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Jean Luc Mélenchon

Posté par jacques LAUPIES le 27 mars 2013

On peut ne pas être d’accord en tout et pour tout avec Jean Luc Mélenchon mais son style présente cependant un intérêt : celui de dépoussiérer  le débat politique.

On ne peut en effet en permanence jouer avec les mots en faisant des ronds de jambes et en enfumant des convictions dans de simples sous entendus.

Il faut effectivement parfois, et le plus souvent possible appeler un chat un chat.

Quand on nous dit que la critique du PS trop virulente rappelle l’attitude de l’extrême gauche en Allemagne qui ce faisant a favorisé la venue de Hitler, je trouve cela un peu court.

Ce qui favorise la montée de l’extrême droite ce sont les politiques libérales de la droite et néolibérales de la gauche social-démocrate, tout simplement parce qu’elles aboutissent à une paupérisation généralisée des couches sociales les plus nombreuses. S’ensuit alors un rejet de ces politiques à l’égard desquelles il y aurait grand tort de manifester une quelconque complaisance.

Si l’on prend l’exemple du Front populaire on constate bien que c’est l’attitude combative des communistes et des antifascistes, entrainant la SFIO (Parti socialiste de l’époque) dans la lutte contre les factieux de l’extrême droite française qui ont donné naissance à d’immenses conquêtes sociales qui ont bien plus pesé que n’importe quoi contre cette dernière et les oligarchies financières dont elle fut un instrument.

Par contre les renoncements qui ont suivi, de la non intervention en Espagne à Pétain en passant par Munich, et auxquels nombre de socialistes et de radicaux se sont associés ont certainement plus pesé dans la venue du fascisme que les avertissements verbaux et le langage cru des communistes de 1936.

Cherchez les salopards de l’époque et vous en trouverez aussi.

On peut toujours regretter un qualificatif comme celui de « salopard » inapproprié sans doute à qualifier, sauf peut-être dans son sens de malhonneteté (qui manque à la probité, à l’honneur) encore que, personnellement attentif aux déclarations de Moscovici avant les élections, cet émule de Strauss Kahnn était facilement identifiable. Donc plutôt taxable de valet du capital que de salopard.

Valet ou salopard ? Il y a une nuance ! Quand Fabius préconise la levée de l’embargo en Syrie ? Valet ou Salopard ! La responsabilité des hommes politiques et la classe qu’ils servent à leur façon nécessite parfois un langage vif mais il faut surtout en démontrer le sens.

Des familles ruinées et sans travail, des guerres inutiles pour les peuples avec leur cortège de victimes, cela ne vient pas tout seul. C’est le résultat d’une lutte de classe permanente avec ses formes variantes et multiples. Cela résulte de décisions d’hommes engagés dans un camp ou l’autre.

Les traiter de pourris, de vendus, de traitres de salopards où autres noms d’oiseaux est attribuer à leur personne seule, à leur caractère, un choix politique qui ne me convient pas, contraire à nos intérêts et surtout à ceux que nous représentons.

C’est nous soulager d’une colère justifiée par les conséquences de choix qui peuvent nous conduire à la catastrophe et qui nous révoltent mais cela n’explique rien si l’insulte vise la personne seulement.

Exemples extrêmes des Dictateurs ou hommes d’états qui ont engagés des processus criminels : Hitler n’aurait rien été sans le soutien et la complicité de la bourgeoisie impérialiste allemande. Staline et le goulag n’aurait pas existé sans la révolution prolétarienne libératrice en Russie. Robespierre et Saint Just furent instigateurs de la terreur au nom de la liberté de l’égalité et de la fraternité et des Lumières et Thiers qui fit massacrer dix fois plus de communards que le comité de Salut Public fut l’exécuteur pour le compte d’une classe bourgeoise dont on oublie encore la férocité.

En faire tous des salopards les met en parallèle, simplifie trop l’histoire et permet sa falsification.

Autre conséquence non négligeable les excès de langage, les petites phrases assassines ravissent les médias mais elles créent aussi des clivages ou des amalgames dangereux.

Les forces politiques de la gauche socialiste doivent modifier leur stratégie mais cela résultera plus d’une pression populaire organisée à la base que d’invectiver des dirigeants…

Jean Luc Mélenchon dans POLITIQUE 2013-03-26melenchon

Jean-Luc Mélenchon, en marge de la mobilisation contre l’ANI, le 5 mars 2013

Politique -           humanitefr dans POLITIQUE le 26 Mars 2013

 

Tirs nourris au PS contre « la violence verbale » de Jean-Luc Mélenchon

Mots clés : parti socialiste,                           front de gauche,                           parti de gauche,                           jean-luc mélenchon,

 

 

Plusieurs personnalités du parti socialiste ont appelé ce mardi Jean-Luc Mélenchon à cesser ses attaques contre la politique gouvernementale et mis en cause ses « propos outranciers ».

Ces prises de position interviennent après un week-end de polémiques et une intervention du co-président du Parti de gauche sur France Inter, au cours de  laquelle il a revendiqué un « dru et cru ».

