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Lecture…Et écriture

Posté par jacques LAUPIES le 3 mars 2013

Je n’ai pas le temps le sujet m’intéresse beaucoup j’y reviendrai demain

Lecture...Et écriture dans POLITIQUE jean-claude-carriere

 

Culture – humanite dans POLITIQUE le 1 Mars 2013

l’humanité des débats. l’entretien

Jean-Claude Carrière : « On n’a jamais autant lu, contrairement à l’idée reçue… « 

Mots clés : musique,           édition,           entretien,           jean-luc godard,           fritz lang,           umberto eco,           milos forman,           jacques tati,           pierre Étaix,           luis buñuel,           peter brook,      

 

Écrivain, scénariste, dramaturge, Jean-Claude Carrière (quatre-vingt-un ans) est toujours entre deux films, deux pièces ou deux livres. Mais c’est avant tout un conteur, toujours une anecdote ou une citation à la bouche. Ses livres les plus récents sont Mémoire espagnole (Plon) et Désordre (André Versailles). En juin, il publie un entretien avec Jean-Jacques Rousseau (Plon). 

Pourquoi avoir écrit ce dialogue 
avec Jean-Jacques Rousseau ?

Jean-Claude Carrière. Parce qu’on me l’a proposé… C’est le nom de la collection : « Entretiens avec… ». Et parce que nous ne sommes d’accord sur rien. Ça m’a intéressé. Il y a eu un Marx, entre autres, si ça vous intéresse…

Aujourd’hui, l’édition classique (papier) 
semble très inquiète par l’avènement 
du numérique. En septembre, l’Appel des 
451 (auteurs) s’opposait à Amazon, et Google est dans la ligne de mire. La question semble plutôt concerner les droits d’auteur 
(comme pour la musique) – l’argent, quoi – 
que l’avenir de la création littéraire. 
Vous avez écrit un livre, avec Umberto Eco, intitulé N’espérez pas vous débarrasser 
des livres, en 2009 (Grasset). Votre opinion 
sur le sujet a-t-elle évolué ?

Jean-Claude Carrière. Je n’ai pas signé l’Appel des 451. Pour la simple et bonne raison que Umberto et moi ne sommes pas des adversaires des nouvelles technologies numériques. Nous avons des ordinateurs depuis vingt-cinq ans, alors que nous sommes des octogénaires tous les deux. Apprendre à se servir des nouvelles technologies est très simple. On oublie de dire que pour notre génération, c’est une sorte de miracle. J’ai connu les gommes, les effaceurs blancs qui débordaient et les machines à écrire avec carbone salissant… Et en même temps nous adorons l’objet livre qui, en soi, est un objet parfait. Nous avons des tablettes e-book, mais on s’en sert peu. Vous remarquerez qu’elles ont le format de livres. Pour l’instant, la lecture électronique n’a pas eu le succès escompté.

Lorsqu’une prétendue visionnaire, au sommet de Davos, prévoit la fin du livre, et de la presse écrite au passage, elle ne fait que pronostiquer un échec commercial, industriel…

Jean-Claude Carrière. Oui, elle oublie que l’e-book… est un book ! C’est absurde. Il est difficile, voire impossible de prévoir l’avenir. Par contre, en cas de panne d’électricité, ou de piles… Prévoir un plan B. (Rires.) Vous imaginez bien que le texte du Mahabharata (un des plus longs poèmes du monde – NDLR), je le transporterais aujourd’hui sur tablette…

La révolution numérique est même salutaire, expliquez-vous, avec Umberto Eco…

Jean-Claude Carrière. Sans elle, des documents précieux seraient détruits, comme pour les films cinématographiques. Lorsque je dirigeais la Femis, j’expliquais aux étudiants que certains de mes propres films, des années quatre-vingt, sont détruits à jamais. Heureusement qu’il y a l’INA (Institut national de l’audiovisuel – NDLR). Le papier, comme la pellicule, est périssable. Même l’Encyclopedia Britannica est passé au numérique ! Plus la peine de s’encombrer avec des tonnes de livres pour étudier ou travailler… Pour la documentation, les archives, la révolution numérique est une bénédiction. En plus, on n’a jamais autant lu, contrairement à l’idée reçue… Partout, tout le temps. Dans la rue, dans les trains, le métro, l’avion, avec les fameuses tablettes. Non seulement, on lit davantage mais avec un alphabet plus compliqué qu’avant… Des signes nouveaux sont arrivés, comme l’arobase, etc. Notre répertoire ne s’est pas amenuisé. Quand je vois la rapidité de ma fille de dix ans, je suis fasciné. Ce n’est pas un frein pour l’activité cérébrale, au contraire. La véritable question n’est pas là.

