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Italie : on n’est pas sorti de l’auberge !

Posté par jacques LAUPIES le 26 février 2013

Les élections italiennes font les unes en ce mardi !

Evidemment la surprise vient d’un candidat qui doit sa réussite en mettant en cause les partis politiques traditionnels de la droite et de la social démocratie à la sauce italienne.

La gauche plus radicale qui comprend des communistes n’émerge pas.

Ces résultats sont la conséquence de l’affaiblissement idéologique qui sévit en Italie et que l’on peut retrouver en France avec la progression du FN. Surgissent ainsi des oppositions de mécontentement exacerbé qui touvent leur expressions dans des partis que l’on a coutume de qualifier  de « populistes ».

Que ce soit un  populisme de gauche ou de droite l’effet est toujours le même : canalisation d’une fraction importante de la population écoeurée par les politiques des partis de droite, du centre et d’une gauche réformiste qui n’a pas le courage de s’en prendre aux marchés financiers.

On peut donc se poser la question  de la difficulté qu’ont les alliances auxquelles participent des communistes, en étant nettement tenues à l’écart. Il n’y a de ce point de vue, qu’on le veuille ou non, la continuité d’un processus qui n’est pas particulier à l’Italie qui est alimenté par la transformation des moyens médiatiques et met au devant de la scène les démagogies « populistes »

Cela étant constaté il faut tout de même se poser la question de l’incapacité à responsabiliser des catégories sociales excédées par ceux qui ont ou ont pu avoir une rôle politique essentiel dans le passé.

Car enfin en Italie comme en France, certes avec de fortes nuances et des histoires bien différentes, se substituent à une conscience de classe  globale, prolétarienne (ensemble des salariés) qui devrait rassembler, des visions catégorielles étriquées qu’exploite évidemment la classe dominante.

Peut-être cela devrait nous faire réfléchir sur les dangers qu’il y a, pour la « vraie gauche », à ne pas disposer des moyens (et peut-être même de la volonté politique) de mettre en place une véritable éducation populaire.

A l’heure ou existe un fatras médiatique où le spontané domine, si l’on prétend faire des élections un des éléments de la transformation révolutionnaire de la société, nous avons à réfléchir comment sensibiliser la classe ouvrière et l’ensemble des salariés à nos propositions !

L’Espagne et la Grèce fort heureusement semblent dégager des forces politiques mobilisatrices sur des thèmes de transformations sociales que défend la gauche anticapitaliste.

Partout se pose le problème des alternances de droite et social-démocratie avec le risque d’émergence des populismes, véritables voie de garages.

 

 

Une Réponse à “Italie : on n’est pas sorti de l’auberge !”

  1. jeremy dit :

    Il n’y a que en France que le mot populiste est un « gros mot ». Définition de populisme : (du latin « populus », peuple) : « Discours politique favorable aux classes défavorisées, et souvent hostile aux élites. » Vous vous plaignez que le PCI ne fait rien comme score ? Mais rappeler vous leur rapprochement avec les démocrates chrétiens dans les années 1970…Les magouilles et sa prise de position lors des années de plomb en Italie…Il est bon de donner toutes les cartes en mains avant de « dénoncer » le « populisme ». Chavez est pour beaucoup un populiste…Vue les élites aujourd’hui le populisme est plus que légitime. D’ailleurs le PCF est schizophrène, dénonçant le capitalisme, … et continuant a vouloir dd l’union européenne, courroie de transmission du libéralisme le plus violent, du FMI, de l’OMC,…L’UE battie par de vrai fasciste pour le coup, financé par les services secret Américains…Il serait bon enfin d’aller au bout de la logique. Vous voulez une « autre Europe » ? Commencez par faire écroulé celle actuelle.

 

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