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Quelle union et quelle stratégie pour en sortir ?

Posté par jacques LAUPIES le 28 mars 2013

 Le débat n’est pas nouveau sur cette question !

Il a même existé et existe encore au sein du PCF. A fortiori il n’est pas surprenant qu’étant donné la composition du Front de Gauche il réapparaisse au sein de ce dernier !

Essayons d’y voir clair. Il n’y a pas d’autres solutions pour ceux qui prétendent vouloir changer radicalement de politique dans notre pays, et en finir avec les deux composantes majoritaires qui se partagent alternativement le pouvoir, que de dégager une majorité. Ou l’on croit que cela est possible et on fait tout pour cela, ou l’on fait semblant d’y croire et on continue dans une voie d’isolement basé sur la contestation permanente en attendant le grand jour, ou le grand soir, comme vous voudrez !

L’extrême gauche et l’extrême droite avec des valeurs et des objectifs totalement opposés peuvent raisonner et raisonnent ainsi.

Cela nécessairement aboutirait a des conflits qui pourraient prendre une tournure violente dont les forces populaires de ce pays feraient les frais car le rapport des forces dans un cas de tension extrême  pourrait bien rester à la classe dominante qui est loin d’être embourbée dans des divisions et des conflits extérieurs comme ce fut le cas dans nombre de révolutions du 20ème siècle. On sait également que cette même classe, appelons-là par son nom « la grande bourgeoisie »,  sait utiliser les extrêmes (à droite notamment) qui ne mettent pas fondamentalement en cause le capîtalisme. Sa seule crainte étant que l’union des forces populaires viennent contrarier ses différentes stratégies de pouvoir (du libéralisme politico-économique à la social démocratie).

Pour qui est attentif au comportement de ces deux tendances, il est clair que l’entente entre les deux (sorte d’union Nationale ne serait pas pour leur déplaire.

Reste donc une stratégie qui semble émerger dans la conquête du pouvoir par un peuple dont évidemment l’immense majorité est salariée. Elle consiste à réaliser cette « révolution citoyenne » dont on parle beaucoup au Front de Gauche et qui se ferait en accédant à la Direction des affaires du pays par des voies démocratiques. Ce qui suppose un rassemblement majoritaire qui pour être acquis pose en soi des questions de stratégies à adopter.

Stratégies qui ne peuvent – être figées et doivent tenir compte des luttes sociales, de la conscience politique des populations, de l’état des rapports de force électoraux, de la réaction des forces conservatrices, le tout étant liés à la situation matérielle des différentes couches de la population et à la façon dont elles perçoivent et analysent les causes de leur situation.

Alors ou en est-on ?

Les forces du changement pour une république sociale plus égalitaire sont encore très minoritaires et leur rassemblement sans doute fragile. Mais il est indispensable ! Que doit-il être et comment le réaliserce ou maintenir ce qui est amorcé ?

L’intéraction entre base, entre des millions de français mécontents, d’une part et un « sommet » incarné par des dirigeants politiques, organisés avec quelques centaines de milliers de militants, est à prendre en compte dans les deux sens. Pour que cette interaction fonctionne et débouche sur des actions massives, électorales ou autres, il faut à un moment donné que les millions de citoyens puissent intervenir en direction de ces quelques dizaines de milliers de stratèges (effectif des responsables des partis politiques) et vice versa.

Mais comme, dans un rassemblement de partis, chacun à sa propre base et ses propres stratèges (dirigeants notamment)  inévitablement ces derniers vont définir des orientations qui sont liés à leur positionnement social ou encore à leur attaches et pratiques politiques passées. Ou encore à leurs psychologies …

On pourrait citer de grands intellectuels de la politique qui ont su fonctionner avec recul et un certain détachement des esprits de chapelle qui animent toujours les groupes fussent-ils constitués de révolutionnaires « patentés ». Ceux  là, qui ont fait des révolutions abouties ou assez marquantes, se comptent avec les doigts de la main.

Le Front de Gauche n’échappera pas à cette nécessité. Lui qui prétend à la révolution citoyenne !

Mais la question ne se pose pas qu’au niveau d’une nation, elle se pose partout où se constituent des Comités « Machin ». Le résultat on le connait : chacun vient autour de la table parle abondamment. On décide ensemble et chacun fait comme bon lui semble. C’est un peu le défaut des mouvements parfois hétéroclites dans leur communauté globale de vue.

A ce défaut, il n’y a qu’un remède, qui peut mettre tout le monde d’accord, c’est que ceux qui ne sont pas autour de la table  prennent le pas sur les divisions.  Encore faut-il qu’ils se forgent une idée pour se prononcer sur les désaccords, les différences entre les différentes composantes. et l’on revient à la case départ : qui fait leur l’opinion ?

Un exemple je rencontre K, R, JC et quelques autres, et je n’invente rien de nos échanges d’idées ! Tous disent à peu près ceci sur la situation politique au militant communiste du Front de Gauche : « Tu avais raison de nous mettre en garde contre le risque d’une élection trop favorable au PS « . Ils font ainsi référence au fameux vote utile en sa faveur » qui à privé les candidats du Front de Gauche d’une présence forte au sein du parlement.

On pourrait penser qu’ils ont « compris » la nécessité de rééquilibrer la gauche.

Détrompons nous : la plupart de ceux que j’ai rencontrés ont tiré la conclusion que la surdité du PS à nos avertissements devait-être sanctionnée, qu’il ne fallait plus voter pour  le PS et,  plus grave, bannir toute alliance électorale avec eux. Réaction que depuis plus de  90 ans nous connaissons après chaque phase de pouvoir exercé par la gauche.