Alors quelle est-elle ?

Jean-Claude Carrière. Ce n’est pas : est-ce que l’ordinateur va remplacer le livre papier ?, mais est-ce qu’un livre va remplacer un autre livre, finalement ? Car l’e-book reste un livre, je le répète… Ils vont même jusqu’à reproduire le son de la page qu’on tourne ! Les livres actuels ne vont pas tenir trente ans ! Parce que ce n’est plus du bon papier ni de la véritable encre… Nous allons créer d’autres matières pour les pages, tout simplement.

On s’inquiète surtout de savoir si les enfants vont cesser de lire ?

Jean-Claude Carrière. La réponse est non. Ils lisent toujours… Des livres de vampires, peut-être, mais ils lisent. Sur i-Pad ou autre chose… L’autre problème, c’est : est-ce que l’activité de l’esprit que nous mettons à lire un livre développe l’activité neuronale ou pas ? Moi, par exemple, j’ai fait du latin. A priori, ça ne me sert à rien. Or ça fait fonctionner certaines capacités de mon cerveau qui sans cela ne fonctionneraient pas.

Vous n’êtes donc pas du tout inquiet ?

Jean-Claude Carrière. Aucunement. Je me souviens que lorsque les premiers ordinateurs ont été commercialisés, une association d’écrivains américains soulevait le fait que le texte étant tout de suite quasiment imprimé, cela empêchait de bien travailler, de ne plus corriger. En écrivant sur le clavier, je pense au contraire que je corrige mieux et que je peux toujours améliorer mes textes.

Il y a tout de même ce producteur américain, chez qui vous trouvez une mini-bibliothèque contenant les « chefs-d’œuvre de la littérature mondiale in digest form »…

Jean-Claude Carrière. Je n’en revenais pas ! Guerre et Paix en cinquante pages, tout Balzac en un volume… Il existe aussi de fausses bibliothèques, avec des dos de livres, pour décorer… Je travaillais avec Milos Forman, à l’époque, à New York, et nous nous amusions à imaginer des digest forms de Fritz Lang. Metropolis est le premier film que j’ai vu, enfant… J’étais à la fois fasciné et effrayé en même temps. Lang raconte que lorsque Goebbels l’a convoqué, dans son bureau, pour lui proposer de prendre la direction du cinéma allemand, il a tout de suite pris la décision de quitter le pays. Il y avait un beffroi, de l’autre côté de la rue, avec une horloge qui marquait 15 h 40. Il s’est demandé s’il aurait le temps d’aller chercher son argent avant 16 heures… Finalement, il est parti sans argent.

On vous dit prolifique. Écrivez-vous davantage 
et plus vite avec les ordinateurs ?

Jean-Claude Carrière. Non. Je travaille toujours sur deux ou trois projets par an. Un sur trois se fera, en moyenne. Je ne suis pas un si gros travailleur que ça… Mais, comme disait Brassens, « sans technique, un don n’est rien qu’une sale manie ».

Comment un fils de paysan viticulteur d’un petit village de l’Hérault a-t-il pu travailler avec les plus grands réalisateurs du siècle dernier : Jacques Tati, Pierre Étaix, Luis Buñuel, Jean-Luc Godard, et Peter Brook au théâtre ?

Jean-Claude Carrière. Je suis un pur produit du système éducatif de la IIIe République. Mes deux institutrices ont demandé à ce que j’obtienne une bourse parce que je travaillais bien à l’école. Il n’y avait pas un livre ni une image à la maison… Il y a eu aussi un oncle, par alliance, instituteur, qui m’a guidé dans sa bibliothèque. Il me disait : « Tu peux tout lire, sauf ça, ça et ça »… Évidemment, dès qu’il avait le dos tourné, je lisais les interdits. Et il le savait très bien.

Vous n’écrirez jamais vos mémoires, écrivez-vous dans Désordre. Pourquoi ? Avec tout ce que vous avez vécu ? Tous ces grands artistes avec qui…

Jean-Claude Carrière. (Il nous coupe la parole.) La barbe ! Je préfère vivre qu’écrire ma vie. Écrire son autobiographie, c’est s’accorder beaucoup d’importance ! Je ne suis pas Chateaubriand… J’ai écrit trois livres sur diverses périodes de ma vie. Que j’ai choisies. Un sur l’enfance, le Vin bourru (Plon, 2000), qui raconte Colombières-sur-Orb (Hérault), la Paix des braves (Belfond, 1989), sur ma guerre d’Algérie (le seul film tourné sur place), et le troisième, c’est les Années d’utopie (Plon), sur Mai 68. J’en ferai peut-être un autre…

Votre credo n’est-il pas la curiosité et la liberté, avant tout ? Vous êtes devenu un érudit sans
le savoir, comme Monsieur Jourdain avec 
sa prose… Une bibliothèque vivante.

