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La plaie qui engendre l’inhumain : l’inégalité

Posté par jacques LAUPIES le 14 février 2013

Il s’en trouvera qui vont chercher dans cet homme désespéré toutes sortes de raisons à son acte. Mais savent-ils que quel que soit les raisons qui aient pu le conduire à en arriver là, il y a ce désespoir de ne plus être reconnu par une société qui ne lui accordait plus ce droit élémentaire : gagner sa vie ! Ce terrible sentiment de ne plus être reconnu, d’être abandonné à son sort, d’être rejetté, oublié, de perdre le plus précieux que l’on appelle la dignité.

Et dans cette situation, même la lucidité, la connaissance des raisons de l’échec, ne peuvent empêcher l’apparition de sentiments de culpabilité. Il ne reste plus, quand prend le dessus l’impuissance, l’inutilité, qu’à fuir, se soumettre ou se révolter.

A moins d’évacuer son mal être dans la délinquance, la violence.

Alors lorsque le drame survient tout le monde décline sa responsabilité : de l’employé bouleversé qui n’a souvent d’autre choix, au Ministre qui se dit catastrophé. Mais cela ne règle rien : il y a parmi ceux qui sont placés au coeur du problème des attitudes différentes. Du mépris à la compassion en passant par l’indifférence on peut en trouver de diverses sortes car nous vivons de plus en plus dans un système que régissent des lois et des pouvoirs, de leur application, qu’avec la meilleure volonté du monde il est bien difficile de pas subir.

Alors l’employé d’un organisme social (Caisse de sécurité sociale, de retraite ou d’allocations familiales), le fonctionnaire des impôts, le responsable d’une agence de banque confrontés aux conséquenses du déremboursement des médicaments, des retraites insuffisantes, des impôts cruellement injustes pour les plus démunis où encore au surendettement, ne peuvent faire des miracles. Ils ne font qu’appliquer des directives que dicte une politique et les conséquences qu’ils y croient ou non.

Mais voilà, derrière cette déresponsibilisation le drame se prépare. Pas un drame isolé qui n’est qu’un révélateur et une mise en exergue de ce que vivent des millions de familles, mais un drame qui fera que la mise en oeuvre de solutions ne sera possible qu’à l’issue de conflits dévastateurs. Lesquels rendront la tâche difficile au porteurs de politiques réparatrices et transformatrices.

A ne pas vouloir partager utilement les richesses, ne pas en finir avec ceux qui les accaparent avec le seul souci d’accroitre les profits, les suicides vont se généraliser à moins que la colère ne se retourne contre la hiérarchie des inconscients qui nous gouvernent ou nous ont jusqu’ici gouvernés.

Tout le monde n’a pas l’esprit suicidaire malgré la misère qui s’abat. Souvenez vous de la célébre phrase de Victor Hugo : « Ceux qui vivent sont ceux qui luttent »

Un chômeur en fin de droit s’immole devant une agence Pôle emploi à Nantes

Mots clés : chômage,           précarité,           suicide,      

Nouveau drame de la précarité. Un homme de 43 ans, qui avait menacé hier de s’immoler par le feu, est passé à l’acte devant Pôle Emploi Nantes-Est (Loire-Atlantique).

D’après Presse océan, la victime, décédée, est un chômeur en fin de droits mais son geste reste pour l’instant inexpliqué. Policiers et enquêteurs sont toujours sur place et l’agence reste fermée. D’après un syndicaliste de la CGT Pôle-emploi de Loire Atlantique, cette personne avait téléphoné à l’antenne de Nantes-Est pour annoncer sa volonté de se donner la mort et malgré les interventions de la direction régionale de Pôle emploi et de la police qui ont tenté en vain de rentrer en contact avec lui, l’homme est passé à l’acte.

La direction de Pôle Emploi à Paris a confirmé ce suicide et que l’homme  était bien inscrit dans cette agence et en fin de droits.

Dans un communiqué, les jeunes communistes de Loire-Atlantique alertent « les pouvoirs publics et le gouvernement sur la situation de l’emploi, du  chômage de l’extrême précarité que vivent un nombre toujours plus grand  de français, jeunes et moins jeunes ». Cet acte de désespoir « doit appeler à une véritable lutte contre le chômage, au développement de l’emploi  et à la mise en place d’une politique au service du citoyen et non des banques ! », précisent-ils.