« Apprentis sorciers »

Lors d’un point presse ce mardi matin, l’une des porte-parole du PS, Annick Lepetit, a dénoncé les « apprentis sorciers » qui, de l’UMP concernant le projet de loi sur le mariage pour tous, à Jean-Luc Mélenchon, « jettent de l’huile sur le feu ». Soulignant que le gouvernement et la majorité ne comptaient « pas céder à ces formes d’intimidation qui dénaturent le débat », la porte-parole a précisé qu’elle le disait « aussi pour Jean-Luc Mélenchon et le Parti de Gauche », qui, « en insultant le ministre des Finances et en tenant des propos outranciers ont insulté toute la gauche. »

« Jean-Luc Mélenchon a choisi de s’illustrer par l’invective, la violence verbale, l’intimidation, et la brutalité des propos fait partie de son fonds de commerce. Non seulement il ne s’en excuse pas, mais il le revendique », a déploré Mme Lepetit, se demandant « jusqu’où mène la violence verbale ».

« Donner des leçons »

De son côté, Thierry Mandon, autre porte-parole du groupe PS, a lancé dans les couloirs: « Il s’en est pris au ministre de l’Economie et des Finances, élu et  réélu dans l’une des circonscriptions les plus ouvrières de France.  Quand Jean-Luc Mélenchon aura fait ses preuves au suffrage universel  direct dans une circonscription ouvrière, il pourra donner des leçons de  gauche à ceux qu’il critique. »

« Dans l’opposition »

Sur France 3 mardi, le président du groupe des députés socialistes à l’Assemblée, Bruno Le Roux, classe le cofondateur du Parti de gauche dans l’opposition. « Il n’est pas un allié, il est dans l’opposition depuis plusieurs mois, dans l’opposition la plus dure, la plus caricaturale, qui emploie des termes qui n’ont jamais été employés dans le débat politique à gauche. Il faut que cela cesse. Il faudrait que chacun ait le sens de l’intérêt national plutôt que de l’intérêt partisan. »

Interrogé sur le score élevé de la candidate Front national à la législative partielle dans l’Oise ce dimanche, Julien Dray, ancien leader du courant Gauche socialiste, « ne tire pas un trait d’égalité entre Mélenchon et Le Pen », mais souligne qu’ »on ne combat pas le FN en employant ses instruments. Attention à ne pas diviser la gauche au point, comme dans l’Allemagne des années 1930, de laisser le fascisme s’installer », met-il en garde.

« Manoeuvre »

Ce mardi matin, invité sur France Inter, Jean-Luc Mélenchon a dénoncé « une manoeuvre montée par le Parti socialiste contre moi qui a essayé de m’accuser d’antisémitisme pour faire taire le débat sur sa responsabilité dans l’affaire de Chypre ». Dans cette île, « un parlement national a voté contre des mesures proposées par un comité de l’Eurogroupe et on a décidé de s’asseoir dessus. C’est un événement immense dans la vie de l’Union européenne. »

Vidéo: l’intervention de Jean-Luc Mélenchon sur France-Inter

 

Récusant toute forme d’outrance, le candidat du Front de gauche à la présidentielle de 2012 a mis en cause le traitement de l’information dans les médias, « intéressés à aucun raisonnement, aucun texte du congrès du Parti de  Gauche (…) jusqu’à ce qu’il y ait le mot salopard: vous êtes des  petits amusants, on vous manipule comme des pantins en agitant des  chiffons rouges et vous rappliquez tous ».

« La colère du peuple »

« Il y a 15 jours, vous étiez tous rassemblés autour de la momie d’Hessel, en train d’agiter vos palmes et vos engins à encens: indignez-vous, c’est magnifique! Mais il faut s’indigner dans le langage de la bonne société, il faut dire prout-prout, parler gentiment ». « Ce n’est pas comme ça que s’exprime la colère du peuple, les gens en ont par dessus la tête, ils ont besoin d’avoir des dirigeants qui parlent dru et cru, qui disent les choses comme elles sont », a assuré Jean-Luc Mélenchon.

  • A lire aussi:

D’arrache-pied, l’édito de l’Humanité, par Michel Guilloux

Polémique à gauche: le PS esquive le fond

S.G.mmes

C’est nous soulager d’une colère justifiée par les conséquences de choix qui peuvent nous conduire à la catastrophe et qui nous révoltent mais cela n’explique rien si l’insulte vise la personne seulement.

Exemples extrêmes des Dictateurs ou hommes d’états qui ont engagés des processus criminels. Hitler n’aurait rien été sans le soutien et la complicité de la bourgeoisie impérialiste allemande. Staline n’aurait pas existé sans la révolution prolétarienne en Russie. Robespierre et Saint Just furent instigateurs de la terreur au nom de la liberté de l’égalité et de la fraternité et des Lumières et Thiers qui fit massacrer mille fois plus de communards que le comité de Salut Public fut l’exécuteur pour le compte d’une classe bourgeoise dont on oublie encore la férocité.