Jean-Claude Carrière. J’aime la liberté de ne pas savoir ce que je vais faire dans les prochains mois, comme en ce moment. Alexandra Lamy (la femme de Jean Dujardin), que vous venez de voir sortir de chez moi, est une Cévenole. Elle aimerait faire un film sur les camisards… C’est intéressant, mais on verra bien. Comme ça touche au fanatisme religieux, ça m’intéresse.

Vous n’êtes jamais angoissé par l’avenir…

Jean-Claude Carrière. Il ne faut pas dire ça. J’ai eu des périodes très difficiles dans ma vie. J’ai écrit un livre sur le sujet, Mon chèque (Plon, 2010) : les chèques n’arrivent jamais quand on les attend, comme vous le savez. C’est comme ça depuis cinquante ans. J’en attends un au moment où je vous parle… Maintenant, je touche ma retraite, donc ça va, mais comme j’ai pris la décision assez tard de vivre de ma plume, vers trente ans, après de longues études, ce fut très dur. J’ai publié Lézard (épuisé mais lisible sur e-book, sic ! – NDLR), mon premier roman, en 1957, dans l’indifférence quasi générale. Puis, coup de chance, je rencontre Jacques Tati et Étaix… Mon éditeur, Robert Laffont, avait signé un contrat avec Tati pour tirer deux livres des Vacances de Monsieur Hulot… Tati a choisi le mien. Ma rencontre chez lui m’a beaucoup impressionné. Il ne me regardait pas dans les yeux et mettait sa main devant sa bouche pour parler. Il n’avait pas lu mon chapitre… C’est Étaix qui l’avait lu. Ce fut la journée décisive de ma vie. Il m’a demandé ce que je savais du cinéma… Je ne savais rien ! Il a demandé à sa monteuse, Suzanne Baron, de m’emmener voir comment se fabriquait le cinéma. Dans une salle de montage, pas sur un plateau. Aujourd’hui encore, j’adore le montage. Il y a un vrai langage dans le cinéma. C’est une technique compliquée. Je ne cesse de le dire aux étudiants en cinéma. Un seul plan sur un œil (cf. Buñuel) peut dire beaucoup.

C’est votre art préféré ?

Jean-Claude Carrière. Je ne dirais pas ça. C’était un moyen de gagner ma vie, avec ma plume. Le premier film a marché (le Soupirant, avec Étaix). J’ai vécu un an et demi avec ce premier film. Ça m’a encouragé à continuer.

Quel est l’artiste avec qui vous avez préféré travailler ?

Jean-Claude Carrière. Contrairement à ce qu’on croit, ce n’est pas Luis Buñuel. Tout simplement parce que j’ai travaillé trente-quatre ans avec Brook et « seulement » dix-neuf avec Buñuel. Et puis il y a eu Étaix…

N’avez-vous pas la nostalgie 
de ces personnalités ?

Jean-Claude Carrière. Étaix est toujours là et j’ai un projet avec Brook. Je rencontre de nombreux jeunes gens de talent. Des comédiennes et des musiciens extraordinaires. Vous savez, la mort va nous surprendre un jour, comme disait Montaigne, « au milieu de notre jardin imparfait »… Lors d’un repas, ou en dormant. Vouloir créer une œuvre n’a pas de sens. Mieux vaut essayer de profiter de la vie en profitant de la conjonction entre réel et imaginaire.

Comment vous définiriez-vous ?

Jean-Claude Carrière. Comme un homme de gauche, non encarté, un hédoniste travailleur, un tranquille athée… La grande question de ma vie, c’est pourquoi la croyance est plus forte que la connaissance, chez la plupart des gens ? Ça reste pour moi une énigme…

Parce qu’ils ont peur de la mort ?