Lire aussi :

Quand le chômage conduit au suicide

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Le mariage

Posté par jacques LAUPIES le 13 février 2013

Ma voisine, qui n’en loupe pas une, trouve ridicule le droit au mariage pour les homosexuels.

N’ayant pas trop de temps à lui consacrer, puisqu’il aurait fallu entrer non seulement dans un débat philosophique mais également parler du droit et des libertés égaux pour tous, ce que je crois déjà avoir fait ici, je reproduis la déclaration de Marie Georges Buffet qui me convient.

Ce matin des journalistes déclaraient sur LCP que quatre communistes n’avaient pas voté le texte. C’est évidemment leur droit. Nous ne sommes pas tous du même moule ! Mais tout de même, si l’information est exacte (*), cela prouve que chacun interprête à sa façon l’évolution de l’homme (et de la femme) dans la société, même issu, en principe, de concepts développés par Marx lui-même.

J’y reviendrai car cela m’interroge, même si je trouve que cela peut se comprendre !

POST SCRIPTUM - VOTE CONTRE A GAUCHE

(*) Précisément l’info n’est pas exacte ! Il s’agit de 4 députés de l’outre-mer qui sont apparentés au groupe GDR (communistes et  Front de Gauche),  et n’ont pas d’appartenance au PCF ce que le journaliste a omis de préciser. Ont donc voté contre : quatre élus du PS (cinq se sont abstenus),  les quatre députés ultramarins, deux Radicaux de Gauche,

Jean Louis Borloo (UDI) a voté contre et plaidé une erreur au moment du vote. Deux UMP ont voté pour le texte adopté.

Désolé pour mon erreur. Comme quoi il faut toujours vérifier ce que dit un journaliste qui plus est ne cesse jamais de plaider en faveur de la Droite .

Le mariage dans POLITIQUE hq1302

 

Société – humanitefr dans POLITIQUE le 13 Février 2013

 

Ce mercredi dans l’Humanité : la loi sur le mariage pour tous est votée

Mots clés : marie-george buffet,           droit des homosexuels,           gauche au pouvoir,           mariage pour tous,           PMA,           lutte sociétale,      

 

 

Après dix jours d’une bataille parlementaire intense, les députés ont adopté hier le projet de loi ouvrant le mariage et l’adoption aux couples homosexuels. Mettant fin à des siècles d’inégalités, il permet une avancée majeure de la société française. La députée Marie-George Buffet, qui s’est fortement investie en faveur de cette loi, appelle le gouvernement à porter, sur tous les sujets, les mêmes valeurs de gauche.

Que représente pour vous le vote de ce projet par l’Assemblée nationale ?

Marie-George Buffet. C’est une belle avancée  humaine. Contrairement à tous les discours sur la loi de la nature  prônés par les conservateurs, la France va franchir une étape nouvelle  dans l’égal accès de toutes et tous aux droits garantis par la  République. C’est, pour moi, un moment équivalent à la loi Badinter  (abolition de la peine de mort en 1981) ou la loi Veil (droit à  l’avortement en 1975). C’est un moment de grande fierté et de grande  émotion.

Vous vous êtes très investie en faveur de cette loi, pourquoi ?

Marie-George Buffet. Je voulais porter un combat  mené depuis des décennies par les homosexuels. Des hommes ou des femmes  qui, après avoir gagné, en 1981, ce n’est pas si loin, de ne plus être  criminalisés, gagnent aujourd’hui celui d’être admis en tant que tels  dans la société. Je ne sais pas combien de couples homosexuels se  marieront. Mais, au travers du mariage, c’est la reconnaissance que ces  hommes et ces femmes sont, à part égale de tous, des enfants de la  République. Le combat des communistes sur la question du féminisme et  contre la discrimination a été marqué par des tourments et de très  belles luttes. Il fut un temps où nous pensions que le social devait  prédominer sur le sociétal. Expliquant même qu’avec le changement de  société, ces problèmes se résoudraient d’eux-mêmes. On sait bien que ce  n’est pas vrai. Les droits des femmes, comme ceux des homosexuels, se  heurtent, à l’origine, à une forme de domination qui va au-delà de celle  du capitalisme, c’est celle de la domination patriarcale. Placer au  même niveau les questions sociales et sociétales, c’est, de la part du  PCF, faire œuvre émancipatrice. (…)

Entretien réalisé par Max Staat

La suite de l’entretien dans l’Humanité de ce mercredi 13 février

  • À lire également sur le même sujet :

Le témoignage de Philippe et Benoît qui attendait de pied ferme l’adoption de la loi pour se marier à l’été 2014.
Un portrait de la ministre de la Justice, Christiane Taubira
, le nouveau ténor de l’équipe Ayrault.

