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Posté par jacques LAUPIES le 29 novembre 2013
La population est mécontente d’une manière générale de la politique pratiquée dans notre pays. Plus particulièrement de ses conséquences économiques et sociales. Mais comme j’ai eu souvent l’occasion de le dire ici : » Chacun voit midi à sa porte ». Ce qui est évidemment un premier réflexe bien naturel et beaucoup d’entre nous sont bien conscients que cela ne suffit pas, qu’il faut évidemment lier sa situation, ses préoccupations et intérêts personnels, à la vie en société qui nous est imposée et au besoin changer celle-ci.
Donc qu’il faut agir collectivement et s’en donner les moyens. Cela ne peut-être que l’affaire de quelques initiés ou militants. Déléguer la gestion à d’autres présente des inconvénients : cela réduit le développement de la participation démocratique et donc du contrôle et de la créativité .
Encore faut-il que les institutions le permettent et donc répondent à ce principe républicain essentiel : gouvernement du peuple par le peuple ? Cela exige donc que soit instituée une démocratie véritable. Chacun sait bien que notre constitution, au prétexte de l’efficacité des gouvernances, ne permet pas cela car elle donne aux grands partis, même lorsqu’ils sont minoritaires dans l’opinion, le pouvoir de gouverner seuls.
Mais, les choses étant ce qu’elles sont, subsiste encore la possibilité d’intervenir à tous les niveaux. C’est le cas particulièrement dans la gestion communale, pourtant soumise de plus en plus à des tentatives de déplacement des pouvoirs des élus dans des structures de plus en plus technocratiques.
Depuis l’Europe jusqu’à la commune cette tentation est grande d’éloigner l’élu de la volonté populaire. Alors s’agissant d’une élection municipale cela nous interpelle car à ce niveau là, même si cela est insuffisant, chaque citoyen peut prétendre accéder à un poste d’élu et pour le moins à un contrôle de proximité.
Evidemment cela suppose souvent, comme dans tout scrutin à deux tours, des alliances .
Mais voilà que constatons nous, et cela je le dis sans ambiguïté : la plupart des courants politiques locaux souffrent de l’absence d’une réelle implication citoyenne et plus particulièrement dans les milieux les plus défavorisés. Constituer des listes véritablement représentatives devient un casse tête.
A quoi est ce dû ? A la peur de subir les conséquences de son engagement dans son travail notamment, au manque de disponibilité à cause de ses obligations professionnelles, de sa vie familiale, au manque de confiance dans les partis politiques, même en ceux auxquels on accorde sa sympathie. Du coup, absence de prise en compte de l’intérêt général, n’est pas toujours la cause première.
Mais alors on est droit de dire crûment au jeune qui se lamente de ne pas avoir de formation, de travail et donc pas les moyens matériels de vivre dignement et à court terme la perte de cette vitalité d’adolescent ou de jeune adulte : à quoi servent ta résignation ou ta révolte incontrôlée face à ce monde ou la richesse des uns écrase la misère des autres, si ce n’est te préparer à une vie sans perspective ! Pourquoi refuser le combat politique ?
Au père de famille, dans la précarité, exploité dans le travail, s’il n’est pas au chômage, pourquoi tu refuses l’action collective, syndicale ou politique ? N’est ce pas une lourde responsabilité prise pour assurer l’avenir de tes enfants ?
Au retraité, fort d’une vie d’expérience, avec ses erreurs mais aussi ses actes positifs, ses espoirs d’autrefois, sa vision réaliste du présent en rapport avec l’enseignement de l’histoire d’une vie, comment peux-tu, surtout si tu peux vivre sans être obligé de recourir à des revenus complémentaires, rester passifs devant la dégradation de la protection sociale qui te frappe déjà et va atteindre les générations qui arrivent ?
Ce ne sont pas de naïves questions même si l’on sait que tous ont l’esprit embué par les médias. Un temps de réflexion, un regard autour de soi, suffisent pour s’interroger ! Alors agissons contre ces maladies : cécité, surdité, oubli. Et nous vivrons mieux !
Les élections municipales offrent précisément l’occasion de peser dans la construction d’un avenir meilleur ! Et ce n’est pas seulement pour faire des économies que les hommes politiques au service des classes privilégiées, qu’ils en soient conscients ou non, veulent réduire ce pouvoir des communes dont l’existence remonte loin dans l’histoire des hommes et auquel la révolution française à donné toute son importance.
Alors si on y allait, Mesdames (surtout), Messieurs, chers Amis et Camarades. On vous attend. Il y a de la place pour vous !