Jean-Claude Carrière. Ce n’est pas si simple. Il y a mille raisons. Pourquoi, alors que l’islam a une image de plus en plus violente, il y a de plus en plus de conversions ? Pourquoi la foi, qui les éloigne du savoir et de la sagesse, les envahit ? La croyance a encore une telle importance. La trouille est un des éléments… Dans tous les livres saints, il y a les mêmes thèmes de la paix… Et de l’épée. Le feu sur la terre. Les deux contraires existent dans toutes les religions : blanc et noir. Tout le monde sait qu’il n’y a rien, ni Dieu ni vie éternelle, mais personne ne veut l’admettre. Il n’y a que l’univers. Et il y a sans doute, d’autres univers encore, et d’autres êtres… que nous effraierons, un jour, car c’est nous les extraterrestres.

Le scénariste de Buñuel. Né en 1931 à Colombières-sur-Orb, dans l’Hérault, au sein d’une famille de viticulteurs, Jean-Claude Carrière est un ancien élève du lycée Lakanal et de l’École normale supérieure de Saint-Cloud. Licencié en lettres et diplômé en histoire, il abandonne rapidement sa vocation d’historien pour le dessin et l’écriture. Après la publication de son premier roman, en 1957 (Lézard), il cosigne les courts et longs métrages de Pierre Etaix. Il deviendra par la suite scénariste de Luis Buñuel, mais aussi de Milos Forman, Jean-Paul Rappeneau et Volker Schlöndorff. Il ne se consacre jamais uniquement au cinéma. Parallèlement, il poursuit une carrière de dramaturge et d’adaptateur, en particulier avec Jean-Louis Barrault et Peter Brook. Ex-directeur de la Femis (qui succède à l’Idhec), Jean-Claude Carrière est surtout homme de tous les désirs. Marié à l’écrivaine iranienne, Nahal Tajadod (Elle joue, Albin Michel), il est père de deux filles, une de dix ans, l’autre de cinquante, née d’un premier mariage.

  • Lire aussi :

Jean-Claude Carrière: « Une image, c’est plus qu’une image »

Entretien réalisé par  Guillaume Chérel

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DSK encore ?

Posté par jacques LAUPIES le 3 mars 2013

Décidément le hasard fait bien les choses car l’émission que je regarde à l’instant ce soir a à voir avec le sujet que je me proposais d’aborder avec à l’appui l’article ci- dessous consacré à DSK.

Je regarde et j’écoute donc car il s’agit d’une émission consacrée à Elizabeth Roudinesco psychanaliste renommée et je note au hasard :

« pour moi l’idée communiste reviendra sous une autre forme » dit-elle lorsqu’est évoquée son adhésion au PCF.

« les désirs n’ont pas de frontière »

« Chaque enfant voudrait avoir pour père et pour mère un Jean Valjean » évoquant les profondeurs de ce personnage de l’oeuvre magistrale de Victor Hugo : « Les Misérables » Et ce pour affirmer son accord sur le mariage pour tous et une conception évolutive de la famille à prendre en compte.

« on ne peut pas décider soi-même de ce que l’on a laissé comme pratiques » conclut-elle lorsqu’on lui demande ce qu’elle pense de sa postérité. Modestie sans doute mais aussi affirmation de la foi en son travail.

Une émission à voir et revoir et que je conseille à ceux qui se couchent tôt, ou n’ont pas d’intérêt particulier pour la psychanalyse. Il découvriront une intellectuelle qui marque notre époque et dont la combativité la distingue de nombre de ses pairs.

Tout cela m’interpelle et me donne envie de lire son oeuvre. Mais hélas il est un peu tard pour y penser. Comme il est tard pour bien d’autres choses !

Du coup je laisserai de côté mes impressions sur la dernière médiatisation dont se serait probablement passé DSK  lequel, quels que soient les moyens dont il dispose, ne peut traverser sereinement une période de vie ou ses erreurs et ses fautes sont exposées et mises en pâture dans un système dont il était lui même un incontestable complice et défenseur.

Comment ne pas ressentir un dégoût de voir tout ce beau monde qui l’a adulé continuer à s’acharner sur sa personne en véritables chacals.

De là à remettre en cause le droit d’écrire un livre qui est ouvertement  autobiographique et le met en cause  il a un pas que, fort heureusement, les juges n’ont pas franchi.

Car si l’on se hasardait à une telle sanction, il serait bien  difficile d’en limiter la requête ! Quel auteur pourrait prétendre, le cas échéant, ne pas évoquer son intimité dans la plupart de ses  oeuvres.

Pouvoir écrire sous cette forme et mettre en cause au travers de ses personnages des personnes vivantes sans les nommer est bien délicat. C’est un exercice dont tout le monde ne peut user avec les qualités littéraires que cela requiert. Je n’ai pas lu ce livre et je ne le lirais pas car je n’apprécie guère les règlements de compte par la parole ou l’écrit, ce qui ne me dispense pas de penser que parfois cela peut-être nécessaire.