  • Et aussi :

La Cour des comptes cible les maires
Emploi :
le reprenneur se débine, les Goodyear restent mobilisés
L’Europe prie Mittal de patienter avant de fermer
Mobilisation contre la réforme Peillon : reportages à Paris et à Toulouse
Tunisie : entretien avec le coordinateur du Pôle démocratique moderniste, Ben Fadhel
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Cinéma : ultime entretien avec Théo Angelopoulous, disparu en janvier 2012 à l’occasion de la sortie de La Poussière du temps.

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Les religions font parler d’elles et souvent on parle comme elles

Posté par jacques LAUPIES le 13 février 2013

Hier j’évoquais la démission du pape reproduisant comme d’habitude ce qu’en dit l’Humanité et, comme à l’habitude, je manifestais mon opposition au fait religieux. Non pas qu’il s’agisse de condamner le monde des croyants et donc leur foi, très tôt suscitée dans les familles,  mais plutôt de rappeler que la pratique religieuse conduit à encadrer, organiser, utiliser, instrumentaliser à des fins politiques, déplaçant ainsi, ce qui devrait appartenir à la lutte des classes sur le terrain brumeux, opaque de la guerre des religions, des cultures voire des civilisations.

Ce soir Caroline Fourest, journaliste du Monde, dans son émission « Les réseaux de l’extrême » est au coeur du sujet en présentant différentes tendances qui agitent l’Islam. Transparaissent clairement les intentions de violence et l’intolérance qui les accompagnent.

Cette analyse a le mérite de faire apparaitre les différences entre ces tendances et surtout les dangers des extrêmes qui, dans le contexte économique actuel, peuvent atteindre et convaincre toute une population socialement exclue par l’échec scolaire, le chômage, un trouble identitaire entretenu par des cultures différentes.

Mais ce constat étant fait, et peu contestable, cela nous interroge et devrait nous responsabiliser. Ce qui signifie que l’on ne peut rester passif face à lui. A moins d’accepter le pire et au final l’affrontement physique et ses conséquences meurtrières.

On ne peut ainsi globaliser, généraliser le fait religieux, même si l’on considère que par essence c’est le fait religieux qui est utilisé et se prête à toute sortes de manipulations. De tous temps il y a eu des religions en phase avec le progrès humain, et même parfois facteur de ce progrès. On peut citer le christianisme protestant de Luther en phase avec les révoltes des paysans allemands au 16ème siècle ,  l’anglicanisme de ce même siècle, ou encore l’indouisme de Gandhi du siècle dernier. Toutes les religions monothéiste affichent le pire et le meilleur. Elles ne peuvent échapper aux transformations sociales et sociologiques.

Mais ce qui pour moi est le plus irritant c’est l’effet « soumission à une divinité » autant que celui de « révolte conditionnée par cette soumission » car l’un et l’autre ignorent généralement les causes économiques, et particulièrement les contradictions de classe.

J’ai rencontré hier deux musulmans de générations différentes : disons que l’un a la trentaine, l’autre la soixantaine. Ils regardaient la chaîne Algésiras qui présentait un reportage sur un conflit au Moyen-Orient. Devant le soutien marqué par le reporter à des combattants syriens, j’entrais directement dans le sujet en leur rappelant abruptement ce qui se dit : « cette chaîne est contrôlée par le Qatar et donc la probabilité d’un manque d’objectivité de ses informations est forte. La réponse du premier interlocuteur fusa, presque agressive  : « Ils  (le Qatar) ont du pétrole, ils sont riches et ils combattent les américains, je trouve ça très bien ! «  Pour l’autre, il ne dit rien et se contenta d’acquiescer lorsque évidemment je rappelais les ambiguïtés des qataris dans leur politique internationale notamment avec les pays arabes et leur soutien aux islamistes radicaux. »

S’ensuivit une discussion d’ou transpirait les arguments extrémistes, empreints d’un certain nationalisme arabe, d’un jeune travailleur soumis à des conditions de vie difficiles et la modération, voire la solidarité du plus âgé à l’égard des progressistes arabes, plus ancré sans doute dans la réalité française malgré sa tenue vestimentaire traditionnelle.