Et la droite revient triomphante et plus exigeantes pour la défense des intérêts que généralement elle représente. Plus grave elle risque de se recomposer avec son extrême qui, comme le prouve les partielles de ces derniers jours, canalisent les mécontents.

Pas joyeuse mon analyse n’est-ce pas ?

Joyeuse ou pas elle démontre bien que nous ne pourrons nous en sortir qu’en expliquant et en rassemblant avec les moyens dont nous disposons. Si chacun fait ce qu’il peut, là ou il est, avec initiative et responsabilité, nous pourrons avancer.

 

 

 

Quelle union et quelle stratégie pour en sortir ? dans POLITIQUE pg_2

 

Politique –   humanite dans POLITIQUE le 22 Mars 2013

Municipales

Les municipales ravivent le débat sur l’orientation du Front de gauche

Mots clés : parti socialiste,           front de gauche,           parti de gauche,           jean-luc mélenchon,           municipales 2014,

La feuille de route signée par ses composantes, le 28 janvier, n’a pas réglé la discussion sur la stratégie à adopter aux municipales, le PG plaidant pour des listes autonomes.

C’est l’un des acquis incontestables du Front de gauche, comme le souligne Jean-Luc Mélenchon : « À chaque étape nous avons été capables de nous doter d’un document d’orientation. » Récemment encore, le 28 janvier, ses composantes ont rendu publics deux documents dans lesquels elles s’accordent sur la stratégie du Front de gauche pour « rassembler et pour construire une alternative de gauche ». Mais les formules couchées sur le papier ne règlent pas les débats au quotidien, comme l’ont montré les échanges sur le vote de la proposition de loi d’amnistie sociale, ou le débat, plus feutré cette fois, mais non moins réel, sur la stratégie en vue des municipales de 2014.

Polémiques normales dans une construction qui revendique sa diversité comme une richesse, ou révélateur de fractures plus profondes menaçant, à terme, tout l’édifice ? Christian Picquet, porte-parole de la Gauche unitaire, y voit le signe, sur son blog, d’« une discussion d’orientation (…) pas complètement réglée », et il redoute que, si ses animateurs n’y prennent garde, le Front de gauche approche « d’une zone de turbulences dangereuses ».

« Dans l’histoire du Front de gauche, des différences se sont toujours exprimées. Au final, c’est la réalité qui tranche », relativise Éric Coquerel, secrétaire national du Parti de gauche, qui y voit surtout l’expression de « nuances dans le degré d’autonomie vis-à-vis du gouvernement », aiguisées « par l’approche des municipales ». Pour lui, cela tient au fait que « le PG n’a pas le même degré d’implication avec la majorité gouvernementale » que le PCF, qui compte des milliers d’élus sortants dans les municipalités. Mais il en fait le pari : « Plus le temps avance, et plus la politique gouvernementale se durcit, plus il sera impossible aux municipales de ne pas partir en listes autonomes » du PS.

« Depuis le début, le Front de gauche se fixe pour ambition d’ouvrir une autre perspective à gauche que la social-démocratie, et de créer le rassemblement le plus large pour cela, en étant partie prenante de majorités chaque fois que c’est possible pour avancer », rappelle de son côté Marie-Pierre Vieu, membre de la coordination nationale du PCF. « C’est évidemment compliqué en ce moment : c’est la première fois que le Front de gauche est confronté à un gouvernement de gauche qui a, en six mois, dépassé nos prévisions les plus pessimistes… » Pour elle, travailler à une nouvelle hégémonie à gauche « ne veut pas dire faire la politique de la terre brûlée en excluant tous les autres ». « Il faut travailler avec d’autres, élaborer des plates-formes pour des rassemblements majoritaires aux municipales : dans certains cas, cela pourra déboucher sur des listes d’unions la plus large, et dans d’autres pas », estime la militante. « Nous avons tiré de l’épisode de la gauche plurielle la leçon que notre participation ne suffisait pas pour changer la politique mise en œuvre, c’est pour cela que nous avons créé le Front de gauche. Mais l’autre risque, c’est celui de faire un NPA bis », met en garde Marie-Pierre Vieu.

« Dans les semaines à venir, dans toutes les grandes villes pour commencer, le PG va localement prendre contact avec ses partenaires du Front de Gauche et tous ceux qui, à gauche, refusent la politique d’austérité du gouvernement, pour avancer sur ces listes », a annoncé ce dimanche le Parti de gauche dans un communiqué qui liste les villes qui « d’ores et déjà » « répondent à cette ambition ».  Sont concernées : Nancy, Reims, Chaumont, Besançon, Dole, Lons-le-Saulnier, Strasbourg, Dijon, Nevers, Mâcon, Rennes, Lorient, Nantes, St-Nazaire, Angers, La-Roche-S/Yon, Cognac, Poitiers, Soissons, St Quentin, Beauvais, Lille, Lisieux, Caen, Cherbourg, Rouen, Limoges, Clermont-Ferrand, Tours, Rodez, Toulouse, Colomiers, Tarbes, Bergerac, Périgueux, Bordeaux, Nimes, Montpellier, Lyon, Villeurbanne, Grenoble, Chambéry, Annecy, Gap, Marseille, Avignon, Toulon, Nice, Cannes, Paris, St-Ouen, St-Denis, Montreuil, Argenteuil, Cergy, Evry, Massy, Corbeil-Essonne, Clichy-la-Garenne-là la grande  bourgeoisie

 

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