 RELEVE DANS FRANCE TV

La justice autorise la parution du livre de Marcela Iacub sur DSK, mais avec un encart

La justice française a autorisé, mardi 26 février, la parution du livre Belle et Bête de Marcela Iacub, dans lequel l’essayiste raconte son aventure avec Dominique Strauss-Kahn, qu’elle qualifie sans le nommer de « mi-homme, mi-cochon ». La 17e chambre correctionnelle du tribunal de grande instance de Paris a toutefois demandé qu’un encart soit inséré dans chaque exemplaire. Le texte devra mentionner que le livre porte atteinte à la vie privée de l’ancien patron du FMI, selon l’ordonnance. Marcela Iacub et son éditeur Stock doivent aussi verser 50 000 euros de dommages et intérêts à DSK.

La justice a également ordonné que Le Nouvel Observateur, qui avait publié les « bonnes feuilles » du livre, place un communiqué judiciaire sur la moitié de sa une. L’hebdomadaire devra par ailleurs verser 25 000 euros de dommages et intérêts à DSK.

La demande d’interdiction de diffusion du livre, réclamée à titre subsidiaire par les avocats de DSK, a en revanche été rejetée. « Nous sommes extrêmement satisfaits que notre demande principale ait été acceptée », a déclaré Richard Malka, avocat de DSK, soulignant que le Nouvel Obs était condamné « comme la presse à scandale ». L’hebdomadaire n’a pas souhaité réagir mardi soir.

DSK « horrifié » par le procédé « malhonnête et mercantile »

L’ex-patron du Fonds monétaire international s’était présenté au palais de justice de Paris, mardi, pour demander en référé la saisie du livre de Marcela Iacub. « Est-ce normal de tirer sur un homme assez à terre ? », a t-il demandé face à la juge des référés.

DSK a dénoncé un texte qui faisait « fi de la dévastation » de sa « vie privée », de sa « vie familiale », « de la psychologie de [ses] enfants ». Il s’est dit « choqué » par le livre de la juriste relatant leur relation, qu’il a jugé « méprisable et mensonger ». « Je suis horrifié par le procédé malhonnête et mercantile visant à tromper les lecteurs ».

Marcela Iacub lui a demandé pardon dans un mail

Dans un mail daté du 26 novembre 2012, Marcela Iacub demande « pardon » à DSK, lui expliquant que sa « conscience » la « travaille ». Le mail en question a été publié mardi par le site internet du journal Metro et lu à l’audience par les avocats de Dominique Strauss-Kahn. L’essayiste assure s’être laissée « entraîner d’une manière un peu légère dans un projet [le] concernant auquel [elle n'aurait] pas dû participer. » Ces « gens », dit-elle à son ancien amant, « se sont servis de moi comme d’un instrument pour te nuire ».

Selon son avocat, Christophe Bigot, interrogé sur cet échange, sa cliente « ne se souvient pas de ce mail. Je lui ai dit : cherchez-le ! Elle m’a répondu : je n’en ai pas le courage », a-t-il expliqué. Marcela Iacub lui a ensuite assuré n’avoir été « [manipulée] par personne ».

 

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Populisme à toutes les sauces

Posté par jacques LAUPIES le 2 mars 2013

On pourrait disserter longuement sur la définition du mot. Comme tous les mots celui-ci voit son sens évoluer avec l’appropriation qu’en font les courants d’opinion divers que ce soit dans le domaine philosophique, historique, psychologique ou politique. Et cela dans l’espace et dans le temps.

Le mot populisme est un exemple type de  ces détournements qu’un mot peut subir par rapport à sa signification d’origine. Bien sur qu’il peut se rattacher à tout ce qui prend en compte l’intérêt du peuple. C’était probablement sa vocation de qualifier les idéologies qui se voulaient représentative de l’intérêt des peuples. Mais compris dans sa signification des années 1870 en Russie ou même dans celle que lui a donnée une certaine école littéraire du début du 20ème siècle en France cela n’a rien à voir avec la signification que nous lui octroyons aujourd’hui qui se rattache aux démagogies des partis nationaliste, souvent d’extrême droite, en Europe.

Il en va ainsi du mot « dictature » qui connait une telle évolution qu’il devient impropre à une utilisation correcte, comme par exemple le fit Marx avec la dictature du prolétariat ou le mot était utilisé dans le sens contraire de celui qu’on lui prête aujourd’hui, après les dictatures fascistes.

