• Admin.du Site

  • Archives

Allocation d’autonomie

Posté par jacques LAUPIES le 22 avril 2013

Je crois avoir souvent évoqué la nécessité de satisfaire les jeunes en leur accordant une allocation d’autonomie. Pas seulement aux étudiants mais à tous les jeunes en situation de formation.

Je crois même avoir indiqué que cette allocation ne devait pas être soumise à des plafonnements de ressources familiales et que, si se posait la question de son financement, il incombait de règler la question par l’impôt en fonction du revenu des familles ou des personnes. Quand on parle autonomie, cette autonomie ne peut être réalisée qu’en fonction d’un droit accordé à chaque jeune qui doit avoir la possibilité de s’émanciper de l’intervention familiale.

Ce financement serait possible si une grande réforme fiscale permettait de prèlever la part de ressources acquises au delà des tranches existant actuellement.

Mais cela ne viendra pas tout seul.

 

Allocation d'autonomie dans POLITIQUE 2013-04-22eric-zemmour

Eric Zemmour, réélu à la présidence de l’UNEF ce week-end

Société -           humanite dans POLITIQUE le 22 Avril 2013

83e congrès de l’Unef

Emmanuel Zemmour: «S’il le faut, l’UNEF ira à la confrontation »

Mots clés : Universités,                           étudiants,                           entretien,                           emmanuel zemmour,                           vincent peillon,                           UNEF,                           geneviève fioraso,                           éducation nationale,                      

 

 

Le 83e congrès de l’Unef s’est clôturé dimanche. Réélu à la tête du syndicat étudiant, Emmanuel Zemmour promet une rentrée «difficile» si plusieurs mesures d’urgence ne sont pas prises.

Dans quel état d’esprit les militants de l’Unef ressortent-ils de ce congrès ?

Emmanuel Zemmour. L’Unef a la volonté de tenir les deux bouts. Montrer qu’elle est capable d’ouvrir des portes, mais aussi d’être ferme et de hausser le ton lorsque c’est nécessaire, comme aujourd’hui. Le message principal de ce congrès est ainsi adressé au gouvernement. On lui fixe clairement l’échéance de la rentrée 2013 pour qu’il mette en place des mesures d’urgence et lance enfin certains chantiers incontournables. Sinon, la rentrée risque d’être très difficile…

 

Sur quels points l’attendez-vous particulièrement ?

Emmanuel Zemmour. Nous voulons que l’allocation d’autonomie se mette en place durant le quinquennat. Mais nous attendons, dès septembre, un premier pas, un début de montée en charge. Ensuite, parmi les mesures d’urgence, nous souhaitons récupérer les 200 millions d’euros qui ont été pris par le gouvernement en octobre dernier sur le budget des aides familiales et qui n’ont jamais été reversés aux étudiants. Une rentrée réussie, ce sont aussi des frais d’inscription qui n’augmentent pas, tout comme les tarifs sociaux des Crous. En clair, une rentrée où nous pourrons constater que nos conditions de vie sont meilleures que celles de 2012.

 

La ministre de l’Enseignement supérieur, Geneviève Fioraso, vous a assuré que l’allocation d’études promise par François Hollande serait mise en place lors du quinquennat. Ces propos vous ont-ils rassuré ?

Emmanuel Zemmour. Ils ont surtout renforcé notre combativité pour aller la chercher. Car, avec cette déclaration, l’idée même de créer une allocation change de dimension: elle passe du simple statut de promesse électorale à un véritable enjeu du dialogue social entre la ministre et les étudiants…

 

Comment l’Unef réagira 
si elle n’est pas entendue 
à la rentrée ?

Emmanuel Zemmour. Pour l’instant, on ne veut présager de rien. Mais nous ferons le point en octobre prochain pour voir si le gouvernement a répondu présent ou pas. Et si l’on constate que la rentrée 2013 est plus dure que celle de 2012, nous serons bien obligés d’acter un renoncement du gouvernement. Dans ce cas, nous n’hésiterons pas à entrer en confrontation avec lui car il serait inacceptable qu’un président de la République qui affirme sans cesse que la jeunesse est sa priorité ne s’engage pas plus pour elle.

