ce même rapport de police fait état d’une autre présence sur les lieux: «Un véhicule Renault 25 immatriculé 44 JPB 75 appartenant au service des voyages officiels et conduit par un fonctionnaire de police de ce service (son identité est précisée – NDLR) était immobilisé perpendiculairement aux deux autres véhicules.» Pourquoi les communiqués de la préfecture de police ne mentionneront-ils jamais la présence de cette voiture? Quel a été son rôle? Pas de réponses.

Zone d’ombre encore. Jeudi, je me suis rendu au squat de Nanterre. D’autres journalistes avaient eu la même idée. Aucun problème pour y entrer. Pas de policiers, pas de scellés et une lampe de poche laissée sur place, au cas où… La police y a perquisitionné. Mais, au milieu du désordre, on trouve journaux, affiches, tracts. J’ai feuilleté une revue spécialisée sur les armes. Des journalistes ont emporté des documents. En souvenir.

Un magistrat que nous avons interrogé hier indique que l’absence de scellés sur les portes du squat «est une faute grave. Tout commissaire de police a le devoir d’en prendre l’initiative en pareil cas, sans même attendre l’ordre du parquet». Un ordre contraire a-t-il été donné?

rapport

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