Le mot « communiste » connait les mêmes aléas après l’usage qu’en ont fait les régimes de type stalinien et surtout l’amalgame auquel se sont livrés les libéraux de tous poils. Curieusement on pourrait se livrer à la même analyse sur la signification du mot « libéral » dont la signification politique était attachée à un certain progressisme et qui aujourd’hui se rattache, pris dans sa relation à l’économique, à la notion d’exploitation capitaliste.

L’usage de ces mots conduit évidemment à toutes sortes de confusions et de spéculations que chacun peut pratiquer, au gré de ses opinions souvent prédéterminées.

Si je choisis de qualifier de populiste Beppe Grillo et Marine Le Pen, c’est parce que ces deux personnages cultivent l’art de la démagogie pour tromper les peuples. Je me garderai bien de ranger Chavez et certains leaders d’Amérique latine dans cette catégorie de populisme.

Et si l’on persiste à affubler un dirigeant politique (certains s’y sont déjà exercés avec Jean Luc Mélenchon) de cette définition je leur conseillerai encore une fois, pour y voir plus clair,  de préciser dans quelle catégorie  ils le rangent.

Mais dire « populisme de droite » ou « populisme de gauche » ou encore « populisme anarchisant » requiert autant d’ambiguïté que de dire « communisme démocratique », « communisme stalinien » ou « communisme orthodoxe », « libéralisme républicain », « libéralisme conservateur » ou encore « ultra libéralisme ». Cela éloigne de la signification que l’on a voulu donner originellement au mot de manière tout a fait opposée et contradictoire.

Le raisonnement vaut pour le mot « socialisme » galvaudé ou associé à de multiples démarches politiques. Il y a le socialisme « social démocrate » le « socialisme marxiste » le « socialisme chrétien » et même le « national-socialisme »

J’invite donc mon honorable interlocuteur à ne pas trop s’égarer dans la stigmatisation du PCF et de se méfier de raccourcis qui conduisent objectivement des militants ouvriers dans les bras des « populisme exécrable » qui les transforme peu à peu en adversaires de leur propre classe. Les exemples sont nombreux dans l’histoire et l’on pourrait en citer de nombreux, y compris parmi les intellectuels, de Doriot à Soral. Même Onfray m’inquiète, malgré la pauvreté de ma culture en psychologie !

Il y a dans ce comportement plus que le résultat d’une fausse analyse  politique. Probablement un conflit interne que seule une analyse au sens psychologique pourrait déceler.

Mais que se rassurent ceux qui en souffrent, nous sommes tous soumis à ce phénomène. Ce qui parfois nous sauve et nous différencie c’est d’en être conscient. Mais ce n’est pas facile d’être conscient de notre inconscient et de découvrir que ce dernier nous détermine. Seule consolation savoir qu’existe une réelle contradiction entre un moi mal maitrisé et un surmoi que nous imposent les autres et qu’en définitive il est aussi possible de maitriser une part de notre inconscient.

Il faut autant savoir s’en affranchir que parfois s’y soumettre !

Et ne pas oublier que nous sommes avant un « être social » ce qui, pour un communiste, remet les pieds sur terre.

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Hollande, Poutine et la Syrie

Posté par jacques LAUPIES le 1 mars 2013

Si j’ai choisi de commenter cet évènement sur lequel je m’étais déja exprimé c’est qu’il soulève quelques questions de principe dans une politique étrangère que certains semblent oublier et dont Poutine se sert fort bien notamment ne pas mettre en cause la légitimité d’un gouvernement en place.

Certes on peut avoir affaire à un gouvernement qui n’est pas issu d’une élection démocratique mais cela est avant tout l’affaire d’un peuple qui doit-être en capacité de s’en débarasser, même si ce n’est plus facile à dire qu’à faire. Appuyer de l’extérieur une « révolution armée » dont chacun sait ce qu’elle peut dissimuler notamment dans le contexte actuel qui règne dans les pays arabes, présente des risques de ne pas aboutir aux objectifs « affichés » par ceux qui nous parlent de valeurs démocratiques.

Soutenir un régime fortement discrédité par la violence de sa réplique en direction de ses opposants n’est pas non plus la meilleure attitude.

La France s’inscrirait dans la première hypothèse, la Russie dans la seconde ?

Mais dans tout cela chacun sait qu’il y a un enjeu économique et géopolitique de taille dont évidemment on tient le plus possible l’opinion à l’écart.

Alors les morales, y compris quant elles viennent de dirigeants ou anciens ministres communistes, n’ont guère d’effet dans le débat s’il advient qu’ils prennent parti au nom d’un peuple et de sentiments humanitaires.