 

Un an après l’élection 
de François Hollande, constatez-vous de la déception chez les militants de l’Unef ?

Emmanuel Zemmour. Il y a de la déception, c’est évident. Il ne faut pas oublier que François Hollande a été élu en s’appuyant sur nos colères, nos organisations et nos revendications. Il ne peut pas ne pas y répondre une fois élu. Cela dit, s’il est vrai que le climat est lourd chez les étudiants, qu’il y a individuellement de la colère, collectivement, nous sommes plus optimistes car nous savons qu’ensemble nous avons la capacité de faire bouger les choses.

Salah Hamouri au Congrès. Les délégués,  debout, ont longuement ovationné Salah Hamouri : « Palestine vaincra !  Palestine vivra ! » L’ancien prisonnier politique des geôles  israéliennes, libéré le 18 décembre 2011, était samedi l’invité du  congrès de l’Unef. « La jeunesse palestinienne rêve 
d’un pays libre et  indépendant », rappelle l’étudiant franco-palestinien. Aux  congressistes : « La situation s’aggrave sur place 
et nous avons besoin  de votre mobilisation, de votre solidarité. Cent sept prisonniers  politiques sont détenus depuis plus de vingt ans. » Au moment de sa  libération, Salah Hamouri a pris un engagement : « J’ai promis à mes  camarades détenus que je continuerai 
le combat pour le peuple  palestinien et leur libération. »

  • A lire aussi:

Les universités au régime sec

« La loi Fioraso est une occasion perdue », entretien avec la présidente de Paris-VIII, Danielle Tartakowsky

Entretien réalisé par Laurent Mouloud

Publié dans POLITIQUE | Commentaires fermés

Relevé dans Midi Libre

Posté par jacques LAUPIES le 22 avril 2013

 

La bronca du PCF au Sénat, une épine dans le pied du gouvernement.

La bronca du PCF au Sénat, une épine dans le pied du gouvernement. (AFP)                       

Les sénateurs communistes, furieux du déroulement du débat sur le projet de loi sur l’emploi, ont retiré samedi soir tous leurs amendements et quitté la séance.

C’est ce qu’on appelle un coup d’éclat ! Les sénateurs communistes, furieux du déroulement du débat sur le projet de loi sur l’emploi, ont retiré samedi soir tous leurs amendements et quitté la séance. Alors qu’ils défendaient pied à pied leur position hostile au texte en multipliant les prises de parole, le gouvernement a décidé de demander un vote bloqué, procédure parlementaire qui empêche le vote sur chaque amendement au profit d’un vote global à la fin de l’examen de tous les amendements.

Plus de 400 amendements déposés

Relevé dans Midi Libre dans POLITIQUE icn_publiciteempty dans POLITIQUE

« C’est un acte grave qui ne restera pas sans conséquences et sans lendemains, nous n’acceptons pas cette parodie de débat », a lancé la présidente du groupe CRC (communiste) Eliane Assassi. « Vous ne vouliez pas d’un débat au Sénat. Vous avez choisi de mettre fin au débat de manière violente, excessive »,  » alors que nous vous démontrions point par point que ce projet de loi, l’accord qu’il reprend, est un accord largement favorable aux intérêts patronaux », a-t-elle ajouté.

Les sénateurs communistes avaient déposé plus de 400 amendements. Le sénateur écologiste Jean Désessard a alors demandé une suspension de séance. « Je regrette la décision du gouvernement, je comprends les communistes, je regrette cette situation qui a conduit à ce qu’on ne puisse pas débattre des amendements », a-t-il déclaré à la reprise des débats. La sénatrice Marie-Noëlle Lienemann, une des rares socialistes à s’opposer au texte qu’elle juge « déséquilibré », a également retiré ses amendements critiquant le recours au vote bloqué. La discussion a ensuite repris dans un hémicycle désert et dans un climat pesant sans que Michel Sapin n’ait répondu aux communistes.