Même religion pour les deux, mais ils ne sont pas insensibles aux attitudes et discours que déversent les chaines de télévision. Une chose est sûre : la compréhension de la société française n’en est pas simplifiée pour eux dans la mesure où ils déplacent les termes de l’analyse et se font piéger par les amalgames. Et le fait religieux n’y est pas pour rien !

Tunisie

Jean-Luc Mélenchon à Tunis: «On a tué l’un des nôtres»

Mots clés : tunisie,           révolutions arabes,           front de gauche,           jean-luc mélenchon,           ennahdha,           printemps arabe,           chokri belaid,           opposition tunisienne,

Tunis, envoyé spécial. L’ex-candidat à la présidentielle est venu apporterson soutien aux progressistes tunisiens au nom du Front de gauche. Entretien.

Les religions font parler d'elles et souvent on parle comme elles dans POLITIQUE 2013-02-12melenchon-tunisie

Dimanche, vous avez rencontré la veuve de Chokri Belaïd, qui est elle-même avocate, puis vous êtes allés vous recueillir sur sa tombe. Quelle impression en retirez-vous ?

Jean-Luc Mélenchon. Le plus frappant, c’est que Mme Belaïd a fait montre d’une grande maîtrise de soi. Elle m’a vraiment impressionnée. J’ai beaucoup appris d’elle. Elle m’a dit que Chokri Belaïd se savait menacé. Et qu’ils s’étaient préparés tous les deux à cette épreuve. Et qu’elle continuera la lutte afin que ce crime ne reste pas impuni. « J’aurai le temps de pleurer après », m’a-t-elle dit. Je dois dire qu’on a assassiné un grand militant, un militant du rassemblement de toutes les forces de gauche et de progrès. En fait, on a assassiné l’un des nôtres. Il ne faut pas oublier qu’on a tué le tribun des ouvriers, des femmes et des pauvres.

Ensuite vous êtes allés à la rencontre des dirigeants du Front populaire et d’autres partis. Que vous ont-ils dit ?

Jean-Luc Mélenchon. C’était un échange chargé d’émotion. J’ai senti chez tous une grande maturité. Ils ne sont pas tombés dans le piège qui leur était tendu, celui de la violence et du chaos dans lequel certains milieux veulent entraîner tout le processus révolutionnaire. C’est cet aspect, à savoir l’attitude constructive du Front populaire, qui m’a frappé. On a bien sûr discuté de Chokri, qui était pour tous une sorte de repère, celui qui poussait au rassemblement de toutes les forces de progrès avec un fort contenu social. Sur ce point, ils m’ont dit qu’ils ne lâcheront rien étant donné que le social a été le fondement de la révolution tunisienne. Et c’est en partant de ce contenu que le rassemblement démocratique peut se faire pour contrer le danger qui menace le processus démocratique. Pour moi, cela fut un soulagement de constater qu’il existe une telle force en Tunisie.

Et quel a été votre message ?

Jean-Luc Mélenchon. J’ai tenu à souligner que la révolution tunisienne n’est pas un cas tunisien, ni arabe, mais universaliste. Si certains, en France, ont des doutes sur le fait qu’on est en partie lié à la révolution tunisienne, je leur réponds qu’ils n’ont qu’à imaginer le type de réactions qu’aurait suscité en France une prise totale du pouvoir par les islamistes. Pour moi, il s’agit d’un printemps méditerranéen qui a commencé en Tunisie et qui va continuer en Grèce, en Espagne ou au Portugal ! Pour moi, c’est le même processus. J’ajoute que je souhaite pour toute la Méditerranée une révolution citoyenne du même type que celle en cours en Tunisie. C’est ce que je leur ai dit.

Hier encore, vous avez rencontré le président Moncef Marzouki ?

Jean-Luc Mélenchon. Je le connais d’avant, c’est un homme honorable, qui a été un grand combattant pour les droits de l’homme et la démocratie en Tunisie. À Strasbourg, il a fait un discours remarquable devant le Parlement européen. J’étais honoré qu’il m’invite. Il faut aider la Tunisie.