La réalité d’une nation est bien difficile à appréhender et se risquer à se mêler des contradictions qui la traversent peut avoir de lourdes conséquences. Certains diront : mais alors pourquoi être intervenu en Lybie. Bien je vous le demande ? Cela nous aurait peut-être évité le Mali. Et, à tant qu’y être, pourquoi le Mali. L’accord de défense passé entre les deux pays témoigne que l’on n’est pas regardant avec les origines les gouvernements en place.

Là on combat, à juste titre de dangereux fanatiques, ailleurs nous préterions main-forte à des opposants dont on sait qu’ils se procurent des armes comme lesdits dangereux fanatiques.

En vérité tout est dicté à l’origine par la défenses d’intérêts qui sont bien éloignés de ceux des peuples même s’il y a parfois convergence. Les révolutions mettent en mouvement  un peuple mais en même temps le rendent vulnérable  aux manipulations et aux effets contre-révolutionnaires.

Pour revenir au sujet de l’article ci dessous, ne doit-on pas considérer que la France et la Russie peuvent jouer un rôle déterminant pour que la Syrie puisse éviter le chaos  des suites d’une guerre civile et réconcilier les forces en présence qui vont au delà des deux extrêmes incarnés par Al Assad et les mouvements islamistes radicaux ?

Hollande ne doit pas être l’émissaire de l’OTAN pour cela. en attendant que l’Europe soit plus cohérente il a la voix de la France. Ce n’est déjà pas si mal !

 

 

 

Hollande, Poutine et la Syrie dans POLITIQUE 2013-02-28hollande-poutine

Visite de François Hollande en Russie ce jeudi

-   humanitefr dans POLITIQUE le 28 Février 2013

Syrie: Hollande fait un pas vers Poutine

Mots clés : syrie,           russie,           Bachar al-Assad,           François Hollande,           vladimir poutine,           Lakhdar brahimi,      

« Il y a besoin de la Russie pour trouver une issue politique qui est  attendue depuis trop longtemps », a estimé François Hollande ce jeudi au côté de son homologue Vladimir Poutine.

« Nous avons maintenant, avec le président Poutine, la même conviction  qu’il faut hâter, accélérer la transition politique », a poursuivi le président français, en visite officielle en Russie depuis ce jeudi matin. Ces propos sonnent comme un appel du pied de la France à la Russie sur le dossier syrien, alors que les deux pays suivaient des conceptions opposées concernant la résolution de la guerre civile.

La situation a changé

Il faut dire que la situation en Syrie a changé par rapport aux divergences entrevues lors de la visite de Poutine à Paris fin 2012. Sur le terrain, aucun des deux camps ne parvient à prendre un avantage décisif sur l’autre. Les deux parties  ont donc émis le souhait de dialoguer pour trouver une issue à un conflit qui  a fait plus de 70.000 morts selon l’ONU. D’un côté, le président de la  Coalition nationale syrienne Moaz Al Khatib, qui fédère les mouvements  d’opposition, s’est dit désireux d’avoir des pourparlers de paix avec  les représentants du régime dans les zones du Nord tenues par les  rebelles. L’objectif de ces discussions serait de permettre à Bachar al  Assad de quitter le pouvoir avec le « minimum d’effusion de sang et de  destruction », a précisé Moaz Al Khatib, qui s’est ainsi attiré des  critiques dans son propre camp. De l’autre, le ministre syrien de la  Réconciliation nationale, Ali Haidar, s’est déclaré la semaine dernière  pour la première fois disposé à dialoguer avec des organisations de  l’opposition.

Le médiateur international Lakhdar Brahimi avait saisi la  balle au bond en proposant que des pourparlers s’engagent dans des  locaux des Nations unies entre « une délégation acceptable » du régime  syrien et les insurgés.

Hollande optimiste

François Hollande semble désireux d’accompagner le mouvement. « Nous souhaitons le dialogue politique, nous considérons que ce dialogue doit trouver une forme nouvelle pour que toutes les parties s’y retrouvent. Nous devons imaginer un dialogue politique qui fasse que l’opposition puisse discuter avec une partie qui puisse être acceptable », a-t-il expliqué à Moscou. Auparavant, il avait affirmé dans un entretien avec la  radio d’opposition Echo de Moscou: « Je pense que d’ici quelques semaines, nous pouvons être capable de  trouver une solution politique. »