Le groupe CRC a déjà fait échouer l’examen de plusieurs projets de loi

Le vote du texte devait après ce retrait d’amendements intervenir dans la nuit. La gauche ne dispose que de six voix d’avance au Sénat et le gouvernement y a besoin de toutes ses composantes pour faire passer ses textes. Le groupe CRC, fort de 20 membres, a déjà fait échouer l’examen de plusieurs projets de loi au Sénat, comme les lois de finances pour 2013 ou la réforme des scrutins locaux.

Publié dans POLITIQUE | Commentaires fermés

Les barricades n’ont que deux côtés (Elsa Triolet)

Posté par jacques LAUPIES le 21 avril 2013

Lorsque à diverses reprises nous indiquons dans ce blog que la seule issue crédible à la crise politique actuelle résiderait dans la constitution d’un gouvernement ancré à gauche, constitué par une équipe prête à apppliquer une politique radicalement à gauche, nous ne nous prenons pas pour de grands stratèges de la politique. C’est une évidence qui inquiète nos adversaires.

Lorsque nous affirmons que localement il y a une même démarche à entreprendre pour les élections municipales et qu’il s’agit de rassembler de la gauche la plus extrême jusqu’au PS en passant par le Front de Gauche dont nous sommes partie prenante en tant que communistes, nous ne jouons pas à ces mouches du coche que nous évoquions ici même hier.

S’il convient d’expliquer que certains socialistes sont des sociaux libéraux dont il y à désespérer, que les centristes sont de droite et que la droite se recompose en deux courants qui se déplacent vers le centre et vers son extrême lequel extrême se livre à un ratissage complet de la gauche à la droite, il faut aussi penser qu’objectivement il y a une population qui ne sait plus devant ce qui leur apparait comme un micmac, à quel saint se vouer (si jose dire)

Dans ces conditions il faut lui rappeler – à cette population et donc à nous mêmes – que par delà le micmac, local ou national, elle existe et que c’est elle la force déterminante qui doit se prendre en main. Et qu’existe ce qui est indispensable :  des courants politiques républicains et progressistes prêts, non pas à leur déballer un catalogue de promesses auxquelles ils risquent de ne pas croire, mais disposé à leur apporter l’organisation d’une réflexion politique, de leur réflexion politique !

Cela vaudrait bien mieux de se laisser séduire par des offres mégotées qui d’avance sont soumises à restriction puisque conditionnées par l’austérité, les charges supplémentaires et les caisses vides dont on nous rabat les oreilles de mleur soi disant existence..

L’impôt injuste (TVA et impôts locaux) quelque 50 milliards d’évasion fiscale, l’argent des banques qui va ou il ne devrait pas aller (sur les marchés financiers) cela concerne la vie d’une ville qui étouffe, comme bien d’autres hélas, sous le poids du chômage et de la vie chère.

Alors oui on peut toujours trouver que les trottoirs coûtent cher, que l’aide sociale dépense trop, que les rues sont trop sales, que les attributions de logement sont discriminatoires, que l’eau est chère et mal gérée, que les emplois se trouvent par copinage, que sais-je encore, mais le mal n’est pas que local et les français ne vont pas se priver de nous le rappeler.

Et si nous ne leur apportons pas une REPONSE POLITIQUE ou du moins si nous laissons les autres apporter leurs réponses  fondées sur les apparences, oublieux des responsabilités du système actuel, éloignées de toute « révolution citoyenne » la différence ne sera pas faite.

Car ne nous y trompons pas il y a EUX ET NOUS. La bataille pour les élections municipales comme celle qu’il faut livrer nationalement reposent sur cette opposition entre un rassemblement très large A LA BASE des forces progressistes POUR UNE INVERSION RADICALE dans la recherche des ressources et l’instauration de nouvelles institutions POUR UNE AUTRE PRATIQUE POLITIQUE !