En faire des salopards

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pas de quoi en faire un fromage cependant !

 

 

 

 

 

2013-03-26melenchon

Jean-Luc Mélenchon, en marge de la mobilisation contre l’ANI, le 5 mars 2013

Politique -           humanitefr le 26 Mars 2013

 

Tirs nourris au PS contre « la violence verbale » de Jean-Luc Mélenchon

Mots clés : parti socialiste,                           front de gauche,                           parti de gauche,                           jean-luc mélenchon,

 

 

Plusieurs personnalités du parti socialiste ont appelé ce mardi Jean-Luc Mélenchon à cesser ses attaques contre la politique gouvernementale et mis en cause ses « propos outranciers ».

Ces prises de position interviennent après un week-end de polémiques et une intervention du co-président du Parti de gauche sur France Inter, au cours de  laquelle il a revendiqué un « dru et cru ».

« Apprentis sorciers »

Lors d’un point presse ce mardi matin, l’une des porte-parole du PS, Annick Lepetit, a dénoncé les « apprentis sorciers » qui, de l’UMP concernant le projet de loi sur le mariage pour tous, à Jean-Luc Mélenchon, « jettent de l’huile sur le feu ». Soulignant que le gouvernement et la majorité ne comptaient « pas céder à ces formes d’intimidation qui dénaturent le débat », la porte-parole a précisé qu’elle le disait « aussi pour Jean-Luc Mélenchon et le Parti de Gauche », qui, « en insultant le ministre des Finances et en tenant des propos outranciers ont insulté toute la gauche. »

« Jean-Luc Mélenchon a choisi de s’illustrer par l’invective, la violence verbale, l’intimidation, et la brutalité des propos fait partie de son fonds de commerce. Non seulement il ne s’en excuse pas, mais il le revendique », a déploré Mme Lepetit, se demandant « jusqu’où mène la violence verbale ».

« Donner des leçons »

De son côté, Thierry Mandon, autre porte-parole du groupe PS, a lancé dans les couloirs: « Il s’en est pris au ministre de l’Economie et des Finances, élu et  réélu dans l’une des circonscriptions les plus ouvrières de France.  Quand Jean-Luc Mélenchon aura fait ses preuves au suffrage universel  direct dans une circonscription ouvrière, il pourra donner des leçons de  gauche à ceux qu’il critique. »

« Dans l’opposition »

Sur France 3 mardi, le président du groupe des députés socialistes à l’Assemblée, Bruno Le Roux, classe le cofondateur du Parti de gauche dans l’opposition. « Il n’est pas un allié, il est dans l’opposition depuis plusieurs mois, dans l’opposition la plus dure, la plus caricaturale, qui emploie des termes qui n’ont jamais été employés dans le débat politique à gauche. Il faut que cela cesse. Il faudrait que chacun ait le sens de l’intérêt national plutôt que de l’intérêt partisan. »

Interrogé sur le score élevé de la candidate Front national à la législative partielle dans l’Oise ce dimanche, Julien Dray, ancien leader du courant Gauche socialiste, « ne tire pas un trait d’égalité entre Mélenchon et Le Pen », mais souligne qu’ »on ne combat pas le FN en employant ses instruments. Attention à ne pas diviser la gauche au point, comme dans l’Allemagne des années 1930, de laisser le fascisme s’installer », met-il en garde.

« Manoeuvre »

Ce mardi matin, invité sur France Inter, Jean-Luc Mélenchon a dénoncé « une manoeuvre montée par le Parti socialiste contre moi qui a essayé de m’accuser d’antisémitisme pour faire taire le débat sur sa responsabilité dans l’affaire de Chypre ». Dans cette île, « un parlement national a voté contre des mesures proposées par un comité de l’Eurogroupe et on a décidé de s’asseoir dessus. C’est un événement immense dans la vie de l’Union européenne. »

Vidéo: l’intervention de Jean-Luc Mélenchon sur France-Inter

 

Récusant toute forme d’outrance, le candidat du Front de gauche à la présidentielle de 2012 a mis en cause le traitement de l’information dans les médias, « intéressés à aucun raisonnement, aucun texte du congrès du Parti de  Gauche (…) jusqu’à ce qu’il y ait le mot salopard: vous êtes des  petits amusants, on vous manipule comme des pantins en agitant des  chiffons rouges et vous rappliquez tous ».

« La colère du peuple »

« Il y a 15 jours, vous étiez tous rassemblés autour de la momie d’Hessel, en train d’agiter vos palmes et vos engins à encens: indignez-vous, c’est magnifique! Mais il faut s’indigner dans le langage de la bonne société, il faut dire prout-prout, parler gentiment ». « Ce n’est pas comme ça que s’exprime la colère du peuple, les gens en ont par dessus la tête, ils ont besoin d’avoir des dirigeants qui parlent dru et cru, qui disent les choses comme elles sont », a assuré Jean-Luc Mélenchon.

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S.G.

 

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