Poutine réservé

Vladimir Poutine a accueilli fraichement le revirement de Paris. « Nous avons une position de principe qui est toujours que nous sommes pour des gouvernements légitimes », a-t-il dit. « Sans une bonne bouteille de vin et une bouteille de vodka, on n’arrivera pas à trouver une position commune. Mais je crois que lors de la discussion, le président de la République a formulé des propositions qui pourraient être entendues par les partenaires, on pourrait essayer de les mener à bien. »

La retenue de président russe pourrait s’expliquer par le faite que parallèlement, les « Amis de la Syrie », qui se sont réunis ce jeudi à Rome, ont promis d’accroître l’aide politique et matérielle à l’opposition syrienne et appelé à l’arrêt des livraisons d’armes au gouvernement de Bachar al Assad. Leur déclaration ne précise pas quel type d’aide ils envisagent d’apporter aux rebelles mais le secrétaire d’Etat américain, John Kerry, a déclaré que Washington prévoyait de fournir pour la première fois une aide non létale directe aux combattants de l’opposition syrienne, notamment des rations alimentaires et des médicaments.

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Combattre le populisme

Posté par jacques LAUPIES le 1 mars 2013

Commentateurs et politologues s’interrogent sur le phénomène Beppe Grillo en Italie. Ils ont bien raison car ce qui vient de se passer là pose le problème  de la relation entre les partis politiques et le peuple.

En principe il ne devrait pas y avoir de problème puisque les partis politiques sont l’émanation du peuple ou pour le moins de ses composantes sociales ( catégories ou classe) Même si cette représentation n’est pas mécanique et si les dirigeants politiques ont des origines sociales bien éloignées parfois de ceux qu’ils prétendent défendre.

Or ce shéma fonctionne de plus en plus difficilement, notamment parce que précisèment des élus du peuple s’éloignent de l’intérêt général pour défendre en fait celui de minorités de privilégiés. Les lois autant que les gestions des services publics sont généralement au service de ces derniers et le peuple en général finit pas en être conscient, au point même de ne plus distinguer les élus politiques entre eux.

Le « tous pourris » devient un leivmotiv qui pénètre de plus en plus parmi les électeurs. Celui qui en fait sa profession de foi peut finir par en recueillir les fruits. Sans faire un parallèle mécanique entre Marine Le Pen et Beppe Grillo ils ont ceci en commun c’est qu’ils s’en prennent à tous les autres, se présentant en garant de ma moralité politique. Et cela marche avec au moins un électeur sur cinq. Sans omettre ceux qui, désabusés, vont vers des votes traditionnels.

Mais sans aller jusqu’à qualifier de pourris tous les représentants des partis politiques qui, en Italie comme en France, se partagent depuis des décades le pouvoir, ils faut bien reconnaitre qu’ils portent la responsabilité de la situation dégradée dans les deux pays.

Il y a donc un risque à les exempter de cette responsabilité et de se rallier à eux au prétexte de combattre le populisme. Le risque qu’ils s’obstinent dans des politiques qui se refusent à traiter comme il le faudrait un régime qui entretient les mécanismes d’exploitation dans un cadre national autant que mondial.

Ils privilégient ainsi l’utilisation de la richesse produite au seul objectif de faire toujours plus de profit, mettant en difficulté des populations qui sont gagnées par l’indignation et la révolte.

Et c’est là qu’interviennent les démagogues qui substituent à ce mal de fausses causes (immigration ou gaspillages de l’impôt et des cotisations sociales par exemple) et des solutions qui seraient sans effet (remplacer un immigré par un chômeur ou réduction des dépenses publiques) le tout évidemment arrosé de promesses piochée ici ou là dans d’autres programmes électoraux.

Face à l’analyse marxiste  qui, d’une façon approfondie explique la société, la mettant en cause dans toute ses dimensions, économique, historique, politique, y compris culturelle, il y a un discours  qui réduit l’explication en s’en tenant aux apparences, évacuant l’idée d’exploitation du travail, isolant le présent d’une histoire oubliée ou révisée, développant une sorte de pensée politique unique culpabilisante et, de surcroit, s’en défendant.

La droite et le FN  sont dans cette pratique. La bourgeoisie en raffole car l’ennemi , le prolétaire en sera la première victime en perdant sa conscience de classe.

Alors que faire ?

Peut-être nous saisir à tous les niveaux et plus particulièrement à notre niveau, à la base comme ont dit, des possibilités de communications modernes pour aller au devant  des autres, de la jeunesse en particulier, trouver des relais et susciter le débat.

Internet dont Beppe Grillot s’est servi intelligemment demeure l’une de ces possibilités.

 

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