Les barricades n’ont bien que deux côtés !

http://www.humanite.fr/souscription-durgence-pour-sauver-lhumanite-520399

Les barricades n'ont que deux côtés (Elsa Triolet) dans POLITIQUE 2013-04-21lienemann-hollande

Marie-Noëlle Lienemann, signataire du document, en compagnie de François Hollande (archive)

Politique -           humanitefr dans POLITIQUE le 21 Avril 2013

 

L’aile gauche du PS propose un vrai changement à François Hollande

Mots clés : austérité,                           parti socialiste,                           marie-noëlle lienemann,                           plan de relance,                           politique budgétaire,                           jerome guedj,                           emmanuel maurel,                           Maintenant la gauche,                           daniel vasseur,                           david cayla,                      

 

 

Le courant du Parti socialiste « Maintenant la gauche » présente ce lundi un document programme de mesures afin de « s’affranchir d’une certaine orthodoxie libérale et budgétariste ».

Cosigné de la sénatrice Marie-Noël Lienemann, d’Emmanuel Maurel, premier  signataire de la motion de l’aile gauche au congrès de Toulouse, du  député Jérôme Guedj, et des économistes Daniel Vasseur et David Cayla,  tous membres du courant « Maintenant la gauche », ce « plan de relance écologique et social pour la France et pour l’Europe » mobiliserait 43 milliards d’euros en deux ans et permettrait de créer ou préserver 500.000 emplois.

Plan de relance

« Comme dans les années 30 aux Etats-Unis, la politique économique est redevenue restrictive trop tôt et, comme dans les années 30, il faut s’affranchir d’une certaine orthodoxie libérale et budgétariste pour mettre en oeuvre avec détermination un plan de relance, au moment où il est à la fois le plus nécessaire mais aussi le plus efficace, afin de sortir l’économie de cette spirale récessive », écrivent-ils dans ce document de trente pages qui va être présenté au Sénat lundi..

Et de proposer « un plan de relance sur deux ans de 43 milliards d’euros », soit « 2 points de PIB, dont seulement 28 milliards d’euros financés sur fonds publics, qui constituerait le pendant du pacte pour la compétitivité adopté fin 2012″. Selon leurs calculs, « il permettrait d’augmenter le PIB de 3,3 points et de créer ou préserver environ 500.000 emplois ».

Ce plan est fondé sur trois piliers:

  1. « la relance de la consommation populaire: des mesures immédiates pour une reprise à court terme »,
  2. « la relance par des investissements publics et des grands projets mobilisateurs soutenant la réindustrialisation pour un redressement à moyen terme »
  3. « une réforme fiscale fondatrice garante d’une croissance à long terme ».

La relance de la consommation passerait notamment par une amélioration « temporaire de l’indemnisation du chômage et du chômage partiel dans les entreprises » et une revalorisation des aides sous condition de ressources » pour les jeunes.

La « réindustrialisation du pays » serait pour sa part fondée sur « l’innovation et la qualité », avec « la construction d’infrastructures de transport (lignes à grande vitesse, canaux, fret ferroviaire, tramways), « la montée en puissance des filières industrielles nécessaires à la transition énergétique, ou encore de la voiture électrique » et le soutien du secteur BTP via « une prime à l’achat de logements neufs » pour les plus modestes.

L’austérité du gouvernement

Les auteurs précisent que « l’apport de l’Etat pourrait donner lieu à l’émission d’un emprunt national »permettant d’ »agir à un moment décisif pour notre économie ». Ce plan fait suite à une résolution publique sur ce sujet adoptée lors d’une réunion du courant « Maintenant la gauche » début février. Il survient alors que le gouvernement a présenté sa feuille de route politique à la Commission européenne lors du dernier conseil des ministres. Un document qui fait la part belle à la réduction des déficits à travers des coupes dans les services publics et les interventions de l’Etat.

  • A lire aussi:

Jean-Paul Fitoussi: « Sans remise en cause de la politique d’austérité, le malade mourra guéri »

Publié dans POLITIQUE | Commentaires fermés

La mouche du coche

Posté par jacques LAUPIES le 21 avril 2013

J’aime bien recourir au talent de Jean de la Fontaine lorsqu’il m’arrive de constater que ses fables traduisent avec une grande habileté des comportements intraduisibles.