L’idée d’un gouvernement apolitique progresse. Le Premier ministre tunisien a obtenu ce mardi d’importants appuis politiques et syndicaux à son idée de former un cabinet apolitique pour sortir d’une profonde crise politique, et son parti islamiste Ennahda, opposé à ce projet, a donné de premiers signes d’infléchissement. Soutien de poids, le président de l’Assemblée nationale constituante (ANC) Mustapha Ben Jaafar a dit « soutenir vivement » M. Jebali, ajoutant « mettre à disposition du chef du gouvernement » tous les postes ministériels contrôlés par son parti, soit les ministères des Finances et du Tourisme, de l’Education, de la Lutte contre la corruption et des Affaires sociales. Le Premier ministre a par ailleurs reçu le soutien du patronat  tunisien, Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat  (Utica), et du puissant syndicat, l’Union générale tunisienne du  travail (UGTT). Quant au chef du parti islamiste, Rached Ghannouchi, il a entrouvert la porte en proposant un compromis pour que le futur gouvernement allie technocrates et personnalités politiques. « Le gouvernement qui peut sauver la situation dans le pays est un gouvernement (…) de coalition nationale », a-t-il déclaré, insistant cependant pour que le cabinet « représente aussi les forces politiques ».

  • A lire aussi:

Des personnalités sur une liste noire

Les islamistes tunisiens sur la défensive

Entretien réalisé par H. Z.

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Pierre Laurent : discours de cloture au 36ème congrès

Posté par jacques LAUPIES le 12 février 2013

http://www.dailymotion.com/video/xxannl

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Le pape démissionne et alors ?

Posté par jacques LAUPIES le 12 février 2013

Les religions ont pu parfois avoir un rôle positif dans la construction de l’Humanité. Personne ne peut dire ce qu’il en aurait été si  la pensée rationnelle avait pu guider plus tôt les rapports entre individus et les rapports économiques qu’ils ont élaborés lesquels généralement ont été déterminants dans son évolution. Il est toutefois relativement plus facile de mesurer l’impact que les religions ont eu et ont à une époque récente et de nos jours.

Certains diront qu’elles modèrent les excès que l’homme, livré à « sa nature », commet inéluctablement, s’il n’y a pas la parole de Dieu pour le rappeler à l’ordre. Le problème est que la parole de Dieu est diffusée par des hommes et que tout porte à croire que ce sont des hommes qui l’ont dictée où l’écrivent, ce qui évidemment fait naître le doute sur ses origines divines et la divinité elle-même.

D’autres estimeront que la religion est au contraire un encouragement aux excès car elle leur permet de les ranger dans le bien, ou de les justifier. On a tué, exproprié, dilapidé, violé, trompé les foules au nom de ce Dieu si bon et si généreux. Ce n’est pas rien !

Mais il s’en trouve toujours qui diront qu’il n’y est pour rien et font ainsi le retour à la responsabilité de l’homme cet animal pensant !

Bref ce Dieu imaginaire, en toutes circonstances rend tout acceptable. La belle affaire pour qui parle en son nom.  La belle affaire pour qui a une cause et des intérêts à défendre. La belle affaire pour qui a peur de la mort et donc a peur de tout, même de ce qui ne le menace pas.

Dès lors que la compréhension du monde, la science, la philosophie même, piétinent, et c’est inéluctable, l’occasion s’offre au religieux de triompher sur la raison en panne. Dieu est là pour suggérer, affirmer, on le fait parler. On parle pour lui.

Le pape démissionne Dieu l’a voulu. Ne riez pas je viens d’entendre un ecclésiastique l’affirmer. Je me garderai bien de tenter une  explication de cette démission mais malgré le pouvoir et le poids que peut avoir un chef religieux ou un chef d’état ou un quelconque chef de quoi que ce soit, il est toujours l’expression d’un état donné de la société et des forces qui s’y affrontent, à l’interne comme à l’externe.

La parole divine et tout ce que lui font dire ses transcripteurs a bien peu à voir avec cela. L’église catholique comme le souligne le texte ci dessous relevé dans l’Humanité n’est guère en phase avec le monde tel qu’il est et se dessine. Mais comment pourrait-elle l’être, elle qui a toujours été à la remorque du progrès, de par l’essence même du fait religieux ?

Probablement que la raison annoncée par le pape lui-même est la vraie : la fatigue physique due à la vieillesse. Et s’il a pris la décision de démissionner il est probable que son entourage a pu y contribuer. Mais en tout cas cela relève du temporel.

