• Admin.du Site

  • Archives

Où va notre santé ?

Posté par jacques LAUPIES le 27 septembre 2013

Ancien militant mutualiste je peux témoigner de la dégradation du système de santé laquelle par ailleurs est allée «  de pair avec la mise en cause du rôle des mutuelles et des structures de protection sociale, telle que celle de l’assurance maladie, après que sa gestion ait été soustraite aux représentants des salariés.

Le système mis en place à la libération a joué un rôle essentiel dans le développement d’une offre de soins qui demeure encore relativement des plus performante au monde. Il a été un stimulant pour le développement de l’hôpital public, de la recherche médicale et le développemnt de l’industrie pharmaceutique.

Mais il n’a jamais été admis et accepté par les tenants du libéralisme, pour qui il était intolérable que soit ainsi prélevé sous forme de cotisation sociale une part importante du profit et que, de surcroit, ils n’aient aucune emprise sur son utilisation, pour l’affecter à la réalisation de nouvelles plus-values. Ce qui tout de même ne les a pas empéchés d’en récupérer une partie en tant que prestataires de soins et de médicaments usant ainsi largement des formes libérales de leur économie.

Evidemment peu à peu la « production » médicale et pharmaceutique a remis en question les conventionnements et fait supporter aux usagers (assurés sociaux et malades) un accroissement des dépenses. Sans omettre que les évolutions démographiques autant  scientifiques et techniques ont fortement modifié les couts de l’offre de soins.

Cela ne suffisant pas, par l’intermédiaire des Banques et des Compagnies d’Assurances, la protection sociale autant que le secteur hospitalier ont été investis par un capitalisme qui d’ailleurs s’en est pris au corps médical gestionnaire et parfois actionnaire d’établissements privés qui ont du fermer les portes et céder la place.

Des cliniques ont ainsi disparu et une partie du corps médical s’est paupérisée pendant que naissaient de grands ensembles de soins, plus axés sur les interventions lourdes que sur le traitement des petites pathologies : des soins et prothèses dentaires, optiques ou oto rino qui  frappent particulièrement les personnes agées. L’hôpital public étant sacrifié au privé.

De plus il n’a été tenu aucun compte pour rechercher les financements de l’évolution de la productivité du travail et du nombre de cotisants bien que ce dernier soit pénalisé par le chômage et fait appel à la solidarité fiscale qui évidemment soulage les prélèvements sociaux dans le lieu de production de richesses : l’entreprise.

Résultat : l’égalité face à la maladie, déjà compromise par les différences d’exposition aux risques relevant des professions, du milieu social, se trouve supprimée.

Une grande partie de la population se prive de soins et retarde ceux-ci pour des raisons économiques. La prévention souffre d’un manque de moyens.

Et si l’on n’y prend garde  le secteur lucratif va envahir les régimes d’assurances maladie, de prévoyance, de retraite et d’aide familiale excluant ainsi les plus démunis.

En restant dans le cadre du système libéral, le gouvernement ne peut proposer que des accomodements (certes toujours bons à prendre) comme aujourd’hui le tiers-payant généralisé et hier la CMU pour les plus défavorisés mais il n’empêche que des catégories entières vont devoir ne plus se faire soigner dans des domaines évoqués déjà ci dessus !

Dans le cadre de la pensée unique qui consiste à dire : « Ou prendre l’argent, il n’y en a pas ? »,  l’opinion demeure partagée. Que ce soit l’augmentation des impôts qui heurte les couches moyennes, une propagande effrénée rendant responsables les populations immigrées, on assiste à de stupides réactions contre toute mesure positive comme précisèment le tiers payant au prétexte d’abus prévisibles.

N’ai je pas vu et entendu récemment des retraités aisés (cadres, commerçants) qui ont pu bénéficier des politiques passées en matière sociale, faisant d’un chômage soi disant « professionnel », de l’usage abusif des médicaments, de la délinquance croissante, les responsables du manque de ressources de l’état et mettant ces épiphénomènes d’une crise organisée en exergue, totalement pantois lorsqu’on leur parle des 50 milliards d’euros de fraude fiscale et des dividendes que s’octroient les actionnaires des multinationales et autres.

Il serait grand temps que s’engage une autre orientation politique à gauche dans ce pays, qu’elle soit ensuite popularisée car  les oppositions de droite gagnent du terrain en spéculant sur l’absence de réformes profondes et en retournant les rares tentatives d’amélioration contre la gauche.

Les électeurs de gauche doivent intervenir et rappeler aux partis et organisations qu’ils soutiennent malgré tout, que rien n’aboutira sans eux.

 

 

 

Où va notre santé ? dans POLITIQUE 2013-09-27une-hq

L’Humanité du vendredi 27, samedi 28 et dimanche 29 septembre 2013

Social-Eco -           humanitefr inégalités de soins dans POLITIQUE le 27 Septembre 2013

 

Dans l’Humanité des débats: Sécurité sociale, la saignée

Mots clés : l’humanité,                           sécurité sociale,                           assurance maladie,

 

 

Le gouvernement prévoit le retour du « trou » de la Sécurité sociale à  son niveau d’avant la crise, avec 12,8 milliards d’euros de déficit en  2014. Mais pour y parvenir, il décide un tour de vis sans précédent sur  le budget de l’assurance maladie, ponctionne les retraités et les  familles.

A lire dans notre édtion:

  • Les dépenses de santé encore rabotées: décryptage
  • Malade d’un déficit de recettes
  • Ma santé n’est pas une variable d’ajustement, l’édito de Patrick Apel-Muller

A découvrir aussi:

Front de gauche: Pierre Laurent veut des actions parlementaires et de terrain

Le parti écologiste en pleine crise de mutation

Hollande à Florange pour un coup de com’, repoatge de notre envoyée spéciale

Ecole: Peillon piégé par les rythmes scolaires

ONU: marathon pour une résolution, analyse de notre envoyé spécial

DANS L’HUMANITÉ DES DÉBATS >>>Où la France de demain s’invente-t-elle? La réponse des représentants des fondations et clubs de réflexion (Gabriel-Péri, Res publica, Jean-Jaurès, Copernic, Terra Nova,  Fondation pour l’innovation politique, Fondation pour l’écologie  politique) >>>Le féminisme s’exprime-t-il à plusieurs voix? Avec Djemila Benhabib (journaliste), Clémentine Autain (Mix-Cité), Marie Moinard (éditions Ronds dans l’O) >>>Histoire: Claude Bernard, philosophe et médecin malgré lui. >>>Vos tribunes, critiques de livre, courier des lecteurs et le Bloc-Notes de Jean-Emmanuel Ducoin

Réchauffement climatique: le GIEC révèle son dernier cru; « Mettre les politiques face à leurs responsabilités », entretien avec Pascale Delecluse (Météo France et Giec); Le réchauffement climatique, concrètement, qu’est-ce que c’est ? Quels en seront les effets près …

Cyclisme: nouveau cycle ou rétropédalage à l’Union cycliste internationale?

Rap: avec Urban Peace, rimes et grooves au Stade de France

Médias: guerre des chaînes au bonheur du sériephile

L’Humanité en version numérique

 

 

 

 

Gabon, Environnement, Touri... |
Site des Jeunes Tassilunois |
Histoire d'Europe |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | RETROVISEUR SANSALVATORIEN
| larurale
| Droit Administratif des Bie...