Outre ces « hauts » personnages des médias qui viennent  nous abreuver de leurs conseils lorsque nous sommes dans l’effort et dans la peine, on retrrouve parfois autour de nous  ces bavards impérissables qui voudraient, à la faveur d’une côte à grimper, nous dire ce qu’il convient de faire ou de ne pas faire quand ils ne nous prêtent pas des intentions de défaire…

 

La mouche du coche dans POLITIQUE p1000823-300x225

Dans un chemin montant, sablonneux, malaisé,
Et de tous les côtés au Soleil exposé,
Six forts chevaux tiraient un Coche.
Femmes, Moine, vieillards, tout était descendu.
L’attelage suait, soufflait, était rendu.
Une Mouche survient, et des chevaux s’approche ;
Prétend les animer par son bourdonnement ;
Pique l’un, pique l’autre, et pense à tout moment
Qu’elle fait aller la machine,
S’assied sur le timon, sur le nez du Cocher ;
Aussitôt que le char chemine,
Et qu’elle voit les gens marcher,
Elle s’en attribue uniquement la gloire ;
Va, vient, fait l’empressée ; il semble que ce soit
Un Sergent de bataille allant en chaque endroit
Faire avancer ses gens, et hâter la victoire.
La Mouche en ce commun besoin
Se plaint qu’elle agit seule, et qu’elle a tout le soin ;
Qu’aucun n’aide aux chevaux à se tirer d’affaire.
Le Moine disait son Bréviaire ;
Il prenait bien son temps ! une femme chantait ;
C’était bien de chansons qu’alors il s’agissait !
Dame Mouche s’en va chanter à leurs oreilles,
Et fait cent sottises pareilles.
Après bien du travail le Coche arrive au haut.
Respirons maintenant, dit la Mouche aussitôt :
J’ai tant fait que nos gens sont enfin dans la plaine.
Ca, Messieurs les Chevaux, payez-moi de ma peine.
Ainsi certaines gens, faisant les empressés,
S’introduisent dans les affaires :
Ils font partout les nécessaires,
Et, partout importuns, devraient être chassés.

Publié dans POLITIQUE | Commentaires fermés

Cohn Bendit : un cas d’école ?

Posté par jacques LAUPIES le 20 avril 2013

Je serais presque d’accord avec Cohn Bendit ! Pourtant je n’ai jamais trop apprécié son discours alternant entre un gauchisme de jeunesse, auquel il semble avoir renoncé, et un libéralisme qu’il n’a sûrement pas quitté mais qui le met mal à l’aise, autant que ses fluctuations parmi les verts dont il a été un temps un inspirateur ou encore la social démocratie avec qui il a fraye.

Bref ce qui compte c’est le présent. Nous sommes tous soumis à des évènements qui peuvent nous conduire à inverser nos tendances politiques toujours empreintes d’un peu de dogmatisme et de beaucoup d’opportunisme sans doute.

Et puis, nous trouvons en face de nous tant de prétentions issues de pensées qui se voulant originales reprennent inconsciemment plus souvent les discours de la veille omettant d’y associer l’analyse des situations présentes, sans lesquelles une prospective intelligente n’est guère possible, que l’on peut comprendre la recherche d’une prise de recul individuel.

Quel que soit son engagement politique, celui qui l’a animé un temps a accumulé une expérience précieuse faite bien sur de réussites mais aussi d’échecs.

On le croit seul dans sa reflexion, au pire atteint de schyzophrénie (psychose délirante caractérisée par une perte de contact avec la réalité et une dissociation de la personnalité indique le dictionnaire) et le voilà à la merci des gens de son propre camp lesquels vont le bannir ou l’encenscer en fonction des éléments concrets que sont les situations économiques et sociales que nous vivons.

Que des hommes ou des femmes en situation d’exercer un pouvoir, à quelque niveau que ce soit, prennent de la distance avec les éléments qui les ont soutenus ou supportés, cela leur donne une certaine liberté, pour ne pas dire une libération. Cela vaut bien une obstination à vouloir être entendu même si peu écouté.

Je n’ai pas lu le dernier livre de Cohn Bendit mais je suis sûr qu’il y a intérêt à le faire. Il traite m’a-t-on dit de l’inadaptation des partis politiques à l’évolution de notre société.