Au moment ou je rédige cet article la télévision diffuse « La peau de Chagrin » (une adaptation du roman de Balzac jugée a juste titre assez sévèrement par le commentateur qui suivit cette diffusion) et Jean Pierre Marielle dans un rôle qui aggrave la mystique supposée de ce roman, dit à un moment donné : « Qu’importe de mourir si avant on a saisi le sens de sa vie »

De quoi faire méditer un pape au soir de la sienne d’autant qu’il va pouvoir s’en donner le temps…

 

Le pape démissionne et alors ? dans POLITIQUE 2013-02-12benoitxvi

Benoît XVI cède le Saint-siège du fait d’une santé déficiente

Monde –   humanite dans POLITIQUE le 12 Février 2013

« Avec Benoît XVI, nous avons plutôt assisté à des régressions »

Mots clés : Catholiques,           benoît XVI,           religions,           catholique,           vatican,           religion catholique,           témoignage chrétien,           jean XXIII,           église catholique,           bernard stephan,      

Vers une mise en compétition  avec les autres religions ?

Codirecteur de la rédaction 
de Témoignage chrétien, Bernard Stephan estime que concernant la succession de Benoît XVI, qui a annoncé sa démission lundi, « les nominations effectuées n’inclinent pas à penser qu’il  va y avoir 
un changement de cap » dans la conduite de l’Eglise.

« Cette démission est liée au contexte. Il y a d’abord l’âge avancé de cet homme. Quelle que soit l’importance de 
sa mission, il existe des limites liées à son état de santé. Cette décision humanise une fonction trop surévaluée depuis le concile Vatican I en 1870. Ensuite, elle survient dans un contexte mondial assez troublé. L’Église catholique, comme de nombreuses institutions, se retrouve mise en cause, particulièrement dans son fonctionnement financier peu transparent. La dimension morale n’est pas à négliger avec les multiples affaires qui ont secoué le pontificat. Mais, surtout, l’Église catholique n’a pas pris la mesure 
de la mondialisation.

Sous Benoît XVI, elle a adopté 
une posture intenable en basant sa crédibilité sur 
une position auto-centrée. L’Église détient seule la vérité et c’est elle qui par son message peut sauver l’humanité. Cette posture représente un contraste avec l’esprit du concile Vatican II engagé en 1962 par Jean XXIII. C’est un tournant conservateur qui ne permet pas d’affronter les défis du monde. Ce système mis en place par Benoît XVI est en crise. C’est une crise du système catholique. Dans un monde pluriel où les entrecroisements de cultures, de religions et de philosophies se développent, la centralité de l’Église catholique n’est plus évidente. Cette posture-là est dépassée. Elle promeut un discours critique qui rejoint des courants identitaires mais sera de moins en moins pertinente pour ceux qui se battent pour la justice et une humanisation du monde. Benoît XVI a dit des choses très intéressantes en termes de doctrine sociale, de la défense du bien commun. Mais, sur la mise en pratique, il n’y a pas eu d’avancées. Au contraire, nous avons plutôt assisté à des régressions.

Concernant sa succession, nous ne sommes pas à l’abri d’une bonne surprise. Mais les nominations effectuées n’inclinent pas à penser qu’il va y avoir 
un changement de cap. L’Église va-t-elle se fixer comme 
un « émetteur performant dans le supermarché du salut » avec toute la diversité de messages religieux ? 
Il s’agirait alors de ne rien remettre en cause du monde et des fractures économiques, sociales et financières existantes tout en les dénonçant. C’est en définitive 
un positionnement individuel et hyper-identitaire. C’est la posture la plus probable. L’Église se positionnerait alors en compétition vis-à-vis des autres religions.

Une autre posture consisterait à faire route avec d’autres courants de pensée, avec des hommes et des femmes de diverses confessions et des agnostico-athées pour une humanisation de cette mondialisation. J’ai tendance à douter de cette seconde hypothèse. Il n’en reste pas moins que, pour sortir de cette crise, l’Église doit s’éloigner d’un enseignement moral surplombant et non élaboré à partir de la vie réelle des fidèles. Elle doit rétablir la collégialité en donnant leur place aux baptisés, faire vivre une pluralité grâce à une dynamique œcuménique, et enfin changer de posture 
en faisant route avec « les hommes et les femmes de notre temps » pour révéler l’espérance qui est en eux. »

  • A consulter:

le site de Témoignage chrétien

  • A lire aussi:

Démission de Benoît XVI, la fin d’un pape très conservateur

Le scandale des fuites papales

La messe papale est dite à Cuba

Propos recueillis par Pierre Chaillan

 

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