Encore faudrait-il savoir quels sont les partis politiques les plus inadaptés ? Ceux qu’a pu fréquenter Cohn Bendit et ceux avec lesquels il a fait des compromis sont semble-t-il dans son colimateur ! Ou ceux qui, contre vents et marées, restent attaché à la libération de l’homme (ou de la femme) en les libérant de l’exploitation de leur force de  travail ?

 

Cohn Bendit : un cas d'école ? dans POLITIQUE cohn_bendit

Daniel Cohn-Bendit (archive)

Politique -           humanitefr dans POLITIQUE le 20 Avril 2013

Cohn-Bendit: « La social-démocratie est désemparée face à la crise »

Mots clés : eelv,                           austérité,                           parti socialiste,                           front de gauche,                           jean-luc mélenchon,                           crise de l’euro,                           François Hollande,                           daniel cohn-bendit,                           transition écologique,

En pré-retraite politique, le député écologiste au Parlement européen distribue ses coups de griffe à François Hollande, aux Verts et à Jean-Luc Mélenchon.

Daniel Cohn-Bendit, qui veut prendre sa retraite politique, affirme, dans un entretien au Monde de samedi, que « la social-démocratie française, et plus généralement la social-démocratie européenne, n’ont pas su se renouveler » et « sont désemparées face à l’ampleur de la crise ». Extraits:

  • Hollande sans projet d’avenir

« François Hollande s’en tient à la méthode Coué. Il dit que la rigueur budgétaire va permettre de faire baisser la dette et que, lorsque la croissance reviendra, la gauche pourra redistribuer plus justement. Il ne voit pas que, même si la croissance revient, on ne reviendra pas au monde d’avant« , explique-t-il.

« La globalisation des crises économique, financière et écologique remet en cause l’idée traditionnelle de répartition des bénéfices de la croissance. C’est une économie nouvelle qu’il faut bâtir, une économie capable d’assumer la transition industrielle et énergétique. Si on se place dans cette perspective, faire croire qu’on peut sauver Florange ou Aulnay n’a pas de sens », ajoute Daniel Cohn-Bendit.

  • La même politique que Sarkozy

« Globalement, il y a une paresse de la gauche », estime le député européen, qui demande « où est passée la grande réforme fiscale » de François Hollande, ou ce « qu’est devenue son idée de République contractuelle », qui « aurait pu déboucher sur une vraie décentralisation ».

« Il aurait fallu trancher, oser affronter le groupe socialiste. Il ne l’a pas fait. Sur le cumul des mandats, c’est pareil, il y va à reculons. Sur le droit de vote des étrangers, il a renoncé à la bataille alors qu’il aurait pu la mener, quitte à la perdre », énumère ensuite Daniel Cohn-Bendit. « Même si cela n’est pas vrai, on a l’impression que la seule chose que son gouvernement fasse est de reprendre à son compte une politique budgétaire libérale pour tenter de démontrer qu’il a été plus efficace que Nicolas Sarkozy », explique-t-il.

  • Mélenchon et l’outrance

Selon lui, en face d’un « fort durcissement de la droite dure qui est contagieux pour toute la droite », il y a une « une démoralisation politique de la société de gauche face aux difficultés du gouvernement à juguler la crise ». Et « le seul qui à gauche essaie « de tenir front », Jean-Luc Mélenchon, le fait de façon tellement outrancière, tellement adémocratique, qu’il participe au processus », juge-t-il.

  • Les Verts pas crédibles

Quant aux Verts, dont il s’est éloigné, Daniel Cohn-Bendit juge qu’ils « portent un discours novateur mais ils sont politiquement trop faibles et la manière dont ils s’y prennent, en disant qu’ils savent tout sur tout, ne les rend pas crédibles ».

  • A lire aussi:

L’autoritarisme européen ne choque pas Daniel Cohn-Bendit

Daniel Cohn-Bendit fait le grand écart politique et règle des comptes

S.G.

Publié dans POLITIQUE | Commentaires fermés

12345...8
 

Gabon, Environnement, Touri... |
Site des Jeunes Tassilunois |
Histoire d'Europe |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | RETROVISEUR SANSALVATORIEN
| larurale
| Droit Administratif des Bie...